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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Dans un monde qui semble presque mort, nous faisons la connaissance d'un couple d'Américains avec trois enfants, qui vit dans une ferme et vient s'approvisionner dans une petite ville proche. Cette famille, dont la fille aînée est sourde, prend bien garde à ne pas faire de bruit. AUCUN bruit. Mais une imprudence, une faiblesse, et la famille se retrouve amputée d'un membre. Parce que dans le secteur (et peut-être partout sur Terre) se trouvent des créatures sanguinaires, rapides, qui sont aveugles mais bénéficient d'une ouïe surdéveloppée.

 

Comment ai-je pu passer à côté de ce film ? Je n'en ai vraiment entendu parler que quand un deuxième épisode est sorti, en 2021. Le pitch m'a intéressé, et je me suis dit qu'à l'occasion, il fallait que je voie le premier (un troisième segment est prévu pour 2025, d'ailleurs). Une grande partie du film est glaçante, tétanisante. La famille, pour survivre, s'exprimer essentiellement via le langage des signes ou des astuces visuelles, heureusement hors de portée des prédateurs.

Par conséquent le film comporte plusieurs scènes de tension extrême, où l'on peut admirer le jeu d'acteurs d'Emily Blunt (...), John Krasinski (qui réalise le film), Millicent Simmonds... Le casting se compose en tout et pour tout de quatre acteurs parlants, ce qui renforce l'atmosphère paranoïaque.

Le film est court, mais très efficace.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Billy Summers est un tueur à gages, le meilleur de sa profession, mais il n’accepte de liquider que les salauds. Aujourd’hui, Billy veut décrocher. Avant cela, seul dans sa chambre, il se prépare pour sa dernière mission…

 

Chaque nouveau bouquin de Stephen King est un évènement en soi, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Il émarge dans plusieurs genres ou sous-genre. Au premier niveau c'est un thriller, puisque nous suivons l'histoire du dernier contrat d'un tueur à gages. Dans un second temps c'est aussi un récit de guerre, puisque la couverture -je vais y revenir- de Billy est celui d'un écrivain, et que celui-ci se met à raconter sa vie, en particulier son passé de marine en Irak. C'est aussi un road trip, puisque Billy et la personne -totalement inattendue- qui l'accompagne vont traverser les Etats-Unis à deux reprises, et vont se poser un peu dans les petites villes, un élément présent dans la quasi-totalité des récits de l'auteur.

 

J'ai donc parlé de couverture ci-dessus. Car le contrat que l'on propose à Billy Summers consiste à abattre un criminel, au moment où il doit arriver, au terme de son transfert depuis une prison, sur les marches du tribunal où il doit être jugé pour avoir abattu une personne sans défense et en avoir agressé plusieurs autres. Car Billy a une spécificité, en tant que tueur à gages : il n'accepte d'abattre que des méchants (terme utilisé dans le récit). Ce qui ne fait pas de lui, bien sûr, un ange. Mais comme on ne sait pas quand le transfert de sa cible doit avoir lieu, son commanditaire l'engage à rester en planque pendant des semaines dans l'immeuble depuis lequel il devra abattre le méchant. Et à se créer une identité à usage temporaire, afin de ne pas éveiller les soupçons dans son entourage géographique : celle d'un écrivain qui vient écrire un livre, dont le sujet est top secret, dans un bureau loué pour l'occasion. C'est donc cette installation qui nous est conté par le menu : la sympathisation avec ses voisins de la banlieue où il loue une maison, ses déjeuners avec les avocats et les comptables qui travaillent dans les bureaux se trouvant au même étage que le sien, et même un début de romance. Nous avons aussi la description de tous ses préparatifs pour réaliser son contrat, et aussi pour... d'autres choses, qui vont se révéler par la suite. Et comme Billy s'ennuie un peu, qu'il fait quelque part le bilan de sa vie avant de se ranger des voitures, il se met à écrire. A écrire vraiment, en se disant que ça va s'arrêter lorsque son contrat arrivera à son terme et qu'il sera payé (2 millions de dollars) pour l'avoir mené à bien.

Je vais faire un peu de spoiler par la suite, mais pas tant que ça. Billy abat sa cible, et part en planque, au mépris du plan de fuite que son commanditaire avait préparé pour lui, car il sentait que quelque chose n'allait pas dans cette idée de se faire embarquer par des faux employés de voirie de la ville de Red Bluff dans la panique générée par la fusillade. Et c'est au cours de cette planque qu'un évènement inattendu va chambouler la vie de Billy. Il va recueillir une jeune femme, Alice, après qu'elle ait été droguée et violée par trois hommes et laissée pour presque morte devant l'appartement où il se terrait depuis un jours ou deux. Nous en sommes à la moitié du roman, et je n'en dirai pas plus sur son déroulement, mais la lecture en a été... passionnante.

 

J'ai dévoré le roman en trois ou quatre jours, totalement pris par la triple vie que Billy construit patiemment, ses envies d'autre chose une fois sa retraite prise, et le virage que prend l'une de ses vies après l'arrivée d'Alice. C'est un récit à tiroirs, ainsi qu'un récit encapsulé, puisque nous avons la retranscription au moins partielle du roman que l'apprenti-écrivain est en train de composer. King est bluffant de réalisme, de savoir-faire, de puissance dans chacun de ces récits, et il réussit même à ajouter un nouveau tiroir à la fin de Billy Summers. Il y a pas mal d'easter eggs également, avec un gros appui sur The Shining (ce qui occasionne la seule -minuscule- incursion de fantastique dans le récit. Une pincée du Fléau avec le surnom d'un personnage secondaire, un morceau des Enfants du Maïs, de 1922, de Ça dans un lieu où s'arrêtent Alice et Billy...

Il y a tout de même quelques longueurs, surtout dans la première moitié du roman (qui compte 550 pages), lorsqu'on nous décrit la routine que Billy met en place. Bien sûr, il y a une lecture psychanalytique à faire dans les sentiments des deux membres de ce duo inattendu, qui les ramène à leurs traumatismes respectifs, tout récent pour Alice, très ancien pour Billy... Et la fin du roman, comme souvent, est déchirante, pleine de dignité. On pensait qu'après des histoires comme The Shining, Les Tommyknockers, Misery, Le Corps, La Part des Ténèbres (liste non exhaustive), King avait tout dit sur la figure de l'écrivain, mais non, il réussit à nous montrer comment un écrivain peut naître. C'est fascinant. Je vous laisse avec cette citation, peut-être la meilleure définition de ce métier particulier :

"Saviez-vous qu'il était possible de s'asseoir devant un écran ou une feuille de papier- et de changer le monde ?"


Spooky.

 

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Publié le par Spooky

« Y a-t-il, en notre monde technologique, des gens qui aiment prendre l’avion ? Aussi étonnant que ce soit, je suis sûr que oui. Les pilotes aiment cela, ainsi que la plupart des enfants, et un certain nombre de fanas de l’aéronautique, mais c’est à peu près tout. Pour le reste d’entre nous, un voyage en avion est aussi charmant et aussi palpitant qu’une coloscopie. »

Stephen King.

Que peut-il se passer quand vous êtes suspendu à dix mille kilomètres dans les airs, fendant l’espace à plus de huit cents kilomètres-heure et enfermé dans un tube en métal avec des centaines d’inconnus ? Les prestigieux auteurs réunis par Stephen King et Bev Vincent dans cette anthologie ont chacun leur réponse et vous risquez d’être un peu secoué.

 

Et cette anthologie démarre très fort, avec l'histoire d'un convoyeur de cercueils d'enfants de retour d'Amérique latine qui entend de drôles de bruits, l'angoisse d'un passager d'avion de ligne qui voit un homme grimaçant saboter l'aile de l'appareil en plein vol, ou encore ce récit de Sir Arthur Conan Doyle (oui, l'auteur de Sherlock Holmes) qui raconte l'histoire d'un pionnier de l'aéronautique qui en 1913, découvre tout un monde dans les hauteurs, en plein ciel au-dessus de l'Angleterre... Comme toute anthologie, il y a du bon et du moins bon, mais dans l'ensemble les nouvelles sont plutôt pas mal. Et certaines carrément flippantes, de par leur dimension totalement horrifique, comme Cauchemar à vingt mille pieds, de Richard Matheson Ou Diablitos, de Cody Goodfellow, ou par leur terrifiante actualité, comme Vous êtes libres*, de Joe Hill (oui, le fils aîné de King). Les deux co-anthologistes ne sont d'ailleurs pas en reste, proposant chacun un court récit, plutôt pas mal dans le genre.

 

Une anthologie plutôt pas mal, qui pourra vous tenir compagnie le temps d'un voyage long courrier...

Une nouvelle par ailleurs présente dans le très bon recueil Le Carrousel infernal.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Dans le futur, les écosystèmes se sont effondrés. Parmi les survivants, quelques privilégiés se sont retranchés dans des citadelles coupées du monde, tandis que les autres tentent de subsister dans une nature devenue hostile à l’homme. Vivant dans les bois avec son père, la jeune Vesper rêve de s’offrir un autre avenir, grâce à ses talents de bio-hackeuse, hautement précieux dans ce monde où plus rien ne pousse. Le jour où un vaisseau en provenance des citadelles s’écrase avec à son bord une mystérieuse passagère, elle se dit que le destin frappe enfin à sa porte…

 

Vesper Chronicle, production britannico-franco-lituanienne, est une fable écologique prenant pied dans un futur sans espoir. Les gens qui ne font pas partie des Citadelles vivent dans la boue, doivent payer de leur sang pour offrir une vie meilleure pour les nantis. Le film s'offre cependant de belles scènes de visions poétiques, notamment avec la nature que Vesper tente de développer dans son laboratoire. Les décors naturels, situés en Lituanie (en forêt essentiellement) ont la part belle dans le film, qui ne disposait probablement pas de moyens financiers énormes. Ce qui explique également la quasi-absence d'effets spéciaux, qui n'ont servi que pour les mutations (parfois craspecs) de la nature contaminée. Aucun fond vert n'a ainsi été maltraité dans le film. Cela donne un cachet d'authenticité qui a disparu de la plupart des productions relevant de la SF de nos jours.


Le film ne comporte que cinq rôles parlants et demi, la jeune Vesper (interprétée par Raffiella Chapman) étant présente dans 90% des plans. Quelques mots du casting : Raffiella Chapman, 13 ou 14 ans au moment du tournage, a un physique androgyne qui permet de se concentrer sur son jeu, plutôt intéressant dans un film qu'elle porte quasiment sur ses jeunes épaules. Face à elle, deux acteurs chevronnés : Eddie Marsan vu dans Deadpool 2 et Vice, est parfait en parrain qui règne sur une ferme très particulière, et Richard Brake (Batman Begins, le Dahlia noir...), qui rompt avec ses rôles malaisants en devant rester cloué à un lit et communiquer avec sa fille via un drone à moitié pourri. Rosy Mc Ewen, qui joue Camélia, l'invitée inattendue chez Vesper et son père, est un peu plus en retrait, pour un rôle bien particulier. Mais l'ensemble est quand même très correct, et permet de bien suivre cette quête sans espoir de l'adolescente.


La bonne surprise de l'été. A noter une très bonne bande-son, atmosphérique, réalisée par Dan Levy.

 

Spooky

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Publié le par Spooky

 

Cassandre est sans conteste la meilleure mécanicienne de sa génération. Il faut dire qu’elle dispose d’un atout non négligeable : elle peut dialoguer avec les machines qu’elle répare.

Appelée en urgence sur la station spatiale internationale suite à de multiples et étranges avaries, Cassandre y retrouve la capacité à se mouvoir librement grâce à l’apesanteur. Mais surtout, elle va faire la connaissance de l’être le plus passionnant et étrange qu’elle n’ait jamais rencontré.

 

Dans cette nouvelle Bénédicte Coudière nous livre un récit de cyberpunk qui fait preuve d'une belle vitalité. Il y a deux idées qui servent de moteur : d'abord le fait que Cassandre soit hémiplégique, mais que son fauteuil roulant ne soit plus une difficulté lorsque l'ingénieure de se retrouve en situation d'apesanteur. Elle devient ainsi quasiment l'égale des valides. L'autre idée c'est la faculté particulière dont elle est dotée : celle de pouvoir converser, au sens propre, avec des intelligences artificielles. Tout ceci l'amenant dans une situation très particulière au cours de sa mission au sein de la Station spatiale internationale.

 

Si la lecture est plaisante, l'autrice faisant preuve d'une langue inventive et élégante, cette histoire aurait peut-être mérité que l'on appuie un peu plus sur le handicap de Cassandre. Mais en l'état c'est vraiment sympa, ce qui a valu au texte de remporter pour le Prix Rosny Aîné dans sa catégorie. Pour commander la nouvelle, c'est par là.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

En replongeant dans une affaire non résolue datant des années 1980, Carl Mørk et l’équipe du Département V découvrent avec stupeur que depuis trente ans, un tueur particulièrement rusé choisit avec une régularité effrayante une victime et l’élimine en déguisant ce meurtre en accident ou en suicide.

À chaque fois, sur le lieu du crime, un petit tas de sel.

Sur fond de restrictions sanitaires dues au Covid-19, Mørck et ses acolytes se lancent dans une enquête dont ils n’imaginent pas l’ampleur.

 

Deux ans après Victime 2117, le Département V est de retour. L'étau se resserre autour de Carl au sujet de cette vieille affaire du pistolet à clous, et cette énigme du sel pourrait bien être la dernière... Mais l'énergie que mettent Assad, Rose et Gordon, ses rusés adjoints, à trouver le ou la coupable l'emmènent dans une spirale infernale. Une spirale dans laquelle le lecteur ou la lectrice est irrémédiablement pris(e), dès les premières pages. Adler Olsen est diabolique, nous montrant tour à tour les différentes étapes de l'enquête, mais aussi l'action et les pensées de l'assassin, dans une course contre la montre d'autant plus étouffante que la pandémie de covid-19 s'est invitée dans l'histoire, l'auteur danois l'intégrant relativement habilement dans son intrigue. Cette enquête est la neuvième et (en principe) avant-dernière de cette série du Département V, une enquête où Gordon va laisser des plumes. Et Carl aussi, malgré l'aide inattendue de la famille de la dernière victime du tueur au sel. On sent toutefois que l'auteur est un peu fatigué, le rythme baissant nettement aux deux tiers des 550 pages du roman.
 

Interrogeant de manière allusive la société danoise, au sein de laquelle des individus sans scrupules font l'objet d'une traque sans répit, Jussi Adler Olsen s'apprête donc à boucler sa série star. Que va-t-il devenir ? La suite et fin, vite.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Octave est un jeune homme simple qui a consacré l’essentiel de sa vie à sa petite sœur, Ariane. Son existence n’est pas parfaite mais faire le bonheur de la fillette lui suffit. Alors, le jour où une licorne débarque sous son toit pour lui demander de l’aider à sauver une sorcière, son monde vole en éclats. Octave et Ariane découvrent un univers mystérieux et magique dont ils ne soupçonnaient pas l’existence...
Et, pauvres mortels, ils ne sont pas au bout de leurs surprises.

 

Le roman bénéficie d'une couverture un brin intrigante, avec ces lumières qui semblent voyager dans un bois... Il s'agit en effet d'une scène réelle du roman, au cours de laquelle on VOIT la quintessence, l'énergie qui irrigue le monde, et dont certaines créatures ont appris à se servir, alors que d'autres aimeraient l'asservir... Lorsqu'Octave et sa soeur Ariane mettent le pied dans ce que l'on appelle le monde caché, ils découvrent un univers très construit, avec son organisation, ses antagonismes et ses enjeux de pouvoir. On comprend assez vite qu'il ne s'agit que d'une introduction à une saga bien plus ambitieuse. Beaucoup de choses nous sont présentées dans ces presque 300 pages initiales, qui relatent beaucoup d'évènements (dont deux combats aériens entre créatures légendaires !), et une mort inattendue. C'est une vraie découverte, car pour un premier roman c'est vraiment ambitieux (même si, on le répète, il est destiné à connaître plusieurs suites).

 

Rencontrée au festival Trolls & Légendes de Mons, Camille de Montgolfier m'a parlé de son premier roman, dont j'ai souhaité vous parler après sa lecture. Elle fait déjà preuve d'une écriture délicate et d'une narration claire, au service d'une histoire truffée de personnages bien campés, attachants pour certains. On n'évite pas des petits soucis de relecture (menues fautes, personnages "connus" avant d'être présentés), mais cela n'entrave en rien le plaisir de lecture.

 

J'ai hâte de lire la suite, Camille & Pygmalion !

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Vie du blog
Mise à jour.
 
Voici quelques manifestations auxquelles je vais participer dans les semaines et les mois à venir. Pour plus de précisions, restez connecté(e)s !
 
- Les 21 et 22 mai je serai aux Imaginales à Epinal, pour notamment présenter la projection en avant-première du film Firestarter, mais aussi pour dédicacer mes ouvrages.
- Les 27 et 28 mai je serai présent au Bordeaux Geek Festival, avec des conférences et des séances de dédicaces.
- Du 28 au 30 octobre je serai présent à la 5ème édition du Festival du Fantastique d'Annecy au Musée-Château de la Ville, avec mes ouvrages à la rencontre du public.

 

On s'y voit ?

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Publié le par Spooky

[ATTENTION SPOILERS]

Oui parce qu'à la fin de Spider-Man: Far from Home, le vrai-faux-vrai méchant, Mysterio, lâchait cette bombe sur les réseaux sociaux : le nom de Spider-Man est... Peter Parker. Lorsque la nouvelle se répand, la vie du Tisseur devient un véritable enfer en l'espace de quelques jours : le domicile de sa tante May est assailli par la presse, son ami Happy, mis en cause avec les drones de Stark Industries, est interrogé par le FBI, ses amis Ned et MJ voient leurs brillantes études compromises... Peter décide alors d'aller voir Stephen Strange, la seule personne qu'il connaisse afin de tordre la réalité, et de revenir en quelque sorte en arrière. Mais alors que Strange est en train d'exécuter son sort, Peter l'interrompt (au moins deux fois), afin qu'il n'inclue pas ses proches dans l'amnésie collective à venir. Et bien sûr, ça foire, et cette manipulation du multivers a en quelque sorte ouvert des brèches entre les dimensions...

 

Le cahier des charges de ce troisième volet de l'actuelle franchise Spider-Man devait relever un défi gigantesque : intégrer les deux précédentes dans le multivers Marvel, a posteriori, sans renier ce qui s'était fait précédemment chez Sony avec 3 films mettant en vedette Tobey Maguire dans le rôle-titre, puis les 2 avec Andrew Garfield (on peut arrêter les vannes avec les lasagnes ?). Le personnage du Dr Strange permet donc d'intégrer le concept du multivers, des dimensions parallèles, avec non seulement les méchants que le Tisseur a affrontés (et tués, en général) dans ces deux mondes parallèles, mais aussi... les Spider-Man de ces mondes-là. De quoi contenter les fans de la trilogie de Sam Raimi et du diptyque de Marc Webb. L'occasion de faire revenir aux affaires le Dr Octopus, Le Bouffon vert, l'Homme-Sable et Electro. Sans oublier le Lézard, qui tous se baladent dans New York, mais sans faire de dégâts, ayant pour seul but de dézinguer la petite araignée sympa du quartier. Déjà, vu le niveau de psychopathie de chacun, on y croit moyennement. Mais bref, Peter s'applique donc, avec l'aide de May, Ned et MJ, à capturer (en deux coups de cuiller à pot, là où ces prédécesseurs mettaient souvent tout un film pour le faire) ces méchants mineurs (comparés à Thanos, par exemple) pour ensuite les renvoyer dans leur monde (où ils sont morts, rappelons-le). Mais lorsque Strange s'apprête à le faire, Peter, attendri par les discours de ses adversaires, décide de stopper le processus et réussit à provisoirement neutraliser le sorcier.

Je n'irai pas plus loin dans l'histoire, j'ai suffisamment spoilé comme ça, mais sachez que le film est truffé de clins d'oeil aux deux franchises précédentes, jusqu'à la (première) scène post-générique, et qu'il y a un symbolisme important dans la réunion des trois Spider-Men, leur camaraderie un brin forcée et la façon dont ils agissent et se séparent. Car la firme Sony a créé seule les personnages campés par Maguire et Garfield, et reste propriétaire du personnage (et de quelques autres, qui apparaissent brièvement), alors que Marvel Studios récupère petit à petit ses petits. Aussi, lorsqu'on voit Tom Holland enlacer ses deux aînés et les remercier, on ne peut s'empêcher d'y voir une parabole de l'entente actuelle entre les deux géants de l'entertainment.  Je referme la parenthèse, pour me concentrer sur le film en lui-même.

 

Le film est donc une sorte de montagne russe, ça ne s'arrête jamais, on en prend plein les yeux grâce à ces trois Tisseurs et leurs adversaires potentiels, dont la posture est changeante au fil du film. Amis ? Ennemis ? Additionner les forces a visiblement permis de drainer encore plus de fans, puisque le film est, à l'heure où j'écris ces lignes, le quatrième succès du box-office américain, à un poil de patte d'araignée d'Avatar, et le 6ème au rang mondial, à l'approche des deux milliards de recettes. Un succès qui va sans doute permettre au cinéma mondial de tenir un peu le coup, en ces temps de disette en termes d'affluence dans les salles obscures...


Au final je ne saurais dire si j'ai adoré le film, ou si le fa service l'a carrément réduit à une suite de saynètes sans véritable intérêt. J'ai quand même pris du plaisir à retourner en salle.

 

Spooky.

 

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Vie du blog

Pour accompagner la sortie récente du Guide Stephen King, les Editions ActuSF ont organisé une suite de rendez-vous, et votre serviteur a aussi été invité à d'autres évènements. Voici un récapitulatif à date, susceptible d'évoluer bien sûr.

- Le 11 mars je serai à Chambéry, à la librairie ActuSF, pour une séance de dédicaces ;

- le lendemain (le 12 mars), je me rendrai à la librairie Decitre Confluence à Lyon ;

- Du 17 au 20 mars je serai au festival d'Angoulême en tant que représentant de bdtheque.com ;

- le 28 mars à 20h30 je participerai à un live facebook pour le compte du groupe Lire un King par mois ensemble ;

- Les 16 et 17 avril je me rendrai au festival Trolls & Légendes à Mons (Belgique) ;

- du 27 au 29 mai je serai au Bordeaux Geek Festival.

J'ai hâte de vous y croiser, restez connecté(e)s !

 

J'ai par ailleurs participé à deux podcasts dans lesquels je parle de Tonton Steve :

- Bepolar, sur ses liens avec le polar ;

- Dans ma bulle, pour les adaptations de son oeuvre en BD.

 

Bonus : l'interview que j'avais accordée à mon éditeur pour la sortie du Guide.

 

Spooky

 

 

 

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