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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky

 

Une jeune femme assassinée dans un hôtel sinistre de Manhattan. Un père décapité en public sous le soleil cuisant d’Arabie Saoudite. Un chercheur torturé devant un laboratoire syrien ultrasecret. Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l'humanité. Et en fil rouge, reliant ces événements, un homme répondant au nom de Pilgrim. Pilgrim est le nom de code d’un individu qui n’existe pas officiellement. Il a autrefois dirigé une unité d’élite des Services secrets américains. Avant de se retirer dans l’anonymat le plus total, il a écrit le livre de référence sur la criminologie et la médecine légale. Mais son passé d’agent secret va bientôt le rattraper…

La taille du roman impressionne. Il fait en effet 900 pages en version poche. Il faut dire que Terry Hayes est une sorte de perfectionniste. Il nous détaille le passé de Pilgrim (qui utilise d'ailleurs une demie-douzaine d'identités différentes au cours de l'histoire), ses débuts en tant qu'agent de renseignement, les hauts faits de son passé permettant d'éclairer certains passages du présent, ou encore sa rencontre avec des protagonistes importants. Mais aussi la lente maturation de sa cible, celui qu'il traque en Asie mineure. C'est très très dense, rien n'est laissé au hasard, mais pour le coup lâcher un peu de lest n'aurait pas été une mauvaise idée. On est dans un récit un peu à la James Bond, comme en témoigne une rocambolesque scène de gunfight dans un hangar à bateaux, le côté tombeur de ces dames en moins.
 

Et puis, sans aller jusqu'à dire que tout est facile pour Pilgrim (un pseudo finalement très peu utilisé), il y a de sacrées coïncidences. Ainsi la femme-flic qu'il rencontre à Bodrum, en Turquie, joue-t-elle un rôle clé dans la traque qu'il mène, sous couvert d'une affaire de meurtre pour milliardaire. Ainsi la plupart des Turcs qu'il croise parlent-ils anglais, souvent très bien, parfois suffisamment pour qu'ils se comprennent, y compris au fon fond de la campagne ou dans un petit village de pêcheurs. Il y a aussi, parfois, un petit fond de sentiment de supériorité typiquement américaine : les Turcs sont corrompus, le système de télécommunication local est pourri (mais heureusement qu'il y a des satellites américains pour tout arranger), les Japonais sont des maîtres dans l'art de la torture, et les Albanais sont des mercenaires, experts dans l'art du crochetage de serrure, etc. 
 

Sans que le bouquin en soit truffé, ces lieux communs (sans parler des bondieuseries en fin de parcours, qui tombent un peu comme des cheveux sur la soupe) m'ont un peu gêné dans la lecture, qui fut tout de même agréable, l'écriture de Hayes (aidée par la traduction de Sophie Bastide-Foltz) est plutôt prenante. On n'est pas loin du redoutable page-turner, ça se lit relativement vite (pour 900 pages).



Spooky

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