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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Carl Mørck a depuis trois ans quitté le Département V pour prendre sa retraite que déjà le crime se rappelle à lui. Un enregistrement audio, la voix d’une femme agressée, un silence brutal. Une vieille affaire – un drame conjugal suivi d’un suicide – qui avait pourtant été classée. Or, la bande sonore ne laisse aucun doute : il s’agit d’un meurtre.

À la demande de Carl, le Département V, en piètre état depuis son départ, reprend l’affaire, et lève le voile sur des faits qui se seraient déroulés à la fin des années 1980, dans une prestigieuse école réputée pour son chœur de jeunes garçons.

 

Il y a un peu plus de 18 mois, votre serviteur pensait avoir lu l'ultime volume, le dixième, du Département V. Pourtant, contre toute attente, un nouvel opus est arrivé sur les étals français en ce mois de mars (et donc un peu plus tôt au Danemark). Si Jussi Adler Olsen a bel et bien pris sa retraite, il a aussi passé le relais à Line Holm et Stine Bolther, deux compatriotes qui sont journalistes d'investigation et autrices. Ce qui est drôle, c'est que j'imagine Carl Mørck avec les traits d'Adler Olsen, et je vois bien l'ex-auteur servir, à l'instar de son héros, de consultant auprès de ses successeures. 
 

Celles-ci ont bien digéré le style qui a fait le succès des Enquêtes du Département V. Une scène dramatique dans le passé, un traumatisme qui trouves des répercussions trente ans plus tard, une alternance entre les préparatifs du tueur et les investigations des enquêteurs. Si Rose et Assad sont encore là, le personnage de Gordon, trop falot, a été écarté au profit d'une nouvelle venue, Héléna, policière française au passé trouble qui redonne une nouvelle vitalité au sein du service. Le roman s'achève d'ailleurs sur un cliffhanger énorme la concernant. Une nouvelle inattendue au sujet de Rose va aussi chambouler la suite des évènements. 

 

L'écriture est nerveuse, peut-être pas aussi débridée que dans les meilleurs moments de la série, mais la lecture, rapide malgré les 600 pages, est très plaisante. Bref, alors que la série se terminait assez faiblement, la voilà relancée pour de bon avec une équipe rénouvelée. 

 

 

Spooky

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Publié le par Spooky

 

Saviez-vous que derrière certains films cultes se cachent des faits divers authentiques ? Crimes, attaques d'animaux sauvages, affaires de possession et tueurs en série ont, depuis toujours, nourri l'imaginaire des plus grands réalisateurs.
De Wolf Creek à L'Exorciste, en passant par Les Dents de la mer ou Les Griffes de la nuitHollywood and True Crime Stories vous emmène au cœur de ces histoires vraies qui ont bouleversé des vies avant de marquer à jamais le grand écran.
 
Alors qu'elle s'est spécialisée dans le true crime*, Esther Hervy opère, avec cet ouvrage, un petit retour vers ses premières amours, la fiction horrifique, ou plutôt vers ceux qui l'ont inspirée : certains des films d'horreur américains les plus marquants.
 
Née vers la fin des années 1970, elle a grandi avec ce genre, qui a connu un véritable âge d'or depuis Les Dents de la Mer en 1975. C'est d'ailleurs celui-ci, symboliquement, qui ouvre cet ouvrage, un peu hybride puisqu'il mêle reconstitution historiques, pitch des films en question (avec parfois des anecdotes sur les coulisses des tournages lorsque c'est pertinent), et fait le lien entre ces deux plans : réalité et fiction. Et elle parle aussi de son rapport avec certains de ces films, comme pour Amityville, la Maison du Diable, ayant eu l'opportunité de visiter la demeure réputée comme hantée. 
 
L'ensemble se révèle véritablement passionnant : au-delà de ces histoires qui dessinent en creux, un portrait des Etats-Unis profonds, Esther Hervy y montre ses appétences pour l'écriture fictive, propre à poser des ambiances et nous happer en quelques mots. Si parfois elle se perd dans un peu de redite (sur Amityville, par exemple), c'est vraiment très bien écrit, je me suis surpris à dévorer certains chapitres consacrés à l'Exorciste ou Massacre à la tronçonneuse
 
Indispensable.
 
 
Spooky
 
* Le true crime est un sous-genre artistique, relevant du documentaire, visant à dépeindre la réalité des crimes et des criminels qui ont réellement existé.

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