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C'est l'une des success stories les plus éclatantes de ces trente dernières années. Comment, d'une maison d'édition presque moribonde, est-on passé à un studio dont la moitié des 25 films a frôlé ou a dépassé le milliard de dollars de recettes ? Un univers connecté ou interconnecté avec des dizaines de personnages, certains iconiques qui ont déchaîné les passions ?
Un univers cinématique qui a attiré certains des acteurs les plus prestigieux, comme Anthony Hopkins, Michael Douglas ?
C'est le sujet de cet énorme bouquin de plus de 500 pages, fruit de plusieurs années de travail, regroupant des centaines d'interviews, parfois exclusives, plus de 500 photos de productions montrant les balbutiements avec l'arrivée de Kevin Feige, la constitution d'une équipe de production et de créatifs, notamment visuels, comme Ryan Meinerding et Charlie Wen, dont les milliers de croquis ont façonné le design des costumes, des armures, des créatures...
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Il est intéressant de voir que c'est l'embauche de Robert Downey Jr, oscarisé quelques années plus tôt pour son rôle-titre de Chaplin, qui a marqué le véritable point de départ, le moment fondateur. Lorsqu'un grand nom donne une crédibilité à un projet un peu fou : donner vie à l'écran à des personnages marquants, iconiques, après des tentatives pour la plupart ratées (notons des exceptions comme Blade, la première trilogie Spider-Man et les deux premiers X-Men, chez Fox), avec une vision estampillée Marvel. Ce n'était pas gagné, car Iron-Man, qu'incarne Downey Jr dans ce premier film Marvel Studios, n'est alors pas un personnage majeur du catalogue de la Maison des Idées. Mais Spider-Man, plus iconique, appartenait alors à un autre studio...
Un autre film marque une étape importante : Captain America: First Avenger. Premier film Marvel tourné en-dehors de l'Amérique du Nord (en Angleterre), premier tourné en numérique, et la première fois qu'un personnage "majeur" de la firme est porté à l'écran. Cap est d'ailleurs l'incarnation même du patriotisme à l'américaine. Pendant cette période, désireux d'étendre le spectre narratif de son MCU, le studio se tourna vers l'espace, avec Les Gardiens de la Galaxie, et vers le mysticisme avec Dr Strange.
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Tout ne se passe pas forcément comme prévu pendant la production des films. Parfois des acteurs pressentis ne font pas l'affaire, ou des réalisateurs quittent le navire alors que la production est bien avancée, comme sur Ant-Man... L'inclusion de Spider-Man, jusque-là propriété de la Fox, fut également un feuilleton aux multiples rebondissements... une intégration qui se fait dans Civil War et se poursuit dans le premeir film emttant en vedette le nouveau Tisseur incarné par Tom Holland, confié, contre toute attente, à un réalisateur de petits films indépendants, Jon Watts. Marvel est adepte des coups de poker, souvent gagnants. Ainsi de grands noms, comme Michael Douglas, Benedict Cumberbatch, Gwyneth Paltrow, Sylvester Stallone, Kurt Russell et Tilda Swinton, entre autres, viennent apporter leur pierre à l'édifice. Il fallut cependant composer avec le choix de Joss Whedon, réalisateur du premier Avengers, de jeter l'éponge au bout de cinq ans d'investissement dans les différentes productions du studio, et chercher un remplaçant, en l'occurrence deux, les frères Russo.
Tout cela pour culminer avec un casting de soixante-seize "acteurs principaux" sur le tournage d'Infinity War, auquel a succédé Endgame, tout aussi monumental.
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Autre moment fort dans la construction du MCU, la pré-production de Black Panther, avec un investissement tout particulier du réalisateur Ryan Coogler, qui décida de faire seul un voyage dans plusieurs pays d'Afrique australe afin de s'imprégner de couleurs, de sons, de formes pour concevoir son film. Il souhaitait également mettre beaucoup d'intensité dans la charge émotionnelle de celui-ci. Le résultat est une production hors normes, presque une révélation culturelle avec des records de fréquentation incroyables. Preuve indéniable de cet impact, Black Panther fut le premier film de super-héros à être nominé aux Oscars (sept citations) et à en remporter trois.
On a droit également à un petit focus sur Stan Lee, cocréateur de centaines de personnages (on parle de 1 200 influences directes ou indirectes), qui a également marqué les films Marvel avec ses célèbres caméos des courtes scènes, parfois parlantes, où on peut le reconnaître).
Précédé d'une préface de Feige et d'une postface de Robert Downey Jr, c'est une véritable somme, ultime, sur les douze premières années de cette aventure hors du commun. Tara Bennett et Paul Terry, les deux auteurs, ont fourni un travail surhumain. Au-delà des producteurs, des scénaristes, réalisateurs et acteurs, Marvel Studios ce sont aussi des agents de sécurité, d'entretien, des administratifs, qui sont visibles dans des "photos de classe". L'ouvrage se termine par un hommage rapide, mais vibrant, à l'une des véritables révélations du MCU, à savoir Chadwick Boseman, incarnation généreuse et vibrante à l'écran de T'challa, alias Black Panther.
Remarquable.
Spooky
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