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La récente annonce par Stephen King que son prochain roman, Other worlds than these, allait non seulement boucler la trilogie du Talisman des Territoires, mais également s'inscrire dans le cycle romanesque de la Tour sombre m'a incité à me replonger dans la deuxième moitié des huit romans qu'il comporte. Bon, j'ai eu la flemme d'écrire un article sur le tome 4, Magie et Cristal, mais je fais l'effort pour celui-ci, le suivant.
Roland de Gilead et les membres de son ka-tet, au cours de leur voyage vers la Tour sombre, sont accostés par les habitants de la Calla Bryn Sturgis, une communauté rurale victime de raids périodiques de cavaliers masqués surnommés les Loups. Ceux-ci enlèvent en effet la moitié des enfants jumeaux pour les ramener privés de leurs capacités intellectuelles. Roland et ses amis acceptent, et cette pause dans leur errance va avoir un impact durable sur leur groupe, notamment dans sa composition.
Je ne suis pas très fan de la Tour sombre, pourtant point nodal de l'œuvre de King, sans doute à cause de son classement dans la fantasy, une fantasy teintée de western, d'horreur, de SF parfois, un mélange qui m'a souvent gêné. Cette lecture du tome 5 n'a pas été très plaisante, une nouvelle fois, mais j'ai su discerner les qualités habituelles de King, cette façon d'accrocher le lecteur, de manière épisodique. Et la fin du tome amène un cliffhanger intéressant pour la suite.
En tant que centre de l'univers narratif de King, ce segment propose plusieurs allusions à d'autres romans,, comme l'argument principal de 22/11/63. La présence de Vifs d'Argent, présents dans la saga Harry Potter (dont King est un fan de la première heure), d'accoutrements rappelant un personnage Marvel (qui arrive prochainement au cinéma) ou de sabres laser à la mode Star Wars sont plus surprenants. Enfin King clame en postface son amour pour les films d'Akira Kurosawa, comme Les Sept samouraïs, qui l'ont inspiré sur l'ambiance western.
dernière remarque sur le contenu : le personnage de Callahan, ainsi que la présence dans le récit de Salem's Lot (Salem en VO), placent la Tour sombre comme une œuvre métafictionnelle. A noter également, au centre de l'ouvrage, une douzaine de belles illustrations de Bernie Wrightson.
Spooky