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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Une bonne partie du monde a connu ces dernières années une crise sanitaire (presque) sans précédent, qui a causé la mort de millions de personnes, et encore présente dans les mémoires. A l'époque, les comparaisons avec des œuvres de fiction célèbres ont fleuri (sans réfléchir, je cite le roman de Stephen King Le Fléau et le film Virus, de Wolfgang Petersen, sans oublier la série de comics et de télévision The Walking Dead). Mais jusque-là je n'avais pas encore lu d'histoire en faisant le sujet principal, et de belle manière. 

C'est désormais chose faite avec ce thriller de la Russe Yana Vagner. Il faut dire que la Russie en hiver est un cadre idéal pour une atmosphère de fin du monde telle qu'on l'a un peu ressentie il y a quelques années. Elle nous emmène dans l'esprit d'Anna, mère d'un adolescent de 16 ans et compagne de Sergueï, un homme énergique qui garde une certaine part d'ombre mais décide de sauver sa famille lorsque tout commence à déconner. De les emmener loin au nord-ouest, vers un refuge sur une île au milieu d'un lac complètement paumé. Aidé de son père et d'un couple de voisins, Sergueï prend en main l'organisation de l'expédition, mais tout ne va bien sûr pas se passer comme prévu.

Ici point de zombies, mais des pauvres hères qui cherchent à survivre, parfois en s'en prenant, armes à la main, à d'autres réfugiés... Sur des routes verglacées, entourées d'énormes congères, les véhicules du groupe -qui va s'agrandir au fil des rencontres- vont se frayer un chemin. La quête de nourriture, de carburant, avec l'ombre du virus qui plane, Sergueï tiraillé par une partie de son passé, tout cela confère une atmosphère très inquiétante, presque paranoïaque au récit, qui ne vous lâche pas dès lors que tous se mettent en route. Car si certaines rencontres, comme cet homme avec un tractopelle, peuvent s'avérer bénéfiques, d'autres sont moins heureuses et compliquent la progression du groupe.

Au-delà de l'écriture directe, presque viscérale, de Yana Vagner, son roman recèle de nombreuses qualités. Au travers de cette fuite en avant, une microsociété se construit, avec des individus dominants, qui sont forcément les hommes, et les femmes se retrouvent à jouer les figurantes lors des séquences nécessitant de la force, ou même pour conduire longuement les voitures. Un état qui va amener Anna, et ses compagnes, à peut-être réagir. De même la caractérisation des personnages est maîtrisée, et l'antagonisme latent entre Anna et Irina, actuelle et ancienne compagnes de Sergueï, ne disparaît pas avec la situation de crise.

 

On en vient à ne pas pouvoir lâcher le bouquin, dans ce voyage qui n'en finit pas au long des 540 pages de l'édition poche. Je lirai la suite, Le Lac, avec beaucoup d'intérêt.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Essais

C'est l'une des success stories les plus éclatantes de ces trente dernières années. Comment, d'une maison d'édition presque moribonde, est-on passé à un studio dont la moitié des 25 films a frôlé ou a dépassé le milliard de dollars de recettes ? Un univers connecté ou interconnecté avec des dizaines de personnages, certains iconiques qui ont déchaîné les passions ?

Un univers cinématique qui a attiré certains des acteurs les plus prestigieux, comme Anthony Hopkins, Michael Douglas ?

C'est le sujet de cet énorme bouquin de plus de 500 pages, fruit de plusieurs années de travail, regroupant des centaines d'interviews, parfois exclusives, plus de 500 photos de productions montrant les balbutiements avec l'arrivée de Kevin Feige, la constitution d'une équipe de production et de créatifs, notamment visuels, comme Ryan Meinerding et Charlie Wen, dont les milliers de croquis ont façonné le design des costumes, des armures, des créatures...

Il est intéressant de voir que c'est l'embauche de Robert Downey Jr, oscarisé quelques années plus tôt pour son rôle-titre de Chaplin, qui a marqué le véritable point de départ, le moment fondateur. Lorsqu'un grand nom donne une crédibilité à un projet un peu fou : donner vie à l'écran à des personnages marquants, iconiques, après des tentatives pour la plupart ratées (notons des exceptions comme Blade, la première trilogie Spider-Man et les deux premiers X-Men, chez Fox), avec une vision estampillée Marvel. Ce n'était pas gagné, car Iron-Man, qu'incarne Downey Jr dans ce premier film Marvel Studios, n'est alors pas un personnage majeur du catalogue de la Maison des Idées. Mais Spider-Man, plus iconique, appartenait alors à un autre studio... 

Un autre film marque une étape importante : Captain America: First Avenger. Premier film Marvel tourné en-dehors de l'Amérique du Nord (en Angleterre), premier tourné en numérique, et la première fois qu'un personnage "majeur" de la firme est porté à l'écran. Cap est d'ailleurs l'incarnation même du patriotisme à l'américaine.  Pendant cette période, désireux d'étendre le spectre narratif de son MCU, le studio se tourna vers l'espace, avec Les Gardiens de la Galaxie, et vers le mysticisme avec Dr Strange.

Tout ne se passe pas forcément comme prévu pendant la production des films. Parfois des acteurs pressentis ne font pas l'affaire, ou des réalisateurs quittent le navire alors que la production est bien avancée, comme sur Ant-Man... L'inclusion de Spider-Man, jusque-là propriété de la Fox, fut également un feuilleton aux multiples rebondissements... une intégration qui se fait dans Civil War et se poursuit dans le premeir film emttant en vedette le nouveau Tisseur incarné par Tom Holland, confié, contre toute attente, à un réalisateur de petits films indépendants, Jon Watts. Marvel est adepte des coups de poker, souvent gagnants. Ainsi de grands noms, comme Michael Douglas, Benedict Cumberbatch, Gwyneth Paltrow, Sylvester Stallone, Kurt Russell et Tilda Swinton, entre autres, viennent apporter leur pierre à l'édifice. Il fallut cependant composer avec le choix de Joss Whedon, réalisateur du premier Avengers, de jeter l'éponge au bout de cinq ans d'investissement dans les différentes productions du studio, et chercher un remplaçant, en l'occurrence deux, les frères Russo.

Tout cela pour culminer avec un casting de soixante-seize "acteurs principaux" sur le tournage d'Infinity War, auquel a succédé Endgame, tout aussi monumental.

Autre moment fort dans la construction du MCU, la pré-production de Black Panther, avec un investissement tout particulier du réalisateur Ryan Coogler, qui décida de faire seul un voyage dans plusieurs pays d'Afrique australe afin de s'imprégner de couleurs, de sons, de formes pour concevoir son film. Il souhaitait également mettre beaucoup d'intensité dans la charge émotionnelle de celui-ci. Le résultat est une production hors normes, presque une révélation culturelle avec des records de fréquentation incroyables. Preuve indéniable de cet impact, Black Panther fut le premier film de super-héros à être nominé aux Oscars (sept citations) et à en remporter trois.

On a droit également à un petit focus sur Stan Lee, cocréateur de centaines de personnages (on parle de 1 200 influences directes ou indirectes), qui a également marqué les films Marvel avec ses célèbres caméos des courtes scènes, parfois parlantes, où on peut le reconnaître). 

 

Précédé d'une préface de Feige et d'une postface de Robert Downey Jr, c'est une véritable somme, ultime, sur les douze premières années de cette aventure hors du commun. Tara Bennett et Paul Terry, les deux auteurs, ont fourni un travail surhumain. Au-delà des producteurs, des scénaristes, réalisateurs et acteurs, Marvel Studios ce sont aussi des agents de sécurité, d'entretien, des administratifs, qui sont visibles dans des "photos de classe". L'ouvrage se termine par un hommage rapide, mais vibrant, à l'une des véritables révélations du MCU, à savoir Chadwick Boseman, incarnation généreuse et vibrante à l'écran de T'challa, alias Black Panther.

 

Remarquable.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Huit lycéens d’une section Arts Appliqués ont l’habitude de faire la fête le samedi soir dans une maison de campagne isolée. Pour changer, l’un d’eux propose d’organiser une soirée frissons. Le but du jeu  : effrayer les autres, et les faire boire. Mais avec des ados aussi créatifs, les bonnes blagues laissent bientôt la place à des mises en scène angoissantes. L’ambiance devient pesante. Et quand un orage éclate, le groupe se retrouve coupé du monde. Bientôt, des bruits étranges retentissent dans la maison, des pierres surgissent de nulle part, un garçon disparaît, puis une fille…

 

Je ne connaissais pas Philip Le Roy avant de tomber un peu par hasard sur ce roman. Il s'agit d'un huis clos horrifique qui tourne mal, voire très mal. Comme on s'en doute, les lycéens se livrent donc à une joute de trucs plus effrayants les uns que les autres. Ce qui m'a énervé assez vite, c'est qu'à aucun moment les "victimes" ou les témoins ne se doutent que leurs copains sont en train de leur faire des farces. Ok, ils sont alcoolisés, mais leurs paroles font la plupart du temps état d'une certaine lucidité de pensée. Il faut donc en conclure qu'ils sont particulièrement idiots. Un peu comme les personnages des films d'horreur américains, qui sont d'ailleurs régulièrement cités. L'auteur fait donc preuve d'une certaine culture du genre, même s'il ne s'en sert finalement que très peu, préférant -et c'est un bon point, quelque part- des "farces" s'inspirant de la culture européenne, et même encore plus locales, avec cette mention d'évènements paranormaux ayant été "constatés" dans le secteur du Col de Vence, théâtre du roman (et lieu de domicile de l'auteur). 

 

Par contre certaines "blagues" vont clairement trop loin, et même si les "victimes" trouvent ça "trop cool", je suis relativement choqué qu'il n'y ait pas de poursuites pour certains. On est dans la littérature jeunesse, je sais, et l'histoire flirte largement avec le paranormal, mais le reste se veut plutôt réaliste, donc je ne trouve pas ça très responsable, au final...

A côté de ça l'écriture est plutôt agréable.



Spooky.

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