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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres
Les 100, tome 2 - 21ème jour

(Pour une chronique du tome 1, merci de cliquer par ici)

 

Les 100, ou plutôt les 96 qu'il reste, sont donc arrivés sur Terre, et doivent s'adapter à un milieu hostile... D'autant plus hostile qu'ils se rendent compte qu'ils ne sont pas seuls, que d'autres humains sont présents. Sur Walden, pendant ce temps, la panique générale gagne l'ensemble de la population, les pauvres se pressent aux passerelles permettant d'accéder aux quartiers des plus riches, et les ressources en oxygène commençant à se raréfier.

 

C'est l'heure où les secrets, qu'ils soient malsains ou pas, sont révélés, où de nouveaux doutes se font jour et où de nouvelles relations se nouent. On commence à se douter que les 100, les Nés-Terre et ceux qui réussiront à quitter Walden vont finir par se retrouver, mais quel va être le prix à payer ?

 

L'écriture est toujours assez agréable, même s'il y a beaucoup plus de passages de dialogues que d'action pure, ce qui, pour un survival, est un peu gênant :)

 

Vite lu, plutôt apprécié.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres
Une lumière éclatée

Voici donc la traduction d'un texte majeur d'une spécialiste de Tolkien, initialement publié en 1983 et révisé une vingtaine d'années après. J'étais curieux de le lire.

 

L'édition revue et agrandie de Splintered Light, une étude classique de la fiction de Tolkien, parue en 1983, examine Le Silmarillion et Le Seigneur des Anneaux à la lumière de la théorie linguistique de la fragmentation du sens d'Owen Barfield, émise dans son ouvrage Poetic Diction. Flieger démontre l'utilisation qu'a faite Tolkien du concept de Barfield tout au long de sa fiction, montrant comment l'image centrale de la lumière première, diffractée puis réfractée, est une métaphore des langues, des peuples, et de l'histoire de la Terre du Milieu.

 

J'atéais très curieux de lire cet essai, considéré comme l'oeuvre d'une des plus éminentes spécialistes de Tolkien, laquelle a pu la réviser en 2003. Je m'attendais à une lecture dense, peut-être difficile, mais j'étais loin du compte sur certaines parties... L'idée de départ est que Tolkien a été inspiré, de manière consciente ou pas, par les écrits de son ami Owen Barfield, qui fut, tout comme lui, l'un des premiers Inklings, ce cercle littéraire dont Tolkien et CS Lewis furent les membres les plus éminents. Celui-ci a théorisé l'idée selon laquelle le langage et l'écriture sont intimement liés. Partant de là, et avec l'idée que Tolkien a voulut mettre le motif de la lumière sur son oeuvre de fiction, Verlyn Flieger a décidé d'analyser celle-ci, et en particulier sa poutre maîtresse, le Silmarillion. Par une analyse de l'étymologie des noms des elfes, par exemple, par l'importance donnée à l'origine des peuples de la Terre du Milieu, Verlyn Flieger donne à comprendre bien plus que la partie immergée de l'iceberg tolkienien qu'est le Seigneur des Anneaux, elle donne un aperçu alléchant, mais un peu aride, de la forêt qui se cache derrière l'arbre du Hobbit.

 

Au final Une lumière éclatée ne m'a pas forcément aidé à comprendre Tolkien, comme l'indique le sous-titre de l'ouvrage, mais celui-ci constitue tout de même une référence, de par notamment son analyse approfondie de l'étymologie.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films
Oblivion

 

Nous sommes dans un futur post-apocalyptique. Des extraterrestres ont attaqué la Terre et l'ont laissée pour morte, 90% de sa surface complètement irrédiée. Les survivants de l'humanité se sont réfugiés en orbite, sur un immense vaisseau surnommé le Têt, tandis qu'une poignée de fonctionnaires, fonctionnant en binômes, surveille de grosses machines destinées à extraire les dernières ressources du sol. Mais un jour L'un d'entre eux, Jack Harper, récupère dans l'épave d'un vaisseau fraîchement crashé une jeune femme sortie de stase qui semble raviver des souvenirs confus et intimes... Il va bien sûr découvrir une vérité bien plus atroce que ce qu'il pensait sur le destin de la Terre.

Le scénario d'Oblivion est très simple, certains le qualifieront de simpliste. Il y a bien sûr un renversement de posture en cours de route, ce qui risque d'induire en erreur certains spectateurs, d'autant plus que les différentes incohérences ne sont pas forcément gommées. Les tatillons auront certainement beaucoup à dire, notamment sur la séquence où Harper pénètre dans le Têt, une séquence complètement expédiée par le réalisateur et ses scénaristes, dans les rangs desquels se trouve pourtant Michael Arndt (Toy Story 3, Hunger Games: L'embrasement et Little Miss Sunshine)... Le metteur en scène Joseph Kosinski n'est pas tout à fait un débutant en la matière, puisqu'il a eu l'insigne honneur de réaliser Tron : l'Héritage pour Disney. Il a ici adapté sa propre bande dessinée, qui porte le même titre (Oblivion signifie oubli en grec ancien).

 

A mon avis l'intérêt du film est ailleurs. dans l'aspect visuel, dans les scènes d'action plutôt bien troussées, avec un Tom Cruise présent presque sur chaque plan. Il n'est toutefois pas seul au générique, puisque Morgan Freeman incarne -avec brio- le chef d'une faction de résistants, et que l'on trouve trois actrices parlantes au générique. La beauté froide Olga Kurylenko m'a semblé complètement apathique dans le rôle de la rescapée du crash ; à la limite Andrea Riseborough, actrice inconnue, m'a plus convaincu dans celui de l'équipière/compagne au cerveau lavé. J'ai bien aimé également le designe des techoptères et des drones que Jack Harper est chargé de maintenir et réparer.

 

 

Au final, je ne me suis pas ennuyé en regardant le film, même s'il comporte plusieurs longueurs. Je n'ai pas eu l'impression non plus de voir un GRAND film de SF, juste un joli divertissement un peu creux.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Attention, ce tome 2 (le quatrième de la série de romans) fait directement suite à La Chute du Gouverneur. je vous engage donc à lire ce roman avant de lire ma chronique, qui va être "bourrée" de spoilers.

 

A la fin du tome précédent, donc, Michonne avait laissé le Gouverneur pour presque mort, lui ayant -entre autres- énucléé un oeil et coupé le bras et les parties intimes avec son katana. Il va être retapé par Bob, ancien infirmier de l'armée et poivrot notoire. Pendant sa convalescence Lilly va reprendre la gestion de Woodbury en mains, montrant ses capacités en la matière, tout en gérant la douleur intime qui grandit en son sein. Malgré ses doutes au sujet des motivations et de la santé mentale du maître de la ville, elle va tout mettre en oeuvre pour qu'il revienne au pouvoir, et l'aider à se venger de celle et de ceux qui en ont fait une épave ambulante.

 

C'est le fameux épisode, raconté dans les comics du point de vue de Rick and Co, de l'attaque de la prison. Celui-ci nous est raconté dans les moindres détails, toujours du point de vue du Gouverneur et de Lilly. Un long passage plein de bruits, de fureur, une véritable tragédie.

 

Une fin et un commencement, comme le pensera Lilly. Ce qui amène le lecteur à se demander si ce tome 4 va être le dernier de la série, ou si Jay Bonansinga va poursuivre son oeuvre, de qualité. Oui, de qualité, car au fil des pages, il a fait preuve d'un gros talent de conteur, réussi à nous faire aimer Lilly et presque apprécier Philip Blake, alias le Gouverneur, y compris dans sa lente descente vers la folie. Un questionnement d'autant plus légitime que la fin du roman, même si elle marque la disparition d'un personnage essentiel, est assez ouverte, et pourrait être le prélude à un nouveau cycle...

 

L'opus comporte en outre une nouvelle nous ramenant à l'époque où le Gouverneur débarque, de façon fort peu discrète, à Woodbury. Une fois encore, très nerveuse et rythmée, cette nouvelle.

 

Spooky

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