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...:::Ansible:::...

...:::Ansible:::...

Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Ce film me faisait de l'oeil depuis sa sortie il y a quelques mois... Il promettait en effet le traitement du super-pouvoir d'une façon différente. Même si je suis toujours preneur de récits au premier degré comme Avengers ou X-Men, l'envers du décor, comme dans Kick-Ass ou Mystery Men, m'intéresse aussi.

 

Après avoir été en contact avec une mystérieuse substance, trois lycéens se découvrent des super-pouvoirs. La chronique de leur vie qu’ils tenaient sur les réseaux sociaux n’a désormais plus rien d’ordinaire…
D’abord tentés d’utiliser leurs nouveaux pouvoirs pour jouer des tours à leurs proches, ils vont vite prendre la mesure de ce qui leur est possible. Leurs fabuleuses aptitudes les entraînent chaque jour un peu plus au-delà de tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Leur sentiment de puissance et d’immortalité va rapidement les pousser à s’interroger sur les limites qu’ils doivent s’imposer… ou pas !

 

A l'instar des séries Heroes et Misfits, c'est donc à l'utilisation de ces super-pouvoirs que fait référence le film ; en définitive, il s'agit peut-être d'un film sur l'adolescence, puisqu'avant de sentir leur puissance monter et transformer également leur personnalité, les jeunes gens s'amusent beaucoup avec celle-ci. Chronicle, Spider-Man, même combat ? Pas tout à fait.

 

D'abord parce que si les adolescents sont à baffer tellement ils sont insupportables dans les deux films, dans Chronicle il y a un niveau de réalisme -dans la psychologie des personnages- qui le rend plus intéressant que la saga du Tisseur. Ce sont trois ados américains, donc couillons d'origine, mais finalement pas franchement cons.

 

Et puis le côté "j'ai des pouvoirs, je dois sauver le monde", les trois gaillards s'en tamponnent un peu. Ils ne pensent qu'à en profiter, repousser leurs limites, s'épater les uns les autres, en essayant de rester plus ou moins discrets. Mais le revers de la médaille, c'est que ces pouvoirs vont finir par modifier leurs caractères, leur psychisme, distillant finalement un poison à action lente... Et c'est en celà que le film est véritablement intéressant, et qu'il vaut le visionnage, sans toutefois en attendre une révolution.

 

Chronicle fait partie de ces "found footage", c'est à dire ces films filmés caméra à l'épaule par les protagonistes eux-mêmes, puisque l'un d'entre eux s'achète un caméscope et l'essaye au début du film ; à placer donc dans la même catégorie que Le Projet Blair Witch, Cloverfield, Rec...

 

Qui dit super-pouvoirs, dit effets spéciaux ; les scènes de vol des personnages sont parmi les plus réalistes jamais vues jusqu'à présent au cinéma, grâce à un dispositif spécial mis au point par le responsable des effets visuels. Une scène choc, où l'un des protagonistes semble "comprimer" une vieille voiture à distance a par exemple été réalisée grâce à des pompes hydrauliques à l'intérieur de l'épave.

 

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Josh Trank, qui réalise là son premier long métrage, a réussi son coup : le film a pas mal fait parler à sa sortie, et la Fox l'a engagé pour s'occuper du reboot des Quatre Fantastiques (sur lequel je m'interroge, le premier film était vraiment sympathique... pas vu le deuxième).

 

Les trois jeunes acteurs sont sobres, autant qu'on le serait dans la situation où ils se trouvent. Mention spéciale pour Dane DeHaan (vu dans True Blood), dont le rôle contient une dimension supplémentaire.

 

En conclusion, si la figure super-héroïque vous intéresse, mais que vous ne voulez pas voir de slips par-dessus les collants, ce film est fait pour vous :)

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/91/85/28/20166322.jpg

 

"New Line Cinema, Metro-Goldwyn-Mayer Studios, et Warner Bros. Pictures annoncent la préparation d'un troisième film concluant la trilogie du HOBBIT. 

  

BURBANK (Californie), le 30 juillet 2012 — Peter Jackson réalisera un troisième volet de l'adaptation du chef-d'œuvre de J.R.R. Tolkien, comme l'ont annoncé conjointement aujourd'hui Toby Emmerich, PDG de New Line Cinema, Gary Barber et Roger Birnbaum, coprésidents de Metro-Goldwyn-Mayer Studios, et Jeff Robinov, président du groupe Warner Bros. Pictures.

 

Peter Jackson, réalisateur oscarisé de la trilogie du SEIGNEUR DES ANNEAUX, vient d'achever le tournage de ce qu'il envisageait au départ comme une adaptation en deux parties du HOBBIT, se déroulant dans la Terre du Milieu, 60 ans avant l'époque du SEIGNEUR DES ANNEAUX.

 

"En visionnant récemment un montage du premier film, et quelques rushes du deuxième, Fran Walsh, Philippa Boyens et moi avons été enchantés par le résultat", affirme le réalisateur. "

 

On s'est rendu comte que la richesse dramaturgique du HOBBIT, et de certaines intrigues contenues dans les appendices du SEIGNEUR DES ANNEAUX, nous amenait à nous poser la question de savoir si on devait en raconter plus ou pas. Et notre réponse, en tant qu'auteurs et fans de la saga, est un 'oui' franc et massif. Nous sommes conscients de la qualité de nos acteurs et de la force des personnages qu'ils incarnent. Nous savons que l'histoire, sur le plan artistique, est captivante et – c'est le plus important – nous savons que plusieurs zones d'ombre persisteraient autour de Bilbon Sacquet, des Nains d'Erebor, de l'ascension du Nécromancien et de la bataille du Dol Guldur si nous ne mettions pas en chantier cette troisième aventure palpitante. Je suis ravi que New Line, MGM et Warner Bros soient tout aussi enthousiastes à l'idée de nous permettre de raconter cette saga à travers trois films".

 

 

"Peter, dans sa démarche artistique, a notre soutien plein et entier", précise Emmerich. "Nous lui faisons totalement confiance pour adapter l'ouvrage de Tolkien en trois volets. La fidélité de Peter, Fran et Philippa au livre, tout comme leur connaissance des personnages, permettront de poursuivre les aventures du Hobbit dans une grande fresque qui séduira les fans du monde entier".

 

 

"Étant donné la richesse du livre, nous sommes totalement acquis à l'idée de pousser plus loin ce que Peter, Fran et Philippa ont déjà entrepris", soulignent Barber et Birnbaum. "Nous sommes certains que, connaissant le soin apporté par les auteurs à transposer fidèlement cette aventure pour le grand écran, le film sera plébiscité par les millions de fans du monde entier".

 

 

"Peter, Fran et Philippa vivent, pour ainsi dire, dans cet univers et en connaissent, mieux que personne, l'ampleur et la richesse, tout comme ils ont su cerner les relations entre les personnages qui assurent la cohésion de ce monde", ajoute Robinov. "Nous leur faisons entièrement confiance pour signer une adaptation réussie de cette œuvre majeure pour le grand écran".

 

 

LE HOBBIT, UN VOYAGE INATTENDU sortira le 14 décembre 2012. La sortie en salle du deuxième épisode, LE HOBBIT : HISTOIRE D'UN ALLER ET RETOUR, est fixée au 13 décembre 2013, et celle du troisième volet à l'été 2014. Les trois films seront distribués en 3D et en 2D, et en Imax dans les salles équipées.

 

Réalisateur oscarisé, Peter Jackson signe l'adaptation de "Bilbo le Hobbit" de J.R.R. Tolkien en trois films. La trilogie se déroule dans la Terre du Milieu, 60 ans avant l'époque du SEIGNEUR DES ANNEAUX, qui a fait l'objet d'une trilogie réalisée par Peter Jackson (dont l'épisode du RETOUR DU ROI a remporté l'Oscar).

 

Ian McKellen incarne de nouveau Gandalf le Gris, qu'il a déjà interprété dans la trilogie du SEIGNEUR DES ANNEAUX, tandis que Martin Freeman campe Bilbo Sacquet et Richard Armitage Thorïn Écu de Chêne. D'autres comédiens endossent les rôles qu'ils avaient interprétés dans la célèbre trilogie : Cate Blanchett, Orlando Bloom, Ian Holm, Christopher Lee, Hugo Weaving, Elijah Wood,  et Andy Serkis dans le rôle de Gollum. On découvrira aussi au générique – par ordre alphabétique – John Bell, Jed Brophy, Adam Brown, John Callen, Billy Connolly, Luke Evans, Stephen Fry, Ryan Gage, Mark Hadlow, Peter Hambleton, Barry Humphries, Stephen Hunter, William Kircher, Evangeline Lilly, Sylvester McCoy, Bret McKenzie, Graham McTavish, Mike Mizrahi, James Nesbitt, Dean O’Gorman, Lee Pace, Mikael Persbrandt, Conan Stevens, Ken Stott, Jeffrey Thomas, et Aidan Turner.

 

http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/92/34/54/20194211.jpgUn p'tit dernier pour la route ?

 

Le scénario d'UN VOYAGE INATTENDU est signé Fran Walsh & Philippa Boyens & Peter Jackson & Guillermo del Toro.  Peter Jackson a produit le film, en partenariat avec Carolynne Cunningham, Zane Weiner et Fran Walsh. La production exécutive est assurée par Alan Horn, Toby Emmerich, Ken Kamins et Carolyn Blackwood, tandis que Boyens et Eileen Moran en sont les coproducteurs.

 

Sous la direction de Peter Jackson, les trois films sont tournés en 3D grâce aux toutes dernières caméras et technologies stéréographiques les plus avancées. Le tournage se déroule aux Stone Street Studios, à Wellington, et en décors naturels en Nouvelle-Zélande."

 

Bon, je ne sais pas ce que vous pensez de tout ça, mais certaines des premières réactions que j'ai pu lire à droite ou à gauche se plaignaient de l'appât du gain de PJ et de la rallonge inutile en termes de narration. Le réalisateur a dit qu'il allait intégrer des éléments du Silmarillion et d'autres appendices du Seigneur des Anneaux pour "nourrir" cette rallonge. Pour ma part je suis circonspect, même si la perspective d'avoir trois superbes films de plus dans cet univers m'enthousiasme. Le débat est ouvert.

 

Spooky.

 

Voici une news sur le site Fantasygate.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://u.jimdo.com/www52/o/s9077d37232d0cb19/img/id01227192983d75f/1340692559/std/image.jpg

 

 

Ekas Samarlande est un écrivain qui s'intéresse à toutes les formes d'imaginaire. L'un de ses derniers ouvrages parus, en auto-édition, s'adresse à un large public.

 

Composée de vingt-cinq nouvelles, pour la plupart très courtes (l'ensemble ne comprote que 140 pages), ce recueil propose un large éventail de figures de la fantasy : Nains, Elfes, dragons, magiciens, guerriers... Avec l'adjonction de figures du fantastique (vampires, loups-garous), la panoplie est quasiment complète.

 

Dans un monde que l'on pourrait comparer à la Terre du Milieu créée par Tolkien, Samarlande propose des récits initiatiques, des quêtes, des combats, avec ou sans magie... Certains personnages, comme un vieux mage, sont récurrents et vivent plusieurs aventures dans ces contrées pas très hospitalières.

 

Ca se lit très bien, l'écriture est fluide et l'intention d'initier à la fantasy est bien remplie. On sent toutefois que l'auteur a ses préférés, comme les dragons, particulièrement soignés (et donc proposés en couverture par Tite Flo). Légendes des mondes fantastiques est recommandé pour des lecteurs de 10 à 12 ans, intéressés par la fantasy. Ils pourront lire le début de l'ouvrage ici.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Séries TV

Depuis quelques temps une video-trailer de la saison 2 des Mystérieuses Cités d'Or a fait son apparition sur internet... Quel est votre avis ? Pour ma part je reste assez dubitatif sur cette suite d'une de mes séries TV culte du temps de ma jeunesse...

 

Spooky

 

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://media.biblys.fr/book/34/34.jpg

 

De temps en temps j'aime bien me replonger dans la SF "à l'ancienne", les bons vieux romans post-apocalyptiques qui ont un cachet tout particulier. Tombé par hasard sur une édition (a priori originale) de ce roman de 1955 de Francis Carsac, je m'y suis plongé avec délices.

 

Nous sommes en 1975. Un évènement cosmique -qui restera un peu mystérieux- provoque l'arrachage d'un morceau de Terre, précisément une bande d'environ 300 km², et l'envoie sur une planète inconnue. Les survivants, au nombre de près de 3 000, ayant constaté leur éloignement inéluctable de leur monde d'origine, tentent alors de s'organiser autour d'un groupe d'ingénieurs, dont notre narrateur, en répartissant les tâches suivant les spécialités de chacun. Mais un riche châtelain du coin ne l'entend pas de cette oreille. Trafiquant d'armes, celui-ci profite de la relative confusion pour constituer une véritable petite armée destinée à prendre le pouvoir. Mais nos héros se prennent en main, et ils réussissent, après une seule journée, à réduire totalement l'apprenti dictateur.

 

Nonobstant la naïveté du propos, c'est le long passage (environ un tiers du bouquin) concernant cette bataille rangée qui m'a soulevé les lèvres de moquerie. A peine arrivés sur leur nouveau monde, nos survivants se tapent dessus. Ensuite les non-militarisés arrivent presque par enchantement à fabriquer des armes (dont... une catapulte comme au Moyen-Âge...) et agissent comme des soldats chevronnés, disciplinés, doués en tir.

 

Bon, passons.

 

Le calme revenu, le héros, qui ne tient pas en place, propose de faire une exploration de leur nouvel environnement. Dans un camion spécialement équipé, une petite dizaine de personnes part donc pendant plusieurs semaines. Le camion semble ne pas avoir de problèmes de carburant, et la découverte miraculeuse de pétrole brut va bien arranger les affaires de la communauté par la suite. Une faune étrange va toutefois faire son apparition, comme des octopodes volants très agressifs, une race de centaures archers, ou encore un "tigrosaure" particulièrement dangereux. Bientôt le coin où vivent les survivants se montre impraticable, étant la proie continuelle des Hydres (les fameux octopodes volants).

 

Assez vite j'ai pensé à Malevil au cours de ma lecture, car il y a des points communs : une petite communauté, coupée du monde suite à un évènement extraordinaire, qui se déchire, un château (et dans la même région, le sud-ouest de la France), le pouvoir de la science sur la force brute, etc.C'est assez curieux cette certitude chez les auteurs -français en particulier- de la supériorité des ingénieurs sur les militaires ou les hommes politiques...

La naïveté du propos m'a parfois fait décrocher du bouquin, là encore c'est un peu dommage...

 

Je ne dirais pas qu'il s'agit d'un classique, car le propos a franchement vieilli.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.legrimoire.net/store/228-large/le-sorcier-de-la-montagne-de-feu.jpg

 

Je vous en avais parlé récemment, Gallimard a décidé de relancer cette collection mythique que sont Les Livres dont vous êtes le héros : premier de cordée, le roman écrit conjointement par Steve Jackson et Ian Livingstone (émargeant dans la série Défis fantastiques), qui fut le premier de la collection, il y a 30 ans...

 

Ce ne fut pas facile au départ, car je n'avais plus pratiqué cet exercice tout particulier depuis peut-être 20 ans, même si tout récemment une chouette BD, avait remis le principe au goût du jour.

 

C'est au plus profond des labyrinthes de l'inquiétante Montagne de Feu que se cache un redoutable Sorcier, gardien d'immenses trésors... si toutefois on en croit la rumeur, car de nombreux aventuriers ont pénétré dans les grottes de la Montagne, et nul n'en est jamais revenu. VOUS avez décidé, à votre tour, de tenter l'aventure. Mais êtes-vous bien conscient des périls qui vous guettent ?

Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls acessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Bonne chance...

 

Voilà ce que nous dit la quatrième de couverture ; j'y rajouterai volontiers un papier, et pas un petit, car pour ne pas vous perdre dans le labyrinthe sous la montagne, il vaut mieux tracer un plan... Agrémenté si vous le souhaitez de notes. Le principe est très bien expliqué en préambule à la lecture, du coup les mécanismes se sont réenclenchés sans trop de problème, et j'ai pu me lancer dans l'aventure ; bien sûr, il m'a fallu plusieurs tentatives pour enfin aprvenir jusqu'au sorcier et son immense trésor... Car les obstacles sont innombrables : passages secrets, cul-de-sac infestés de goules, salles secrètes avec de sminotaures, des vampires, des farfadets... Et je ne suis pas sûr d'avoir tout vu, ou plutôt tout lu, le livre comptant 400 "entrées".

 

L'imagination de Jackson et Livingstone est remarquable ; c'est vraiment bien écrit, les ambiances sont très présentes, on s'y croirait. Et ils réussissent à convoquer, en un seul bouquin, pratiquement tout le bestiaire fantastique classique, sans que cela soit gênant, puisqu'il n'y a pas de repères temporels ou d'univers particuliers. A noter que les paragraphes sont illustrés par de bons, voire de très bons, dessins de Russ Nicholson.

 

J'ai donc eu un grand plaisir à me replonger dans ce type de bouquin... Au suivant !

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #BD

http://bdtheque.com/repupload/T/T_39168.JPG

 

 

Il y a quelques mois, à la suite d'une conversation avec le camarade Superjé, je m'étais un peu replongé dans l'univers des Livres dont vous êtes le héros. 2012 semble être l'année de résurrection de ce principe, puisque Gallimard a décidé de rééditer certains titres historiques de la collection, et de publier des inédits. Apprenant cela, j'ai écrit à l'éditeur pour lui signaler mon article, un contact qui s'est soldé il y a quelques jours par la réception en service de presse de la première salve, c'est à dire 8 rééditions ainsi qu'un inédit. Je vais donc vous en parler dans les prochains jours/semaines.

 

Et pour patienter, veuillez noter qu'un petit éditeur de bandes dessinées, Makaka, a sorti début juin une BD sur le même principe, Chevaliers. Je vous mets ci-desous mon appréciation.

 

An de grâce 1012, terres du royaume du bon roi Louilepou. Trois frères rêvent d’appartenir à l’ordre des chevaliers de la royauté : des chevaliers sans peur et sans reproche, capables de parcourir de folles distances, d’occire le plus dangereux des voleurs et de défendre le valeureux paysan. L’un de ces trois frères, c’est vous !!!


Mais la route est longue avant de devenir chevalier ! Vous devrez parcourir l’immense étendue des terres royales en quête de bracelets de bravoure. Montagnes enneigées, lacs hantés, sombres forêts… Vous tomberez, sans nul doute, nez à nez avec un troll, un vieux sorcier ou un guerrier ! Il vous faudra résoudre des énigmes, découvrir des cases cachées, apprendre des techniques de combat, ramasser des objets magiques. Votre réussite dépendra de vos choix, car le héros, c’est vous !

 

Lorsque j'ai eu cet album entre les mains, j'ai pensé qu'il s'agissait d'une sorte d'énième album d'humour sur les chevaliers, une parodie de plus.

Mais en fait le principe est vraiment différent, et va réveiller des souvenirs dans l'esprit de nombre de trentenaires et de quadras. Vous vous souvenez des Livres dont vous êtes le héros ? Ces livres-jeu où vous incarniez un personnage, qui partait à l'aventure suivant ses choix (parmi un éventail proposé) dans des univers de médiéval fantastique, d'Histoire, de fantastique ou de SF ? J'adorais ça. J'en ai encore chez moi. Et je ne pensais pas revoir ce principe remis au goût du jour en BD, après des tentatives mi-figues mi-raisin dans les années 1980 (voir le thème associé à cet album pour en savoir plus).

 

BD Chevaliers


Bref, Shuky s'est remis dans cette ambiance, et avec l'aide de Waltch, nous a concocté un chouette album reprenant ce principe. Nous sommes dans une classique quête d'artefacts (ici, des bracelets), avec des étapes à franchir, des renvois d'une page à l'autre (souvent d'une case à l'autre) avec près de 400 cases concernées. Si l'on n'atteint pas l'ampleur et le talent littéraire des bouquins écrits par Steve Jackson, pour reprendre l'un des grands noms de ces Livres dont vous êtes le héros, le plaisir de se plier à l'exercice, le dessin sympathique de Waltch (soutenu aux couleurs par Novy) permettent de passer un très agréable moment, et même plusieurs, puisque vous pouvez recommencer la quête après être mort.

Ca m'a redonné envie de me replonger dans ces bouquins, et rien que pour ça, je dis merci aux auteurs.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.michel-lafon.fr/medias/images/livres/La_prophetie_Maya_tome_2_Resurrection_hd.png

 

Attention, cet article comporte des spoilers sur le premier tome. Merci donc de passer directement au second paragraphe si vous ne souhaitez pas en savoir plus.

 

Le premier tome de cette trilogie nous avait emmenés sur les pas d'une psychologue et d'un archéologue, qui ont réussi à éviter la fin du monde en 2012, laquelle était prophétisée par le calendrier maya. Mais ce fut au prix de la disparition de Michael Gabriel, l'archéologue, "avalé" par le serpent géant qui était apparu le jour du solstice d'hiver au sommet d'une pyramide du Yucatan... Mais Dominique, sa compagne, est enceinte, et les deux jumeaux auxquels elle va donner le jour ont un destin hors du commun, leur sang Hun Hunahpu les prédestinant à certaines appétences... Mais face à ces Elus, une sorte d'Antéchrist est lui aussi engendré. Une enfant de couleur, dont les premières années sont marquées par l'infamie familiale (sa mère et elle furent régulièrement violées par son grand-père) ; en grandissant ces enfants vont prendre des voies différentes, et leur 20ème année va être à nouveau décisive pour le devenir de l'humanité...

 

Ce qu'il faut savoir avant tout, c'est que l'Histoire est cyclique. Ainsi nos protagonistes vont-ils se retrouver dans une boucle temporelle, mêlant passé, présent et futur, destin sur Terre et sur une planète mythique, le Bien et le Mal s'entremêlant au sein des prophéties mayas... Etant donné que nous sommes -pendant une partie du livre- en 2033, la prophétie maya n'a plus cours, et on a un peu l'impression que l'auteur ne sait pas trop où il va... J'ai été frappé par la ressemblance entre les deux tomes. Steve Alten écrit toujours bien, mais son histoire part à nouveau dans tous les sens. Il propose ainsi de longs passages très techniques sur différents points ; comment imaginer la société du futur lorsqu'on écrit en 2004 ? Pas facile, mais son roman n'aurait rien perdu en efficacité sans ces passages spécifiques. Mais hélas, il les maintient et le récit semble inutilement verbeux, et même long par moments. D'autant plus que la civilisation maya semble ne plus vraiment intéresser l'auteur, qui préfère se concentrer sur les messages d'une conscience de l'au-delà, que j'ai trouvée assez ridicule...

 

Changement de génération oblige, plusieurs nouveaux personnages apparaissent, mais je les trouve relativement mal exploités. L'Abomination, par exemple, fait une entrée fracassante, et fait l'objet de passages mémorables, avant de quasiment disparaître à la fin...

 

Bref un deuxième épisode un cran en-dessous du premier, mais qui annonce clairement la teneur du troisième, qui devrait comporter peu ou prou les mêmes personnages, pas franchement passionnants.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Couv-Prometheus.jpg

 

Promis, après cet article-là, je ne parle plus du film de Ridley Scott. Lorsque j'ai appris que les Editions Akileos (spécialisées dans la bande dessinée, mais aussi dans les carnets de croquis) allait sortir un art-book qui serait consacré à l'un des films les plus attendus de l'année 2012.

 

Les premières impressions sont bonnes : c'est un bel objet, avec une bonne finition, et le mise en page, aérée, permet de ne pas perdre une miette des images de haute qualité présentes à l'intérieur.

 

Elles sont accompagnées de notes de production, du fait de Ridley Scott lui-même, ou d'Arthur Max, le chef décorateur. Sur un film qui se passe à bord d'un vaisseau spatial, et à la surface d'une palnète lointaine, on se doute que ce département a dû être l'un des plus coûteux. Si le travail rendu est magnifique, il peut être bon de comprendre comment Max et ses équipes ont procédé.

 

prometheus1.jpg

 

Ainsi sont passés en revue les véhicules (spatiaux et terrestres), les combinaisons spatiales, la "pyramide" que visite l'équipage du Pormetheus (et certaines de ses parties remarquables), certains équipements comme le MedPod. Sans oublier les différentes créatures qui sont antérieures à l'alien que nous connaissons : l'Hammerpede, les Ingénieurs (et leurs scaphandres), le trilobite "bébé" et le trilobite "adulte", sans parler du Diacre. J'utilise à dessein les terminologies des concepteurs du film, afin de ne pas déflorer le sujet de celui-ci.

 

Pour les décors de la planète LV-426, Scott et son équipe, qui souhaitaient initialement tourner au Maroc, se sont rabattus sur l'Islande à cause de l'instabilité politique en 2011 en l'Afrique du Nord. Certains formations volcaniques particulières à l'Islande ont pesé dans la balance.

 

 

 

Plusieurs scènes particulières sont aussi décortiquées, comme l'Aube des temps, qui sert de prélude au film. La construction du bouquin suit l'intrigue du film, du point de départ avec la préface de Ridley Scott jusqu'aux scènes finales.

 

Les notes de production, disséminées en courts paragraphes, sont donc illustrées abondamment par des story-borads de Ridley Scott lui-même, par des desins de productions des artistes ayant collaboré au film, par des photos sur les coulisses (décors, maquettes, figurines animatroniques...) ou extraites du film lui-même. L'ensemble a été écrit et rassemblé par Mark Salisbury.

 

Au final, un ouvrage visuellement magnifique, qui rend honneur au travail artistique sur le film, entrecoupé de témoignages intéressants et précieux.

 

Bravo à Akileos et à Miceal O' Griafa, qui a assuré la traduction.

 

Spooky

 

Note : pour les nouveaux venus, voici deux avis sur le film : celui de Piehr, et le mien.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films


 


 
Ouiiii, je sais, Piehr nous a déjà livré une chouette chronique du film il y a quelques jours, mais que voulez-vous, je voulais en parler aussi, et ça n'aurait pas tenu sur un seul commentaire, ni même dix. Je vous livre donc mon sentiment sur l'un des films les plus attendus -et controversés- de l'année.
 
A la mort de Moebius, il y a quelques semaines, le réalisateur Ridley Scott avait remarqué cette cruelle marque du destin qui faisait partir l'un de ses collaborateurs et inspirateurs de l'époque d'Alien, peu de temps avant qu'il n'achève la production d'un nouveau film revenant dans cet univers. Ainsi Scott avait-il posé les bases d'une science-fiction nerveuse, ambitieuse et flippante en 1979, avant de revenir au genre trois ans plus tard avec le magnifique Blade Runner, puis de connaître une longue absence (en termes de films de SF), malgré la continuation de la franchise Alien avec plus ou moins de bonheur par d'autres cinéastes.


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Ce Prometheus était donc doublement attendu, par les fans d'Alien qui espéraient y voir leurs bêbêtes préférées, mais aussi par les amateurs de SF pure et dure. Si les premiers ont dû déchanter quelque peu, les seconds ont pu trouver quelques motifs de satisfaction. Pour ma part, j'appartiens aux deux groupes, mais n'attendais rien de particulier de ce film, sinon d'en prendre plein les mirettes, étant toutefois un peu méfiant eu égard aux dernières productions de Ridley Scott, lesquelles ne brillaient guère par leur cohérence ni leur beauté visuelle, qualités qui ont cependant permis au premier Alien de construire sa légende.

Nous sommes en 2089. Un couple d'archéologues découvre dans une grotte d'Ecosse des bas-reliefs mettant en scène des êtres humanoïdes de grande taille qui semblent indiquer un point dans le ciel. Ce motif ayant été remarqué partout dans le monde, un milliardaire décide d'affréter une mission spatiale afin de retrouver ce point, distant de dizaines d'années-lumière (au moins, mais on s'en fout). Le Prometheus, qui comporte 17 membres d'équipage dont le couple de chercheurs, atterrit sur une planète où d'étranges constructions recèlent de lourds secrets.
 

Une semaine après son visionnage il est toujours difficile de réaliser une analyse proposant une quelconque cohérence, tant cet objet me semble gigogne et complexe. Une chose est sûre cependant, j'ai beaucoup aimé le spectacle proposé. C'est filmé sublimement, Scott semble avoir retrouvé ses gestes d'antan, et si ce n'est peut-être pas le film de SF de l'année, il y a des audaces visuelles qu'on n'oublie pas. Si vous voulez vous faire une idée, regardez la bande-annonce.

 

 

Au niveau du casting, il y a finalement peu à dire. Michael Fassbender, que j'avais découvert dans X-men: First Class, est parfait dans le rôle du
traditionnel androïde qui accompagne les humains en hibernation, mais qui semble agir aussi de son côté. Charlize Theron est un pur glaçon qui commande la mission, et du coup elle livre une performance sans relief, qui aurait pu être exécutée par n'importe quelle jolie plante... Le premier Alien était porté presque entièrement par Sigourney Weaver, alias Ellen Ripley. Ici
son équivalent est Noomi Rapace, actrice suédoise révélée par la version cinéma de Millenium. Son rôle est complètement différent ici, et je dois dire que je suis assez dubitatif. On sent bien l'intention de Scott de ne pas caster une bombe atomique, l'actrice a plutôt un physique quelconque (on remarquera ses bonnes cuisses quand elle se promène uniquement vêtue de
bandelettes...), mais je n'ai pas été touché par sa performance. On notera aussi la présence de Guy Pearce, mais son maquillage est tellement... dense, dirons-nous, que ç'aurait pu être moi dessous. Mais je vais y revenir dans la partie spoilers.
  
[SPOILERS] On attaque la partie qui fâche un peu, puisque de nombreuses critiques, qu'elles émanent de professionnels ou d'amateurs, ont pointé deux points noirs : d'une part un monceau d'incohérences qui, si on s'arrête sur chacune d'elles, vous empêchent carrément de "voir" le film. Je vais en lister quelques-unes, particulièrement visibles. Lorsque les analyseurs d'air des combinaisons des astronautes diagnostiquent une atmosphère respirable dans le sanctuaire extra-terrestre, l'un des membres de l'expédition enlève son casque, au mépris de toute précaution quant aux possibilités de virus aérobies. Si encore il se fût agi d'un gros bourrin de GI avec le QI de Franck Ribéry, on l'aurait laissé passer ; mais là il s'agissait d'un archéologue, un scientifique qui normalement a reçu une formation, tout ça. Pour le coup, je pense que si la peste l'eût étouffé, la salle aurait applaudi. Ensuite, quand l'atmosphère devient un peu effrayante, on a deux glands qui ne servaient presque à rien qui décident de se séparer du groupe principal pour rentrer au vaisseau. Et qui se perdent, bien entendu. Bon ok, les Américains sont rarement intelligents dans ce genre de situation, mais quand on se rappelle que l'un des deux est -et ce fut sa seule utilité- le gars qui a inventé un système révolutionnaire de cartographie en 3D avec des drones volants, et qu'il avait donc entièrement modélisé l'endroit où ils se trouvaient quelques minutes auparavant, il y a fort à parier que Scott et Lindelof (son co-scénariste, co-créateur de la série Lost), sans oublier Jon Spahts, auteur du script original, ont voulu faire de la place dans les personnages ; je note aussi la scène où un vaisseau extraterrestre gigantesque est abattu dans les airs (genre à 500 m d'altitude), que les personnages voient non pas au-dessus d'eux, mais un peu plus loin, mais qui bien sûr s'abat au-dessus d'eux, et auquel ils arrivent à échapper en courant. Allez une dernière, hénaurme : un personnage, censé être très vieux, joué par un acteur dans le force de l'âge (Guy Pearce a 45 ans à la fin de cette année), et donc affublé d'un maquillage à mi-chemin entre la surface de la Lune et la peau d'un citron pourri. Absolument ridicule. Pourquoi ne pas avoir choisi un acteur VRAIMENT vieux ? Mystère. Je me suis bien marré. Et vous aussi en me lisant peut-être, mais je vais m'arrêter là ; si vous voulez un catalogue plus complet, je vous redirige par là. Mais hey, les amis, vous débarquez dans la filmo de Ridley Scott ou quoi ? La plupart de ses dernières productions ne ressemblent plus à grand-chose, et il ne s'embarrasse plus de contingences narratives quand il veut faire des scènes choc. Tiens, pour vous rafraîchir la mémoire.


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Autre vilain point noir : le lien avec le premier Alien est ténu, au point que nombre de personnes crient au scandale, au crime de lèse-majesté, au viol, que sais-je encore. Là je crie à l'hypocrisie. Parce que ce film nous a un peu été vendu comme une prequel, mais je pense qu'il s'agit surtout d'une demande du studio, la Fox, alors qu'il ne s'agissait que d'une idée de départ de Scott quand il s'est attelé à son script. L'idée de départ ? Nous expliquer la présence du "space jockey" (une expression dont personne ne sait d'où elle sort) que les membres de l'équipage du Nostromo découvrent dans le premier film dans ce qui semble être un antique vaisseau spatial. Prometheus est plus complexe, plus touffu, oserais-je dire. Ce qui ne l'empêche pas d'être foncièrement con (ou truffé d'incohérences si vous voulez une terminologie plus politiquement correcte). Mais attention, hein, la parenté, ou plus exactement la parentalité avec Alien est belle et bien présente, avec plusieurs scènes qui ponctuent le dernier segment du film, plaçant le long métrage de 1979 comme une suite presque directe, tout en ouvrant une autre direction (et d'éventuelles suites), malgré le fait que l'action se passe sur une autre planète que celle où se pose le Nostromo. J'imagine que certain(e)s de ceux et celles qui poussent des hauts cris s'attendaient à voir des face huggers, des huis-clos étouffants, des tuyaux suintants et des xénomorphes à longues têtes... Oh mon dieu, mais Ripley n'est pas dans ce film ! Trahison ! Vade Retro Scottanas ! [FIN SPOILERS]


Pour ma part, j'ai pris Prometheus pour ce qu'il est vraiment : un putain de film de SF, filmé divinement, truffé de trouvailles visuelles. C'est un film qui n'a pas beaucoup de cohérence narrative, mais finalement je m'en fous. Je voulais voir du grand spectacle, pas du Lynch en apesanteur. Et j'ai été servi. Je ne parle pas du propos du film, à dessein, ne me sentant pas assez versé dans la philosophie pour le faire ; si l'un(e) d'entre vous veut parler des origines extraterrestres de l'Homme, les pages du blog lui sont ouvertes :)


Spooky.

 

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