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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Dans la jungle des block-busters (il paraît qu'on dit "tent-poles, maintenant"...) américains de cet été, il a été difficile de voir le film de "moyenne gamme" qui saurait tirer son épingle du jeu. Insaisissables est peut-être celui-là.

 

Alléché par une bande-annonce plutôt bien foutue, c'est sans aucun a priori -et en connaissant peu l'histoire- que je suis allé le voir. Un beau jour quatre magiciens de rue très doués sont conviés à une étrange réunion. Un an plus tard ils sont devenus des mégastars, réunissant leurs talents lors de shows dans les plus grandes salles de spectacles. La réputation des quatre Cavaliers est définitivement acquise lorsqu'avec l'aide d'un spectateur français, ils subtilisent plusieurs millions d'euros dans le coffre-fort d'une banque française, tout en opérant à... Las Vegas. Le FBI met sur le coup l'un de ses meilleurs agents, Dylan Rhodes (interprété par le protéiforme Mark Ruffalo), auquel on adjoint une enquêtrice d'Interpol, la française Alma Dray (Mélanie Laurent, inattendue). Lesquels découvrent bientôt que les quatre magiciens ont un plan beaucoup plus ambitieux en vue...

 

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D'emblée j'ai été embarqué dans le film ; les quatre illusionnistes interagissent bien, les spectacles sont bien montés, tandis que les deux flics pataugent. Un seul regret, la tendance de Louis Leterrier, le réalisateur, à tourner autour de ses acteurs avec sa caméra, parfois un peu dans tous les sens. Le gars sait se servir de son engin, mais il y a des moments où c'est inutile. Même lorsque la magie opère, un peu de sobriété ne fait pas de mal. Pour le reste, le boulot est de qualité ; il s'agit également d'un film policier, avec son lot de poursuites, de cascades... Pour le coup la violence est assez peu présente, en cela le scénario est bien écrit. Idem, les différentes chausses-trapes dans le scénario fonctionnent à peu près, même si des incohérences subsistent. L'humour est aussi présent, essentiellement dans le personnage de Woody Harrelson (Tueurs nés, Hunger Games), l'un des magiciens, toujours prompt à lancer des petites piques à ses camarades. A ses côtés on trouve Jesse Eisenberg (le jeune qui monte, après The Social Network), Isla Fisher (Gatsby le Magnifique), ainsi que Dave Franco, le petit frère de James, acteur de séries TV mais qu'on a vu récemment dans Warm Bodies, l'adaptation de Vivants. Sans oublier deux grands noms : Michael Caine et Morgan Freeman, respectivement banquier/mécène de la bande de bateleurs et ex-magicien reconverti dans le démontage des "trucs" des illusionnistes. Tous se débrouillent bien, Isla Fisher étant peut-être la plus effacée, tandis que Mélanie Laurent semble jouer tous ses rôles de la même façon, tout en restant charmante. A noter également le petit rôle de José Garcia, en touriste français qui se fait piéger par notre bande de joyeux drilles.

 

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Louis Leterrier, ancien élève de Luc Besson, a choisi ce scénario pour alléger sa filmographie : Le Transporteur 1 et 2, Danny the Dog, L'Incroyable Hulk, le Choc des Titans. A mon sens le pari est réussi, Insaisissables est un bon divertissement, bien réalisé, plutôt pas mal joué. Un bon moment.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Le Clairvoyage est le premier roman d’Anne Fakhouri, une auteur que j’ai découverte il y a quelques mois via le très bon Narcogenèse (à qui je dois au moins une arrivée tardive au travail, après avoir oublié de descendre à la bonne station).

 

Ce premier roman ne visait pas forcément le même public. Si Narcogenèse se destine à un public plus adulte, le Clairvoyage est davantage coulé dans le moule de la littérature jeunesse. Ce qui n’empêche pas le lecteur dans la fleur de l’âge que je suis de m’être laissé accrocher sans problèmes par l’univers et les personnages.

 

Comment en effet ne pas se laisser convaincre par les personnages haut en couleur comme la Grand-tante Coucou ou le vieux monsieur Hêtre ? C’était une des forces d’Anne Fakhouri dans Narcogenèse, et je m’aperçois donc qu’il s’agit sans doute d’une des marques de fabrique de l’auteur. Tout comme cet intérêt pour les familles complexes qui dissimulent de lourds secrets que les dernières générations ont du mal à faire éclater. Mais le Clairvoyage n’est pour autant pas un simple proto-Narcogenèse. Le personnage principal est beaucoup plus jeune, la trame totalement différente et le bestiaire fantastique convoqué sans aucun rapport.

 

Récit jeunesse oblige, on est évidemment ici en présence d’une histoire initiatique, qui voit la jeune héroïne devenue subitement orpheline apprendre à affronter ses peurs, à démêler le vrai du faux et à comprendre que dans ce monde qu’on lui a présenté comme foncièrement pragmatique se déroulent des choses qui relèvent davantage de l’inexpliqué, voire du surnaturel. C’est intelligemment mis en place, le première chapitre pose brutalement les choses, ce qui permet de rapidement introduire un personnage principal qui va voir sa vie radicalement bouleversée.

 

J’attends de mettre la main sur La brume des jours pour conclure l’histoire de Clara, mais si j’ai mis plus de temps que Narcogenèse pour me plonger dans l’intrigue et prendre le rythme de l’histoire, force est de constater que Le Clairvoyage lançait sur les rails de l’édition une auteure pleine d’idées, qui sait puiser dans ses références avec goût, et appuyer son récit sur une galerie de personnages forts et complémentaires. Une sympathique lecture qui m’aura permis de me plonger dans un univers sans vampires, ce qui n’est jamais désagréable pour se ressourcer.

 

Vladkergan

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Reportages

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Un amateur hélvète, grand admirateur de Tolkien, a décidé d'ouvrir sa collection au public, et pour ce faire va ouvrir très prochainement un musée dans l'est de la Suisse. J'avoue, j'ai très envie d'aller à l'inauguration, mais cela risque d'être compliqué, même si après un message de ma part, j'ai reçu une invitation...

 

Lien direct vers le site du musée.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Depuis la mort suspecte de Tug, son beau-père policier, Samuel peine à contenir les voix mystérieuses qui le harcèlent. Darius, son nouvel ami, souffre du même mal. Tous deux comprennent bientôt qu’ils disposent de pouvoirs complémentaires. À travers eux, des fantômes s’incarnent et réclament justice... 

Après ma rencontre avec Anne Fakhouri il y a quelques mois de cela, à la faveur de la première édition des Oniriques, je m’étais plongé avec délectation dans son Narcogenèse, un roman particulièrement prenant et pour le moins bien construit autour d’une galerie de personnages assez forts. Entre-temps, je me suis plongé dans la lecture de la série précédente de l’auteur, diptyque jeunesse publié également chez l’Atalante, et dont le premier tome, Le Clairvoyage, m’aura permis de retrouver certains des thèmes fétiches de l’auteur (à commencer par de pesants secrets de famille).

Changement radical de ton (mais pas d’auteur) avec ce Hantés, annoncé dans les prochaine semaines chez Rageot Thriller. L’auteur s’y essaie au polar young-adult non sans renier son attachement au fantastique, qui conserve une place de choix dans ce one-shot rondement mené, mais y est imbriqué de manière bien différente. De même, on quitte les thématiques habituelles de l’auteur pour assister à une rencontre des plus efficace entre Histoire et histoire.

L’auteur choisit en effet de se frotter ici, par le truchement de plusieurs de ses personnages comme par celui de sa trame de fond, au génocide rwandais, et à la place des enfants dans ce dernier. Ce choix appuie fortement le réalisme de l’intrigue, laquelle garde un pied dans l’imaginaire par ce que le titre laisse d’emblée présager : on est ici face à une histoire de fantômes. L’aspect polar agit donc comme un véritable liant entre la dimension historique et la dimension fantastique, ce qui enrichit les ambiances, et évite à l’auteur de se fixer platement dans l’une ou l’autre de ces dimensions. Ce qui multiplie les possibilités d’accrocher à l’ouvrage.

J’ai beau avoir trouvé que certains personnages auraient pu bénéficier d’un approfondissement plus poussé (tels que Moses ou Henri, qu’on peut rapprocher de certains personnages présents dans les anciens romans de l’auteur), le livre a été lu d’une traite, sans écueil ni ennui. Pas de lenteurs, pas de baisse de régime : une fois que les bases du récit sont posés, Anne Fakhouri conduit tout son petit monde (lecteur comme personnage) au coeur d’une intrigue qui ne manque ni d’intérêt ni de rebondissements.

Littérature jeunesse oblige, le roman propose une vision édifiante de certaines attitudes actuelles (le regard vis à vis de la pauvreté notamment) sans que cela prenne une tournure trop sentencieuse. Sans dégager une ambiance aussi prenante que Narcogenèse (dont le premier chapitre est un modèle du genre, notamment au niveau de la mise en scène et de l’introduction des personnages), ce Hantés est donc un polar jeunesse plus que recommandable, qui peut séduire autant les jeunes lecteurs que ceux qui ne veulent pas voir un nouveau roman d’Anne Fakhouri leur échapper.

 

Vladkergan 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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2013 semble être une année particulière pour les Mystérieuses Cités d'Or. Après une réédition intégrale en DVD et blouré haute définition, la diffusion d'une "suite" se déroulant en Chine (que je n'ai pas vue, si vous avez des avis dessus, je suis preneur), ainsi qu'un jeu video disponible sur iTunes et Google Play. La bande-son a aussi été ressortie récemment.

 

Pour ceux auxquels ce nom ne dit rien, je vous recommande ce tour sur mon ancien site.

 

C'est aussi l'occasion de revenir aux racines, c'est à dire le roman de Scott O'Dell, la Route de l'Or, qui a lui aussi été réédité -par Kazé, dont il me semble que c'est la première publication non-mangaïque. Lequel a donc inspiré le dessin animé. "Inspiré" est le terme le plus approprié, car les différences sont énormes. Esteban, le héros, n'est plus un orphelin sauvé d'un naufrage par le fourbe Mendoza, mais un adolescent, issu de la bourgeoisie, qui le lendemain de l'obtention de son diplôme de cartographe, s'embarque pour le premier bateau en partance pour le Nouveau Continent.

 

Nous sommes en 1540, et le réalisme s'embarque aussi. Exit les faire-valoir à vocation comique. pas de Grand Condor ou d'autres moyens de transport de taile démesurée. En fait, seuls le contexte historique (l'exploration du Nouveau Monde à la recherche de Cibola, l'une des sept Cités d'Or) et trois personnages sont présents ; hormis Esteban de Sandoval, Mendoza est un capitaine de marine, uniquement intéressé par l'or, et Zia est une jeune Indienne qui sert de guide et d'interprète à Mendoza et son groupe.

 

Car les intentions de celui-ci sont vite découvertes par son commandant d'expédition, lequel le débarque sous un faux prétexte en Californie, avant qu'une mutinerie éclate à son bord. Esteban, trois musiciens (!) et un prêtre un peu illuminé sont également du voyage. Guidés par la jeune Zia et les rumeurs colportées par les différentes tribus d'Indiens rencontrées en chemin, les fugitifs essaient de trouver ces fameuses cités pavées d'or...

 

Le récit est partagé entre deux trames narratives. D'une part le récit de cette expédition, vouée à l'échec ; d'autre part le récit du procès d'Esteban, qui a lieu l'année suivante, à Veracruz (actuel Mexique), accusé d'avoir soustrait à la possession du Roi d'Espagne un trésor amassé dans ces cités indiennes. Après avoir été mené en bateau par Mendoza, Esteban est là encore manipulé, par son geôlier qui le presse de ne rien dire au tribunal auquel il est confronté. A noter que le titre original est The King's Fifth, ce qui évoque directement cette fameuse part d'un cinquième qui revenait alors au Roi d'Espagne lors de la découverte d'un trésor sur les terres conquises.

 

Je ne sais pas si la traduction est récente, mais un élément m'a fait tiquer. Etant donné que l'espagnol (enfin, le castillan) est la langue du narrateur, et que l'auteur est Américain, pourquoi avoir gardé dans le texte de nombreuses locutions espagnoles, qui ont leurs équivalents en français ? Pour les unités de mesures, cela ne se discute pas, ce sont celles de l'époque, mais pour d'autres termes, je reste circonspect.

 

Autre petit défaut, et là c'est l'éditeur qui est en cause ; les dialogues et les passages descriptifs sont parfois collés ; ou bien la parole d'une même personne est hachée, avec des retours à la ligne intempestifs parfois. Ces défauts ne constituent pas la majeure partie du livre, mais si l'enjeu était de "gagner deux ou trois pages", cela me laisse pantois.

 

La Route de l'Or est un roman sérieux de bout en bout. Le style de Scott O'Dell est très sec, factuel, laissant finalement peu de place à l'introspection du héros (sauf dans la partie judiciaire). L'ensemble baigne dans un réalisme sombre, montrant avant tout la cupidité des Conquistadores... Du coup la lecture n'est pas très plaisante, même si on se demande, à la fin de chaque chapitre, ce qu'il va arriver à nos marginaux.

 

A noter que la partie "passée" d'Esteban fait référence à une expédition réelle, celle du gouverneur Francisco Vasquez de Coronado -auquel Oo'Dell fait plusieurs clins d'oeil dans le roman- qui essaya lui aussi de trouver les sept Cités d'or durant deux ans.

 

En 1972 Scott O'Dell a reçu -pour l'ensemble de sa carrière d'auteur- le prix Hans Christian Andersen, lequel est décerné par l'Union internationale pour les livres de jeunesse (IBBY), en reconnaissance d'une "contribution durable à la littérature pour enfants".

 

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Gagner la guerre m’avait littéralement démis la mâchoire, Janua Vera (lu après) n’avait pas eu un effet moindre. Une plume bluffante, une poésie de la langue impressionnante dès le premier chapitre, un imaginaire discret mais pourtant bien présent. C’est dire si j’attendais avec impatience ce premier tome de la nouvelle série de Jean-Philippe Jaworski édité chez les Moutons Electriques.

 

Parlons déjà de l’objet, puisqu’il diffère des publications habituelles de l’éditeur, qui a tenu ici à propose un vrai format hardcover (couverture en dur) à l’américaine, avec jaquette à rabats, papier épais, etc. Avant même d’avoir ouvert le livre, c’est donc déjà un vrai plaisir de lecteur bibliophile, qui trônera fièrement dans les rayonnages de toute bibliothèque imaginaire qui se respecte.

 

Pour ce qui est du roman, j’ai été comme je m’y attendais happé par cette nouvelle saga, qui nous plonge en plein âge du fer. L’auteur repose sa narration sur une crédibilité historique indéniable, sans pour autant mettre celle-ci trop en avant, évitant ainsi d’alourdir son propos par un trop-plein de détails. Jean-Philippe Jaworski choisit également de coller à la dynamique des grands textes mythiques, en jouant sur les nombreux analepses et autres récits dans le récit (à la manière d’une Illiade ou de la Matière de Bretagne, pour citer quelques-uns des plus connus) qui émaillent ce premier volet, et agissent comme autant de clés pour la compréhension de l’histoire. On comprend certes d’emblée certains éléments sur le passé de Belovèse et de sa famille, mais ils ne sont pas explicité d’emblée, les détails venant bien plus tard.

 

Le style littéraire et la plume sont à mon sens moins difficile à aborder que dans Gagner la guerre. Ce qui n’empêche pas la langue d’être d’une richesse rare, la rythmique des phrases venant donner corps à ce vocabulaire qui ne nuit aucunement à la compréhension, malgré l’absence totale de notes de bas de page (pas franchement utiles étant donné que même le sens des termes très peu usités se déduisent sans mal du contexte). Et à jouer de cette manière avec sa manière de narrer, l’auteur gagne à mes yeux en fluidité.

 

Le récit mélange donc intrigues politiques, histoire de vengeance, querelles de familles et mythologie pour un résultat du plus bel effet, qui aurait autant sa place en littérature imaginaire qu’en littérature blanche. Car la force des récits de Jean-Philippe Jaworski, c’est aussi leur utilisation très intelligente du fantastique, qui ne pénètre le récit que par petites touches discrètes. C’est très intelligemment construit, l’ensemble mettant en branle une galerie de personnages assez dense sans pour autant créer de confusion dans l’esprit du lecteur.

 

Avec ce Même pas mort, Jean-Philippe Jaworksi réinvente la saga pour notre plus grand plaisir. A égalité, voire au-delà d’un Gagner la guerre, même si ce premier opus est court, d’autant que la lecture est d’une fluidité rare. Chapeau bas !

 

Vladkergan

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Comme il fallait s'y attendre, le film n'a pas grand-chose à voir avec le roman dont il est officiellement adapté. Il reste le contexte, une invasion zombie à l'échelle de la planète, ainsi que quelques personnages secondaires. Les différents volets de l'histoire sont ainsi liés par le personnage de Gerry Lane (Brad Pitt), ancien enquêteur de l'ONU, lequel se retrouve avec sa famille en première ligne lors d'une attaque de ce qui s'avère être des morts-vivants à Philadelphie. Ayant négocié la mise à l'abri de ses proches, il reprend du service afin de trouver la source du fléau.

 

Mon avis est partagé au sujet de ce blockbuster. J'étais curieux de voir comment le très bon roman de Max Brooks allait être adapté, mais je savais que son essence, le recueil de témoignages après les évènements, avait été complètement bouleversée par les scénaristes du film, lesquels ont d'ailleurs changé plusieurs fois au cours de la production. Le film était précédé d'une aura de film difficile, avec des tensions sur le tournage, des scènes retournées, des problèmes d'effets spéciaux... La sortie du film s'est faite 7 mois après la date initialement prévue. Mais les bandes-annonces laissaient penser que le spectacle était tout de même au rendez-vous.

 

Il y est, incontestablement. Pendant la première heure, on en prend plein les yeux, les zombies vont plus vite que Lance Armstrong dans l'ascension du Ventoux, le scénario, épais comme du papier à cigarette, avance à peu près bien. A tel point que je me suis dit que l'équipe créative avait vu et revu 28 jours plus tard, incontestable réussite du genre. L'histoire nous emmène un peu partout dans le monde, et même si les tournages se limitent à Glasgow et à Malte au lieu de Philadelphie, la Corée du sud et Jérusalem. On échappait aux sempiternelles images de télévision à la Roland Emmerich, nous montrant la Tour Eiffel, la Statue de la Liberté ou la Place rouge assiégés par les méchants zombies. La musique, elle aussi inspirée par le score de John Murphy sur le film de Danny Boyle, distille une atmosphère de tension assez palpable. Pour nous montrer l'ampleur de l'attaque, on n'hésite pas à utiliser le logiciel Massive, pour -entre autres- une scène qui semble directement inspirée par celle de la bataille du Gouffre de Helm dans Le Seigneur des Anneaux. Les zombies sont traités, en termes de comportement, comme des insectes, des créatures qui agissent en conscience partagée. Bref, de bonnes références, une réalisation impeccable, malgré un réalisateur, Marc Forster, plutôt novice dans le genre et les gros moyens. Seul Quantum of Solace, avant-dernier opus de la série James Bond, émarge dans cette catégorie au sein de sa filmographie.

 

Tout ça semble très positif, me direz-vous. Sauf que... sauf que lorsqu'on bascule dans la deuxième partie du film, lorsque Gerry n'enquête plus sur les traces du virus, mais doit fuir Jérusalem devant l'invasion subite des zombies, qui escaladent un mur qui avait tenu jusque-là, ça dérape... Une accélération de la menace due... aux chants des Palestiniens recueillis dans l'enceinte de Jerusalem. Auparavant le virus semble avoir été apporté à l'Occident par... des Nord-Coréens. Lorsque Gerry et une soldate israëlienne traversent un village gallois après un spectaculaire accident d'avion, la population ne lève pas le petit doigt pour les aider. Voilà pour le rayon clichés maladroits.

 

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Parlons maintenant des incohérences. Il y en a toujours dans ce genre de film, me direz-vous. Mais dans la deuxième partie elles envahissent le film, alors que les zombies sont moins nombreux (mais toujours bien présents). Je ne vais pas forcément les cataloguer, mais s'enfermer dans un laboratoire au milieu des zombies, en laissant sa seule arme au-dehors, c'est complètement con. Boire un soda dans ce même laboratoire, ça ne le fait pas non plus. Le Pays de Galles est un petit pays, d'accord, mais trouver l'établissement que l'on cherche après un accident d'avion dans la pampa, sans personne pour vous renseigner, ça relève de l'exploit impensable... Pensez-vous que dans un avion de la compagnie Belarus Airways, TOUT soit écrit en anglais ? L'équipage, alors que tous ses passagers est visiblement en pleine panique, doit-il ouvrir sa cabine à un inconnu qui frappe à la porte ? Le réalisateur passe un peu trop de temps sur le faciès de certains zombies, au point de les rendre presque risibles, alors que le but était de renforcer leur caractère inquiétant. Du moins je l'espère... Et puis dans la première partie, on nous montre un personnage de scientifique, qui a priori va tenir un rôle important. Pour, cinq minutes plus tard, le faire mourir de la façon la plus conne que j'aie vue depuis longtemps...

 

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Bon, ça fait grosse charge. Mais que voulez-vous, ces illogismes m'ont un peu gâché la fin du film, même si celle-ci tient grosso modo la route. Je ne sais pas quel contrôle Forster avait sur son montage (probablement pas grand-chose), mais lors de la première heure il s'est montré assez à l'aise avec les différents types de scène : violentes, intimistes, avec effets spéciaux, sans... Brad Pitt, seule star du casting (avec David Morse, excellent acteur de série B qui n'a hélas que 5 minutes de présence à l'écran), propose une partition sans grand relief, mais pas désagréable. Il n'est pas maquillé, ou si peu, et paraît presque son âge (oui, mesdames et mesdemoiselles, il aura 50 ans à la fin de cette année). Pas grand-chose à dire des autres comédiens, dont le temps de présence est peu important.

 

World War Z restera donc comme l'un des plus gros ratés artistiques de cette année 2013. Vraiment dommage, car il y avait matière à faire un excellent film, et le début en prenait la voie.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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La sortie du film avec Brad Pitt a remis en lumière ce roman tout récent, déjà remarqué à sa sortie. Comme j’ai plus ou moins l’intention de voir le film, j’ai décidé de lire l’œuvre originale.

 

Le pitch est différent. World War Z se présente comme une compilation d’interviews d’acteurs très différents de la guerre qui a opposé l’humanité entière à… des zombies. Pour une raison inconnue, les morts ont commencé à se relever, et à vouloir dévorer les vivants. Du fait des transports et des communications, le virus s’est rapidement propagé au monde entier, prenant au dépourvu la plupart des gouvernements.

 

Sur ce pitch ultra-simple, Max Brooks (qui n’est autre que le fils de Mel Brooks, acteur et réalisaeur « comique ») propose une sorte de référence sur le genre zombiesque. L’ouvrage est dense (plus de 500 pages en édition poche), et même si ce n’est pas de la grande littérature (le langage est proche du vocabulaire parlé, forcément), l’ensemble est sacrément efficace. En effet Brooks nous emmène quasiment partout dans le monde, au début, pendant le plus fort et après ce qu’on appellera la Guerre Z, pour nous montrer comment des survivants ot réagi face à Zack (surnom collectif des zombies, également appelés G ou goules). Simples quidams, militaires, chefs d’Etat, un grand spectre est passé en revue, d’autant plus que la menace Z était présente partout : sur terre, sur mer et même au fond des océans… Plusieurs années après la guerre, certaines goules réapparaissent, ayant été conservées dans les glaces arctiques on antarctiques…

 

Il n’y a pas de héros, de personnage central dans World War Z, simplement une multitude d’hommes et de femmes, qui avec leurs moyens, mais aussi leur volonté et leurs convictions, ont su repousser la plus grande menace qu’ait connu leur espèce.

 

Un excellent bouquin, qui vaut surtout par son aspect exhaustif, par la précision de certains des éléments indiqués (armes, religion, géographie…).

 

 

Spooky

 

EDIT : Veuillez noter qu'une adaptation cinématographique, avec Brad Pitt, est sortie au cinéma.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #BD

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D'ordinaire je réserve mes chroniques de bandes dessinées à bdtheque.com, et j'en recopie très peu ici, pour des raisons évidentes de référencement sur  Google. Je vous invite donc y aller faire un tour pour lire mes avis, qui sont nombreux (j'y ai le même pseudo). Mais une certaine catégorie de BD n'y a pas sa place, du moins dans la base de données. Il s'agit des BD auto-éditées. Il en existe des milliers, mais c'est sur le Spécial Origines de Fred Boot que j'ai jeté mon dévolu.

 

http://www.bedetheque.com/media/Photos/Boot.jpg

 

Auteur de Gordo (un singe contre l'Amérique) chez L'Atalante, puis ayant participé à une BD sur Dieppe, il décide de tout plaquer, de partir vivre à Hong Kong avec la plus belle femme du monde, et de faire des BD en crowdfunding. C'est à dire que tous ceux qui le souhaitent peuvent participer à son financement. Ce que j'ai fait, alléché par le pitch et le style de l'auteur. Celui-ci a découvert l'univers Marvel dans les années 80. Il ne s'en remettra jamais, et cet album est le reflet de cette passion, remixée à la sauce Boot.

 

Il s'agit donc de gags mettant en scène ses super-héros préférés, mais aussi lui-même, découvrant tout cet univers et se projetant dedans. C'est drôle, c'est fin la plupart du temps, le dessin est assez rigolo, sans encrage, bref, on passe un bon moment.

 

http://www.bandedessinee.info/IMG/jpg/02b_bdinfo.jpgPour en savoir plus, je vous invite à aller sur le site de Fred, où il vous propose d'ailleurs une super promo sur les derniers albums disponibles (il en a fait tirer 300). Alors, Fred, à quand la suite ?

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Ressources et amis

C'est l'été ! Enfin je crois.

 

Le fanzine trimestriel de la communauté Autres Mondes n'existe plus depuis quelques temps, mais les courageux et talentueux blogueurs qui la composent continuent à être créatifs. Ainsi l'appel à textes et illustrations "au fond de ma mine a bien inspiré les artistes. J'y ai participé en tant que relecteur, toujours sous le pilotage d'Alice.

 

Short Stories Store n°2 Au fond de ma mine by Autres Mondes

 

 

Bonne lecture !

 

Spooky

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