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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Thomas et les autres survivants regretteraient presque la vie dans le Labyrinthe. Ils avaient de la nourriture, un abri et une certaine sécurité... Mais un évènement inattendu les amène à sortir. Or le monde qu’ils découvrent à l’extérieur a été ravagé par l’apocalypse. La terre est dépeuplée, brûlée par les éruptions solaires et par un nouveau climat ardent. Plus de gouvernement, plus d'ordre… et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière qui errent dans les villes en ruine.


Au lieu de liberté, Thomas et les autres se trouvent confrontés à une nouvelle épreuve imaginée par le WICKED. Ils doivent traverser la Terre Brûlée, la zone la plus dévastée, pour atteindre un refuge sans doute paradisiaque. Mais l'atteindront-ils à temps malgré tous les obstacles qui se dressent sur leur route ?

 

Changement radical de décor pour ce deuxième épisode mettant en scène Thomas et ses amis de circonstance. Alors qu'ils semblaient avoir trouvé une sorte d'abri avec des opposants au WICKED, ils se retrouvent à nouveau livrés à eux-mêmes, et obligés, après la visite d'un homme mystérieux, de marcher pendant plusieurs jours sur une terre désolée, et asséchée par un soleil aveuglant. Ce tome 2 est une suite de séparations, de retrouvailles, de rencontres, de trahisons... Mais il est un cran au-dessous du premier tome, on imagine que le final permettra de relever le niveau...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Sacrée découverte dans un grand restaurant de Blankenberge, sur la côte belge : le corps sans vie d’une (très jolie) femme au fond d’un vivier à homards. Sur sa fesse gauche, un mystérieux tatouage, la lettre M en caractère runique, emblème d’un groupuscule d’extrême-droite. Le commissaire Van In et le fidèle Versavel se lancent sur ses traces pour se retrouver au cœur d’une véritable guerre entre catholiques intégristes, cellules islamistes et néo-nazies…

 

Dans le cadre de ma découverte du polar dans tous ses états (et ses Etats), j'ai croisé la route de cet auteur flamand, qui place l'action de ses romans dans Bruges, très belle ville que je vous recommande en passant. Mais comme toutes les grandes villes, elle peut abriter des meurtres sordides, et ceux qui sont décrits ici n'ont rien à envier à d'autres cas célèbres (ou pas). On découvre les bas-fonds de la Venise de Nord, on se balade en voiture ou à pied (après tout, c'est plutôt petit) avec Van In et Versavel, parfois flanqués d'Hannelore, l'épouse du premier et juge d'instruction de son état. Van In boit plus que de raison, souvent de la Duvel, fume clope sur clope (mais essaie d'arrêter) et n'hésite pas à reluquer les jolies femmes que les hasards des enquêtes placent sur son chemin, fussent-elles suspectes. Son adjoint Versavel est lui gay, boit très peu d'alcool, et essaie de servir de bonne conscience à son collègue et ami, sans toutefois y arriver véritablement.

 

L'écriture de Pieter Aspe, qui livre ici son 15ème roman consacré à Van In, a une plume rapide, alerte et non dénuée d'humour, surtout lorsque Van In est placé face à ses démons. On découvre un peu l'actualité sociale en Belgique, notamment au travers de la montée de l'Extrême Droite. A noter que le mot Belgique n'est présent qu'à seulement une ou deux reprises dans le texte, l'auteur parlant surtout de Flandre occidentale. Je trouve toutefois qu'il ne va pas assez en profondeur, qu'il pourrait être encore plus dynamique et acerbe, que ce soit concernant le commissaire ou les intrigues policières qu'il développe. C'est dommage, car la ville de Bruges doit permettre à de vrais récits empreints de noirceur de se développer. De plus la fin de ce roman m'a parue un peu trop précipitée, la conclusion tenant en un paragraphe ou presque. J'y reviendrai sans doute, toutefois, car les personnages sont sympathiques.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

L'univers d'Arda, créé par Tolkien, a suscité beaucoup de fanarts, d'imitations, et stimulé l'imagination de nombre de créatifs. Parmi eux, Tim dedopulos, auteur britannique qui a aussi oeuvré dans les champs des jeux de rôle, de l'archéologie, l'anthropologie, le vaudou, le paranormal...

 

Dans ce recueil il propose plus de 150 énigmes prenant pied au sein de la Terre du Milieu. Celle-ci sont de tous niveaux, de facture relativement classique, entre calculs de distances, de poids, de quantités, etc, mais aussi de la graphologie runique, des charades, de la logique... Un peu de diversité, donc, même si sur 150 énigmes, certaines se ressemblent. Comme je l'indiquais, certaines sont assez compliquées, d'autres plutôt facile, il y e en a pour tous les goûts. j'en ai résolu quelque-unes, mais n'étant pas forcément un spécialiste de l'exercice (ni un matheux), certaines m'ont laissé circonspect. Les pages sont illustrées de très belle manière, par des artistes non crédités, l'éditeur ayant visiblement passé un contrat avec des banques d'images.

 

C'est toujours un plaisir de passer du temps en Terre du Milieu, y compris pour se triturer un peu les méninges. Tim Dedopoulos fait au final peu référence à l'oeuvre même de Tolkien, peu de personnages de l'oeuvre native sont cités.

 

Au final, une lecture ludique, un ouvrage fort agréable à feuilleter, à picorer.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Il était une fois, dans un futur proche, un ancien pilote de la NASA, reconverti en fermier, qui essaie d'élever de son mieux ses deux enfants de 15 et 10 ans après le décès de sa femme. Son champ de maïs est très précieux car les autres céréales ont disparu, suite à différentes catastrophes et parasites de toutes sortes. C'est bien simple, des poussières survolent le sol américain et viennent régulièrement polluer l'air et les sols. La Terre est en train de tuer sa surface. Et puis un jour Murphy, la fille de Cooper, réussit à décrypter un message que lui délivre celui qu'elle prend pour un poltergeist dans sa chambre. Ensemble ils arrivent au point désigné, et découvrent... une base de la NASA ultra-secrète, dont la vocation est d'explorer les confins de l'espace à la suite de l'apparition d'un trou de ver, à la recherche d'un monde habitable. L'arrivée de Cooper va leur permettre d'accélérer le programme et d'aller à la rencontre ou à la rescousse de certains des vaisseaux d'exploration partis 10 ans auparavant.

 

Comme on s'en doute avec Christopher Nolan, créateur d'Inception et des trois derniers Batman, le film ne va pas s'en tenir qu'à ce récit. L'ampleur de celui-ci va l'amener sur des pistes rarement explorées jusque-là, sauf via Gravity et 2001, l'Odyssée de l'espace.Car au-delà du space opera aux accents contemplatifs -il y a de vrais moments de silence, qui sont autant de parenthèses assourdissantes-, il y a aussi une dimension humaine, au travers en particulier des enfants de Cooper et leur relation à distance, ceux-ci vieillissant bien plus vite que leur père. La première petite heure est d'ailleurs consacrée à cette famille, complétée par le beau-père de Cooper. Nolan appuie bien sur le sujet, et la narration alternée qui va prendre pied dès son départ prend vite son sens.

 

Quatre astronautes partent donc rejoindre le trou de ver qui va leur permettre d'atteindre une autre galaxie, et leur périple va bien sûr être émaillé de joies, de peurs, de déceptions et de drames. Un autre pic narratif est atteint lorsque les doutes, et donc, peut-être, la vérité, concernant les vraies raisons de l'expédition, la préséance du plan B sur le plan A... Dès lors le destin de la mission, et son éventuel retour sur Terre, sont sujet à nombre d'interrogations, autant logistiques qu'éthiques.

 

Intervalle technique. Le trou de ver est une incongruité scientifique, physique, un phénomène spatial qui permet de passer en un temps record d'un point à un autre de l'univers, au lieu des milliers d'années-lumière (pour peu que l'on voyage à la vitesse de la lumière). La gravité tient aussi une grande place dans l'histoire, et sert même de moteur, au sens propre comme au figuré, à l'expédition commandée par Coop'. D'un point de vue scientifique, le film tient globalement la route, comme le confirme Kip Thorne, physicien de grande renommée et qui a collaboré à l'écriture du scénario.

 

Pour toutefois y arriver, le réalisateur a mis un peu d'effets spéciaux, mais pas trop, dans son montage. Il a voulu y aller un peu "à l'ancienne", pour un résultat qui fait immédiatement penser au film culte de Stanley Kubrick. La présence d'intelligences artificielles en forme de monolithes sombres est d'ailleurs un hommage assumé. L'idée était aussi de coller à l'esprit documentaire en projetant par exemple des images de l'espace sur les décors entourant le vaisseau dans lequel se trouvaient les comédiens. la composition musicale d'Hans Zimmer joue aussi sur la perception du film. Il n'en a toutefois pas vu une seule image avant de composer la musique, simplement à partir d'une page de synopsis.

 

Pour réaliser son casting Nolan a fait appel à des fidèles, comme Michael Caine, qui fut des trois Batman de l'Anglais, tandis qu'Anne Hathaway était présente dans le dernier épisode. Dans le rôle du Pr Brand, concepteur de smissions Lazarus et de celle de Cooper, et de sa fille qui accompagne les astronautes dans la mission de la dernière chance, ils sont impeccables. Anne Hathaway est une actrice d'une grande beauté, mais elle n'a que très peu de maquillage dès que la mision part dans les étoiles. Le rôle principal du film est tenu par Matthew Mc Conaughey, le Texan le plus talentueux, qui a obtenu un Oscar pour Dallas Buyers Club et qui après Mud, Le Loup de Wall street, True Detective, La Défense Lincoln, enchaîne les succès critiques et publics. On notera la présence de John Lithgow, Jessica Chastain (Zero dark Thiry), Casey Affleck ou encore Wes Bentley autour des personnages principaux. Du -très- solide. Il y a aussi une autre méga-star au casting, mais son identité relève la surprise, donc je n'en dirai rien.

 

Visuellement le film de Christopher Nolan est impeccable. Les scènes dans l'espace ne souffrent aucune critique, quand bien même elles ne seraient pas aussi épiques, techniquement parlant, que le film d'Alfonso Cuaron. Les scènes sur Terre sont elles aussi remarquables dans leur sobriété, et lorsque la scène devient émouvante, le réalisateur et son co-scénariste de frère Jonathan savent y mettre les formes, être justes. Je mets quiconque au défi de ne pas se sentir le coeur serré lorsque Cooper quitte ses enfants.

 

A l'origine c'est Steven Spielberg qui devait réaliser le film, mais il a jeté l'éponge à l'époque faute de financements adéquats et d'emploi du temps. Il fallait bien un cinéaste visionnaire tel que Nolan pour accepter le challenge, et le mener à bon port, sachant qu'au départ il devait seulement signer le scénario.

 

Interstellar nous parle de l'homme, de la nature, du temps, de la survie, l'espace-temps... Mais avant tout... l'amour. c'est par amour pour l'humanité que Cooper part pour les étoiles, abandonnant ses enfants. C'est par amour qu'Amelia Brand part elle aussi, pour retrouver celui qu'elle aime. Alors bien sûr, à un moment la boucle temporelle est créée, et les évènements de la première heure vont être vus autrement par le filtre de ce qu'il se passe dans le dernier tiers. De même il s'agit d'un film de SF qui exalte le goût de l'aventure, tout en gardant à portée de main la dimension humaine. Un grand écart difficile, et rarement atteint.

 

Alors bien sûr, le film comporte des défauts. Il laisse beaucoup de questions sans réponse, et cela va tarauder des spectateurs pointilleux jusqu'à plus soif, et certains crieront à l'hérésie, au nanar, au film-con-comme-Prometheus. On ne peut pas contenter tout le monde. Aussi je vous invite à aller le voir (pas en 3D, Nolan a horreur de ça) pour vous faire votre opinion.

 

"J'ai pris 7 ans à chaque heure passée dans cette salle de ciné. Mais 7 années de bonheur, alors ça va.", a dit un ami au sortir de la projection (coucou David). Je n'aurais pas su dire mieux. Un film immense, mais curieusement, pas un de mes préférés. Certaines séquences, infinies ou intilmistes, m'ont arraché quelques larmes ou des exclamations enthousiastes, mais il manque un petit quelque chose pour qu'il obtienne, à mes yeux, le statut de chef-d'oeuvre, même s'il s'agit là du meilleur film de Christopher Nolan, cinéaste visionnaire et scénariste surdoué.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

C'est totalement par hasard, au détour d'une nuit d'insomnie, que je suis tombé sur l'ultime volet de la trilogie de Sam Raimi consacrée au Tisseur. Par simple esprit de complétion, et alors que les deux premiers ne m'avaient pas convaincu plus que ça (lire et ), que je l'ai regardé. Jusqu'au bout.

 

La vie de Peter Parker va connaître un tournant décisif. Il s'apprête à demander sa petite amie, Mary-Jane Watson, en mariage, alors que celle-ci répète des tours de chant pour une comédie musicale à Broadway. Parallèlement son meilleur ami Harry Osborn va vouloir lui faire payer la mort de son père, tandis qu'une drôle de créature, venue des étoiles, va s'accrocher -littéralement- à Peter, et qu'un repris de justice va connaître un destin très particulier.

 

Nous avons donc trois nouveaux vilains potentiels. Trois personnages emblématiques de l'univers de Spidey. Mais aucun n'a bénéficié du traitement et de l'exposition qu'il méritait. L'arrivée de Venom -dont le nom n'est jamais prononcé, et pour cause-, le symbiote extra-terrestre, arrive comme un cheveu sur la soupe. La façon dont Harry retourne sa veste, une fois, deux fois, trois fois, est incompréhensible. A croire qu'il est vraiment complètement cinglé, comme son père... Quant à Flint Marco, alias l'homme-Sable, sa transformation, même si elle est assez bien réalisée au final, est amenée de façon tout à fait ridicule. Saviez-vous que vous pouviez tomber dans un accélérateur de particules après avoir escaladé une simple grille, grille sur laquelle il est écrit qu'il y a un acélérateur à particules pas loin ?

 

Quant au plus ridicule du film... C'est toujours Tobey Maguire, qui promène sa dégaine mal fagotée et ses yeux globuleux à tous les moments du film. Et la frange qu'il laisse tomber devant ses yeux -pour montrer que le symbiote le rend plus... beau ?- n'y change rien... A la fin du film je n'en pouvais plus de voir sa tronche d'esturgeon... Côté casting, on retrouve Kirsten Dunst dans le rôle de la petite amie un peu délaissée, mais elle ne semble plus vraiment habiter le rôle... D'autant plus que Gwen Stacy, incarnée par Bryce Dallas Howard, ne lui fait pas vraiment concurrence... Il reste JJ Jameson, l'inénarrable rédac'chef du Daily Bugle, qui bénéficie toujours de la gouaille de JK Simmons. C'est bien mince...

 

2h19 à oublier...

 

Spooky

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Publié le par Spooky

 

Dans la foulée de Promenades au pays des Hobbits et l'Encyclopédie des Hobbits, la fine équipe des auteurs français tolkienophiles, issue en partie des associations Tolkiendil et Elbakin.net est repartie pour un tour, et nous livre cette nouvelle petite bible pour tout amateur des Seml-Hommes.

Ils ont donc rassemblé toutes les informations disponibles, dans le Hobbit, le Seigneur des Anneaux, les Aventures de Tom Bombadil ou encore dans les différents tomes de l'Histoire de la Terre du Milieu ou les Lettres du Professeur.

 

Les auteurs ont réparti leurs contributions sur six grandes parties : l'origine et l'histoire des Hobbits, la dimension géographique, avec la Comté ("LE Comté" dans la nouvelle traduction -désolé, je ne m'y fais pas), avant de passer aux us et coutumes, la langue et l'écriture, puis les personnages célèbres dans l'ethnie hobbitte. Le dernier chapitre est consacré aux inspirations historiques et littéraires pour les Hobbits.

 

Il va de soi qu'un tel ouvrage va intéresser ceux pour lesquels les Hobbits sont une énigme, ce recueil donne donc un panorama quasi exhaustif de la question, permettant de comprendre la philosophie et l'importance de ces semi-hommes dans l'oeuvre de Tolkien. J'ai apprécié l'ensemble, qui m'a permis de retrouver dans un seul ouvrage l'essentiel des renseignements relatifs aux Hobbits. La dernière partie, qui s'attache aux origines historiques et littéraires probables du personnage emblématique de la Terre du Milieu, est très intéressante, dans la mesure où elle propose de nouvelles pistes de réflexion.

 

De l'excellent travail donc, de la part de Damien Bador, Audrey Morelle, Coralie Potot, Viven Stocker, Jean-Rodolphe Turlin et Dominique Vigot. L'ensemble est admirablement illustré par Sandrine Gestin et Xavier Sanchez, avec des portraits de Hobbits, qu'ils soient célèbres ou pas, des paysages ou encore des arbres généalogiques. Leslie Boulay y a également apporté sa contribution. Très belle maquette, encore une fois, chez le Pré aux Clercs.

 

Ce recueil est donc une nouvelle Bible pour les hobbitophiles, complémentant idéalement l'Encyclopédie du Hobbit.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Alors que DC a annoncé il y a quelques jours une vague de films (qui n'a pas soulevé un grand enthousiasme) et que la phase 2 est sur le point de se terminer, Marvel a dégainé la grosse artillerie et dévoilé le programme de sa phase 3 autour des Avengers. Lors de la soirée orchestrée par Kevin Feige, un petit malin a réussi à filmer une scène avec Tony Stark et Steve Rogers, plus connus sous les pseudos d'Iron-Man et Captain America, qui serait un extrait de Captain America 3, intitulé Civil War...

 

Voici donc ce à quoi ressemblerait cette Phase 3 :

Cela va commencer le 6 mai 2016 sortira le troisième volet de Captain America, intitulé Civil War. Un arc très important dans le multiverse Marvel, qui ne sera cependant pas celui des comics. Le 7 novembre de la même année sortira Doctor Strange, personnage également populaire, qui sera incarné par Benedict Cumberbatch, actuel Sherlock Holmes sur petit écran. Le film sera réalisé par Scott Derrickson (l'Exorcisme d'Emily Rose, Le Jour où la Terre s'arrêta, Délivre-nous du mal...). Le 5 mai 2017 devrait sortir le second volet de Guardians of the Galaxy, le succès surprise de l'année 2014. Le 3 novembre Thor va faire frémir son gros marteau dans Ragnarök.

 

2018 verra arriver trois films également, avec Avengers Infinity War (le 4 mai), découpé en deux parties, dont la seconde sortira en mai 2019. Black Panther va nous faire profiter de sa démarche féline sur grand écran, avec Chadwick Boseman dans le rôle-titre, après être apparu dans Civil War. Premier héros "non-blanc" de l'univers Marvel depuis Blade. Rendez-vous le 6 juillet. Captain Marvel sort début novembre, avec le personnage de Carol Danvers ; ce sera donc le premier film "porté" par un personnage féminin depuis Elektra. Inhumans sort en juillet 2019..

 

Pas d'Iron-Man, ni de Hulk, encore moins de Black Widow ou d'Oeil de Faucon dans cette phase. Pas assez bankables ? Par ailleurs, le titre de Ragnarök (la fin du monde dans la prophétie nordique) pourrait laisser penser que ce troisième opus de la franchise Thor pourrait être le dernier. Pas d'Ant-Man 2 pour l'heure, malgré le succès surprise du film de Peyton Reed et l'intégration de celui-ci dans l'équipe des Avengers.

 

Pour ceux qui crieraient au scandale, à la trahison, à l'hérésie, il a été dit haut et fort que le Marvel Cinematic Universe (MCU pour les intimes) se détachait presque complètement des histoires créées dans les comic-books. Au total 10 films sont donc annoncés, presque autant que lors des phases 1 et 2 (six chacune). Marvel passe la troisième. Sa vitesse de croisière ?

 

Votre avis sur cette déferlante ?

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky

 

La fin du tome 1 de la saga Martyrs proposait un énorme cliffhanger, et des dizaines de questions. Dans ce deuxième opus un certain nombre de questions trouvent leur réponse, mais d'autres se font jour.

 

Attention, la suite contient des [SPOILERS], je vous recommande de lire le premier tome avant de revenir lire ma chronique. A dans un mois, donc :)

 

Irmine est donc revenu dans le passé, désemparé, seul et désespéré. Il se raccroche au souvenir de ses amis, dont la plupart ne naîtront que 75 ans plus tard. Deux personnes mobilisent ses pensées : Helbrand et Kassis. Pendant un siècle ils vont lui servir de moteur, jusqu'à l'heure de leur rencontre. Entre passé et présent, Irmine et sa famille vont donc vivre des destinées différentes.

 

Oliver Péru nous livre un deuxième pavé (plus de 600 pages) où l'introspection se mêle aux scènes d'action, où la guerre, la peste (curieuse collision avec l'actualité) et les intrigues de palais dansent une sarabande au goût de mort...

 

Le roman est dense, presque pesant par moments, car il comprend de nombreux personnages principaux et secondaires, à l'instar d'une célèbre série TV actuelle. J'y ai trouvé des résonances aussi avec le Légende de David Gemmell, même si la dimension épique est moindre. Comme les héros de Michael Moorcock, Irmine est tourmenté, terriblement seul même s'il eut pour un temps comme compagne une gamine aux pouvoirs surprenants. On tremble au cours de combats, on pleure avec l'Arserker lorsqu'il songe à sa famille perdue, on est circonspect face au retour tout en subtilité de Karmalys, on souhaite le pire à la reine du Reycorax...

 

 

La plume d'Oliver Peru est élégante, elle permet de suivre l'action sans problème de bout en bout. Le roman est long, mais c'est un univers que l'on n'a pas envie de quitter.

 

La saga Martyrs ne relève pas tout à fait de la fantasy, c'est plutôt du médiéval fantastique avec sa magie, ses dragons et ses guerriers fantômes. Ce tome 2 s'achève sur une note d'espoir, une résurrection un peu inattendue. Et sur un futur inconnu, qui nous sera révélé en 2015, pour la conclusion de la saga. J'ai hâte.

 

Spooky

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Publié le par Spooky

 

Depuis une dizaine d'années à présent JRR Tolkien est revenu sur le devant de la scène culturelle avec les films de Peter Jackson. La traduction du Seigneur des Anneaux, par Francis Ledoux, avait quant à elle pris un petit coup de vieux et son éditeur historique, les Editions Christian Bourgois, a décidé de réviser la traduction. Le processus a pris du temps, il fallait un traducteur capable d'intégrer les contraintes toutes particulières de l'exercice, et après celle du Hobbit est arrivée celle du Seigneur des Anneaux (dont je vous reparlerai de façon dédiée), du moins de sa première partie. Dans ce cadre, Vincent Ferré, que j'ai eu l'occasion et le plaisir d'interviewer il y a quelques années, fait une série de rencontres avec des lecteurs dans des librairies ou des bibliothèques.

 

Pour rappel Vincent Ferré est professeur en littérature comparée à l'Université de Paris-Créteil, spécialiste de Proust et Tolkien, et directeur de la collection Tolkien chez Bourgois. Cette fois-ci il était au Merle Moqueur, grande librairie parisienne, où un auditoire de 25 personnes a pu échanger avec lui.

 

En guise de présentation, Vincent a parlé rapidement de la genèse et de la réception des ouvrages de Tolkien de son vivant, et a abordé le travail d'adaptation de Christopher Tolkien et de la traduction en cours de ses oeuvres.

 

 

En termes de volume, il y a encore des milliers de pages écrites par Tolkien à la Bodleian Library et dans d'autres établissements. Mais selon Christopher, Beowulf, paru l'an dernier (et dont la traduction est en cours) est le dernier grand texte de son père. En français, on a encore du retard : outre Beowulf, il reste de nombreux poèmes, relatifs à la Terre du Mmilieu ou pas, et les volumes 6 à 12 de l'Histoire de la terre du Milieu (les 6 à 9 étant les prémices du Seigneur des Anneaux, les suivants étant plus centrés sur les Elfes).

 

Vincent n'a esquivé aucune question concernant son travail de superviseur, ou son sentiment sur les adaptations diverses et variées de l'oeuvre tolkienienne. Il a ainsi participé à la traduction du premier film de PJ, avant de lâcher l'éponge, s'étant rendu compte que le milieu cinématographique n'était pas sa tasse de thé. Concernant le jeu d'action récemment sorti, l'Ombre du Mordor, il s'agit vraisemblablement d'une sorte d'hérésie narrative de niveau industriel, entre le Mordor fertile et verdoyant (!) et le principe du jeu, avec son héros qui ressuscite grâce à l'esprit de Celebrimbor...

 

V. Ferré a parlé de sa relation avec Daniel Lauzon, traducteur basé au Québec, avec qui les échanges se passent essentiellement par mail, et lequel avait le "final cut" en cas de divergences de vue sur la traduction. Il a évoqué en particulier le travail fait sur les poèmes et les chansons du Seigneur des Anneaux, au nombre d'une cinquantaine, pour lesquels Lauzon a tenté de garder la métrique et les jeux de mots, en bref, l'esprit d'origine. A noter que cette traduction, dont les deuxièmes et troisièmes volets sortiront en 2015, a déjà nécessité plus d'un an de travail. Lequel est arrivé après que Vincent Ferré et un groupe de volontaires, au nombre de neuf au départ (comme les membres de la Communauté de l'Anneau), aient établi une liste de coquilles et incohérences sur la traduction de Francis Ledoux, un document de... 910 pages.

 

Le plateau des victuailles réalisé par la librairie le Merle Moqueur à l'occasion de la rencontre avec Vincent Ferré. Photo réalisé par leurs soins, merci à eux pour le prêt.

 

Vincent Ferré a d'ailleurs salué l'activité et le dynamisme de plusieurs partenaires français, tels que l'association Tolkiendil, les sites Tolkiendrim et Elbakin, mais aussi des partenaires institutionnels tels que le Tolkien Estate et la Tolkien Trust, organistation caritative fondée par les quatre enfants de Tolkien et qui reverse des fonds pour des actions caritatives telles que l'aide d'urgence et le secours aux sinistrés, des organismes de bienfaisance à destination de la santé, des causes environnementales, l'éducation et les arts.

 

Comme je vous le disais l'actualité tolkienienne est dense en cette fin d'année. En prévision de la sortie du dernier volet du Hobbit, Warner a inondé le web ces derniers jours de visuels teaser. Au mois de décembre Arte propose un cycle d'émissions et de documentaires consacrés au Professeur. Vincent Ferré, quant à lui, publie à la même époque "Lire JRR Tolkien", chez Pocket. L'universitaire propose également différents textes sur la question sur ce site, ou celui-ci. Bref, un homme très intéressant, passionné et érudit sans être pédant, en plus d'un garçon charmant.

 

L'occasion est trop belle pour vous signaler cette possibilité proposée par Google de vous balader en Terre du Milieu... Et si vous souhaitez dormir une nuit dans un trou de hobbit, c'est possible (plus ou moins) près de chez vous...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Alors que son rival historique, Marvel, a pris -définitivement ?- de l'avance sur les adaptations au cinéma de son catalogue, l'autre grand éditeur de comics, DC, a dévoilé son plan de sorties sur les 5 années à venir. Voici le détail de ces sorties :

 

2016 :
25 mars : Baman vs Superman: Dawn of Justice
5 août : Suicide Squad

2017 :
26 mai : LEGO Batman
23 juin : Wonder Woman
12 novembre : Justice League Part 1, avec Ben Affleck, Henry Cavill et Amy Adams de retour dans leurs rôles

2018 :
23 mars : The Flash (le personnage principal sera joué par Ezra Miller, vu dans The Perks of Being a Wallflower and We Need to Talk About Kevin)
25 mai : The LEGO Movie 2
27 juillet : Aquaman (avec Jason Momoa)

2019 :
5 avril : Shazam (avec Dwayne Johnson en Black Adam)
14 juin : Justice League Part 2

2020 :
3 avril : Cyborg (avec l'acteur Ray Fisher)
19 juin : Green Lantern (un reboot donc, la première tentative avec Ryan Reynolds s'étant soldée par un échec historique)

 

On annonce aussi de nouveaux films Batman et Superman "en solo". Du lourd, donc, voire du très lourd pour les années à venir. Votre avis ?

 

Spooky

 

EDIT : Pour avoir une idée de tous les fims de super-héros qui nous attendent pour les 6 années à venir et plus, suivez ce lien.

 

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