Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
...:::Ansible:::...

...:::Ansible:::...

Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Dans l'épisode II, on avait laissé la petite ville de Perdido dans une drôle de situation, des enjeux de pouvoir exacerbés ainsi qu'une digue dressée pour contrer les flots furieux de la rivière voisine. Tout n'est donc pas terminé pour la famille Caskey, la plus influente de la ville, loin de là. 
 

J'en veux pour preuve cette incroyable scène d'une fusillade provoquée par un mari violent, furieux que sa femme échappe à son emprise et surtout ne subvienne plus à ses besoins. J'en veux aussi pour preuve cette crise fulgurante d'arthrite qui paralyse l'une des filles du couple Oscar-Elinor, pendant deux ans, une crise qui se déclare juste après la balade en barque de la jeune fille avec une cousine sur les eaux de la Perdido, à la recherche de sa source, et sa vision d'une créature pour le moins étrange à proximité de cette même source...

L'animosité, pour ne pas dire la haine que se vouent Mary-Love et Elinor, va connaître un sommet dans ce troisième opus, on va même atteindre un point de non-retour assez inattendu. J'ai dévoré le roman en l'espace de deux voyages en train de deux heures chacun, ne pouvant m'en détacher. Le dosage entre comédie de moeurs, saga familiale et atmosphère étrange est toujours savamment dosée, les personnages grandissent, évoluent (une quinzaine d'années sont ainsi récapitulées et relatées dans ce volume), et quelque chose me dit qu'une nouvelle rivalité va secouer Perdido dans la suite.

 

Toujours aussi prenant.

 

Spooky

 

Voir les commentaires

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Dans un futur proche, The Running Man est l’émission numéro un à la télévision : un jeu de survie impitoyable où des candidats, appelés les Runners, doivent échapper pendant 30 jours à des tueurs professionnels, sous l'œil avide d’un public captivé. Chaque jour passé augmente la récompense à la clé — et procure une dose d’adrénaline toujours plus intense. Ben Richards, ouvrier désespéré prêt à tout pour sauver sa fille gravement malade, accepte l’impensable : participer à ce show mortel, poussé par Dan Killian, son producteur aussi charismatique que cruel. Mais personne n’avait prévu que Ben, par sa rage de vivre, son instinct et sa détermination, devienne un véritable héros du peuple… et une menace pour tout le système. Alors que les audiences explosent, le danger monte d’un cran. Ben devra affronter bien plus que les Hunters : il devra faire face à un pays entier accro à le voir tomber.

C'est la troisième adaptation de King que je vois cette année, après Le Singe et Marche ou crève. J'ai loupé La Vie de Chuck, mais à dessein. Je fondais de bons espoirs quant à la qualité de cette nouvelle adaptation (après celle réalisée par Paul Michael Glaser en 1987), surtout parce que le nom d'Edgra Wright y était associé en tant que réalisateur. Acclamé pour des films comme Hot Fuzz, le Dernier pub avant la fin du monde, Scott Pilgrim ou encore Baby Driver, le réalisateur britannique s'est donc attaqué à l'adaptation de ce roman à l'origine signé par Richard Bachman, l'un des pseudonymes de King. La bande-annonce laissait à voir un film survitaminé, avec des explosions et de l'audace visuelle.

Au visionnage cette impression se confirme : ça pète dans tous les coins, on n'a pas le temps de souffler. Mais c'est à peu près tout ce qu'on peut en retenir de positif. Ben Richards est censé être un gars lambda, certes en bonne forme physique, pas un athlète à la limite du surhomme, comme l'a incarné Arnold Schwarzenegger il y a près de 40 ans (dans une version assez kitsch, finalement), ni comme Glen Powell dans cette version de 2025 (au passage, l'action du roman se passe... en 2025). Et d'ailleurs l'un comme l'autre ne sont pas des surhommes du jeu non plus, Powell, que je ne connaissais pas, ayant le charisme d'une huître malade. Alors certes, on a Josh Brolin dans le rôle du grand méchant producteur qui veut manipuler les candidats et les téléspectateurs pour gagner un maximum de brouzoufs, mais lui-même semble un peu s'emmerder. William H. Macy a droit à une séance où il est sous-utilisé, seul Lee Pace s'en tire pas trop mal, même si on lui a ajouté une prothèse ridicule sur le visage pour lui donner un air VRAIMENT méchant, alors qu'il aurait probablement pu faire le job de par son seul talent.

Et puis il y a ces moments WTF, comme cette version un brin techno de Frère Jacques en ambiance au début du film, ou cette course-poursuite en Renault 5. Certes, la Renault 5 d'aujourd'hui, électrique, sous la bannière Alpine, avec des rampes lumineuses, mais... UNE RENAULT 5, BORDEL.

Mais le gros souci du film réside, comme dans Marche ou crève, dans son scénario, qui édulcore largement le propos initial du roman de King. Là où Bachman/King tire à boulets rouges sur une société de la consommation où les médias noyautent tout, y compris la politique, Wright et ses collaborateurs ne proposent, au final, qu'un actioner certes bien troussé, mais délaissant complètement cet aspect, certainement trop clivant dans l'Amérique de Trump (qui a d'ailleurs boudé le film).

Et le coup de grâce vient avec la fin, qui diffère de celle du roman, et en détourne complètement l'essence. De la rage qui animait Richard Bachman dans ses histoires, il ne reste rien dans leurs adaptations filmiques. Et c'est bien dommage, car ces histoires auraient tout à fait pu s'inscrire dans notre actualité occidentale, avec la montée des extrêmes, les médias manipulés et manipulateurs et un obscurantisme oeuvrant au grand jour au sommet des Etats-Unis.

 

Spooky

Voir les commentaires

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog