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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

2NDE CLASSE BAYGON VERT, NETTOYEZ-MOI TOUT ÇA !

Malgré les progrès réalisés dans ce domaine, intégrer à grande échelle des effets spéciaux numériques dernier cri dans un film coûte encore très cher à notre époque, et si le film en question ne réalise pas des entrées faramineuses, rentrer dans son argent peut se révéler difficile. La solution pour amortir le coût des effets spéciaux peut être de les réutiliser pour un second film, voire une série télé : même si les recettes sont encore plus basses que pour le 1er film, le budget nettement moindre fait que dans l’ensemble, les producteurs finissent par récupérer leur beau grisbi. Cela avait été envisagé après l’échec du Godzilla de Roland Emmerich, dont la créature en 3D avait coûté une fortune. Mais ce sont finalement les producteurs du StarShip Troopers de Paul Verhoeven qui ont sauté le pas : après avoir lancé une série animée pour la télévision en 2000, ils ont concocté cette année une suite destinée à une sortie directe en DVD et qui réutilise les mêmes créatures arachnides en 3D que dans le 1er épisode.

Sous-titré Hero of the Federation, ce film nous invite à suivre les péripéties d’une petite escouade de soldats de la Fédération qui se retrouve prise au piège sur une planète peuplée d’une infinité de ces inhospitaliers insectes que l’on a pu voir démembrer et empaler joyeusement les amis de Casper Van Dien dans le film de 1997. Tandis que leur héroïque général entreprend de retarder l’avance des féroces créatures, les troufions se mettent en quête d’un abri d’où ils pourront attendre l’arrivée d’hypothétiques secours venus les évacuer. Ils se réfugient dans un bâtiment désaffecté dans lequel ils tombent sur un ex-capitaine de la Fédération, déserteur et assassin. Il est néanmoins intégré à l’équipe du fait de son statut d’ancien héros de guerre. Encerclés par l’armée des arachnides, les soldats parviennent à repousser une première vague d’assaut grâce à l’aide de ce mystérieux allié, mais le pire reste à venir, car…

Si le scénario est toujours signé Ed Neumeier (mais cette fois, il ne s’inspire plus d’un roman de Robert Henlein), en revanche c’est Phil Tippett, génie des effets spéciaux, qui succède à Paul Verhoeven derrière la caméra pour cette suite fauchée, peu inspirée et totalement 1er degré de ce qui fut l’un des films les plus controversés du cinéaste néerlandais. Exit les Barbies sexy (Dina Meyer, Denise Richards) et les Ken souriants (Casper Van Dien, Jake Busey) du 1er épisode, place à une brochette d’acteurs de séries télé : Richard Burgi (Sentinel, la 1ère saison de 24 h Chrono), Colleen Porch (Charmed), Sandrine Holt (Les Repentis, série produite par John Woo), Kelly Carlson (Nip/Tuck), Brenda Strong (La Vie à 5, Seinfeld, mais qui avait également fait une apparition dans le 1er Starship Troopers… dans un autre rôle !)… ce n’est clairement pas son casting qui vous incitera à acheter ce DVD. Non que ces braves gens soient mauvais, ils font ce qu’ils peuvent avec les répliques pourtant pas brillantes qu’on leur donne à prononcer, mais disons qu’entre les biceps de Richard Burgi et les seins de Dina Meyer sous la douche, mon choix est vite fait. Exit également le côté “parodie de film de propagande militariste” : il n’y a pas grand’chose à lire entre les lignes de Starship Troopers 2. Le budget du film étant visiblement très limité, vous pouvez également oublier les grandes scènes de bataille, parce que si recycler les modèles 3D et les animations des arachnides du 1er film ne coûte pas cher (encore qu’on ne les voit pas beaucoup durant le film, et que ce sont toujours les mêmes images qui sont réutilisées), en revanche, engager des dizaines de figurants humains et les mettre en scène dans une grande bataille exige des moyens qui n’ont pas été fournis à Tippett. Tout le film est donc tourné en huis-clos et se rapproche finalement plus d’un ersatz d’Alien que d’une vraie suite à Starship Troopers.




Du 1er film, il ne reste donc grosso modo que le scénariste, le background et une certaine violence. Hero of the Federation est un petit film de S.-F. désargenté, qui se déroule presque entièrement dans l’obscurité pour vous cacher la pauvreté de ses décors et le petit coup de vieux qu’ont pris les effets spéciaux de 1997, et qui lorgne finalement beaucoup plus du côté de La Mutante que du film de Paul Verhoeven. A une époque où tant de films de genre se sentent obligés de s’étendre sur 2h ou plus, celui-ci a le bon goût d’être court (à peine plus d’1h20) mais c’est là l’une de ses rares qualités, avec un scénario pas trop tarte (mais sans génie non plus). S’il serait sévère de qualifier cette suite de navet, force est de reconnaître que les dialogues souvent bébêtes, le manque de rythme (malgré quelques scènes d’action, le film est souvent assez mollasson), la prévisibilité de la “surprise” qui survient vers le milieu du film, alliés à son côté très cheap, font de Starship Troopers 2 une petite série B assez médiocre et très dispensable. Les fans du 1er film préfèreront le revoir que d’acheter ou louer ce Hero of the Federation.

Toxic
 

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

DEPRIM-MAN

Tout commence fin décembre 2003, je suis assis dans la salle de cinéma, attendant de voir enfin le Retour du Roi quand les bandes annonces se mettent à défiler. Rien de bien folichon… Master and Commander mouais bof sans moi… Paycheck euh non sans façon… et là… Peter Parker et Mary-Jane Watson apparaissent, attablés dans un café, elle lui demande de l'embrasser, il s'approche, il va le faire et tout à coup le temps semble s'arrêter, le sens d'araignée de Peter lui permet tout juste d'anticiper le danger qui arrive par derrière. Il plonge sur MJ et la sauve in extremis de la voiture qui vient de traverser la vitrine du restaurant, projetée par les tentacules surpuissantes d'un Docteur Octopus plus qu'impressionnant !

C'était le premier teaser du second volet de Spider-Man. Le début d'une longue attente aussi. Et me voici le 14 juillet, jour de sortie de Spider-Man 2, assis dans la même salle qu'en décembre, prêt à voir les nouvelles aventures cinématographiques de mon arachnée favorite.

J'avais adoré le premier film, voir évoluer sur un grand écran le héros qui avait bercé ma jeunesse et mes lectures strangesques m'avait procuré des sensations très fortes. J'étais redevenu un gamin pendant deux heures, et ça m'avait fait un bien fou. Le problème c'est que les suites des films à succès sont souvent l'objet de beaucoup d'attentes et de pas mal de déception à l'arrivée. Et bien cette inquiétude a été balayée très vite, dès les premières images du film. Spider-Man 2 est un film riche, jouant sur plusieurs niveaux, et chose rare dans les adaptations super-héroïques, conserve parfaitement l'esprit du comic d'origine.

Le FOND
Peter Parker a grandi, il a appris à mieux gérer sa condition de héros, ce n'est plus le jeune homme du premier film qui découvrait ses pouvoirs en même temps que le spectateur. Il a quitté le lycée pour devenir étudiant en sciences, et tente tant bien que mal de concilier ses études, ses petits boulots pour gagner de quoi vivre, et sa double identité de super-héros… Comme d'habitude pour Peter rien n'est simple, et sa vie privée ne fait pas bon ménage avec son costume d'homme-araignée. C'est tout l'enjeu du film : la position que va adopter Peter, les choix difficiles qui l'attendent, et son pire ennemi, celui que son sixième sens n'avait pas détecté, le doute.

En ce sens, Spider-Man 2 est surtout et avant tout l'histoire de Peter Parker. Certains apprécieront cette façon d'aborder le film, pour la profondeur que cela apporte au personnage-titre et tout l'aspect émotionnel qui renforce l'attachement et l'identification à Spidey. D'autres se sentiront peut-être trompés sur la marchandise, car ce ne sont pas les scènes d'actions qui prennent le pouvoir dans ce film, mais bel et bien les motivations des personnages, les liens et les relations qui les unissent. Ça ne veut pas dire que le film manque de scènes d'action, ou que celles-ci soient mauvaises, bien au contraire. Simplement elles ne sont pas l'intérêt principal de Spider-Man 2.

Comme pour souligner que l'on assiste à une histoire humaine avant d'être sur-humaine, Spider-Man ôte souvent son masque au cours du métrage. Au premier abord d'ailleurs, cela m'a assez étonné, habitué que je suis à lire ses aventures où l'un des principaux risques qu'il court est justement de se faire démasquer. Mais quand il tombe le masque dans le film de Sam Raimi, c'est toujours pour une bonne raison. Raison pratique : son masque est endommagé ou à moitié brûlé, il le gêne plus qu'autre chose. Raison plus émotionnelle : lorsqu'il se démasque devant Harry, faisant d'un coup avancer la relation amitié/haine entre les deux jeunes hommes, et créant comme un électro-choc chez Harry, ce qui loin de le remettre d'aplomb, semble le plonger un peu plus loin dans la folie vengeresse. Mais de façon plus générale, toutes les scènes où Peter apparaît costumé mais sans masque révèlent un point important : Peter Parker et Spider-Man sont une seule et même personne. Cela paraît bête à dire comme ça, et pourtant … ce n'est pas si anodin que cela. On est loin d'un Superman qui "joue le rôle" de Clark Kent dans le civil, ou d'un Bruce Wayne qui se “déguise" en Batman pour laisser place à sa violence limite schizophrénique. Non, Peter Parker n'est pas schizo, jamais. Il ne triche pas, d'ailleurs le mensonge le ronge intérieurement : il le coupe de MJ, il le culpabilise face à Tante May. Logique donc qu'il adopte la solution la plus "héroïque", du moins celle qui demande le plus de courage : dévoiler sa double identité. Une sorte de coming-out arachnéen finalement…

Autre séquence plutôt étonnante du film, celle du métro aérien. Du point de vue action tout d'abord, elle est tout bonnement époustouflante. D'aucuns diraient exagérée, car effectivement Spider-Man arrête tout de même un train lancé à pleine vitesse !! Du point de vue de ses relations avec les new-yorkais ensuite… la scène où il est porté et protégé par la foule passe beaucoup mieux selon moi que dans le premier film quand la foule défend Spider-Man face au Bouffon Vert. D'abord parce que ce gamin vient de les sauver d'une façon plutôt impressionnante, normal que les gens prennent fait et cause pour lui. Ensuite parce qu'ils s'étonnent en découvrant son visage de sa jeunesse… on peut imaginer un certain sentiment de honte des adultes face au gamin qui fait preuve de tant de courage. Et cerise sur le gâteau : là où le Bouffon était fragilisé par cette rebellion de la foule, Octopus n'en a cure et envoie tout le monde valdinguer comme si de rien n'était avec une belle ironie.

J'ai lu et entendu dans les réactions face au film sur internet ou à la sortie de la salle un reproche que j'ai trouvé injuste. Le film, et plus particulièrement Peter Parker ont souvent été qualifiés de "naïf". Je crois qu'il ne faut pas confondre être gentil et être naïf. Le cynisme empêche parfois de faire la part de choses. Les "bons sentiments"… ça devient presque une expression insultante ! Spidey ne tue pas, Spidey est bon et il a une certaine morale. Le mot est lâché : la morale donne des boutons à beaucoup de gens parce qu'elle est très souvent associée au contexte judéo-chrétien, à la religion. Il fait ce qu'il croit juste sans en faire un dogme, et surtout se pose des questions perpétuellement sur ce qu'il fait. Ce type de morale réfléchie et non refermée sur elle-même ne me choque pas. En cela, Spider-Man est très humain, et c'est même une de ses qualités premières : il sait se remettre en question. Alors ceux qui trouvent le film trop guimauve, trop bon enfant, trop naïf, je les renvoie à la lecture de Spider-Man. Que ce soit dans les tous premiers épisodes de 1963 ou ceux d'aujourd'hui, Peter Parker a toujours été un "gentil". Le personnage est comme ça, si on aime Spider-Man je crois que c'est aussi pour son côté idéaliste quoi qu'il arrive. C'est donc un faux procès qu'on peut faire au film, selon moi le caractère des personnages principaux est vraiment bien respecté par Sam Raimi.

Les PERSONNAGES
Comme pour le premier film, Tobey Maguire incarne un Peter Parker extrêmement convaincant, proche de l'homme de tous les jours (donc auquel on peut s'identifier facilement, et pour lequel on a naturellement de la sympathie), jouant sur le registre de la comédie, des sentiments et de l'action avec une crédibilité égale. Kirsten Dunst, dans le rôle de Mary-Jane a évolué depuis le premier épisode. Plus posée, plus adulte, elle reste cependant le point faible selon moi du film. Pas par la prestation de l'actrice, mais tout simplement par ce qui a été fait de son personnage. La MJ du comic et celle du film sont très différentes. Cela provient à mon sens surtout du fait que dans le film on a "mixé" deux personnages du comic en un seul à l'écran : Mary-Jane Watson et Gwen Stacy. Mary-Jane y a perdu en force de caractère et en joie de vivre par rapport à ce qu'elle représente dans la BD.
Alfred Molina en Doc Ock est tout bonnement excellent ! Il est remarquable aussi bien en scientifique sympathique qu'en ennemi impitoyable du tisseur. Et Octopus en action enterre définitivement le Bouffon (bien nommé) qui était selon moi la fausse note du premier film. Le savant fou est vraiment impressionnant. Au point qu'on en vient à regretter son faible temps de présence à l'écran, j'aurais aimé le voir un peu plus. Encore une fois le méchant incarne d'une certaine façon " l'image du père " comme c'était déjà le cas de Norman Osborn. Ce thème a toujours été l'un des plus importants dans les histoires de Spider-Man, Peter l'orphelin a toujours eu des relations contrariées avec les hommes à l'image paternelle (Oncle Ben dont il se rend responsable de la mort et qui lui a légué sa maxime "de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités", leitmotiv du héros, Norman Osborn qui le prend sous son aile ainsi que Otto Octavius modèle du scientifique humaniste dont Peter se sent très proche).

Quant à tante May, elle est au centre de deux scènes totalement à l'opposé l'une de l'autre.
1. Son discours dans le jardin sur le héros qu'on a tous en nous, sa fierté de Peter, les sous-entendus surlignés au marqueur fluo pour lui faire comprendre qu'elle a changé d'avis sur Spider-Man (et qu'elle n'est pas dupe… tout laisse à penser qu'elle a fait le rapprochement avec Peter) : long, trop appuyé, moralisateur à outrance (dans le mauvais sens du terme cette fois-ci).
2. La scène pleine d'émotion où elle donne à Peter 20 dollars pour son anniversaire alors qu'elle a de graves problèmes d'argent : touchant, simple, profondément humain, vraiment émouvant. Des deux scènes la première m'a plutôt gêné, alors que j'ai trouvé la seconde complètement réussie… on oscille entre l'envie de l'adorer et de la fuir cette vieille tante !!

Les CLINS D'ŒIL
Sam Raimi a truffé son film de clins d'œil amusants à découvrir, en voici quelques uns comme ça au passage… À tout seigneur tout honneur… Stan Lee a évidemment droit à un caméo d'une demie-seconde, comme cela avait déjà été le cas dans le premier Spider-Man (pour info c'est le vieil homme qui sauve une petite fille lors de la scène de l'enlèvement de May par Doc Ock, quand des débris du bâtiment tombent sur les passants). Un autre acteur déjà "de passage" dans le premier opus : Bruce Campbell, vieil ami de Raimi, incarne avec un certain humour le vigile à l'entrée du théâtre de MJ, celui qui refuse de laisser entrer Peter arrivé en retard pour le début de la pièce. Rappelez-vous, c'était déjà lui qui tenait le rôle du présentateur du match de catch il y a 2 ans … Outre le fait que Campbell était le personnage principal de la trilogie Evil Dead de Sam Raimi, le réalisateur propose un autre clin d'œil de choix à ses films d'horreur pour ses fans : la scène du réveil de Octopus à l'hôpital a l'air toute droiet sortei de Evil Dead ! Les bras mécaniques qui font un vrai massacre avec les médecins et les infirmières, la tronçonneuse (drôle d'instrument chirurgical !!), les ongles de l'infirmière rayant horriblement le sol, le Doc Ock qui parle à ses tentacules vivantes … Raimi se fait visiblement plaisir ! Moins accessible au public français, dans la scène de l'ascenseur le réalisateur fait référence à la série télé gay "Queer as folk us". En effet Spidey partage l'ascenseur avec l'un des personnages principaux de la série, qui dans cette sitcom est un fan… de comics justement, et qui associe son amour pour les hommes à sa passion pour les super-héros. Spidey icône gay ?




D'autres clins d'œil émaillent le film, en rapport direct avec le comic book : on voit plusieurs fois le Docteur Connors (le professeur de biologie manchot de Peter) qui n'est autre que le Lézard (ennemi récurrent de Spider-Man), on aperçoit Betty Brant la secrétaire du Daily Bugle avec qui Peter a eu une relation amoureuse au tout début de la série, John Jameson, fils du rédacteur en chef et patron de Peter fait son apparition (il devient lui aussi un des ennemis du tisseur sous les traits d'un loup-garou… … et bien sûr le meilleur pour la fin : Jonah J. Jameson (incarné par JK Simmons), absolument parfait de ressemblance avec le personnage du comic. Dans l'excessif permanent, exactement comme on l'aime. Une très belle image également, tout droit sortie de l'épisode 50 de Amazing Spider-Man (1967) : quand Peter abandonne son costume de Spidey dans une poubelle, résolu à ne plus jamais être un super-héros… (cf. image)

SPIDER-MAN 3
Ce n'est pas une surprise, le troisième film est actuellement en route pour arriver au plus tôt sur nos écrans (2006-2007). Aujourd'hui, si le producteur Avi Arad a déclaré qu'il ne verrait aucun inconvénient à en faire une dizaine, on se dirige de plus en plus non vers une trilogie mais vers une franchise de 5 films. Il en est fortement question, bien que tout ceci reste tributaire de nombreux facteurs. Le premier étant l'engagement des acteurs. Ils avaient tous donné leur accord dès le départ pour 3 films dans l'éventualité d'un succès du premier. Tobey Maguire avec ses problèmes de dos (et oui, il n'y a pas que Jean Rochefort !) avait déjà fait planer des doutes sur sa participation au second film. Kirsten Dunst a pour sa part d'ores et déjà annoncé qu'elle ne désirait pas apparaître dans plus de 3 films. Quant à Sam Raimi, il a finalement rempilé pour la seconde suite mais à aucun moment il ne parle d'aller plus loin. Alors que peut-on envisager comme suite possible pour le prochain film ? La fin de Spider-Man 2 laisse imaginer Harry Osborn prendre le relais de son père, maintenant qu'il a découvert tout l'arsenal du Bouffon Vert. Les fans quant à eux espèrent l'arrivée d'un des ennemis les plus farouches de Spidey, et emblématique des années 90 : le symbiote Venom. Difficile cependant d'introduire ce personnage en gardant ses origines identiques à celles du comic. Venom est un costume-symbiote extra-terrestre (une espèce de parasite surpuissant en quelque sorte) que Spidey avait ramené d'une virée dans l'espace il y a bien longtemps. Le symbiote s'était associé au journaliste raté Eddie Brock (mentionné dans le premier film …) quand Peter l'a rejeté, et cela a donné le monstre Venom. Il faudrait donc modifier ses origines, et pourquoi pas l'associer à l'astronaute John Jameson qui a également une bonne raison d'en vouloir à Parker depuis la fin du second film… Mais Sam Raimi a depuis longtemps déclaré ne pas aimer le personnage de Venom, donc il y peu d'espoir de ce côté là. Par contre, le Lézard, alter-ego maléfique du Docteur Connors introduit dans le second épisode, semble être une bonne piste à suivre dans l'avenir… une association avec un nouveau Bouffon vert ne m'étonnerait pas plus que cela… et visuellement le Lézard serait un très bon choix si les effets spéciaux sont à la hauteur de ceux qui ont permis à Octopus de prendre vie. Quant aux héros, les scénaristes auront peut-être dans l'idée de se débarrasser du personnage de MJ (puisque Kirsten Dunst veut arrêter)… et dans cette éventualité pourquoi ne pas imaginer un triangle amoureux autour de Peter. Avec peut-être Betty Brant entraperçue dans le film, ou même un nouveau personnage issu de la BD : Gwen Stacy en personne… (le premier amour de Peter, tuée lors d'un combat contre le Bouffon Vert). Je penche même pour une fin de trilogie plus sombre, avec la mort de MJ, ce qui renverrait au mythique épisode de Amazing Spider-Man (#121) narrant la mort de Gwen.

Bref, Raimi et ses scénaristes n'ont que l'embarras du choix pour nous concocter le troisième épisode du tisseur au cinéma… Il n'y a qu'à puiser dans les 40 années d'histoires de Spider-Man ! Une chose est sûre : je ferai partie des spectateurs !!

Marv'.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

SPIDEY-BILE

Voici donc l’adaptation au cinéma du comics le plus populaire de tous les temps. Le film, en projet depuis plusieurs décennies (le personnage a en effet été créé en 1965 par Stan Lee), voit donc le jour devant la caméra de Sam Raimi (..., Mort ou vif, Un Plan Simple, Intuitions...).
Peter Parker est un étudiant quelconque, souffre-douleur de ses camarades. Un jour où ils visitent un centre de recherches sur les araignées radioactives, il se fait piquer accidentellement par l’une d’elles. Dès lors, sa myopie disparaît, sa musculature frêle se renforce, et il découvre qu’il peut projeter des fils de toile, comme les arachnides.
Il décide de mettre ces dons au service de la Justice et se fait appeler Spider-Man. Grâce à des mouvement de caméra parfois fabuleux (comme loorsqu’on suit le Tisseur pour une plongée sur la 5ème avenue de New York), à un scénario qui laisse une part à l’humour (comme quand Peter découvre ses pouvoirs), et à des rebondissements fréquents, le film est une réussite.

Même si l’on peut déplorer que Tobey Maguire (Pleasantville), qui joue le rôle-titre, malgré son physique quelconque qui sied bien, soit également un acteur quelconque. On regrettera également l’absence prsque totale de “fond social”, plus développé dans X-Men, par exemple... Par contre, il faut souligner la performance de Willem Dafoe, qui joue super-vilain schizophrène Bouffon Vert au rire démoniaque, et celle de Kirsten Dunst (Virgin Suicides), la petite amie du héros, qui a bien “grandi” depuis Entretien avec un Vampire.
Bref, un bon divertissement, à hauteur de la série animée, mais pas du comics, nettement plus étoffé. Cependant, le film a eu tellement de succès qu’’un Spider-Man 2 est en production.

Spooky.

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Publié le par Ansible
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A BAS LES OGM !
Une curiosité que ce petit film de SF, qui a pour unique vedette Kurt Russell, en compagnie de Jason Scott Lee et Connie Nielsen (vue dans Gladiator et Mission to Mars). Todd (Russell) a été élevé depuis son enfance (en 1996) pour devenir un super-soldat. A 40 ans, il est un vétéran, le meilleur de sa compagnie. Mais une nouvelle génération de bidasses arrive, issue d’un patrimoine génétique modifié ; Todd est littéralement jeté au rebut sur une planète-dépotoir. Il est recueilli par une communauté de naufragés, dont la bonté le touche profondément, lui dont les sentiments avaient été étouffés pour être un combattant invincible. Mais les méchants super-soldats prennent la planète pour un terrain de manœuvres et Todd va se fâcher tout rouge. Un film bien servi par de bons effets spéciaux, assez drôle par son aspect militaire (comme quand Russell persiste à appeler « Mon Lieutenant » la femme qui l’a recueilli). Une bonne détente.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

CECI EST UNE SIMULATION

Que se passerait-il si les acteurs étaient tous remplacés par des créatures numériques ? C’est déjà le cas, me direz-vous, on place volontiers des pixels à la place de certains animaux, on améliore la plastique de certains par ordinateur (je pense notammment à Demi Mooore dans Striptease)... Mais que se passerait-il si l’on créait entièrement par le biais du virtuel une star du grand écran ?
Cette question, Andrew Niccol (Bienvenue à Gattaca, le scénario de The Truman Show) la pose et apporte quelques éléments de réponse. Il faut dire qu’il cherche toujours à titiller l’identité. Viktor Taransky, réalisateur sur le déclin à Hollywood, cherche à redorer son blason au travers d’oeuvres complexes. Un jour un fan, petit génie du virtuel, lui lègue un logiciel permettant de créer de toutes pièces des personnages. taransky, au bord du gouffre, se résout à créer Simone, alliage du physique et des voix de plusieurs actrices connues. Jackpot ! Tout le monde l’adore, veut la rencontrer.. Mais Taransky entretient le mystère autour de son égérie (bien obligé...), et finit par se laisser dévorer par cette femme parfaite. Mais au lieu de bénéficier de son aura, elle lui échappe (à voir cette cérémonie des Oscars, où elle “oublie” de le remercier...). Il cherche donc à casser son image, en la rendant vulgaire, fasciste, droguée... Rien n’y fait !


Alternant les scènes de drôlerie extrême (une attaque gentillette envers Hollywood, le réalisateur étant Néo-Zélandais, mais ayant pu monter son film grâce à des capitaux ricains) et d’une grande réflexion sur le pouvoir de l’image et ses limites, on a là un film léger, posant des questions plus cruciales qu’il n’y paraît. Al Pacino, que l’on ne présente plus, campe un réalisateur totalement dépassé par sa créature ; il se montre très à l’aise dans le registre pas si facile de la comédie. En face de lui, la fameuse Simone est interprétée (virtuellement) par Rachel Roberts, non créditée au générique. A noter la présence sympathique de Catherine Keener (Dans la peau de John Malkovich), productrice et ex-femme de Taransky. S1m0ne est un très bon divertissement, à voir sans hésiter.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

SIGNES DE FAIBLESSE

Soyons réaliste. Signes n’est pas le meilleur des trois derniers films de M. NIght Shyamalan. Loin de là. Après les fantômes de Sixième Sens et les super-héros d’Incassable, le petit prodige s’est ici attaqué aux extra-terrestres, autre thème-phare du cinéma fantastique. Sans oublier de réciter ses classiques (Spielberg et Hitchcock pour les plus visibles), la recette semble à présent éculée. Graham Hess est un ancien pasteur qui a perdu la foi à la suite de l’accident de voiture qui a couté la vie à sa femme. Un matin il trouve ses champs défigurés par d’étranges figures géométriques, les fameux crop-circles. Ce n’est que le début d’une menace folle. Avec son frère (interprété avec brio par Joaquin Phoenix, flamboyant dans Gladiator) et ses deux enfants, Morgan et Bo, il va se barricader dans sa cave.

Coups de théâtre, musique empruntée aux films de SF des années 1950, regards terrifiés, plages d’humour placées pour faire baisser la tension, Shyamalan connaît la chanson. En plus il est servi par un quatuor de comédiens (Mel Gibson en tête, en pasteur qui veut renier son ex-vocation) en parfaite adéquation avec le sujet. Alors, me direz-vous, si les ressorts marchent, si les comédiens et la musique sont au poil, qu’est-ce qui ne va pas ? L’accord entre tous ces éléments. Shyamalan joue encore le jeu des symboles chromatiques (observez les vêtements des personnages au fur et à mesure que la tension monte) et il y a toujours cette langueur, ce côté contemplatif, si propre au cinéma indien.



Mais la mayonnaise ne prend pas. La situation se décante alors qu’on ne comprend pas vraiment pourquoi, le réalisateur s’attribue un rôle-clef dans l’intrigue ; son jeu fait pâle figure à côté des vrais comédiens, et surtout, SURTOUT, la toute dernière scène (trop américaine, diront certains) assassine définitivement un film qui avait déjà du plomb dans l’aile.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

 

DESERT DE PETITS CONS
Si vous êtes un jeune homme de moins de 40 ans, il y a de fortes chances pour que vous ayez jouée avec des robots pouvant se transformer en véhicules en tous genres, et vice-versa. Vous y avez peut-être même joué très longtemps. Il y a même eu une série animée dans les années 1980, dérivée de cet univers. Mais il n'y avait pas eu de film ! Vous en avez rêvé ? Michael Bay l'a fait !
Comment ça, ça ne vous fait pas rêver, Michael Bay ? Mais si, rappelez-vous, le metteur en scène en finesse d'Armageddon, Pearl Harbor ou encore Bad Boys ? Des sommets du 7ème Art, tout de même...


Bon, eh bien là c'est lui qui s'y colle, sous la houlette de Steven Spielberg.  Le jour où il a engagé l'épileptique réalisateur, le célèbre Steve a dû boire un coup de trop, je ne vois pas d'autre explication.

Parce que comme pour la plupart de ses films (une moitié de The Island exceptée), il nous gratifie d'un long métrage au scénario inepte, aux développements ridicules et à la façon de monter plus proche du marteau-piqueur que d'autre chose. Mais de quoi ça parle ? Au Qatar, une base américaine est attaquée par d'étranges créatures sorties des sables du désert. Dans le même temps, nous faisons la connaissance de Sam Witwicky, un lycéen un peu loser qui essaie de revendre les objets de son grand-père, explorateur arctique sur E-Bay, auquel son père offre une Camaro un peu pourrite. Mais la voiture se révèle plutôt surprenante, et semble animée de sa propre vie. 

 


Non, rassurez-vous, ce n'est pas l'adaptation sur grand écran de K2000 avec le si talentueux et velu David Hasselhoff. La voiture se transforme en fait en colosse d'acier, un robot venu des étoiles, membre d'une faction, les Autobots, à la recherche d'un cube aux étranges propriétés. Face aux Autobots se dressent les Decepticons, à la recherche de leur chef Megatron, lequel a échoué sur Terre en même temps que ledit cube, il y a 10 000 ans. Or il se trouve que la clé des disparus est justement l'aïeul de Sam...

 


Comment dire ? Cela aurait pu faire une histoire réellement intéressante, entre les mains de vrais scénaristes. Ici ce sont des tâcherons qui sont sur le pont, totalement dévoués à la vision destructurée du réalisateur. Les trois quarts du film sont des scènes de combat entre les robots, entre robots et soldats, etc. Cela se justifie, mais les situations sont toutes plus ridicules les unes que les autres. Il y a des éléments intéressants dans le scénario, mais ils sont utilisés avec des gants de boxe. Les dialogues sont la plupart du temps d'une ânerie sans nom. Par exemple, lorsque le Secrétaire d'Etat à la Défense, Jon Voight, apprend qu'il y a des survivants à la première attaque au Qatar, il déclare d'un air à la fois contrit et fier (en fait on a juste l'impression qu'il a mangé trop de pruneaux) : "Ramenez-les à la maison". Eclat de rire général, tellement ce côté patriotique est suranné et surjoué. Vers la fin du film, Sam est en possession du fameux cube, et ne veut pas laisser tomber un officier "survivant" : "tu es un soldat maintenant, tu dois faire ton devoir." Désolé si je choque les pro-militaristes, mais c'est nul.

 

Côté casting, aux côtés de Jon Voight, qui remplace le Président trop occupé à faire profiter de l'odeur de ses pieds dans Air Force One (attention, la critique est féroce !), on a aussi John Turturro (dont le dernier rôle intéressant remonte à 2000, avec O'Brother, des frères Coen), Megan Fox dans le rôle de la fausse-bimbo-de-service (avec un jeu limité aux grands yeux et aux oeillades bovines) et Josh Duhamel (tous deux acteurs de séries télé). On ne peut pas dire qu'ils soient mauvais, c'est juste que tout le film est mauvais, et ils font ce qu'ils peuvent, Shia Labeouf (Sam machintruc) en tête, en héros/caution tragi-comique.

 

De l'humour -assumé s'entend-, il y en a dans Transformers. Avec un petit robot qui se glisse partout sous forme de chaîne stéréo, ou de colosses d'acier se vidangeant sur la tête des militaires pas gentils. On se croirait dans Gremlins 2. C'est juste pathétique.


Le seul bon point du film, ce sont les effets spéciaux. Depuis qu'une publicité pour une célèbre marque de voitures françaises nous a montré des robots dansant le jerk, on sait que c'est techniquement possible. Simplement ce n'est pas une réelle performance, le film étant littéralement truffé d'effets numériques, il est vrai impeccables.



Au final, on n'est quand même pas loin de la daube, l'ensemble du film étant à la limite ou au-delà du crétin. Seuls les effets sauvent l'ensemble du naufrage artistique. Le public a adoré Transformers, auquel il a réservé un véritable triomphe (2 millions de spectateurs en France, et 317 Millions de dollars de recettes aux Etats-unis). Et dire que Bay doit réaliser un Transformers 2 l'an prochain...

 

Courage, fuyons !
 

 

Spooky.
 

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Jeux

undefinedLa licence Star Wars n'a pas donné lieu à grand'chose de bon depuis une dizaine d'années : au cinéma,  une "édition spéciale" aux ajouts discutables et surtout 3 prequels pourries (non, non, ne me dites pas "Oh La Revanche des Sith c'était pas mal quand même" ni "ouais mais les effets spéciaux quand même ils en mettaient plein la vue", et SURTOUT pas "bah si tu les regardes juste comme du divertissement pas fait pour réfléchir, ça va"), et en jeu vidéo, une pléthore de titres ratés, pas terribles, oubliables, qui font regretter les X-Wing vs Tie-Fighter et Dark Forces d'antan. On peut dire que dans l'ensemble, le meilleur de Star Wars a être sorti dans cette période-là, c'est finalement les jouets, notamment les excellents (bien que trop coûteux) Lego...

L'annonce d'un jeu vidéo tiré des jouets tirés des films n'était cependant pas spécialement engageante à la base, ne serait-ce que parce que les jeux destinés au jeune public sont souvent des titres médiocres et bâclés, sous prétexte que les enfants sont moins exigeants que les grands. Mais aussi parce que bon, le jeu tiré des jouets tirés du film... Drôle d'idée quand même.

Et puis finalement, le 1er jeu, tiré des épisodes 1, 2 et 3, a été plutôt bien accueilli par la critique, ce qui me poussa à en faire l'acquisition, d'autant plus qu'il eut le bon goût de sortir directement pour pas trop cher (30 €). Je n'ai pas été déçu, le jeu étant bien plus plaisant et réussi que les films eux-mêmes. Du coup j'ai évidemment acheté le deuxième aussi, qui reprend pour sa part les épisodes 4, 5 et 6.

Je vous mets les deux d'un seul coup ici dans le même test parce qu'ils sont très similaires et d'aussi bonne qualité l'un que l'autre. Jeux de plates-formes mâtinés de baston, ils vous proposent donc de revivre l'intégralité de la Guerre des Etoiles sous forme de petits bonshommes de briques. Chacun des films peut être joué séparément, dans l'ordre souhaité, et chacun se décompose en 6 niveaux qui suivent assez fidèlement la trame des longs métrages. Vous contrôlez au moins 2 personnages à chaque fois, avec bien souvent la possibilité d'ajouter de nouveaux membres à votre groupe en cours de route. Il y a différentes catégories de personnages avec différentes capacités, sachant que toutes sont utiles pour parvenir à la fin d'un niveau. Ainsi, les droïdes ne peuvent pas se battre, mais sont indispensables pour ouvrir certaines portes électroniques. Les Jedi se battent au sabre-laser et peuvent utiliser la Force pour assembler divers édifices de briques indispensables à la poursuite de l'aventure, d'autres personnages encore comme Amidala ou Han Solo utilisent des blasters qui permettent d'attaquer à distance, et sont munis d'un grappin pour atteindre des hauteurs inaccessibles aux autres... L'une des principales différences entre les deux jeux est d'ailleurs l'ajout, dans le second épisode, d'une nouvelle classe de personnage (les chasseurs de primes, qui peuvent utiliser des détonateurs thermiques), et de nouvelles capacités pour certaines des classes déjà présentes dans le 1er. En tout, chacun des deux jeux propose une grosse cinquantaine de personnages jouables ; certains se rencontrent tout simplement en cours de partie parce qu'ils font partie de l'intrigue, d'autres peuvent être débloqués comme bonus.

Les contrôles sont très faciles à prendre en mains, sans pour autant que les jeux soient simplistes puisque vous devrez constamment passer d'un personnage, utiliser différents pouvoirs et armes et résoudre de petits casse-tête pour franchir les obstacles, ce qui évite la monotonie d'un simple "je saute sur une plate-forme, je pète la gueule à 3 mecs, je saute sur la plate-forme suivante, je pète la gueule à 3 autres..." Le deuxième jeu propose même des séquences de pilotage de vaisseaux pour varier les plaisirs, même s'il faut reconnaître que ce ne sont pas les meilleurs niveaux.

En dehors de quelques baisses de rythme ou passage bien relous qui vous laisseront bloqué quelques minutes, l'action faiblit rarement, ce qui est l'un des bons points du jeu. On appréciera aussi la créativité et l'humour avec lesquels les développeurs ont su utiliser les deux univers, les Lego et Star Wars. Les personnages tués explosent en petites briques, de nombreux passages demandent d'utiliser des briques pour construire les morceaux manquants de la route à suivre ou des véhicules, et les scènes cinématiques, entre les niveaux, entièrement muettes puisque les Lego ne parlent pas, parviennent à recréer les moments-clés des films de façon à la fois fidèle, gentiment parodique, et franchement drôle.

Le jeu permet à tout instant à un second joueur de rejoindre ou quitter la partie. En coop, il devient alors encore plus sympa. Si les deux joueurs ne sont pas de même niveau, il est vrai qu'en quelques occasions, le faible râlera parce que l'autre ne l'attend pas, ou le plus fort se plaindra que l'autre est un boulet, mais dans l'ensemble, pas de gros clash à prévoir : le jeu s'adressant quand même aussi au jeune public, il est visiblement conçu pour qu'un parent puisse y jouer avec son enfant, l'adulte pouvant s'occuper des obstacles les plus difficiles sans que l'enfant ait l'impression de ne rien faire pendant ce temps.

Techniquement, le jeu n'est pas franchement éblouissant c'est vrai, mais reste quand même bien mignon. Après tout, pas besoin de textures très fines pour reproduire l'univers en plastique des Lego. Sans rivaliser avec les productions les plus spectaculaires de la PS2, les deux titres tiennent très bien la route aussi bien au niveau des graphismes que de l'animation, de la musique et des bruitages.

L'un comme l'autre ne sont néanmoins pas totalement exempts de défauts. Au premier rang desquels un niveau de difficulté pas super bien conçu, puisque souffrant du syndrome du "jeu globalement trop facile mais avec des passages incroyablement casse-couilles qu'on pourra quand même franchir au bout de 150 tentatives grâce aux vies infinies, ce qui fait qu'au bout du compte il y a des moments où on ne s'amuse pas du tout, et qu'on finit le jeu très vite si on ne se retient pas d'y jouer trop longtemps d'un coup". Ajoutons aussi qu'il n'est pas toujours super facile de diriger ses personnages dans l'environnement 3D, problème qui est d'ailleurs pour beaucoup responsable du "saut au-dessus du vide qu'on rate 20 fois" et de la "plate-forme qu'on sait pas comment l'atteindre", 2 parasites qui tuent bien le fun par moments. A part ça, je trouve aussi le mode "création" de personnage anecdotiques et grosso modo inutile, bien qu'il soit rigolo deux minutes,

Tout cela étant dit, dans leur genre, voilà deux titres franchement très réussis, et pour leur petit prix, carrément indispensables pour les fans de la saga ou pour les joueurs qui ont des gamins. Les autres devraient quand même y jeter un oeil, tout en sachant qu'il ne faut pas s'attendre à des jeux de longue haleine pour gamers d'élite, seulement à passer un court mais très bon moment dans un univers rigolo et rafraîchissant.

Toxic.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

SHREK ET MAT
En plein dans le mille pour Dreamworks ! Le studio fondé par Steven Spielberg, Jeffrey Katzenberg et David Geffen vient de planter une nouvelle épine dans le pied du géant Disney.
Shrek est l'histoire de l'ogre éponyme, qui va aux toilettes et pue du bec, qui vit tout seul dans son marais. Mais un jour il est envahi par les créatures des contes de fées, déportées par Lord Farquaad, un petit noblaillon (c'est le cas de le dire !) qui a des rêves de grandeur.
En échange de son marais, Shrek doit aller chercher une princesse prisonnière d'un dragon dans un sombre donjon. Même Disney n'a pas osé faire un film sur un concept aussi plat, me direz-vous. Quoique... Mais Shrek
Le réalisme est tel que l'on croirait voir jouer les doublures-voix : Mike Myers (Austin Powers 1, 2, 3...) dans le rôle-titre, l'excellentissime Cameron Diaz (Charlie et ses Drôles de Dames, notamment) en princesse pleine de surprises, et Eddy Murphy (euh... Dr Dolittle ? désolé) en âne (il n'a jamais été aussi bon).


On oublie très vite qu'on est dans un dessin animé, pour s'attacher aux personnages. Bref, une grande œuvre de cinéma, au-delà des clivages de genre et de forme.
joue sur les canons du conte de fées pour mêler action et humour finaud, et nous scotche au mur.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

LE TEA-TIME DES MORTS-VIVANTS

Réalisé en 2003 par Edgar Wright, Shaun of the Dead ne sort que cet été dans les cinémas français (mais est déjà culte pour les amateurs d’imports DVD) après avoir fait rire à peu près tout le reste du monde. Vraiment, remercions les distributeurs français de nous abreuver à flot continu, à longueur d’année, de comédies aussi "subtiles" que Brice de Nice, mais de garder aussi longtemps des petits bijoux comme celui-ci dans leurs tiroirs… Nous vivons vraiment dans le pays du bon goût.

Bref, voilà, réjouissons-nous, il lui aura fallu du temps mais Shaun of the Dead débarque enfin chez nous. Se présentant comme "une comédie romantique avec des zombies", coécrit et interprété par Simon Pegg, vedette de la sitcom britannique Spaced (inédite en France), le film raconte comment un malheureux loser un peu neuneu sur les bords va profiter d'une invasion de zombies à Londres pour tenter de reconquérir le coeur de sa belle.

Shaun, le piteux héros de cette histoire, a un boulot merdique, un porc débile et un pauvre con en guise de colocataires, une mère et un beau-père envahissants. Presque trentenaire, mais éternel ado dans l’âme, il est trop paresseux pour changer et se satisfait plus ou moins de sa vie de tocard, ce qui n'est plus le cas de Liz, sa copine qui, lasse de passer toutes ses soirées dans le même pub minable, décide de le larguer. Comme un malheur n’arrive jamais seul, voilà qu’un virus transforme les londoniens en zombies ! Mais contre toute attente, Shaun va profiter de l’occasion pour devenir enfin un homme, un vrai, en partant sauver sa chère et tendre des griffes de ces créatures en quête de chair fraîche.

Plutôt que de s’acharner à parodier grassement des scènes emblématiques de films d’horreur plus ou moins connus en y ajoutant des bites, des bruits de pets et des blagues sur le cannabis comme l’ont fait les frères Wayans avec la série des Scary Movie (qui a eu ses bons moments quand même admettons-le, mais enfin bon…), Wright et Pegg ont opté pour la voie du pastiche plutôt subtil. Ils détournent les clichés du film de zombies avec un humour absurde et pince-sans-rire plutôt réjouissant, servi par un casting d’acteurs peu connus en France mais impeccables dans leurs rôles respectifs (Simon Pegg en tête, excellent en brave crétin velléitaire constamment dépassé par les événements). Je ne dévoilerai aucun des gags pour ne pas gâcher le plaisir, mais Shaun of the Dead est l’un des films les plus drôles que j’aie pu voir depuis longtemps.

Si on veut chipoter, on peut dire que l’intrigue n’est pas tellement originale puisqu’elle se contente de suivre la trame classique du film de morts-vivants lambda (un groupe de survivants piégés dans un bâtiment entouré de zombies tente de trouver un moyen de repousser l’invasion), et que le rythme des gags faiblit sensiblement par moments. Malgré sa drôlerie, Shaun of the Dead est d’ailleurs loin d’égaler dans le délire les meilleurs films des Monty Python ou des ZAZ. Signalons aussi qu'il ne s'agit pas d'une innocente comédie tous publics mais quand même d'un vrai film de zombies, avec sa dose de séquences gore qui pourront heurter les plus sensibles.



Le film a néanmoins de quoi séduire les amateurs de comédies d’horreur à la Evil Dead comme les amateurs d’humour anglais, qui ne devraient pas se priver d’un tel plaisir au cours d’un été cinématographique qui promet par ailleurs d’être, comme tous les ans, riche en navets.

Toxic.

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