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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Jeux

Etats-Unis, un temps indéterminé, mais très proche de nous. Un étrange virus ravage le monde, transformant les infectés en créatures assoiffées du sang de leurs semblables. Joel est un clandestin qui survit via quelques rapines et escarmouches avec l'armée. Mais un jour (une vingtaine d'années après l'apocalypse) on lui propose, contre une réserve d'armes et de munitions, de convoyer une adolescente jusqu'en-dehors de la ville. Ellie, une adolescente un brin insolente, qui a une particularité : la morsure des infectés n'a pas d'effet sur elle. Très vite Joel va se prendre d'affection pour elle, et la mission va se transformer en expédition au travers des Etats-Unis.

The Last of us est un jeu d'aventure sorti sur plusieurs plateformes en 2013. Ce n'est que récemment que je me suis décidé à l'acheter, alléché par les excellents retours de joueurs amis. Je pensais qu'il s'agissait d'une sorte de shoot'em up dans un contexte survivaliste, mais c'est bien plus que cela. Le jeu bénéficie d'un scénario simple, mais plutôt malin. Les personnages sont assez bien campés. Joel est un homme bourru, auquel la vie n'a pas fait de cadeau, qui va retrouver un peu le goût de vivre en s'occupant d'Ellie. Celle-ci, loin d'être juste un "colis", va prendre une part active dans la progression du duo vers la liberté. D'ailleurs par moments les deux vont être séparés, et le joueur est amené à animer Ellie durant quelques instants. Le monde du jeu n'est pas ouvert, par conséquent impossible d'aller dans la mauvaise direction, grâce à des obstacles naturels ou artificiels (véhicules, bâtiments, barricades...). Au sujet de la période pendant laquelle Joel n'est plus l'avatar du joueur ou de la joueuse, la version remasterisée du jeu, qui comprend le DLC Left Behind, permet de combler ce petit manque, et même de revenir sur un moment important de la vie d'Ellie.

L'ensemble est de très bonne tenue. C'est un jeu où il faut être constamment aux aguets, prêt à repousser les assauts des zombies, des soldats, des pillards... Mais aussi se méfier de celles et ceux qui disent vouloir le bien d'Ellie et Joel... On peut le terminer en une cinquantaine d'heures en mode facile (sachant qu'il y a 5 niveaux, jusqu'au "réaliste"). Les relations entre les personnages sont complexes, évolutives et donc intéressantes. Il y a quelques rares moments de respiration, voire de contemplation.

Je recommande chaudement. A noter que le réseau HBO a annoncé le projet d'adaptation du (des) jeu(x) en série.



Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Personnalités

Caroline Raszka-Dewez est, par ordre chronologique, la quatrième personne à travailler sur la traduction de l’œuvre d’Andrzej Sapkowski pour le compte des Editions Bragelonne. Mais elle a travaillé sur l’ensemble de l’arc narratif surnommé La Saga du Sorceleur.

 

Bonjour, comment avez-vous découvert Sorceleur ?

Tout simplement au moment où l’éditeur m’a proposé la traduction du tome Le temps du mépris. J’avoue que je ne connaissais absolument pas le domaine de la Fantasy avant de lire le Sorceleur. Ça a été pour moi une grande découverte.

 

Avez-vous éprouvé des difficultés particulières lors de la traduction ?

Oui bien entendu. Comme j’étais totalement novice dans la lecture de ce genre, j’ai été très surprise. Beaucoup de termes m’étaient étrangers, je n’en connaissais même pas la signification en français, des noms d’armes du Moyen-Âge, notamment. Sapkowski utilise aussi beaucoup de néologismes, de vocabulaire très ancien. J’ai dû plonger un peu dans l’ancien français, par exemple. Ses tournures de phrase sont par moments un peu « tordues », c’est très drôle, je trouve, en polonais, mais il faut faire en sorte que cela passe bien en français, c’est un peu comme un puzzle parfois !

 

Avez-vous rencontré Andrzej Sapkowski pendant ce processus ?

Non, jamais. Je n’ai eu absolument aucun contact avec lui.

Comment vous êtes-vous positionnée par rapport au travail de Laurence Dyèvre, Alexandre Dayet et Lydia Waleryszak, qui ont traduit la série avant vous ?

Pour être honnête, au vu des délais de traduction pour le premier tome que j’ai traduit, je ne me suis pas posé beaucoup de questions. Je reprenais de temps en temps leur traduction pour me faire une idée plus particulière de tel ou tel personnage, par exemple, de sa façon de s’exprimer. Après, l’éditeur et les correcteurs interviennent et donnent une cohérence à l’ensemble si besoin.

 

Vous avez vu la première saison de la série Netflix. Qu’en avez-vous pensé ?

J’ai été un peu surprise. Le personnage de Geralt est assez bien rendu, peut-être pas au niveau physique, mais dans sa manière d’être, de parler (ou ne pas parler), de bouger. Pour ce qui est des autres personnages, Ciri, Jaskier, Yennefer, les autres magiciennes, je reconnais que je me les imaginais autrement, mais c’est souvent le cas lors des adaptations de romans., principalement lorsque l’on travaille dessus en profondeur, comme c’est le cas pour un traducteur. La bataille prend beaucoup plus de place dans la série que dans le roman, de même que la métamorphose de Yennefer… Il y a un mélange de certaines nouvelles et de la Saga à proprement parler. La mise en place est assez lente, les passages du passé et du présent ne sont pas évidents. Pour qui n’a pas lu les romans, l’histoire est sans doute un peu compliquée à suivre pour cette première saison. Il faut voir l’évolution qui en sera donnée.

 

Caroline, merci.

Je vous en prie…

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Personnalités

© HENNINGER Bernard

Thomas Bauduret, auteur et traducteur, a assuré la traduction en français deux ouvrages relatifs à des jeux video inspirés de l'univers créé par Andrzej Sapkowski. Il nous a accordé un entretien, qui devait apparaître dans Hommage à The Witcher - la saga d'un chasseur de monstres. Nous n'avons pas pu l'inclure, par manque de place. Le voici donc en exclusivité.

 

Bonjour Thomas, comment avez-vous découvert l’œuvre d’Andrzej Sapkowski ?

Je l’ai rencontré une fois, lors de sa venue aux Imaginales, mais j’avoue ne pas trop avoir accroché aux livres, je trouve l’écriture (ou la traduction ?) assez, hem, spéciale. Et pourtant, pour une fois qu’on sort de la doxa anglo-saxonne, ça avait tout pour me plaire.

 

En tant qu’écrivain, comment avez-vous appréhendé cet univers ?

Il m’a eu l’air assez complet, logique et structuré, ce qui je trouve manque à la fantasy. Mais je suis auteur de polar, genre qui exige une rigueur quasi mathématique, pour reprendre les termes d’un collègue.

 

Les Editions Panini ont fait appel à vous pour traduire deux ouvrages autour de cet univers, l’un sur le Gwent/Gwynt, et l’autre au sujet du jeu video. Avez-vous pratiqué ces jeux ?

Non malheureusement, je le voulais, puisque j’aime bien l’univers vidéoludique, mais j’ai été pris par le temps. J’ai juste fait un travail de vérification croisée pour les noms et les quelques événements cités.

Selon vous, quelle place peut-on donner à l’œuvre de Sapkowski et ses différentes déclinaisons dans le domaine de la fantasy ?

Je ne connais pas assez le genre, mais au moins, cela signifie, après le succès de Valerio Evangelisti, qu’il y a autre chose que le rouleau compresseur culturel anglo-saxon et la frilosité légendaire des éditeurs et des lecteurs. Ce qui eût été impensable il y a quelques années.

Thomas, merci.

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