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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Dans un futur proche, The Running Man est l’émission numéro un à la télévision : un jeu de survie impitoyable où des candidats, appelés les Runners, doivent échapper pendant 30 jours à des tueurs professionnels, sous l'œil avide d’un public captivé. Chaque jour passé augmente la récompense à la clé — et procure une dose d’adrénaline toujours plus intense. Ben Richards, ouvrier désespéré prêt à tout pour sauver sa fille gravement malade, accepte l’impensable : participer à ce show mortel, poussé par Dan Killian, son producteur aussi charismatique que cruel. Mais personne n’avait prévu que Ben, par sa rage de vivre, son instinct et sa détermination, devienne un véritable héros du peuple… et une menace pour tout le système. Alors que les audiences explosent, le danger monte d’un cran. Ben devra affronter bien plus que les Hunters : il devra faire face à un pays entier accro à le voir tomber.

C'est la troisième adaptation de King que je vois cette année, après Le Singe et Marche ou crève. J'ai loupé La Vie de Chuck, mais à dessein. Je fondais de bons espoirs quant à la qualité de cette nouvelle adaptation (après celle réalisée par Paul Michael Glaser en 1987), surtout parce que le nom d'Edgra Wright y était associé en tant que réalisateur. Acclamé pour des films comme Hot Fuzz, le Dernier pub avant la fin du monde, Scott Pilgrim ou encore Baby Driver, le réalisateur britannique s'est donc attaqué à l'adaptation de ce roman à l'origine signé par Richard Bachman, l'un des pseudonymes de King. La bande-annonce laissait à voir un film survitaminé, avec des explosions et de l'audace visuelle.

Au visionnage cette impression se confirme : ça pète dans tous les coins, on n'a pas le temps de souffler. Mais c'est à peu près tout ce qu'on peut en retenir de positif. Ben Richards est censé être un gars lambda, certes en bonne forme physique, pas un athlète à la limite du surhomme, comme l'a incarné Arnold Schwarzenegger il y a près de 40 ans (dans une version assez kitsch, finalement), ni comme Glen Powell dans cette version de 2025 (au passage, l'action du roman se passe... en 2025). Et d'ailleurs l'un comme l'autre ne sont pas des surhommes du jeu non plus, Powell, que je ne connaissais pas, ayant le charisme d'une huître malade. Alors certes, on a Josh Brolin dans le rôle du grand méchant producteur qui veut manipuler les candidats et les téléspectateurs pour gagner un maximum de brouzoufs, mais lui-même semble un peu s'emmerder. William H. Macy a droit à une séance où il est sous-utilisé, seul Lee Pace s'en tire pas trop mal, même si on lui a ajouté une prothèse ridicule sur le visage pour lui donner un air VRAIMENT méchant, alors qu'il aurait probablement pu faire le job de par son seul talent.

Et puis il y a ces moments WTF, comme cette version un brin techno de Frère Jacques en ambiance au début du film, ou cette course-poursuite en Renault 5. Certes, la Renault 5 d'aujourd'hui, électrique, sous la bannière Alpine, avec des rampes lumineuses, mais... UNE RENAULT 5, BORDEL.

Mais le gros souci du film réside, comme dans Marche ou crève, dans son scénario, qui édulcore largement le propos initial du roman de King. Là où Bachman/King tire à boulets rouges sur une société de la consommation où les médias noyautent tout, y compris la politique, Wright et ses collaborateurs ne proposent, au final, qu'un actioner certes bien troussé, mais délaissant complètement cet aspect, certainement trop clivant dans l'Amérique de Trump (qui a d'ailleurs boudé le film).

Et le coup de grâce vient avec la fin, qui diffère de celle du roman, et en détourne complètement l'essence. De la rage qui animait Richard Bachman dans ses histoires, il ne reste rien dans leurs adaptations filmiques. Et c'est bien dommage, car ces histoires auraient tout à fait pu s'inscrire dans notre actualité occidentale, avec la montée des extrêmes, les médias manipulés et manipulateurs et un obscurantisme oeuvrant au grand jour au sommet des Etats-Unis.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Le rythme des adaptations de Stephen King a repris du poil de la bête ces derniers temps, et plutôt dans le sens des "bonnes" adaptations. On a eu Le Singe au printemps, La Vie de Chuck cet été, et bientôt Running Man. Voilà pour les films, sachant que It: Welcome to Derry, qui sort bientôt sur Prime Video, est une série déclinant l'histoire de Ça. Petit rappel historique pour l'histoire qui nous intéresse aujourd'hui : The Long Walk a été écrit dans les années 1960 par King, alors étudiant, qui en a eu l'idée en faisant de l'auto-stop pour rentrer chez lui. C'est le premier roman qu'il termine, mais il est refusé par plusieurs éditeurs. L'auteur du Maine rencontre le succès en 1973 avec Carrie, ce qui lui permet de ressortir cette première histoire, remaniée, en 1979, sous le pseudonyme de Richard Bachman. 
 

L'histoire ressemble grandement à une descente aux enfers, avec ces jeunes gens pleins d'entrain et de vigueur qui prennent ce défi à la rigolade, à savoir marcher le plus longtemps possible de la frontière canadienne vers le sud, à travers l'Etat du Maine entre autres. Les profondeurs des limites humaines sont explorées : la noirceur, la solitude, la peur, la compassion, sans parler bien sûr de l'épuisement physique et mental des marcheurs. Dans une Amérique ultra-libérale où l'esprit de compétition, la surconsommation et l'individualisme montent en puissance, Marche ou crève est une histoire coup de poing que je vous incite (au même titre que quasiment tous les titres initialement signés Bachman) à découvrir.

Alors bien sûr, le scénario (signé JT Mollner) diverge quelque peu de l'histoire, sur des points de détail et... sur la fin. Il faut noter que Frank Darabont (l'un des meilleurs adaptateurs de l'auteur avec les magnifiques Les Evadés et La Ligne verte, entre autres) a longtemps été attaché au projet, avant que cela n'arrive entre les mains de Francis Lawrence (Hunger Games, Je suis une légende). Les décors, les designs des véhicules, maintiennent le récit dans les années 1960, contemporaines de l'écriture du roman. Le groupe des marcheurs est réduit de moitié, de 100 à 50, sans doute pour des questions de rythme. Le film a nécessité de longues séquences de marche des acteurs (environ 15 km par jour, parfois sous une chaleur accablante sur les routes du Manitoba, au Canada), mais aussi de l'équipe technique, qui devait, la plupart du temps, avancer à la même vitesse qu'eux.

 

Francis Lawrence a opté pour une prise de vues sans effets racoleurs, montrant l'horreur croissante que traversent les marcheurs parfois dans ce qu'ils ont de plus trivial : le besoin urgent d'uriner, de déféquer, les crânes traversés par les balles des fusils lorsque les marcheurs ont reçu plus de trois avertissements...

Le film se concentre sur l'amitié naissante entre Ray Garraty et Peter Mc Vries (Cooper Hoffmann et David Jonsson, très bons même si un peu âgés pour les rôles), deux jeunes gens que tout ou presque oppose, mais qui vont décider de s'entraider pour aller le plus loin possible, avec une demi-douzaine d'autres marcheurs mis en avant. Face à eux, le Commandant, organisateur de la Longue Marche, une figure dictatoriale qui se complaît dans la violence. Un personnage que Mark Hamill (le Luke Skywalker de Star Wars) a pris un malin plaisir à incarner, contrefaisant notamment sa voix pour en faire un gueulard au timbre proche de celui d'une certain Donald Trump.

Et... C'est tout. On a des personnages intéressants, sans atteindre la profondeur de ceux du roman, probablement inspirés par des copains de lycée ou de fac de King. Exit la charge sociopolitique qui en faisait sa force, la rage qui transpirait de ces pages, une rage commune à presque tous les Bachman, une rage qui serait salvatrice dans les Etats-Unis d'aujourd'hui, qui s'enfoncent dans le consumérisme, l'impérialisme et l'obscurantisme. Un des meilleurs bouquins de l'auteur aujourd'hui le plus censuré dans son propre pays. Les personnages changent trop vite, on ne voit pas bien les conflits intérieurs et extérieurs qui les minent...

Si j'ai passé un bon moment de cinéma, je ne peux qu'être déçu par la frilosité des scénaristes et producteurs qui avaient l'occasion de taper un peu sur leurs propres dirigeants. Mais la peur de la censure a sans doute joué, sans parler du fait que le film dure moins de 110 minutes, ce qui est trop court pour développer un propos politique un tant soit peu étayé... A noter cependant que certains supports physiques sont annoncés avec 40 minutes de plus ainsi qu'une ou plusieurs fins alternatives.

Ce Marche ou crève rejoint donc la cohorte (pas si fournie cependant) des "bons films, mais pas plus" adaptant l'œuvre du King. Vraiment dommage. 

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Cela faisait un petit moment que je n'étais pas allé voir un film d'horreur au cinéma. Ni allé au cinéma tout court, d'ailleurs. La bonne hype colportée par des contacts de qualité (coucou Steph et Mélanie) m'a décidé à y aller presque de manière impromptue. Et j'ai passé plutôt un bon moment. 

Lorsque tous les enfants d’une même classe, à l’exception d’un, disparaissent mystérieusement la même nuit, à la même heure, la ville entière cherche à découvrir qui — ou quoi — est à l’origine de ce phénomène inexpliqué.

Ce résumé est un brin trompeur, car toute la ville ne se mobilise pas, mais on imagine quand même que la police locale est mobilisée, ainsi que les parents des enfants disparus. L'histoire est racontée du point de vue de plusieurs personnes proches de l'avènement, comme Justine, l'institutrice (campée par Julia Garner), l'un des policiers, le directeur de l'école ou encore le seul enfant survivant. Liste non exhaustive, mais ce postulat permet, au fil de l'avancée de l'histoire, de comprendre petit à petit de comprendre ce qu'il s'est passé, quel évènement est à l'origine de cette disparition massive, et les motivations des différents personnages. Ceux-ci sont diversifiés mais bénéficient d'un casting solide. Outre Garner déjà citée (que l'on peut voir en Surfer d'Argent dans le 4 Fantastiques sorti récemment), il y a également Josh Brolin (qui est aussi producteur exécutif), Benedict Wong (qui joue M. Wong dans la franchise Dr Strange) dans un registre totalement différent et Alden Ehrenreich (vu dans Oppenheimer). Sans oublier le jeune Cary Christopher, qui joue le seul enfant "survivant", et éclabousse l'écran de sa classe dès lors qu'on se trouve dans l'arc narratif le concernant. 

Le film joue donc sur une accumulation de séquences qui font monter crescendo la pression et le rythme, sans abuser des jump scares. Il y a quelques séquences horrifiques ou ultra-violentes, mais elles sont justifiées et on ne joue pas sur la surenchère, sauf à la fin où ça vire au grand-guignol (mais je me suis dit "bien fait !"). Il y a bien 2-3 séquences où on se dit "non mais là ça suffit" (mention spéciale au junkie qui a l'air presque immortel), mais ça ne fait pas sortir du film. Zach Cregger, le réalisateur, a composé lui-même la musique d'ambiance avec les frères Holladay, et si elle est assez présente, elle accompagne bien le côté un peu paranoïaque de certains passages. 

Bref, sans être un chef-d'œuvre, Evanouis (je préfère ce titre à l'original, qui en révèle un peu trop sur l'intrigue) est un bon petit film de trouille d'été, qui permet de passer du bon temps sans tomber dans la facilité.

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Voici donc le 35ème film du Marvel Cinematic Universe, et le 5ème de la phase 5. Après des succès mitigés (les flops de Ant-Man et la Guêpe - Quantumania et The Marvels) et les succès réels mais controversés (Les Gardiens de la Galaxie volume 3 et Deadpool et Wolverine), revoilà donc Anthony Mackie dans le costume de Sam Wilson/Captain America. Après une mission au Mexique en compagnie de Joaquin Torres, les deux hommes sont invités à la Maison blanche pour participer au sommet américano-franco-nippono-indien concernant l'île de Tiamut. Wilson propose à son mentor, Isaiah Bradley, lui aussi un super-soldat, de les accompagner.

Le président, Thaddeus Ross, ennemi historique de Hulk, est alors attaqué par Bradley et quatre autres personnes, visiblement sous emprise. L'homme est rattrapé et remis en prison, et les enquêteurs sont rejoints par Ruth Bat-Seraph, ancienne Veuve et responsable de la sécurité privée de Ross. 

Ils découvrent que l'origine de l'attentat est dans une ancienne base militaire en Virginie, et que le responsable est Samuel Sterns, à l'origine de la création de l'Abomination (Voir L'Incroyable Hulk). Mais un secret bien plus grand menace Ross...

Difficile de dégager un avis tranché au sujet de ce film. Il n'apporte pas grand-chose dans la chronologie générale des Avengers, si ce n'est que Ross demande à Wilson de reformer l'équipe de super-héros, et que la suite de l'histoire va sans doute voir des mondes parallèles s'entrechoquer. L'ex-général Ross reviendra dans la prochaine production Marvel, à savoir The Thunderbolts. Il y a également quelques fausses pistes, comme les autres agresseurs du président, qu'on oublie dès qu'on les a mentionnés, ou encore l'apparition très rapide de Bucky Barnes (le Soldat de l'Hiver), pour nous dire qu'il se consacre à une carrière politique. On notera les reshoots concernant un personnage secondaire à l'été 2024, ce qui n'est jamais bon signe, et les effets spéciaux dégoulinants lors de certaines scènes de combat mettant en scène Cap' et Torres (le futur Falcon), ainsi que dans les décors de la grosse scène finale, des cerisiers en fleurs sur une île de Washington.

Dans le positif, citons l'intensité toujours présente chez Ford, même s'il commence à décliner physiquement, et Mackie qui est tout en sobriété. Le film de Julius Onah (The Cloverfield Paradox) n'est pas franchement mauvais, mais il se révèle, au final, anecdotique, malgré la présence d'Harrison Ford.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

J'avais beaucoup aimé le premier film de la "série", écrit, réalisé et joué par John Krasinski. On y suivait les mésaventures d'une famille qui essaie de survivre dans un décor champêtre à la menace mortelle représentée par des monstres qui réagissent au moindre son. Ce premier opus était court, d'une efficacité et d'une tension comme j'en ai rarement vu.

Je n'ai pas encore vu le deuxième, mais la perspective de me replonger dans ce concept si excitant m'a incité à aller le voir au cinéma, d'autant plus que si John Krasinski n'est plus à la réalisation, il est resté producteur et a sans doute touché un peu au scénario, même si seul Michael Sarnoski (réalisateur remarqué de Pig, avec Nicolas Cage) en est crédité. Cette conviction vient essentiellement du fait que ce nouveau long-métrage se révèle, au fil de son déroulement, plus malin, complexe et profond qu'il n'y paraît de prime abord. Jugez plutôt.

Samira est une jeune femme qui s'ennuie à mourir dans un centre de soins palliatifs, au milieu de vieillards cacochymes et d'activités totalement dénuées de sens, malgré la bienveillance et l'énergie de l'infirmier Reuben. Mais la promesse d'une pizza, d'une vraie pizza au cours d'une sortie à New York la décide à sortir de sa torpeur. Sur place, elles e rend compte que le spectacle de marionnettes n'est pas si mal, même si elle décroche vite, rattrapée par ses angoisses. Sortie prendre l'air, elles e rend vite compte que quelque chose ne va pas. Des voitures de police passent à toute allure et les gens regardent obstinément le ciel. Le chaos se déchaîne vite, avec l'apparition de créatures de cauchemar qui attaquent toute créature que ferait le moindre bruit. 
 

Pour Samira, comme pour d'autres, commence alors une fuite sans espoir, mais aussi la recherche de derniers moments de bonheur avant la nuit. 
 

J'avais vu une bande-annonce somme toute assez classique, appuyant essentiellement sur l'aspect survival du long métrage, en soi assez efficace. Une grosse partie peut se résumer à cela, mais Sarnioski et Krasinski y ont ajouté une dimension particulière avec l'état de santé de Samira, qui très vite se retrouve incapable de courir, de faire des efforts, etc. S'appuyant d'abord sur son infirmier et sur Frodon, son chat d'assistance (quand je vous dis que Tolkien est partout !), elle va devoir faire preuve de beaucoup de sang-froid et d'intelligence, même après sa rencontre avec Eric, un étudiant anglais qui se retrouve totalement perdu dans cette attaque.

A l'instar du premier film, l'intrigue se resserre autour de ces deux personnages et de quelques-uns qu'ils croisent ou recroisent (on notera la présence de Djimon Hounsou), et au-delà des jump scares, assez nombreux, l'efficacité et la crédibilité reposent sur Lupita Nyong'o (qui après 12 years a slave, Us, Black Panther 1 et 2, et les trois derniers Star Wars, montre qu'elle se construit une filmographie intéressante) et Joseph Quinn (acteur britannique vu dans Game of Thrones, la saison 4 de Stranger Things et bientôt dans Gladiator 2 et le prochain reboot des 4 fantastiques). Leur duo, d'abord hésitant, fonctionne finalement pas si mal, et je dois dire que Lupita Nyong'o, méconnaissable, m'a bluffé dans ses expressions de terreur, de TERREUR EXTREME, et de fatigue extrême. Son personnage est d'ailleurs beaucoup plus fouillé que celui de son partenaire, qui s'en rend compte (le personnage de son partenaire) et décide de tout faire pour l'aider à accomplir son rêve, avant de probablement mourir dans les crocs des monstres. 

Ceux-ci sont d'ailleurs toujours aussi flippants, leur présence étant annoncée par un mélange de cliquetis et de grognements sourds entrecoupés de halètements semblables à ceux d'un cheval. Des bruits qui précèdent souvent des attaques brutales, souvent venues des hauteurs, ces créatures ayant la faculté de s'accrocher aux façades des immeubles pour aller chercher leurs proies à peu près partout. Je ne sais pas si leur destinée cinématographique va s'approcher de celles d'Alien et ses multiples suites, mais si Krasinski reste dans le secteur, ça peut faire des films à la fois flippants et profonds.
 

Ah, on notera la présence toute particulière du chat d'assistance de Samira, qui sert un peu de fil rouge et d'ange gardien par moments...

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Annoncé comme la suite de The Shining, ce film est donc -lui aussi- une adaptation du roman éponyme de Stephen King. Il met en vedette Danny Torrance, qui a réussi à 'échapper de l'hôtel Overlook, et qui lutte contre ses démons (alcoolique et psychique). Il a en effet toujours en lui le shining, cette faculté qui lui permet de voir des fantômes, mais aussi, et c'est nouveau, de converser mentalement (et à longue distance) avec des gens "comme lui". C'est comme ça qu'un beau jour une fillette prénommée Abra entre en communication avec lui. Une conversation amicale qui dure plusieurs années, alors que "Dan" (pour changer du diminutif dont le dotait feu son père) réussit à mettre fin à son addiction à la dive bouteille, et trouve du travail dans un hospice de la petite ville de Frazier (New Hampshire). Mais au bout de 8 ans de "correspondance" mentale, Abra alerte "Oncle Dan" : elle a des visions concernant des enfants "comme eux" qui sont enlevés puis "mangés" par un groupe de vampires psychiques se faisant appeler le "Noeud Vrai". Commence alors un jeu du chat de la souris, avec des intrusions mentales mutuelles, des coups de feu et des bons sentiments.
 

Le film est monté, scénarisé et réalisé par Mike Flanagan, qui avait déjà réalisé Jessie, autre adaptation d'un roman de Stephen King en 2017. Son travail est de bonne facture, il a de la technique pour nous montrer comment l'esprit peut être aspiré, manipulé, pénétré... La filiation avec le film de Stanley Kubrick est d'autant plus assumée que certaines scènes du premier film ont été refilmées à l'identique pour illustrer le passif de Danny. On est clairement dans une histoire vampirique, dans une veine psychique, avec la façon dont les douleurs des victimes du Noeud Vrai sont aspirées (littéralement) par leurs tortionnaires, mais aussi la façon dont ils meurent.

Sans être dans le haut du panier, cette adaptation est dans une bonne moyenne des adaptations de King. Une qualité due au fait que ce dernier n'a pas touché au scénario, et que Flanagan a une vraie sensibilité pour le genre et se révèle un bon technicien de la réalisation. Mc Gregor cabotine un peu, mais ne dessert pas le film, dans le casting duquel se détache également Rebecca Ferguson, actrice suédoise qui aune vraie présence (ici habitée) à l'écran.

 

Spooky
 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Finney Shaw, un adolescent de 13 ans, timide mais intelligent, est enlevé par un tueur sadique qui l’enferme dans un sous-sol insonorisé où s’époumoner n’est pas d’une grande utilité. Quand un téléphone accroché au mur, pourtant hors d’usage, se met à sonner, Finney va découvrir qu’il est en contact avec les voix des précédentes victimes de son ravisseur. Ils sont aussi morts que bien résolus à ce que leur triste sort ne devienne pas celui de Finney.

Scott Derrickson, réalisateur de l'Exorcisme d'Emily Rose, Sinister et Hellraiser 5, mais aussi du premeir Dr Strange, a voulu revenir à ses premières amours, le film d'horreur. Se souvenant avoir lu au début des années 2000 la nouvelle de Joe Hill Black Phone, il a commencé à travailler à son adaptation. Pour incarner le méchant Ravisseur, il a pensé à Ethan Hawke, qu'il avait déjà dirigé dans Sinister. Malgré le fait qu'il passe 90% du temps le visage masqué, c'est la voix de l'acteur, à la fois caverneuse et fragile, qui donne une dimension particulière à son personnage. La gestuelle aidant, il compose un méchant assez convaincant, et imposant physiquement.

Face à lui le jeune Mason Thames, dont c'était le premier rôle au cinéma, est lui aussi pas trop mal en gamin futé ayant quelques pouvoirs particuliers. Des pouvoirs, sa petite soeur Gwen en possède aussi. Elle fait en effet des rêves en rapport avec les enfants disparus depuis quelques mois dans cette banlieue nord de Denver. Mais cette fois-ci, c'est la vie de son frère qui est en jeu. Faisant fi des brimades et avertissements de leur père alcoolique, elle décide d'agir et de retrouver la maison que ses rêves lui indiquent. Quasiment tout le film repose sur l'intensité et la présence des jeunes acteurs, lesquels interagissent avec d'autres adolescents. A ce titre, la séquence où le fantôme d'un enfant disparu explique à Finney comment frapper le ravisseur avec un objet contondant est assez bluffante, voire hypnotisante. 

On ne peut pas dire que Joe Hill soit beaucoup mieux loti que son père Stephen King en termes de qualité d'adaptation, mais celle-ci est plutôt correcte, et par les temps qui courent, on s'en contentera.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

"Le nouveau chef d’œuvre de Hayao Miyazaki" "Chaque image est un tableau peint à la main." Voilà quelques-unes des accroches de certains medias au sujet du dernier -en date- film du maître japonais de l'animation. Autant vous dire que c'est totalement vide de sens. Une œuvre d'un même auteur ne peut avoir qu'un seul sommet, un seul chef d’œuvre, sinon cela ne veut plus rien dire. Quant aux tableaux peints à la main... Les tableaux étaient peints à la main, tous, avant que d'autres outils soient mis à la disposition des peintres, devenus pour certains des illustrateurs.

Voilà, ces agacements passés, transportons-nous donc dans ce film, qui a créé le buzz une fois de plus. Non seulement parce qu'il s'agit d'une œuvre de Miyazaki, mais aussi parce que le studio Ghibli a choisi de n'en faire aucune promotion, de n'en livrer aucune image -hormis une affiche, un brin énigmatique- jusqu'à sa sortie japonaise, en juillet dernier. Alors que la sortie française officielle est imminente, le jeu habituel de la distribution s'est tout de même mis en marche sous nos latitudes : avant-premières, images promotionnelles, bande-annonce alléchante...

 

Mahito, douze ans, a perdu sa mère lors d'un incendie dû aux bombardements pendant la guerre dans l'hôpital où elle était soignée quelques années auparavant. En compagnie de son père il déménage à la campagne, où ce dernier a fait construire une usine à proximité du manoir de sa belle-famille. En effet il a épousé la soeur cadette de son ex-femme, et cette dernière porte déjà son enfant. Quelque peu déprimé par cette istuation et hanté par sa course désespérée pour sauver sa mère dans une Tôkyô en flammes, Mahito traîne son spleen à l'école, où il devient rapidement le souffre-douleur de ses camarades. Il se mutile volontairement, pour ne plus y retourner. C'est alors qu'un héron cendré commence à le harceler, lui affirmant que sa mère n'est pas morte comme on le lui a fait croire, et qu'il sait où la trouver. Mahito le suit jusqu'à une tour désaffectée à proximité du manoir de sa belle-famille, une tour qui aux voies emmurées qui recèle un passage vers une autre dimension...
 

Après des films fabuleux comme Le Voyage de Chihiro, Nausicäa de la vallée du vent ou encore Mon Voisin Totoro, après Le Vent de lève, qui se présentait comme le film-testament du réalisateur tant il brassait ses thèmes favoris et de nombreux éléments autobiographiques, Miyazaki arrive encore à surprendre et un peu dérouter ses fans et ses exégètes. Mais dans un premier temps, à ravir leurs yeux. Car en effet, la finesse du trait et la fluidité de l'animation, toujours réalisée "à l'ancienne" sont par moments à couper le souffle. Il y a toujours cette poésie visuelle, ces images sublimes qui constituent la patte de Miyazaki-san dans Le Garçon et le Héron. Et toujours, toujours, cette musique symphonique et délicate de Joe Hisaishi pour l'accompagner. Et une histoire dense, avec un enfant déraciné (comme dans Chihiro, Souvenirs de Marnie, Mon voisin Totoro...) au centre de l'histoire. Une histoire inspirée par plusieurs romans comme Et vous, comment vivrez-vous ?, écrit par Genzaburô Yoshino, un best-seller réédité plus de 80 fois et paru en 1937. Miyazaki y a également inséré des éléments issus du roman de John Connolly, Le livre des choses perdues, sorti en 2006. 

Mais surtout, un connaisseur de la vie du réalisateur y verra des éléments autobiographiques : comme lui, Mihato est le fils d'un chef d'entreprise qui prospéra grâce à 'industrie aéronautique pendant la guerre,e t sa mère était malade et soignée à l'hôpital. L'adolescent rencontre un vieil homme, qui aimerait trouver un successeur, capable de maintenir grâce à sa sensibilité et ses gestes délicats un monde sur le point de s'effondrer, symbolisé par des pièces de formes disparates. On peut y voir une allégorie de Miyazaki, tentant de maintenir à flot un studio Ghibli dans une situation très difficile.

Le thème principal du film est cependant la mort. Elle n'est ici pas définitive, d'une certaine façon, puisque dans la dimension onirique où voyagent Mihato et Héron (oui, le héron, qui n'en est pas vraiment un, s'appelle comme ça) la mort, le temps et la vie n'ont plus vraiment de sens, ou peuvent s'apprécier différemment. C'est une nouvelle synthèse de l'oeuvre miyazakienne qui s'offre à nous, mais de façon moins accessible, moins évidente que par le prisme de ses précédents films. Ce qui risque de placer ce garçon et le Héron un, voire deux crans en-dessous ces films précédemment cités. Il faudra probablement plusieurs visionnages pour saisir la portée et la profondeur de ce douzième long-métrage du réalisateur.

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Miles Morales est un adolescent vivant à Brooklyn, admirant Spider-Man comme de nombreux habitants de New York. Brillant étudiant, il vient de rejoindre la prestigieuse Visions Academy, où il ne sent pas vraiment à l'aise, mais est soumis à la pression de son père, Jefferson Davis, un policier qui voit d'un mauvais œil les actions de Spider-Man. Miles peut compter sur le soutien de son oncle, Aaron Davis, qui l'emmène dans une station de métro abandonnée, afin que Miles puisse y peindre des graffitis, où l'adolescent est mordu par une araignée radioactive. Le lendemain, ses pouvoirs d'araignée se manifestent. Il revient à la station et assiste à un combat entre Spider-Man et plusieurs de ses ennemis (le Bouffon Vert et le Rôdeur) tandis que le Caïd lance l'activation d'un portail interdimensionnel via un Synchrotron. Spider-Man surprend Miles et comprend grâce à son sens d'araignée qu'il partage ses pouvoirs, mais doit d'abord désactiver le portail. Le Bouffon Vert pousse Spider-Man dans le portail, provoquant une explosion qui laisse le héros gravement blessé. Il donne à Miles une clé USB pour désactiver le collisionneur, avant d'être retrouvé et tué par le Caïd devant Miles, qui doit fuir le rôdeur qui le poursuit. Miles se retrouve seul, avec ses nouveaux pouvoirs, et un possible héritage très lourd. Comment stopper le Caïd ? C'est alors qu'il est accosté par... Spider-Man. Pas celui qui est mort, mais celui qui vient d'une autre dimension. 

 

Ce long-métrage d'animation ne s'inscrit PAS dans le Marvel Cinematic Universe. En effet il est produit par Sony, qui possède les droits du personnage, en association avec Marvel. ce qui explique qu'en début du film on a droit à un -rapide- rappel de ce qu'il s'est passé dans les films live Spider-Man et The Amazing Spider-Man. Mais ce film adapte le gros arc narratif du nom de son héros, Miles Morales, et le met aux prises avec le multivers, et différentes incarnations de Spider-Man. Comme dans le récent Spider-Man: No Way Home, on intègre différents éléments d'univers, on saupoudre d'ironie et on donne un but commun à ces incarnations. Pour sauver leur existence. Bien sûr, la technique de l'animation, dont les studios Sony sont l'un des fers de lance, permet des séquences absolument vertigineuses. Miles est le nouveau Spider-Man, mais il ne devient pas pour autant un adulte mature et sûr de lui. C'est encore un adolescent, dont les parents l'exaspèrent mais qu'il aime profondément, et c'est simplement et finement montré. Il voudrait qu'ils soient fiers de lui, sans forcément en faire des tonnes. 
 


Surprenant, drôle, malin, virtuose. Je valide.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Le voilà le premier chaînon manquant du Marvel Cinematic Universe. Black Widow était en effet presque la dernière, dans l’équipe « initiale » des Avengers, à ne pas avoir encore eu son film dédié. C’est triste à dire, mais ce retard était sans doute dû à la condition féminine de l’héroïne, mais aussi au fait qu’elle n’a pas de super-pouvoirs, ou d’armure renforcée la transformant en tank volant, comme Iron-Man. Alors qu’en face, Wonder-Woman a eu son propre film (en 2017), et même un deuxième, trois ans plus tard. Sous la pression des fans, mais aussi de Scarlett Johansson, qui l’incarne à l’écran, la production du long-métrage a été lancée en 2019, sous la férule de Cate Shortland, proposée par l'actrice, qui est aussi productrice exécutive. Mais une fois terminé, le film a mis du temps à sortir. La faute à l'épidémie de COVID, entre autres. Et une fois sur les écrans, les critiques et la fréquentation (après un bon démarrage) ont été plutôt désastreux, à tel point qu’à l’heure actuelle, aucun nouveau film mettant scène Natasha Romanoff n’est prévu. Tentative d’explication.

Comme je l’ai indiqué, Natasha Romanoff, alias Black Widow, n’a pas de super-pouvoir. Tout juste peut-on imaginer, au vu des précédents films où elle apparaît (notamment Avengers : l'ère d'Ultron), qu’elle a été cobaye dans une expérience scientifico-militaire dans sa Russie natale au cours de sa jeunesse[1]. C’est cet aspect de son histoire (mais pas une histoire de ses origines) que l’on va découvrir, avec en ouverture du film le départ précipité d’une famille d’origine russe de son domicile de l’Idaho. Une précipitation due à l’arrivée d’une colonne paramilitaire commandée par le Général Ross (William Hurt), qui court aussi, la plupart du temps, après Hulk. La famille, non sans y laisser des plumes, atterrit à Cuba, où les deux jeunes filles de la famille, Natasha et Yelena, vont se retrouver dans une sorte de bunker pour un programme secret…

21 ans plus tard, alors qu’elle vient de récupérer des échantillons d’un gaz aux propriétés mystérieuses dans un laboratoire secret après les évènements ayant conduit à la mort du roi du Wakanda, Black Widow se fait intercepter de manière extrêmement violente par un personnage mutique revêtu d’une combinaison cuirassée, armé entre autres d’un bouclier robuste et véloce. Cette rencontre va l’amener à devoir renouer avec un passé qu’elle avait sinon oublié, du moins enfoui…

Au-delà du woman bashing dont a pu être victime le film, il faut avouer que les pontes de Marvel ont presque tout fait, ou presque, pour assurer son échec. L’histoire, si elle s’inscrit dans une continuité temporelle du MCU avec cette mention des évènements décrits dans Captain America: Civil War, aurait pu se passer à peu près à n’importe quel moment de la timeline du MCU. Il y a très peu de mentions des autres personnages de cet univers, hormis Captain America et Œil de Faucon, qui a été un temps le coéquipier de Natasha. Contrairement à d’autres films « spin-off » de la trame constituée des films Avengers, aucun autre super-héros déjà connu n’apparaît. Cela se justifie, dans la mesure où la plupart des Avengers sont soit rentrés dans le rang, soit disparus.

 

Mais tout de même, cela réduit les possibilités narratives (et le budget, de fait), puisqu’on n’a que cinq personnages principaux, et deux secondaires. La plupart des effets spéciaux sont réunis dans la représentation d’une cité volante, refuge du grand méchant, dont la plupart des scènes visibles sont celles d’une destruction en cours ou terminée. Et parmi ces personnages, on retiendra la performance de deux personnages : Yelena, jouée par Florence Pugh et Alexei Shostakov, alias le Red Guardian, père adoptif des deux fillettes devenues super-espionnes, qui oscille entre l’esbroufe et le dramatiquement pathétique. Mais David Harbour a au moins un peu de présence. Quant aux autres personnages, y compris celui incarné par Scarlett Johansson elle-même, ils sont totalement anecdotiques dans leur expression. Pourtant elle avait déclaré, au moment de la sortie, fin 2021 : "Au sein de l’Univers Cinématographique Marvel, Natasha représente une personnalité aussi impénétrable que redoutable. C’est une femme téméraire et incontrôlable, dotée d’un intellect hors pair. Quels sont ses secrets ? A-t-elle des faiblesses ? Je suis impatiente de partager ses fragilités et ses forces avec le public. Elle évolue dans un monde masculin et y apporte une autre façon d’être. Notre volonté était de révéler la vraie Black Widow. Comment flinguer un film de A à Z, voilà la grande leçon de ce 24ème long-métrage de la franchise, et peut-être le pire…

 

Spooky


[1] Nous partons ici du principe que vous ne connaissez pas les comics mettant en scène Black Widow, en considérant comme seule source d’info les films du MCU.

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