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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

« Bonjour Eden. Tu me manques. On peut se parler ? Appelle-moi. »

Il est tard lorsque Eden, jeune éditrice new-yorkaise, reçoit ce message de sa mère, Tara. Leurs relations sont distantes depuis que celle-ci a refait sa vie avec un homme de treize ans son cadet dont elle a eu un petit garçon, Jeremy. Pour Flynn Darby, séduisant diplômé de Harvard, Tara a tout quitté : sa fille, son mari, leur maison. Quitte à payer le prix fort : affronter la rancune d’Eden et devoir élever un enfant atteint d’une maladie génétique très grave.

En décidant de ne pas répondre, Eden n’imagine pas un instant qu’elle n’entendra plus jamais la voix de sa mère : le lendemain, Tara se suicide après avoir tué Jeremy… Rongée par la culpabilité, Eden n’a d’autre choix que de se mettre en danger pour connaître la vérité. Peu à peu, elle découvre un aspect de sa mère qu’elle ignorait mais aussi la personnalité étrange de Flynn…

 

Je ne connaissais pas Patricia Mac Donald, qui semble pourtant être l'une des reines du thriller psychologique américain. Ce roman est son 19ème traduit en France, si j'ai bien compté. Cette expérience se traduit par une écriture claire, efficace, qui nous met d'emblée dans l'esprit d'Eden, laquelle cherche à toute force à comprendre ce qu'il s'est passé. Le comportement de Flynn et d'autres membres de l'entourage de sa mère éveillent notre curiosité, et nos soupçons. L'auteure fait preuve de logique dans le cheminement des sentiments de son héroïne, et lorsque la vérité tombe, on est tout aussi surpris qu'elle, même si le responsable a sa propre logique.

 

J'ai trouvé cependant que la dernière séquence était un peu précipitée, En effet, vues les implications du pot-aux-roses, je pense que quelques pages de plus auraient été les bienvenues. Si l'occasion se représente, je lirai un autre roman de Patricia Mac Donald, cependant, car le plaisir global de lecture était bien présent.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Reportages

 

Oui, je sais, le Salon a eu lieu il y a plusieurs semaines. Mais que voulez-vous, je suis très pris.

 

En ce qui concerne le contenu, je vous renvoie vers le compte-rendu exhaustif ou presque de la blogueuse Poulpy, qui était présente du début à la fin de la manifestation, et même au-delà, puisqu'elle nous adonné un coup de main pour le rangement des lieux le dimanche soir.

 

Du coup je n'aurai pas grand-chose à rajouter, sinon vous donner mon impression personnelle.

 

C'était une édition riche, riche de ses auteurs très diversifiés, entre essayistes, romanciers, auteurs de bande dessinée, lesquels semblent avoir pris du plaisir. Je vous avoue que cela me soulage, ayant été responsable de ceux-ci en amont et pendant la manifestation. Tout n'a pas été facile, mais je me suis efforcé, ainsi que les autres bénévoles, de prendre soin d'eux, de les accompagner -au propre comme au figuré- au mieux. Même si je connaissais déjà une partie des invités d'honneur, ce fut une belle découverte, et plusieurs belles rencontres en plus du bonheur de retrouver certains habitués.

 

Il y avait de chouettes animations, entre les tables rondes, dont la première, que j'ai eu le plaisir d'animer, même si ce n'est pas trop mon truc, les conférences à portée scientifique, et d'autres petites choses, comme le Vampiromaton, reconduit pour la première fois après le succès de 2014, ou encore un stand regroupant une association d'amateurs de Lego, qui ont fait de magnifiques montages relatifs au personnage qui nous intéresse.

 

Les éditeurs spécialisés dans l'imaginaire étaient présents, des structures microscopiques, associatives aux maisons plus implantées comme Mnémos, les Moutons électriques et ActuSF, regroupés sous la bannière des Indés de l'Imaginaire. Les amateurs pouvaient aussi acheter des kits de chasseurs de vampires. Et pour les lier tous, la librairie lyonnaise l'Esprit Livre proposait sur place de nombreux ouvrages.

 

Tous les éléments étaient donc réunis pour que l'évènement soit un succès, d'autant plus qu'il a été relayé dans de nombreux media locaux, sur les réseaux sociaux et autres forums spécialisés.

 

Mais hélas, l'affluence fut un peu en berne. Difficile de pointer du doigt les raisons de cette désaffection -toute relative-, disons qu'e l'on pensait avoir plus de visiteurs qu'en 2014. Mais cela n'a pas vraiment altéré la bonne humeur des auteurs, la volonté des bénévoles de rempiler en 2018 et vous proposer un salon du vampire encore plus intéressant pour sa cinquième édition !

 

Pour en voir plus en termes d'ambiance, vous pourrez regardez mes quelques photos floues et mal cadrées ici.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Ce sixième roman fait suite à celui-ci, et fait office de fin de cycle. Le Prédicateur a pu s'enfuir, mais garde une forte rancoeur envers Lilly et ses compagnons. La rencontre d'un groupe de survivants va lui permettre de s'attaquer à nouveau à ses ennemis, qui ont reconstitué une vie dans un souterrain à proximité de Woodbury.

 

Sur le plan de l'écriture, on sent tout de même un fléchissement du côté de Jay Bonansinga. Certes, le fond de l'histoire est tissée de massacres, de chairs putréfiées et autres pertes de membres, mais la psychologie des personnages est moins creusée, même si au bout de 6 romans, on commence à en connaître certains. Des têtes d'affiche vont même -enfin ! disparaître, ce qui me permet de dire qu'il s'agit d'une fin de cycle.

 

Attendons la suite...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Séries TV

 

 

La bonne cuisine, c’est une question d’honneur chez les Yukihira !! Sôma, 15 ans, est en compétition depuis son plus jeune âge avec son père pour élaborer les mets les plus délicieux : valse de légumes, tourbillon d’épices, explosion de saveurs… C’est à celui qui parviendra à susciter le plus de sensations et de plaisir dès la première bouchée. Sôma se destine à la succession du restaurant familial, jusqu’au jour où son père décide de tout quitter pour partir à l’étranger. Afin d’assurer la relève, il inscrit son fils à l’école de cuisine Tôtsuki, où il sera confronté aux meilleurs. Débordant de confiance, Sôma parviendra-t-il à imposer son style et devenir le meilleur chef ?

 

Food Wars! Shokugeki no Soma est l'adaptation (en 2015 pour cette rpemière saison) du manga publié sous le titre Food Wars!, écrit par le mangaka Yuto Tsukuda et illustrés par le dessinateur Shun Saeki. C'est donc un animé qui allie l'humour à la gastronomie, puisque l'ambition de l'ensemble semble être de donner envie aux lecteurs non pas d'intégrer une école de cuisine -les enseignants ont l'air de tortionnaires et les étudiants sont tous plus tordus les uns que les autres- mais bien d'apprendre à cuisiner, et de se faire plaisir en cuisinant, sans s'embarrasser des carcans traditionnels ou de la nationalité des palts. En effet les héros positifs de l'histoire n'ont de cesse d'inventer, adapter, progresser et apprendre, bien que Sôma passe ses premières semaines à affronter professeurs et étudiants. Le peu de "cours" que l'on voit sont en fait des tests à répétition, dont le but est d'éclaircir -parfois drastiquement, parfois sans véritable justification- les rangs des élèves de seconde. Il en ressort tout de même un climat d'entraide au sein d'un petit groupe d'élèves, de défiance au-delà de ce cercle, c'est un peu terrifiant, même si certains semblent bien s'amuser. Au-delà des défis entre chefs ou des tests, il y a une sous-intrigue avec cette société scrète derrière l'école, qui permet d'espérer un peu plus de précisions dans la prochaine demie-saison, où, je l'espère, je rigolerai autant qu'avec la première (12 épisodes de 25 minutes) !

 

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à aller sur la page dédiée chez l'éditeur français, qui a sorti cette demie-saison dans un chouette "Anime Book" comportant des résumés des épisodes, des recherches graphiques des personnages et des décors de l'Ecole Tootsuki et les dessins de quelques plats réalisés par Sôma.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Au nord de la Suède, à la fonte des glaces, le cadavre d’une jeune fille remonte à la surface du lac de Vittangijärvi. Est-ce son fantôme qui trouble les nuits de la procureure Rebecka Martinsson ? Alors que l’enquête réveille d’anciennes rumeurs sur la mystérieuse disparition en 1943 d’un avion allemand dans la région de Kiruna, un tueur rôde, prêt à tout pour que la vérité reste enterrée sous un demi-siècle de neige…

 

Troisième lecture d'un roman d'Asa Larsson, et troisième déception, peut-être plus nette que dans les opus précédents. Mes griefs sont un peu toujours les mêmes : des personnages au passé approfondi, peut-être un peu trop, malgré la longueur plus modeste du roman (330 pages). Cela ne m'aurait pas trop gêné si le reste du roman avait fait preuve de rythme, d'inventivité... Les points de départ concernant les personnages sont intéressants, mais au final assez mal exploités. Et pour modifier un peu la multiplicité des points de vue dont je me plaignais dans Le Sang versé, l'auteure utilise un stratagème qui là encore fait pschiiiiiit. Je n'en dirai pas plus, mais le potentiel de ce stratagème est exploité en une seule occasion.

 

Quant à l'enquête elle-même, elle se révèle assez banale, et l'élément un peu original (une épave d'avion allemand au fond d'un lac gelé) ne sert quasiment à rien...

 

Du gâchis. Je pense que ce troisième opus marque mes adieux avec Rebecka Martinsson et Anna-Maria Mella.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Ressources et amis

 

 

Ce week-end je descends dans la Capitale des Gaules pour aprticiper à un évènement qui me tient particulièrement à coeur, le Salon du Vampire. Progammé tous les deux ans, cet évènement est devenu très rapidement une référence pour tous les amateurs de saigneurs de la nuit.

Le programme est dense : tables rondes, séances de dédicaces, conférences, quizz et autres animations, sans oublier la projection de quelques courts-métrages vampiriques.

 

Votre serviteur animerai ainsi une table ronde consacrée aux vampires pas comme les autres, proposera des quizz dotés de jolis prix et passera sans doute beaucoup de temps auprès des auteurs, dont il a la responsabilité. Je vous reparlerai de tout cela dans un débrief, après l'évènement.

 

Pour plus de précisions je vous renvoie à cette page, qui contient TOUTES les informations relatives à l'évènement, mais sachez que si vous n'allez pas au Salon du Vampire 2016, vous aurez raté votre année !

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Je parle assez peu de politique ou de société sur mon blog, et pour cause, ce n'est pas sa vocation. Mais lorsque mon auteur préféré, qui plus est ultra-populaire aux Etats-Unis et dans le monde, se fend d'un petit essai sur les armes à feu aux Etats-Unis, je me permets une petite incartade.

 

Cet essai date toutefois de 2013, et il n'est disponible qu'en e-book ou en audiobook. Il faut dire que publier un tel brulôt en livre classique serait périlleux, vue la puissance de la NRA aux Etats-Unis. Par contre à ma connaissance, aucun éditeur hors USA ne s'y est non plus risqué, ce qui est dommage. C'est après la tuerie de Sandy Hook, en 2012 dans l'Etat du Connecticut, qu'il a senti l'urgence de s'exprimer sur la chose. Pour en savoir plus sur ce drame, je vous invite à aller voir ici. L'auteur s'est d'abord documenté sur les tueries de masse qui défrayent régulièrement la chronique aux Etats-Unis, et a rapidement fait le lien avec la vente libre d'armes. Mais au-delà du constat, et conscient qu'il est impossible de trouver une solution radicale aux Etats-Unis, pour des raisons politiques, économiques et culturelles, il propose un contrôle strict de la vente des armes à feu, et l'interdiction des fusils d'assaut. Lui-même reconnaît posséder trois armes, et ne pas non plus vouloir déposséder les chasseurs de leurs armes.

 

Mais un autre fait l'a grandement fait réfléchir à la question. Le fait qu'un de ses romans, l'excellent Rage, ait fait partie des lectures de chevet de plusieurs mass-murderers... Roman qu'il a d'ailleurs fait retirer de la vente illico presto. Mais en réfléchissant, King s'est rendu compte que ce roman, pas plus que les films ou les jeux video supposés "violents", n'est en fait responsable de ce déchaînement de violence. C'est le manque d'instruction, la vente libre d'armes ainsi que le sentiment de peur paranoïaque de nombre d'Américains, qui provoque cet état de fait.

 

L'essai de King suit un schéma  de construction bien clair : dans un premier temps, lorsqu'une tuerie survient, il donne un aperçu des différentes phases de traitement des media : Arrivée sur les lieux en masse, première vidéo à sensation tournée sur téléphone, premières suppositions (avec de nombreux préjugés) sur le possible meurtrier, effet dramatique à gogo, voyeurisme, utilisation de ces « breaking news » par les pubs et le passage aux oubliettes grâce aux dernières frasques de Kim Kardashian. King en arrive ensuite sur Rage et sa décision de le retirer de la vente, puis passe en revue les différentes tueries "notables" des dernières années. Vient ensuite une rapide analyse de la culture américaine, laquelle est tissée de violence, laquelle n'est pas provoquée par les loisirs supposés violents. L'auteur finit son tour d'horizon par un dézingage en règle de la NRA et autres pro-guns en les traitant de personnes aveugles et têtues.

 

En conclusion, King propose un ensemble de mesures permettant à terme de réduire les tueries de masse aux Etats-Unis, en prenant comme exemple l'Etat australien pour l'une d'entre elles.

 

King ne propose pas le retrait des armes à feur personnelles (il sait que leur port est trop ancré dans la culture américaine), mais une adaptation de la législation en vigueur dans la constitution américaine (dont le fameux deuxième amendement). Rien de bien révolutionnaire au final, vu de l'extérieur, mais le fait qu'un auteur aussi populaire, qui doit avoir des lecteurs dans les deux camps, prenne position, même nuancée, sur la question, a dû faire du bruit, surtout qu'il a écrit son essai avec toute la verve et l'humour dont on le sait capable. On trouve d'ailleurs des écrits contrant son essai sur Amazon, et même des versions satiriques.

 

Les bénéfices générés par la vente de cet essai seront reversés à une association d'aide aux victimes d'armes à feu.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Hollywood n'en finit plus de recycler ses films, bons ou moins bons. La tendance n'est pas nouvelle, loin d l à, mais elle est plus visible ces derniers temps. L'ambition est de redonner un second, voire plus, souffle, de remettre au goût du jour tel ou tel film ou série qui a marqué la génération précédente, ou même celle d'avant. Quelquefois cela fonctionne bien, comme pour The Thing (la version de Carpenter était un remake d'un film des années 1950). Les remakes de Total Recall ou Robocop, par contre, n'ont visiblement pas atteint leur but. En attendant un nouveau Ben-Hur et la série Mac Gyver, nous voilà donc avec ce faux remake du film de 1984. Un film-culte, donc, qu'on essaie de remettre au goût des années 2000, avec grosso modo des nanas à la place des mecs de la première édition. Avec l'adoubement de l'ancienne équipe, puisque cinq des acteurs du premier film font un caméo, tandis qu'Ivan Reitman est crédité à la production.

 

Mais...

 

Etait-ce nécessaire ? D'un côté oui, la vision de l'ancien film a quelque peu vieilli, même s'il reste fort sympathique. De l'autre non, il est tellement facile de nos jours de revoir un film aussi connu... sans payer si on le veut vraiment. Et pour être franc, pour un résultat aussi médiocre de mon point de vue, ce n'était pas la peine.

 

Car je me suis franchement ennuyé de la cinquième à la centième minute du film. Les gags tombaient à plat, les personnages n'ont aucun charisme et l'histoire qui, si elle se démarquait franchement du premier film, ne se montrait pas vraiment intéressante. Mais à partir de la grosse bataille contre les fantômes, cela change, et on se retrouve avec un honnête divertissement, pas trop mal mené.

 

 

L'humour se veut potache, mais à part Chris Hemsworth qui s'amuse visiblement dans son personnage de bogosse complètement idiot et qui fait régulièrement des clins d'oeil à son rôle de Thor, on s'ennuie carrément... En définitive, j'ai eu l'impression de voir un film des années 80, avec les moyens techniques des années 2010, mais sans remise véritable au goût du jour.

 

Bof, donc.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes... C'est l'histoire d'un garçon solitaire et d'une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu, qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d'une aventure qui dépasse l'imaginaire...

 

Je découvre depuis quelques temps les bijoux de l'animation japonaise. Sorti au Japon il y a un peu plus d'un an, et seulement en janvier de cette année en France, le dernier film de Mamoru Hosada (Summer Wars, les Enfants-Loups...). C'est l'histoire d'un enfant de 9 ans qui perd sa seule famille, et se retrouve dans l'autre monde, dominé par les bêtes, et se retrouve sous l'aile d'un ours mal léché. Mais il ne se laisse pas dompter, et cela donne lieu à des scènes de dispute homériques -et en même temps hilarantes- entre ces deux caractères volcaniques. Un récit sur la relation père-fils (Hosoda venait d'être papa quand il a commencé à travailler sur l'écriture du film), ainsi que sur l'apprentissage et l'adversité. Des thèmes assez classiques, mais traités avec humour et dynamisme, entre deux mondes que tout oppose, entre Shibuya, quartier de Tokyo bien connu pour son grand carrefour aux passages piétons dans tous les sens, et Jotengai, le pays des bêtes, pour lequel Hosoda et son équipe sont allés faire des repérages au Maroc notamment.

 

 

Dans l'édition prestige en DVD des Editions Kazé, nous rentrons, à la suite des acteurs -japonais- de doublage, dans les studios ayant réalisé le film. L'occasion de découvrir que les décors ont été entièrement peints à la main, mais aussi d'entendre les témoignages desdits acteurs -et de remarquer au passage pas mal de choses sur la société japonaise contemporaine. En bonus également, un making-of, la première du film à Shibuya, ainsi que le roman adaptant le film, écrit par Hosoda lui-même et un livret collector comportant de nombreux commentaires, une interview d'Hosoda sur son processus créatif et une nouvelle inédite prenant pied dans le même univers.

 

Bref, un must.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

«Je suis le capitaine Henri Villon, et je mourrai bientôt. Non, ne ricanez pas en lisant cette sentencieuse présentation. N’est-ce pas l’ultime privilège d’un condamné d’annoncer son trépas comme il l’entend ? C’est mon droit. Et si vous ne me l’accordez pas, alors disons que je le prends.»
Ainsi débute le récit du capitaine Villon. Il lutte avec son équipage de pirates pour préserver sa liberté dans un monde déchiré par d'impitoyables perturbations temporelles. Son arme : le Déchronologue, un navire à l'armement très particulier.

 

Ce roman était depuis plusieurs années dans ma pile à lire, et c'est un peu par hasard, à la faveur d'un départ en vacances, qu'il s'est retrouvé dans la lecture à emporter. Sa construction peut dérouter : tout se passe au milieu du XVIIème siècle, grosso modo entre la Floride et la Guyane, et met en scène ce capitaine corsaire Henri Villon, qui essaie de lutter contre les tentatives hégémoniques des vaisseaux de course espagnols dans la région. Jusqu'au jour où sa frégate croise la route d'un bâtiment aux dimensions cyclopéennes, puis des Targui, une peuplade qui deale des produits très spéciaux... Rien de bien méchant avec cette intrusion de la science-fiction par petites touches dans ce qui ressemble à un récit de pirates, si ce n'est l'agencement anti-chronologique des chapitres.

 

On ceommence en effet par ce qui constitue presque la fin chronologique du récit, puis on passe à différentes époques sur une durée d'une quinzaine d'année. L'idée ? Construire une sorte de toile, de puzzle, dont les différents éléments, au fil de leur lecture, semblant vouloir nous perdre en route, mais cionstituent un tout cohérent. Cette construction a priori anarchique ajoute une couche d'intérêt au roman, fort bien écrit et encore mieux documenté (Beauverger a listé ses principales lectures en fin d'ouvrage). Bien sûr le sujet du roman est le voyage dabns le temps, renforcé par cette construction, qui permet également d'approcher l'élément science-fictif en douceur. Mais au-delà de ces éléments de SF, c'est un excellent récit de pirates, qui permet une immersion dans cette société très aprticulière haute en couleurs.

 

Un très bon roman, récompensé par le Grand prix de l'Imaginaire 2010, le Prix Bob-Morane 2010, le Prix du Lundi 2009, et le Prix européen Utopiales des Pays de la Loire 2009. Beauverger a gagné avec ce récit unique ses galons d'auteur majeur de la SFFF.

 

Spooky

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