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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

C'est tout simplement l'évènement cinéma de l'été. Le sixième film adapté de la saga écrite par J. K. Rowling déboule sur nos écrans, alors que la partie finale, divisée en deux longs métrages, est en cours de tournage. Ce film est en outre le premier à sortir après la conclusion sur papier de ladite saga. Le challenge est donc grand pour l'équipe du film, puisque l'immense majorité de ceux qui iront voir le film savent le fin mot de l'histoire. Il ne peut donc pas y avoir trop de surprises dans le déroulement, auquel cas l'adaptateur steve Kloves et le réalisateur David Yates seraient lynchés sur la place publique. Le défi est donc de produire un spectacle de qualité, qui soit à la mesure de l'attente des fans.


Harry et ses amis s'apprêtent à vivre leur avant-dernière année scolaire à Poudlard. L'étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l'univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Poudlard a cessé d'être un havre de paix, le danger rode au coeur du château... Mais Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Pour les aider dans cette délicate entreprise, Dumbledore va relancer et manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu'il croit en possession d'informations vitales sur le jeune Voldemort. Mais un autre "mal" hante cette année les étudiants : le démon de l'adolescence ! Harry est de plus en plus attiré par Ginny, qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas ; Lavande Brown a jeté son dévolu sur Ron, mais oublié le pouvoir "magique" des chocolats de Romilda Vane ; Hermione, rongée par la jalousie, a décidé de cacher ses sentiments, vaille que vaille. L'amour est dans tous les coeurs - sauf un. Car un étudiant reste étrangement sourd à son appel. Dans l'ombre, il poursuit avec acharnement un but aussi mystérieux qu'inquiétant... jusqu'à l'inévitable tragédie qui bouleversera à jamais Poudlard...

 

Vous le voyez, l’adolescence est au cœur du récit. Nos héros connaissent leurs premières amours, mais ils doivent également faire face à leurs démons. Ce n’était pas le meilleur des romans de la saga Harry Potter. Le plus noir était le précédent, L’Ordre du Phénix. Mais un évènement va bouleverser à tout jamais cet univers. Il ne se passe finalement pas grand-chose, mais le réalisateur va pourtant réussir à rendre ce film passionnant sur ses deux premiers tiers, un peu poussif sur le dernier tronçon. Passionnant grâce à un sens de la caméra assez bluffant sur certaines scènes, et pas forcément les plus spectaculaires. Curieusement, la séquence la moins réussie me semble celle où Harry et Dumbledore explorent une grotte à la recherche d’un horcruxe renfermant l’âme de Voldemort. Cette notion de horcruxe fait d’ailleurs partie des faillites du scénario (et de la saga originale) ; ce n’est pas bien explicité, c’est un peu expédié. Yates semble plus à l’aise dans des scènes de comédie, concernant en particulier les amours des adolescents. Ce film est d’ailleurs le premier où nos apprentis sorciers ne portent plus la robe typique de leur condition, ils sont plus souvent en tenue de ville qu’avec ces bures qui sont, reconnaissons-le, assez ridicules sur des jeunes gens de 16 ans. Le directeur de la photo a placé sur la plus grande partie du métrage un léger filtre pastel sur le film, plongeant celui-ci dans une ambiance beige du plus bel effet.

 

Au final le film est assez plaisant, voire très si vous vous laissez prendre par l’ambiance. Ce n’est pas le meilleur film de la saga, mais le récit original non plus.

 

Comme je le signalais, le segment Harry Potter et les Reliques de la mort est en cours de tournage, toujours sous la direction de David Yates (qui aura donc réalisé les 4 derniers films de la série), et devrait sortir –en deux parties- en cours d’année 2011. Il est temps, Rupert Grint doit en avoir marre de se taper des tenues ridicules et des grimaces enlaidissantes !

 

Spooky.

 

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Publié le par Ansible
Publié dans : #BD


Dans un futur lointain où les machines à vapeur cohabitent avec les dernières technologies permettant les voyages interplanétaires, la Terre est le théâtre d’une guerre civile faisant des millions de victimes. Vincent, le fiancé de Marie, fait malheureusement partie des soldats qui ne reviendront jamais. Pour oublier sa peine, notre jeune héroïne s'engage en tant que médecin sur l'une des arches spatiales parcourant la galaxie à la conquête de nouveaux mondes.

Tiens bizarre que ce one-shot soit passé inaperçu… Kara, auteur à la forte inspiration manga, comme en témoignent Gabrielle, Le Miroir des Alices et Le Bleu du Ciel, s’est attaché les services de Masa, auteur venu du Pays du Soleil levant pour nous livrer un récit en 48 pages à l’européenne, ce qui n’a pas dû être facile à gérer. Pourtant le résultat est là, et il est plus qu’honorable. Masa, même s’il n’a pas un trait original pour un auteur de shônen, a quand même une sacrée maîtrise du genre semi-réaliste. Comme souvent chez Kara, les personnages principaux sont des jeunes femmes (et même des enfants, dont un au sexe indéterminé) qui sans être surpoumonées, n’en sont pas moins jolies. Ajoutez à cela un petit vernis « mecha », avec un soupçon de faits scientifiques (mais ici plus discrets que dans ses autres séries) et vous aurez une idée de l’environnement que Kara affectionne.

Si je suis plutôt enthousiaste sur le dessin (et les couleurs, que les deux auteurs se sont partagées), qui a été réalisé de façon traditionnelle, sans l’aide de l’ordinateur, je suis un peu plus circonspect sur la mise en scène, sur la superposition des plans. Il y a un manque de « fondu » entre le premier plan et le fond de certaines images, ce qui est un peu étrange parfois… L’autre point un peu décevant c’est le scénario. Kara part d’une guerre civile (en… France ?) au 23ème siècle, mais en parle finalement très peu pour nous propulser quelques temps plus tard, lorsqu’une veuve éplorée s’embarque pour une mission d’exploration aux confins de l’espace. Atterrissage, rencontre avec… quelque(s) chose(s), et puis pouf, ça se termine. Je n’en dis pas plus sur le déroulement, car ce serait du méchant spoiler, mais je pense qu’il y aurait eu matière à faire une histoire plus longue, de montrer un peu plus longuement et individuellement les rapports des trois exploratrices avec cette étrange planète. Il y avait matière à faire 3 ou 4 albums à mon sens. Mais d’après les dires de Kara, ce fut assez contraignant des deux côtés de la planète, la réalisation d’albums supplémentaires aurait certainement traîné en longueur…
A noter des éléments discrets mais qui, si on y prend garde, éclairent un peu le propos de Kara : le nom que les jeunes femmes donnent à la créature qu'elles rencontrent sur la planète, ainsi que la texture du décor sur certaines cases.

En résumé, une lecture assez sympathique, qui offre une petite réflexion sur les rêves, les désirs, le fait de se replier sur le passé, bien ambiancé, mais malheureusement trop court, donc un peu frustrant.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres

Le Lac aux vélies était initialement un spectacle musical original, véritable pop-opéra baroque pour orchestre, créé pour la Cité de la musique en 2007.
C'est la musique de ce spectacle, enregistrée spécialement pour cet album, qui accompagne le conte féérique écrit par Nosfell et illustré par Ludovic Debeurme.
Le Lac aux Vélies a été joué à Pleyel, le 29 juin 2009 par l'Orchestre National d Ile de France.

Nosfell raconte la naissance de Günel dans le gouffre lugubre d'un tronc d'arbre, ses jeunes années d 'enfant solitaire, et de quelle terrifiante manière, il chercha à percer les secrets de l'amour pour conquérir le coeur de la douce Milenaz, qu'il en vint, malgré lui, à tuer.
Günel, l'enfant de l'arbre et des larmes, n'aura été capable dans sa vie que d'un seul geste d amour...

Écrit en la langue inventée par Nosfell, le conte est traduit en français. C'est la première fois qu'une telle traduction est proposée. Pour clore le livre, à la façon d'encyclopédie, les grands mythes de Klokochazia, qui précèdent historiquement les événements du conte, sont relatés. Les planches anatomiques fantasques et les prononciations illustrées de la langue de Nosfell, complètent cette oeuvre débordante de trouvailles graphiques et de passerelles vers l'imaginaire.

Ce beau livre-objet est édité par Futuropolis, l'un des éditeurs de bande dessinée les plus attractifs sur le marché francophone actuel. Ils sortent des sentiers battus avec Le lac aux Vélies, que je me suis permis de lire et d'écouter. Le livre renferme donc principalement un conte, très bien écrit, mis en forme et illustré par ludovic debeurme, auteur "underground" de bande dessinée. personnellement je n'aime aps le style de Debeurme, Je le trouve inquiétant, obscène, trop sensuel pour être honnête. Cependant je lui reconnais un pouvoir d'envoûtement certin, et il est certainement le meilleur pour illustrer une création de Nosfell, cet auteur protéiforme, qui a créé son propre univers, avec son langage, sa cosmogonie, son écriture... Il fallait bien une édition exceptionnelle pour rendre hommage à ce démiurge ! Le coffret contient donc des morceaux qui racontent et accompagnent le conte. il faut se mettre le CD en fond sonore, et se laisser doucement emporter par les rythmes suaves du musicien-chanteur, se laisser emporter par les voix languissantes des choristes et chanteuses qui ponctuent ces mélodies de mélopées langoureuses dans la langue inventée par l'artiste... Une vraie réussite !

Spooky.


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Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres


2084. Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Laquelle ? La nôtre. Souriez, vous êtes gérés ! Le citoyen ne s'opprime plus : il se fabrique. À la pâte à norme, au confort, au consensus. Copie qu'on forme, tout simplement.

Au cœur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte. Le Dehors est leur pays, subvertir leur seule arme. Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution - et même au-delà, jusqu'à construire cette vie de partage, rouge, que personne ne pourra plus leur délaver.

La Zone du Dehors a reçu le "Prix européen Utopiales 2007 des Pays de la Loire".

Avant de connaître la gloire avec La Horde du Contrevent, Alain Damasio avait déjà écrit un roman plutôt novateur en 2000. Celui-ci était né d'une révolte, d'une envie de tout casser. Et comme Damasio écrit extrêmement bien, il le fit par le biais de sa plume (cela lui prendra cinq ans tout de même pour réaliser ce récit). Son roman est un cri, anarchiste jusqu'au bout, qui nous mène sur les traces d'un petit groupe de révoltés dont l'action les amènera au bout. Au bout de quoi ? A vous de le découvrir. Sur le plan du propos, le livre est un véritable pamphlet, qui nous met face à une criante actualité, que Damasio lui-même relève lors de la réédition en 2007 de son premier roman.

La nouvelle version est accompagnée d'un DVD contenant un court métrage, des animations en 3D et d'autres "bonus" censés prolonger l'expérience de lecture. Je vais vous parler du contenu du DVD, mais j'ai un gros regret cependant face à cette nouvelle édition : que Damasio n'en ait pas profité pour relire sa première oeuvre d'envergure pour en gommer certains passages chaotiques, et qu'aucun relecteur ne se soit penché dessus non plus, car il comporte un certain nombre de fautes d'accord ou de grammaire qui passent moyennement bien dans un produit aussi marketé.

La Zone du Dehors, dans son déroulement et son sujet, n'est pas un roman si exceptionnel. Il s'agit d'un roman d’anticipation qui s’intéresse aux sociétés de contrôle sous le modèle démocratique, et ce genre d'histoire a déjà été racontée sous diverses formes depuis que la science-fiction existe. Après tout, le genre est le meilleur moyen de parler de notre société actuelle par des moyens détournés. Cela se vérifie encore une fois avec ce roman, qui s'attaque aux démocraties qui ne sont en fait que des modèles détournés d'esclavagisme, selon l'écrit de l'auteur, qui s'est tout de même inspiré (et ce sont des influences revendiquées) des pensées de Deleuze et Foucault. Seulement ces pensées sont présentées de façon un peu brouillée, trop touffue pour être véritablement assimilable. Bon, je vous avoue aussi que la philosophie politique a le don de me taper sur le système, et que peut-être je ne suis pas le plus réceptif à ce genre de revendications. Cependant l'auteur explore à fond le sujet de la lutte armée, de sa récupération politique et des utopies qui en découlent.

C'est un roman confus, mais qui à l'époque (en 1999 donc, chez Cylibris) permettait de découvrir un véritable écrivain, adepte des mots-vvalises, des néologismes révolutionnaires (cette appétence atteindra un niveau bien supérieur dans La Horde du Contrevent). D'autres idées ou concepts valent aussi le détour. La Zone du Dehors, c'est la zone irradiée, soumise aux rayonnements cosmiques (nous sommes sur un planétoïde, ou un satellite, proche de Saturne), par opposition à Cerclon, la cité circulaire où vivent les personnages du roman. Cette zone est peuplée par les Radieux, qui sont heureux de leur sort, de leur liberté. Cette zone du Dehors qui est une sorte d'endroit utopique pour les Voltés. Revenons à Cerclon, dont la société est régie par le Clastre, ce classement où chacun est placé suivant son nom, composé de 1 à 5 lettres. Le Président s'appelle A, le Premier ministre P (ou C s'il change) ; un haut fonctionnaire peut s'appler Fq, et ainsi de suite jusqu'à Qzaac, le citoyen le moins bien placé dans cette société.  Des idées intéressantes donc, mises en scène avec une narration multiple, Damasio se mettant dans la peau de Capt, de Kamio, de Slift, etc.  Là encore cette idée sera reprise et amplifiée dans La Horde du Contrevent.

C'est véritablement un manifeste littéraire de toute première force, lequel manifeste mènera entre autre à la création de la maison d'édition La Volte, du nom du groupement anarchiste dont font partie Capt et les autres. Laquelle maison d'édition a donc réédité le roman de Damasio avec ces bonus dont nous allons parler. En premier lieu, Dieu n'a pas d'yeux (remarquez le jeu de mots), un court-métrage expérimental où des acteurs en prises de vues réelles se baladent dans des décors en 3D créés après coup. Le court raconte la rencontre de 3 des personnages principaux du bouquin.

Vient ensuite un diaporama des décors créés pour ce court-métrage, ainsi que quelques animations en 3D reprenant certaines scènes du roman. Comme pour La Horde du contrevent, les editions La Volte ont développé l'univers de Damasio au travers d'un site internet (voir lien ci-après), qui comporte lui aussi des bonus : des extraits du livre, les textes de philosophie politique qui ont inspiré l'auteur, un argumentaire sur les enjeux du roman par le poète Vincent Wahl, des morceaux musicaux inspirés par le roman, des images extraites du court-métrage et bien d'autres ressources, dont certaines ne sont pas encore en ligne... Je vous invite à aller y faire un tour afin de vous imprégner de l'esprit qui baigne dans ce livre-univers.

En résumé, La Zone du Dehors n'est pas un chef d'oeuvre dans son sujet ou son déroulement, mais plutôt dans sa conception, sa réalisation qui connaît de nombreuses ramifications et reste d'une actualité tétanisante.

A lire !

A visiter : le site construit autour du roman.

Spooky

PS : Merci à PAco pour ses conseils de lecture et son inspiration.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #BD



2465.
Contrainte de trouver de nouveaux horizons pour assurer sa survie, l'humanité a envoyé une colonie dans le lointain Système de Ruivivar. Installés depuis près d'un demi-siècle sur la planète Acriboréa, les colons s'apprêtent à accueillir la Seconde Vague de ses douze millions de migrants. Une arrivée historique qui mobilise l'attention de tous y compris celle des natifs de Ruivivar.
Ce récit retrace les destins de Jasper Niemeyer et Nathan Polliger, deux hommes au centre de terribles événements dont l'enjeu ultime est la préservation du genre humain.

Une série de SF courte et de bonne facture, ça manquait ces dernières années...

"Acriboréa" est de cette trempe, sans toutefois faire partie du haut du panier. J'ai tout de même accroché assez vite à l'histoire, grâce à un univers assez cohérent et à un dessin plutôt bon de Stéphane Créty. Un univers qui brasse cependant pas mal de thèmes : une guerre interstellaire, des manipulations de l'opinion, des "Elus". J'y ai trouvé pas mal de références avec des romans connus ou pas relevant de la science-fiction. Ce n'est pas forcément un reproche, mais il faut que la mayonnaise prenne avec tous ces ingrédients. Je l'ai dit, l'univers est cohérent, il y a relativement peu d'incohérences. Cependant j'ai eu du mal avec le scénario. Lors des deux premiers tomes, il est assez logique, limpide. Mais par la suite le récit se complexifie, les personnages sont plus nombreux et le scénariste semble avoir du mal à tous les caser, à leur trouver une trame cohérente. Cela a un peu plombé ma lecture, d'autant plus que j'étais bien rentrée dans ma lecture jusque-là.

Par la suite, j'ai donc arrêté de me prendre la tête avec le scénario quelque peu hasardeux, m'attachant au simple plaisir des yeux, suivant l'histoire sans me poser trop de questions. Le dessin de Créty est donc très bon, on voit qu'il s'amuse comme un fou à crobarder les designs d'engins interstellaires. Cependant la présence de chasseurs des années 2000 au milieu des astronefs à hyper-réaction m'a fait tiquer, j'ai trouvé ça un peu trop anachronique pour passer dans un récit qui se prend par ailleurs au sérieux. Les couleurs de Sandrine Cordurié sont très agréables, commençant par un dégradé entre le bleu et le brun dans le premier tome pour élargir sa palette par la suite. Du travail sérieux.

Bref, une série qui m'a distrait, mais que je ne mettrais pas au même niveau que d'autres dans le même genre.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres
J’ai rencontré Pierre Brulhet, autour du présent bouquin, lors d’un festival des littératures fantastique sur Dijon (festival qui j’espère, aura droit à d’autres éditions : http://www.lecritdelafee.onlc.fr). Alors que je parcourais la 4e de couverture, je n’ai pu m’empêcher d’éprouver une certaine impression de déjà-vu. En effet, le résumé du livre fait étrangement penser au dernier roman de Neil Gaiman, L’étrange vie de Nobody Owens. Après avoir abordé le sujet avec l’auteur, celui-ci m’a confié que cette ressemblance lui avait déjà été signalée, mais que lui-même n’avait pas lu le Gaiman (L’Enfant du cimetière ayant quelques années de plus que le Gaiman).
 
Qu’à cela ne tienne, titillé par cette étrange ressemblance (plagiat ?), je me suis procuré (et fait dédicacé au passage) le roman de Pierre Brulhet. Quelques jours plus tard j’en entamais donc la lecture.
 
L’ouverture du roman comporte en effet de nombreux détails qui ne peuvent que rappeler le livre de Gaiman. Un enfant est confié aux soins du hasard par une mystérieuse femme, qui le dépose sur la tombe d'un cimetière. L’enfant va être recueilli par les esprits qui hantent les lieux, qui vont, après décision unanime, décider de le garder parmi eux. Jusque-là, c’est plus que de la ressemblance, l’idée du vote de l’assemblée des fantômes étant également une scène très forte dans le livre de Gaiman.
 
Mais la suite n’a plus rien à voir. Le roman de Brulhet prend la direction d’un conte attachant, qui mélange amour et aventure. À la différence de Gaiman, qui fait du passé du héros un des axes fort de la trame, Brulhet se concentre essentiellement sur la place du héros dans le cimetière. Très vite s’impose l’idée que dans cet univers, les vivants sont bien plus dangereux que les morts. En effet, c’est surtout un élément extérieur au cimetière qui va constituer le principal de l’intrigue, élément qui va conduire le héros à prendre position pour ceux qui l’ont élevé, et à tenter le tout pour le tout pour sauver le lieu où il vit.
 
L’auteur a un style simple mais efficace, et brille surtout par une imagination fertile, qui donne une grande richesse à son univers. Les personnages sont très attachants, tous ayant un petit côté décalé très bien pensé (notamment les fantômes qui conservent pour beaucoup certaines lubies venues de leur vie terrestre).
 
Au final il s’agit d’un livre qui se lit vraiment bien (je l’ai dévoré en quelques heures), l’auteur réussissant à captiver de bout en bout son lecteur, jusqu’à une très jolie fin qui clôt avec beaucoup de tendresse le récit. Chaudement recommandé.

Vladkergan

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

Christine Brown est une employée de banque, une gentille fille qui aimerait bien obtenir le poste de Directeur adjoint d'agence qui est vacant. Mais un jeune loup nommé Stu est aussi sur les rangs. Un jour une vieille femme vient la supplier de prolonger son prêt, pour lui éviter de se retrouver à la rue. Mais la jeune femme refuse, espérant ainsi accélérer sa promotion. La vieille femme, en vérité une sorte de sorcière gitane, s'emporte alors et lui jette des imprécations violentes avant d'être évacuée par la sécurité. Le soir même, dans le parking de la banque, Christine se fait agresser par la vieille femme, qui lui arrache un bouton avant de le lui rendre après avoir jeté un sort dessus. Dès lors, une étrange créature semble rôder et harceler la jeune femme, que son petit ami, prof d'université, essaie d'aider désespérément. Christine va alors voir un medium pour se défaire du sort qui la lie à un Lamia, un démon à forme caprine.

Sam Raimi, après être devenu un entertainer de toute première force avec les trois Spider-Man, revient à ses premières amours, les films de peur à petit budget. C'est tout à son honneur, lui à qui Hollywood a ouvert les portes des blockbusters, des marches de la gloire. Seulement voilà, Raimi a changé. Il n'est plus cet étudiant rigolard qui tartinait d'hémoglobine ses acteurs découpés par des sécateurs. Et ça se sent dans son dernier film. Co-écrit avec son frère, celui-ci manque singulièrement d'âme, à mon sens.




En fait le film semble hésiter tout du long entre le premier degré, avec sa façon de filmer très sérieuse, très appliquée, et le 128ème, et des scènes surjouées, des poses ou des situations absolument ridicules. C'est l'esprit de la série Z, me direz-vous. D'accord, sauf que dans les séries Z, c'est soit l'un, soit l'autre. Soit vous vous pissez dessus de rire, soit vous avez le trouillomètre à zéro parce que le mec derrière la caméra est un putain de réalisateur et qu'il a un putain de scénariste pour verrouiller son récit. Là ce n'est ni l'un ni l'autre. Les scènes de peur sont diablement (ahahahah) efficaces, on a vraiment des frissons dans le dos, Raimi n'est plus le rpemier venu dans le genre ; et puis juste après, du grand guignol. C'est dommage, car je me plaçais sur un cheminement "sérieux" au vu de la première partie du film. Au niveau du casting, Raimi a fait appel a des acteurs relativement peu connus, hormis Alison Lohman (vue pour ma part le même jour dans "La Légende de Beowulf"), actrice assez jolie mais pas à tomber, qui joue relativement bien, mais sans être exceptionnelle non plus.

Bref, un film mi-figue mi-raisin, qui a pour principal tort d'avoir le cul entre deux chaises. Et pour une histoire aussi banale au final, c'est assez décevant.



Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films
Le Beowulf est un poème épique écrit -probablement- entre le 7ème siècle et l'an Mil. Son héros éponyme est un Guète qui arrive à la Cour du roi Hrothgar pour combattre le monstre Grendel qui terrifie toute la région. Retraduite par JRR Tolkien, cette oeuvre majeure du folklore anglo-saxon a influencé tout un pan de la littérature fantastique, jusqu'à l'oeuvre majeure de l'auteur précité, Le Seigneur des Anneaux. Plusieurs adaptations ont été faites ces dernières années, mais c'est sur la dernière en date, réalisée par Robert Zemeckis, que je me suis penché. Pour en savoir plus, je vous conseille la page dédiée sur Wikipedia. On citera également Le 13ème Guerrier, film que je pense être le seul au monde à apprécier.

Le film de Robert Zemeckis est un drôle de challenge. Premièrement il change sensiblement plusieurs pans de l'histoire, modifiant les rôles de Hrothgar, de Wiglaf (le lieutenant de Beowulf) et de la mère de Grendel. Des changements importants, mais qui permettent peut-être une plus grande modernité au récit. Par exemple, plutôt que de lutter à mort avec cette dernière, Beowulf est séduit par sa beauté intemporelle (la démone bénéficie de la plastique parfaite d'Angelina Jolie). Celà rajoute une dimension dramatique à l'histoire. D'ailleurs un soupçon de romance apparaît très tôt dans le film, mais Zemeckis n'appuie pas dessus, préférant en faire des moments de respiration.
Second pari, risqué, le choix de faire un film d'animation. Il est vrai que ces dernières années la technique a explosé, permettant de faire absolument tout sans prise de vues réelles. C'est ainsi que Ray Winstone, acteur anglais bedonnant de 50 ans, se retrouve dans la peau sculptée d'un guerrier danois de 25 ou 30 ans, en pleine possession de ses moyens physiques. Et qu'à l'écran nous voyons Grendel, monstre difforme de 20 pieds de haut.

Lors de la première scène, j'ai craint de me retrouver devant un film d'animation certes de bonne facture, mais avec des "mimiques" du niveau des Shrek. C'est à dire des visages lisses, des déplacements "glissants" lorsque les personnages marchent, etc. Loin de moi l'idée de critiquer les Shrek, je les aime d'ailleurs beaucoup, mais La légende de Beowulf étant un récit beaucoup plus noir, il fallait un réalisme plus poussé. Zemeckis a plutôt rempli mes attentes. Très vite on est immergé dans l'histoire, on oublie presque qu'il s'agit d'un film presque entièrement réalisé par ordinateur (seuls quelques capteurs sur le visage des acteurs "collent" à la réalité). Il y a même certaines scènes que j'ai prises pour des prises de vues réelles. Alors bien sûr, les visages des humains manquent encore d'expression (quoique Wiglaf, pourtant un eprsonnage secondaire, ait été particulièrement réussi sur ce plan), et Beowulf ne cligne jamais les yeux. certes, les scènes à cheval sont encore trop stéréotypées pour être réalistes, mais pour le reste, c'est époustouflant.


Et, contre toute attente, le film est plutôt prenant. Angle de vues variés, montage assez réussi, mais aussi des dialogues et des situations loin d'être ridicules. Je le reconnais, j'ai été très agréablement surpris par le film.

Par conséquent, si le sujet vous intéresse, je vous conseille de visionner dès que possible ce film d'animation, et de revenir m'en parler ;)

Spooky.


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Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres
En marge de sa série à grand succès Harry Potter, Joanne K. Rowling a produit quelques petits ouvrages dans le même univers. Les Contes de Beedle le Barde est un peu l'équivalent des Contes de ma mère l'Oye dans le monde des sorciers. Il contient 5 récits mettant en scène des sorciers et des sorcières, commentés par Albus Dumbledore, le Directeur de l'Ecole des Sorciers à Poudlard. Cet ouvrage apparaît dans l'ultime tome de la série harry Potter, et l'un des contes, le dernier met en relief quelques éléments présent dans la série, puisqu'il nous parle des fameuses Reliques de la Mort. Il s'agit d'une lecteure agréable, les contes sont bien écrits, contiennent parfois une morale acceptable, et les plus jeunes d'entre nous pourront la comprendre grâce aux annotations de Dumbledore. Lecture sympathique pour le grand public, pas obligatoire pour les fanatiques d'Harry Potter, mais que je recommande si vous avez un enfant de 8 à 10 ans.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres


 

Duma Key : un trait de crayon sur une page blanche. Une ligne d’horizon, peut-être.

Mais aussi une ouverture dans laquelle s’infiltrent les ténèbres…

Mutilé par un terrible accident, abandonné par sa femme, Edgar Freemantle, un businessman du Minnesota, décide de tout quitter pour la Floride.

Une nouvelle vie l’attend sur l’îlot de Duma Key, langue de terre presqu’inhabitée, dévastée régulièrement par des ouragans imprévisibles, et qui appartient à une mécène excentrique dont les sœurs jumelles ont disparu dans les années 20. Edgar va s’y découvrir un incroyable don pour la peinture. Les incroyables couchers de soleil lui inspirent des tableaux qui vont vite se révéler dangereusement prémonitoires. Freemantle comprend alors qu’il doit découvrir ce qui est arrivé aux jumelles et l’étrange secret de la propriétaire des lieux, avant que les ténèbres n’engloutissent Duma Key et ses habitants.

Un roman sur l’amitié, les liens qui unissent père et fille, sur la mémoire, la vérité et l’art. Une métaphore de la vie et des sources d’inspiration de l’écrivain, une exploration de la nature, du pouvoir et des influences de la fiction. Mais aussi un King subtilement terrifiant !

 

Ainsi son éditeur, Albin Michel, présente-t-il le dernier roman du Best-Sellasaurus Rex, Stephen King. Pour ma part, admirateur de longue date des oeuvres de l'auteur, j'ai été assez déçu, et ce, encore plus rapidement que d'habitude. Le roman fait 650 pages. Pendant presque les trois quarts de ceux-ci, il ne se passe pas grand-chose. Nous suivons la convalescence de cet entrepreneur qui se retrouve avec un étrange pouvoir d'évocation par le biais de la peinture. Mais là où il aurait pu y avoir une intéressante évocation du pouvoir de l'Art, de la création, ne se trouve en fait qu'une succession de situations assez grotesques, le point culminant se trouvant dans la nature de l'entité qui prend possession d'Edgar Freemantle, pour en fait le détruire. En cours de route King se rend compte de son erreur, et décide d'injecter une autre entité, bienveillante, qui lui permettrait de contrecarrer Perse, cette entité maléfique. Seulement il l'oublie tout aussi vite, réduisant Freemantle à une sorte de medium qui arrive à résoudre les problèmes, doté de science infuse, sans justification. Bien sûr, cela ne se fera pas sans morts sanglantes, mais celles-ci n'ont aucun relief.
Bref, un King mineur, comme la plupart de ses dernières productions...

 

Spooky.


 

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