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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

livres

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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J'ai découvert récemment l'oeuvre de Maxime Chattam, considéré comme l'un des chefs de file de l'imaginaire français actuel. Quand on m'a proposé de lire le nouvel opus de l'une de ses séries, Autre-Monde, je me suis dit "pourquoi pas ?", d'autant plus que des résumés et commentaires concernant les 4 premiers tomes sont disponibles un peu partout.

 

Le contexte est celui d'un monde qui essaie de se relever d'une catastrophe majeure, une tempête qui, en plus d'avoir tué un grand nombre de personnes, a aggloméré déchets, véhicules, appareils au sein d'une brume qui, à l'instar de celle inventée par Stephen King dans sa nouvelle éponyme, renferme des monstres aussi sanguinaires que mystérieux. Les rares adultes survivants ont perdu la mémoire de leurs anciennes vies, et sont donc soumis aux idées démoniaques de personnages malfaisants. Les enfants, eux, sous la houlette d'un trio composé de Matt, Tobias et Ambre, surnommé l'Alliance des Trois, essaient de reconstruire un semblant de société. Des enfants qui ont reçus, après cette fameuse Tempête, des dons de toutes sortes, appelés altérations, et se déplacent sur le dos de chiens géants. Les adultes survivants, eux, ont perdu la mémoire et sont, pour certains, retournés à un état de sauvagerie.

 

Ce tome 5 intervient alors que la brume dont je parlais plus tôt, appelée Entropie, menace l'enclave de paix des enfants, appelés Pans, lesquels sont aidés par des enfants sauvages, appelés Chloropanphylles. Les pouvoirs de l'Alliance des Trois sont intimement liés à des sources d'énergie qui se trouvent sur les autres continents, et qui représentent probablement leur seul espoir. Un millier de Pans s'embarque donc sur un immense bateau, une coquille de noix (au sens littéral) creusée pour contenir des centaines de cabines et de locaux techniques. En direction de l'Europe, plus précisément de la France, où le pouvoir est exercé par un empereur à moitié fou, surnommé Oz, qui voit d'un très mauvais oeil l'arrivée de ces adolescents frondeurs, pas du tout comme les enfants européens, réduits à l'état d'esclaves.

 

Avec cette série, Chattam, connu surtout pour ses thrillers, s'attaque à la fantasy. Magie, personnages étranges et adolescents guerriers pullulent dans ce récit à l'atmosphère difficile à décrire. J'ai un peu eu l'impression d'être passé à côté de cette histoire. Non tant à cause de ma méconnaissance de l'univers, mais plutôt à cause d'un écrivain, qui a ses qualités, mais qui ne me semble pas tout à fait entrer dans le genre qu'il est censé explorer. Si les scènes d'action sont ponctuées par des scènes plus intimistes, entre Matt et Ambre, par exemple, par des discussions entre les méchants de l'histoire, je n'ai pas vraiment senti de culture typiquement fantasy dans l'écriture. Certes, c'est de la littérature pour adolescents de haute tenue, l'auteur n'hésite pas à faire disparaître des personnages secondaires ou principaux qui ont gagné un certain capital sympathie au fil de la lecture, mais je n'ai pas ressenti d'empathie particulière pour cet univers.

 

Si toutefois vous êtes curieux(se) d'en savoir plus sur Autre-Monde, je vous invite à aller découvrir le site réalisé par un fan.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Simon Sanahujas et Gwenn Dubourthoumieu sont deux jeunes qui n'en veulent. Respectivement écrivain et photogrpahe, ils ont décidé il y a quelques années de se lancer dans un pari éditorial osé : partir sur les traces de personnages de fiction, sur des lieux géographiques où ils ont censés avoir vécu, être passés... Après s'être intéressés à Conan le Texan en 2008 (!), puis être partis sur la piste de Tarzan au Gabon en 2010, c'est, à l'instar des compagnons de Mina Harker, sur les traces du Comte Dracula (celui de Stoker, bien sûr) qu'ils se sont lancés, d'abord en Roumanie, puis en Angleterre.

 

C'est dans le froid de l'hiver que ces deux jeunes fous ont commencé leur périple. L'un d'eux fortement handicapé dès le départ par des maux de dos, c'est avec une Dacia qu'ils sont montés à l'assaut des Carpathes, qui à la recherche du fmeux château, qui sur les traces de l’école de magie noire de Scholomance. Le résultat est un road-movie plutôt prenant, au ton humoristique mais nullement condescendant envers la population locale. On sent que les deux compères commencent à prendre de la bouteille dans leur façon de traiter leur périple, ménageant du suspense, émaillant leur récit de clins d'oeil bienvenus. La lettre au consul de Grande-Bretagne, pour lui demander la localisation des locaux de sa délégation en 1885, par exemple, est très drôle.

 

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Mais me direz-vous, rechercher la trace d'un personnage de fiction, c'est un peu enculer les mouches, non ? Eh bien que nenni, car dans ce cas précis, Dracula est inspiré, au cas où vous l'ignoriez, d'un personnage historique réel, une figure marquante de l'histoire de la Roumanie qui plus est. Au XVème siècle, un Voïvode valaque (une sorte de comte, donc) s'illustra par ses efforts presque miraculeux afin de repousser l'envahisseur ottoman, tout en étant suspecté d'avoir commis de nombreuses exactions sur ses administrés... Laquelle réputation repose en fait sur une sorte de pamphlet de l'époque, alors que tous les autres témoignages penchent en la faveur d'un monarque juste et respecté... Gwenn et Simon (oui, je les appelle par leur prénom, figurez-vous que je les ai rencontrés au Salon du vampire) sont donc également allés sur les traces de ce personnage haut en couleurs, largement utilisé dans l'industrie touristique roumaine, et automatiquement ou presque associé à son double sanguinaire de papier...

 

Il faut toutefois souligner la grande véracité des lieux décrits dans Dracula. Les deux auteurs sont surpris par ces concordances, car certains endroits n'ont pas trop changé par rapport à ce qui est décrit dans le roman ; il faut croire que Stoker disposait d'une bonne documentation.

 

C'est une Roumanie chaleureuse mais un peu soumise aux clichés qu'abandonnent les deux compères qui se rendent à Londres, où Jonathan Harker retrouve sa fiancée Mina et le comte Dracula après son retour laborieux des Carpathes. Ils sont aidés par André-François Ruaud, leur éditeur mais aussi et surtout essayiste, en particulier sur le personnage créé par Stoker, comme en témoigne son ouvrage Les Nombreuses vies de Dracula, coécrit avec Isabelle Ballester en 2008 (lui aussi chez les Moutons électriques). Dans la capitale britannique les recherches se révèlent plus ardues, les conclusions plus difficiles. Seul le cimetière de Highgate semble correspondre à l'Hampstead du roman. Il faut dire que cet endroit a été le siège de fantasmes de nombre de romanciers et de cinéastes. Deux explications ont la faveur des analystes pour expliquer ce flou : soit Stoker n'a pas aimé Londres, lui qui s'en faisait tout un film depuis son Irlande natale ; soit il ne souhaitait pas faire de "publicité" aux lieux décrits à l'époque, ce qui est très probable.

 

http://dracula.blogs.liberation.fr/.a/6a01676734ab1e970b017c31aee009970b-550wi

 

Quoi qu'il en soit, c'est à Whitby, port côtier aux confins de l'Angleterre et de l'Ecosse, côté mer du Nord, que nos deux compères ont connu la meilleure période de leu voyage : une ville charmante, où flotte une atmosphère fantastique mais chaleureuse. Une ville où un évènement similaire, quelques années plus tôt, inspira à Stoker sa fameuse scène d'échouage du Demeter, au cours de laquelle Dracula s'échappa du navire sous forme de loup.

 

L'ouvrage se clôt par la description de deux "fêtes" gothiques dans des hauts lieux du genre à paris (dont un où je suis allé, marrant), où Gwenn et Simon rencontrent un homme prétendant être Dracula, où ils apprennent que d'étranges rumeurs circulent sur l'emplacement de la sépulture du vrai personnage historique (à paris, pour ne rien vous cacher)... Troublant.

 

Au final c'est un ouvrage magnifique, à la maquette soignée, qui permet d'en savoir plus sur les connexions entre le personnage de fiction et la figure historique qui l'a inspiré. Son seul défaut à mon goût est sa densité. Certes, de magnifiques photos, très diversifiées, ponctuent les journaux des deux reporters, mais j'aurais apprécié un peu plus de respiration dans le texte, qui souvent se présente sous forme de paragraphes collés les uns aux autres. Ceci dit, rien n'empêche le lecteur de couper sa découverte en plusieurs sessions, pour ne plus avoir cette sensation de densité, et apprécier à sa juste valeur ce bel ouvrage.

 

Vous trouverez des bonus sur le blog qui est consacré à ce projet.

 

Spooky.

 

http://dracula.blogs.liberation.fr/.a/6a01676734ab1e970b017744512ad6970d-550wi

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Il y a quelques temps je vous avais parlé du Monde de Tolkien, recueil d'illustrations diverses qui m'avait pas mal plu. L'éditeur français, Glénat, a répété l'idée quelques années plus tard, avec un autre ouvrage, sous un autre titre. Encore une fois, lorsque les traductions ne sont pas empruntées à Francis Ledoux (traducteur historique de Tolkien), c'est Thierry Cailleteau qui s'est chargé du transfert de l'anglais vers le français de l'ouvrage initialement édité en cette même année 1996 par HarperCollins.

 

Le Royaume de Tolkien nous amène donc à nouveau sur ces contrées particulières qui forment la Terre du Milieu, suivant la vision d'une quinzaine d'illustrateurs, issus de tous horizons (Biélorussie, Canada, pays-Bas, Etats-Unis, Belgique...), dont certains donnent, en annexes, un témoignage de leur rencontre avec l'oeuvre de Tolkien.

 

Là encore, c'est très diversifié, et mes favoris restent -oui, je revendique le côté mainstream de mes goûts- John Howe, Alan Lee et Ted Nasmith, qui sont les plus connus. J'ai toutefois fait des découvertes graphiques telles que Cor Blok (il faudra que je me procure son ouvrage relatif à Tolkien sorti l'année dernière), Fletcher, qui me rappelle un peu Nasmith, Stephen Hickman, aux évocations puissantes ou encore Michael Kaluta, qui est inspiré par Mucha.

 

Chacune des illustrations est accompagnée du passage du Seigneur des Anneaux, de Bilbo le Hobbit, des Contes et légendes inachevés ou d'autres segments (parfois non encore traduits) auquel elle se rapporte.

 

Il y a quelques belles illustrations, dont certaines sont très connues.

 

Au final un chouette ouvrage, mais qui n'a plus vraiment de valeur inédite, tant son contenu a été largement diffusé par ailleurs.

 

Spooky.

 

http://corecanvas.s3.amazonaws.com/theonering-0188db0e/gallery/original/blackrider%20and%20the%20gaffer%20by%20stephen%20hickman.jpg

 

Image : Stephen Hickman, The Blackrider and the Gaffer.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Si vous suivez un tant soit peu ce blog, vous savez que l'une des franchises que je suis est celle de The Walking Dead, série de comics (dont le sujet est une invasion zombie) qui commence à être déclinée de toutes les façons possibles. Au chapitre des bonnes déclinaisons figurait le premier roman, qui traitait de l'histoire d'un personnage secondaire... Voici donc sa suite, qui peut presque se lire indépendamment.

 

Je dis presque, car si l'essentiel de l'histoire nous met dans les pas d'autres personnages, ceux-ci vont croiser la route du personnage qui se fait désormais appeler le Gouverneur, dont la compréhension de la personnalité complexe mérite une lecture du premier roman au préalable.

 

Ils sont cinq. Cinq à quitter un gros groupe de survivants face à la peste qui rend les morts vivants, qui les transforme en bêtes sanguinaires et stupides. A la suite d'une bagarre, Josh, ancien cuisinier, est invité à aller voir ailleurs. Lilly, qui l'aime beaucoup et se sent en sécurité auprès de lui, préfère l'accompagner, avec Bob, ancien infirmier alcoolique, et Megan, l'amie nymphomane de Lilly, flanquée de son petit ami junkie... Au bout de quelques semaines d'errance, ils vont tomber sur un nouveau groupe qui a réussi à sécuriser une petite ville de Géorgie, Woodbury, sous la houlette du Gouverneur, un homme dont les visées ne sont pas claires.

 

Autant j'ai été d'entrée de jeu séduit par le storytelling de Bonansinga dans le premier roman, autant ici je suis plus réservé. Il passe plus de temps à détailler ses personnages, qui se révèlent être quasiment des caricatures, laissant les scènes fortes (comprenez avec des attaques de zombies) un peu au second plan. D'autant plus que ces scènes passent moins bien, frisant le caricatural dans leur déroulement.

 

Heureusement qu'après le premier tiers, nos "héros" arrivent à Woodbury, où la personnalité compliquée du Gouverneur, mais aussi les motivations et les sentiments de ses "administrés" relèvent le niveau. J'aurais toutefois apprécié un Martinez (grosso modo le chef de la sécurité de Woodbury) un peu moins caricatural. Le cours "normal" reprend, si j'ose dire, avec des moments de tension interne entrecoupés d'offensives zombiesques. La lecture s'achève sur une situation proche de celle que les héros du comic original rencontrent à leur arrivée dans la ville, mais j'imagine qu'il va y avoir d'autres développements, car il me semble que les personnages ne sont pas tout à fait les mêmes.

 

Au final ce deuxièe roman est une déception marquée, surtout au regard des promesses du premier, même si la barre est redressée par la suite par le biais du Gouverneur, solide taulier.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Comment faire pour initier les plus jeunes à une oeuvre ou un auteur dont les adultes parlent beaucoup ? Ecrire un ouvrage de vulgarisation, en évitant de les prendre pour des mules. C'est le pari osé, et réussi, par ce petit opus publié par les Editions Milan.

 

De son départ pour l'Angleterre à l'âge de trois ans jusqu'à sa disparition, sont ainsi passées en revue (en 54 pages) 81 années très riches. Les deux co-auteurs, dont l'un est maître de conférences à la Sorbonne et l'autre anime des goûters philo, dont je salue le travail, passent ainsi en revue sa biographie et son oeuvre, en essayant de raconter tout cela le plus simplement possible.

 

de la passion précoce du petit Ronald pour l'apprentissage des langues anciennes, apprises par sa mère, à son obstination à vouloir terminer son oeuvre maîtresse, le Silmarillion, en passant par sa découverte de nombreuses légendes, ou encore sa participation à la Première guerre mondiale, il n'y manque pas grand-chose. On nous y parle aussi de la façon légendaire dont est né la créature du Hobbit, de sa bataille pied à pied avec les éditeurs pour ne changer aucune virgule du Seigneur des Anneaux, de son rejet de la technologie, de l'atmosphère tranquille de sa fin de vie...

 

Pour une première approche de l'univers de Tolkien (à partir de 10 ans, comme chaque volume de cette collection "De vie en vie"), cet opus est excellent. Je vous le recommande.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://ressources.bragelonne.fr/img/livres/2012-09/1209-maeve2_org.jpg

 

Avant, ma vie était facile. Mais ça, c’était avant.
J’ai fui tous ceux que j’aimais pour les protéger et, depuis, j’ai l’impression de tourner en rond.
Pour retrouver une vie normale, il va falloir que je mette la main sur mon père et sur mon frère, ces vampires psychopathes qui cherchent à me faire la peau. Jusque-là, j’ai fait chou blanc, ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé.
Bien sûr, les pouvoirs exceptionnels que je possède devraient m’être utiles pour mener à bien ma mission.
Il y a juste un tout petit problème : je ne sais toujours pas m’en servir. Heureusement, je vais trouver de l’aide là où je n’en attendais pas. Si seulement les emmerdes pouvaient se tenir à distance, cette fois…

 

Ah, elle m'a manqué, ma casse couilles préférée de la bit-lit francophone !

 

Et pourtant, sa situation a bien changé. Désormais elle est en chasse. Son but ? retrouver son frère Connor, un salopard de première qui n'hésite pas à semer la mort partout où il passe. Et puis Maeve sait aussi que faisant partie intégrante d'une prophétie, elle est la proie de leur père, Victor, un vampire qui a encore moins de scrupules, mais qui se cache en attendant son heure. Quand on sait que Connor et Victor sont alliés, on imagine la situation difficile de Maeve. Qui se retrouve au sein d'un groupe de vampires avides d'abattre Victor, au sein duquel se trouvent son grand-père, son petit ami "officiel", mais aussi celui qui a su combler sa misère sexuelle pendant sa "mort" officielle. Pas simple, n'est-ce pas ?

 

C'est curieux, mais une partie de ce tome m'a fait penser à l'un des romans de la série Harry Potter, lorsque le héros est obligé pendant les deux tiers du roman de se cacher dans un repaire de ses partisans, ou plus précisément des opposants à Voldemort. Ce parallèle me semble d'autant plus juste qu'au sein de cette cellule, Maeve ne rencontre pas que des amis francs... En effet elle apprendra à ses dépens qu'il est vraiment dur de se fier à quiconque... Que les choses soient claires, je n'accuse absolument pas Marika Gallman de plagiat, je remarque simplement que les deux romans présentent des phases similaires dans l'état de guerre où se trouvent leur héros : une transition, un regroupement des forces, un entraînement qui obligent le héros à rester confiné, et donc à se sentir frustré. Mais la comparaison s'arrête là, la gestion du personnage de Maeve étant beaucoup plus adulte et mature que celle du sorcier à lunettes (en même temps c'est logique, elle a 5 ou 7 ans de plus).

 

Pour le coup, il ne se passe pas énormément de choses pendant la majeure partie du roman, nous sommes encore plus dans les pensées de Maeve. Cela s'anime franchement dans le dernier quart, avec une scène assez prenante mettant en scène des araignées, espèce représentée sur la couverture du roman, et pour laquelle j'éprouve une aversion assez prononcée, en ce qui concerne les gros specimens, ceci dit. J'ai donc eu le poil hérissé pendant la lecture de cette scène, à laquelle succède une scène de confrontation bien racontée, quoiqu'un peu longue. La fin du volume voit Maeve prendre les choses en mains. J'espère que son caractère de chieuse ne va pas causer du tort à ses visées...

 

 

Sur le plan de la narration j'ai trouvé que Marika Gallman avait franchi un palier. Elle gère un peu mieux ses personnages, leurs rôles et leurs interactions sont plus fluides que dans le premier opus. Je suis curieux de lire la suite.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://thebookedition.com/images/couv-products-82285.png

 

Je vous vois venir, les coquinous, vous vous dites "il va nous parler de Stephen King, son recueil de nouvelles acclamé, qu'on connaît tous."

 

Eh bien non, vous vous trompez, et encore une fois je vais vous surprendre, puisqu'il s'agit bien d'un recueil de nouvelles, mais d'Estelle Valls de Gomis, l'une des auteurs de SFFF à mon avis les plus douées de sa génération.

 

Elle nous propose donc ici un recueil en auto-édition, composé en grande partie de récits courts déjà inclus dans diverses anthologies, et qu'elle a voulu rassembler pour que l'on aie une vue plus cohérente de son oeuvre.

 

Elles ont toutes pour cadre le XIXème siècle, époque romantique et propice à de nombreux fantasmes typiquement victoriens, comme le vampire. Les seigneurs de la nuit ne constituent pas le sujet unique de ses nouvelles, même s'ils y font quelques incursions. Entre ambiances éthérées, cimetières recélant d'inavouables secrets et tatouages aux pouvoirs insoupçonnés, Estelle Valls de Gomis déploie un univers aux multiples visages, dans lesquels son indéniable talent d'écrivain s'exprime pleinement. Chaudement recommandé !

 

Pour les amateurs, il y a deux autres recueils de nouvelles d'Estelle Valls de Gomis sur TheBookEdition.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Vous êtes perdus dans l'univers de Stephen King ? Pas de panique, un fan a pensé à faire un tableau synaptique ainsi qu'une carte de son cher maine, où se déroulent nombre de ses histoires...

 

 

http://25.media.tumblr.com/tumblr_m8pm70lKBN1qa2tpwo1_500.png

 

 

Merci à John Steelwood et Romain Billot pour leurs trouvailles.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51BM%2BQYUNCL._SL500_AA300_.jpg

 

Deux créatures du bestiaire fantastique sont carrément à la mode ces temps-ci : d'abord les vampires, qui inspirent carrément tout un pan de l'imaginaire, mais aussi les zombies.

 

Dans ce mouvement de fond se trouve le roman Les Proies, écrit par Amélie Sarn dans une collection pour ados des Editions Milan. L'histoire prend pied de nos jours, à la fois dans un laboratoire du Var où se déroulent de curieuses expériences, mais aussi du côté de Bordeaux, où une lycéenne se pose des questions quant à la fidélité de son petit ami, et de la franchise de sa meilleure amie.

 

Quand soudain, c'est le drame.

 

Ne vous marrez pas, les morts reviennent à la vie, déambulent dans les rues (de Bordeaux, au départ) pour assouvir leur faim dévorante sur les pauvres vivants complètement dépassés. Et Margot, Lucas et Pauline, les trois adolescents ci-évoqués, se retrouvent à courir pour sauver leur vie, malgré les problèmes sentimentaux qui les tourmentent.  On suit également le parcours d'un armurier qui adore faire des gâteaux, d'un préadolescent qui se laisse enfermer dans sa bibliothèque municipale, ou encore d'une jeune homme, détenu de droit commun, qui est soumis à un drôle de marché... Bref, c'est le bordel.

 

En tous les cas en apprence, car Amélie Sarn va lier le destin de ces personnages, qui tous vont lutter pour leur survie. Et elle le fait plutôt bien ; son roman est très agréable à suivre, les descriptions sont claires quand elles ont besoin de l'être, et elle arrive à peu près à rester évasive quand il faut (sur l'origine véritable du virus qui transforme les morts en rôdeurs, par exemple). Le hic, c'est les personnages, du moins certains. Comme Lucas, lycéen qui ne pense qu'à aligner les conquêtes féminines, récupérer du matériel high-tech, sans penser aux conséquences. Ou comme Margot, presque systématiquement au bord de l'hystérie... Je sais qu'on est dans un roman pour ados, mais certains clichés ont la vie dure. Ceci dit les autres personnages sont quand même intéressants, comme Pauline, qui a un cerveau, ou comme Zoltan, loubard repenti.

 

Les zombies présentés dans le roman sont intéressants ; ils n'ont pas de réflexion, leur seul moteur est la faim de chair fraîche, mais ils sont capables de fomenter un guet-apens, ce qui est peu curieux. Ils marchent lentement, mais sont capables de courir et de bondir dans certaines situations, surtout la nuit, apparemment. 

 

Les Proies est donc un roman fort sympathique, pour peu que vous aimiez les morts qui marchent et les survivals.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Comme sa devancière (en termes de présence sur le présent blog) Irène Fernandez, François-Marin Fleutot nous propose, dans un court essai, son survol des principaux éléments inhérents au Seigneur des Anneaux. Je cite Irène Fernandez, car tout un passage de l'argumentaire de Fleutot y fait directement référence, sans toutefois la nommer ; par contre elle est présente dans la bibliographie en fin d'ouvrage.

 

Quels sont donc ces "mythes" dont parle l'auteur ? D'abord les origines de la création du monde d'Arda. Les influences de Tolkien, ses lectures, son goût très tôt pour les langues, sa participation aux réunions des Inklings, ce club d'échanges entre érudits et professeurs d'Oxford. Sa participation à la première Guerre mondiale, aussi, qui lui a permis de voir de la bravoure chez les Petites Gens, chez les personnes ordinaires, lesquels lui ont inspiré ses Hobbits... Sa détermination à écrire -et ce sont ses mots, ou presque- une mythologie pour l'Angleterre.

 

Dans un second temps, FM Fleutot nous parle du bourraeu de travail que fut Tolkien, mettant autant d'ardeur et de sérieux dans ses travaux de chercheur et enseignant en philologie que dans ses écrits fictionnels. Puis on en vient au Seigneur des Anneaux proprement dit, que Tolkien a placé dans le monde créé dans Le Silmarillion alors encore en gestation, et se déroulant en accord avec la trame de Bilbo le Hobbit, sorti 17 ans auparavant.

 

Les héros du roman ne sont pas forcément ceux que l'on croit, ceux qui sont les plus spectaculaires, les plus bruyants, les plus flamboyants ; les héros de Tolkien n'en sont pas, ce sont des petites gens (autant physiquement qu'en termes de gloire) qui font ce qu'il faut pour sauver leur monde.

 

La question du Mal est aussi abordée, dans la mesure où on apprend qu'il est partout, potentiellement, mais que personne ne naît Mauvais. Pour gagner contre le Mal, il ne faut pas utiliser ses armes, sinon c'est lui qui nous vaincra.

 

Pour FMF, dans l'histoire principale du Seigneur des Anneaux, il y a plusieurs histoires, comme des histoires d'amour (Aragorn et Arwen, Faramir et Eowyn, les Ents qui ont perdu leurs compagnes...). Il évoque la plus grosse histoire en filigrane, l'avènement d'Aragorn en tant que Roi du Gondor. Un Roi qui se révèle en majesté après la fin de la Guerre de l'Anneau, y compris dans ses aptitudes de guérisseur.

 

La conclusion de tout cela ? Que ces combats, cette quête, ces pertes, ont finalement amené le monde d'Arda à une belle transition : la fin du Troisième Âge, l'avènement des Hommes en tant que peuple dominant, et l'écriture, par Bilbo puis Frodo, de leurs aventures en Terre du Milieu.

 

Mon sentiment sur tout celà ? François-Marin Fleutot a survolé, mais de belle manière, nombre de thématiques inhérentes au chef-d'oeuvre de Tolkien ; toutes n'y sont pas, bien sûr, et lui aussi n'a réduit son spectre de recherches qu'à un seul ouvrage. Mais la lecture fut intéressante, sinon éclairante.

 

Spooky.

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