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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

livres

Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres


ORSON SCOTT CARD : PLUS DE CREDIT

Les Enfants de l’esprit était l’un des ouvrages les plus attendus de la Science-fiction, au même titre que L’Héritage de Saint Leibovitz. Ce récit, qui clôt le cycle d’Ender, initié par La Stratégie Ender, tourbillon de virtuosité et d’originalité (justement récompensé par les prix Nebula et Hugo), sombre dans un galimatias mystico-poussif (normal, c’est un Mormon). Souvenez-vous : Ender c’est un petit garçon qui, dans un futur relativement éloigné, est élevé pour devenir un stratège militaire. Il réussit si bien qu’au cours de ce qu’il croyait être une énième simulation, il vaporise intégralement la civilisation la civilisation des Doryphores, alors ennemi juré de l’humanité. Par la suite, dans La Voix des Morts et Xénocide, il va tenter de trouver un foyer pour la dernière Reine des Doryphores, sauvée in extremis de la mort ; il va également tenter de trouver la paix de l’esprit en épousant une veuve sur la planète Lusitania, au milieu de cet étrange petit peuple des Piggies. Dans cette troisième suite, on assiste à la lente agonie d’Ender, entouré par sa famille véritable et d’adoption, mais aussi à la disparition puis à la renaissance de Jane, sa compagne-intelligence artificielle (dont l’origine reste obscure). Andrew Wiggin, alias Ender, n’est plus le héros du cycle ; on suit plutôt la renaissance physique de Jane (dans le corps d’une des filles adoptives d’Ender), les tribulations de son frère Peter dans des sociétés orientales ou les états d’âme de ses enfants adoptifs et de ses 3 ex-femmes (la vie mormonne). Il nous tarde qu’Ender casse sa pipe, un comble pour un personnage dont on ne pouvait se détacher dans La Stratégie Ender. L’ensemble est très bavard et se perd dans des discours politico-religieux dans la droite ligne de Xénocide. Arrêtez d’écrire des suites !

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres



L’ACCROCHE-COEURS PERDUS EN ATLANTIDE
La guerre du Vietnâm est un lourd traumatisme pour la jeunesse américaine des années 60. L’auteur le plus populaire du pays (qui n’y est jamais allé) a voulu apporter une pierre au Mur des Lamentations américain. Au travers de quatre époques (1966, 1966, 1983 et 1999), on va suivre l’évolution de Bobby Garfield, gosse de Harwich, et de ses amis, pris dans de drôles de jeux.

Disons-le tout de suite, c’est dans la description de l’enfance que King se montre le meilleur, en ce qui concerne l’ambiance et la description psychologique des personnages. Comme dans Ca, Charlie et La Petite fille qui aimait Tom Gordon. Mais pour le coup, on peut se demander quelle utilité ce long assemblage de nouvelles (555 pages - une paille dans l’œuvre du Best-Sellarus Rex !) roman. S’il n’y avait eu que la première novelette, le livre aurait été d’un niveau exceptionnel mais le reste gâche tout. Peu à l’aise avec le conflit des années 1963-75, King s’embrouille et se délite.

Bon, c’est vrai, ce « roman » lui permet d’introduire de nouveaux personnages lui permettant d’étoffer ses cycles de La Tour Sombre et du Talisman (voir aussi par ailleurs). Autre faiblesse : il n’y a presque plus d’élément de surnaturel ou d’horreur, ce qui faisait la marque de fabrique de l’auteur.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres


AUCUNE TOILE AUSSI LOINTAINE
La jaquette d’Aucune étoile aussi lointaine avait de quoi allécher : Depuis l’aube des temps, ils sont les rois de l’espace. Plus vite que la lumière, ils ouvrent des routes nouvelles, découvrent des mondes inconnus. [..] Voici l’histoire d’un enfant qui devient un homme en brisant les chaînes de son propre destin. Inspirée des mythes marins et des aventures à la Conrad, une aventure qui retrouve le ton de la légende... Mazette ! Serait-ce donc le nouvel Hypérion ? Dans ce roman très ambitieux, Serge Lehman (F.A.U.S.T.), chef de file de la SF française, nous propose de suivre les tribulations d’Arkadih, jeune prince qui rêve de partir sillonner les routes de la galaxie. Son obstination et une petite voix mystérieuse vont transcender ses fantasmes et le lancer aux trousses d’un étrange objet de métal, émanation du Mal absolu. Arkadih va croiser des races sapiens exotiques, lier sa vie à quatre femmes très différentes et devenir une véritable légende de son vivant, au cours d’une odyssée qui durera 9 000 ans. L’écriture est presque maîtrisée, on retrouve en effet des résonances de récits mythiques et mythologiques. La force du roman réside dans la description des doutes qui habitent Arkadih tout au long de son périple à travers la galaxie. Les paradoxes temporels gagneraient cependant à être mieux décrits et développés. Ceci n’est pas un chef-d’œuvre, mais déjà un bon roman, ce qui est rare. Lehman est un véritable écrivain. La SF française existe, faites-le savoir.

Spooky.

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Publié le par Ansible
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NOIR C'EST NOIR...
John Saul, ennemi intime de Stephen King, a voulu lui emboîter le pas dans la voie du feuilleton à diffusion mondiale. Mais contrairement à King, qui s’est placé dans une veine romanesque avec un poil de fantastique, Sou! est resté fidèle à son domaine habituel, c’est à dire le thriller terrifique, avec comme outil principal de psychanalyse la Bible; son confrère de Bangor utilise aussi ces ficelles, me direz-vous. Il semblerait que chacun plagie les bonnes idées de l’autre, car le troisième épisode des Chroniques semble tout droit sorti de Carrie, premier succès de King. Blackstone est une petite ville des environs de Boston. L’ancien asile, situé sur les hauteurs de la ville, doit être transformé en centre commercial. A l’approche de l’échéance, les problèmes pleuvent sur les notables de la ville, liés à des objets maléfiques venus de nulle part. En fait, une ombre hante l’ancien asile désert et distribue ces objets, chargés des souffrances de leurs anciens propriétaires. Certains, comme le journaliste Oliver Metcalf, suspectent une quelconque malédiction, confusément mêlée à cette vieille bâtisse, prison de toutes les peurs, de tous les maux. Mais la réalité est bien pire. Saul maîtrise son sujet, à l’instar d’un Dean Koontz ou d’un Richard Matheson et utilise une technique immortalisée par le scénariste de BD Jean-Michel Charlier, le cliff-hanger : à la fin de chaque épisode (6 au total), consacré à l’un des fameux objets (thème récurrent chez les auteurs classiques de Fantastique), il introduit le suivant en évoquant l’objet, ce qui suscite l’intérêt vif du lecteur. La technique a bien été intégrée par l’auteur, qui offre là une oeuvre quasi-freudienne.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres


 

Al Sarrantonio s’est fixé un double défi : réunir une anthologie du fantastique avant le seuil symbolique du 3ème millénaire, mais surtout faire en sorte que cette somme soit la plus importante jamais réunie. Le résultat est éloquent : plus de 800 pages, 29 récits allant de 5 à 80 pages et un kilo sur la balance. Il s’agit probablement là d’un des ouvrages de fiction les plus lourds jamais édités…

 

Parmi les auteurs, on trouve quelques cadors, tels Stephen King, William Peter Blatty (L’Exorciste), Tim Powers ou encore Ramsey Campbell. Belle entreprise que de lire ce pavé, et une déception à l’heure du bilan. Car la qualité des textes varie entre l’extrêmement abscons (L’Arbre est mon chapeau, Gene Wolfe) au petit chef-d’œuvre (Un été de chien, par Joe R. Lansdale) ; on retiendra tout de même Des Américains morts à la morgue de Moscou, la nouvelle de Kim Newman qui a ouvert l’ouvrage, Répétitions par Thomas F. Monteleone et Ailleurs, de Blatty. La nouvelle de Steve King reste d’un bon niveau, sans être exceptionnelle.

En ce qui concerne le compilateur, Sarrantonio fait preuve d’une hypocrisie typiquement américaine : tous les auteurs sont des génies renommés qui lui ont livré des chefs-d’œuvre. Et puis, il n’y a que des auteurs américains dans ce « meilleur recueil de nouvelles d’horreur et de suspense récentes qui soit ». Quid de Clive Barker et de Pierre Pelot ? Mieux vaut attendre des recueils des auteurs cités plus haut.

Spooky.

 

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres


DOCTEUR CA EMPIRE

Il en va pour les livres comme pour les gens : en les voyant, on sait parfois qu'on va les détester, les aimer, ou qu'ils vont nous laisser indifférent. Et quelques très rares fois, on tombe éperdument amoureux au premier coup d'œil. La trilogie Daughter / Servant / Mistress of the Empire fait partie de cette dernière catégorie. Publiée pour la première fois en 1987, la série n'a été que très récemment traduite en français ; n'ayant lu que la version originale, je ne pourrai vous parler que d'elle.

Raymond E. Feist avait écrit la série "Riftwar", avec un excellent premier tome Magician, également disponible en français depuis peu. Dans cette série, le monde de Midkemia, de nature médiévale fantastique à tendance heroïc fantasy assez prononcée, est confronté à un mystérieux envahisseur, venu d'un autre monde à travers un portail magique (le rift). La série nous montre le point de vue de Midkemia et de ses habitants, le monde des envahisseurs n'étant pour ainsi dire jamais décrit. C'est donc avec Janny Wurts que Feist a écrit cette trilogie, qui elle décrit le monde de Kelewan - celui des envahisseurs de Midkemia. Ce monde abrite principalement le grand empire de Tsuranuanni, auquel nous allons nous intéresser. Empire fortement féodal, largement inspiré du Japon médiéval, un empereur tout-puissant mais de papier, règne. Le véritable pouvoir est détenu par des grandes familles, des clans, plus ou moins puissants selon leur richesse, leur force militaire, mais aussi leur prestige. Car si force et richesse sont des éléments cruciaux, l'empire de Tsuranuanni possède et applique un code de l'honneur extrêmement développé, très strict et très rigide.


"Daughter of the Empire" commence avec le personnage de Mara, fille du seigneur de la famille des Acoma, ancienne et respectée, mais peu riche, et haïe par un puissant ennemi, le clan des Minwanabi, une des cinq grandes familles à l'origine de la fondation de l'empire. Mara se destine à entrer dans les ordres, au service de Lashima, "déesse de la lumière intérieure". Mais pendant que Mara se préparait à entrer au temple, les Minwanabi ne sont pas restés inactifs, et les Acoma sont au bord de l'extinction. Délaissant son chemin de paix, Mara se voit placée à la tête des Acoma, contrainte de lutter par tous les moyens possibles, non pour prospérer, mais pour survivre. Comme souvent avec certains auteurs anglais ou américains, les livres sont très épais : 530 pages pour le premier tome, 800 pour le deuxième, et 850 pour le dernier. Il faut dire que l'intrigue développée est dense et décrit avec précision et un grand souci du détail le monde de Kelewan, la société, et surtout les jeux de pouvoir - militaires, politiques et économiques - entre les grandes familles. De plus l'écriture des auteurs est réellement très fluide, et les pages se dévorent avec un appétit jamais rassasié ! Rarement livre ne se lût avec autant de plaisir, vous viendrez même à y passer vos nuits. Dans ce premier tome, Mara découvre l'ampleur de la catastrophe qui frappe sa famille, et fait le difficile apprentissage de l'exercice du pouvoir, de la gestion de ses terres et du gouvernement de ses gens. Laissée presque sans défense face à ses ennemis, c'est sur la loyauté, la compétence, la surprise, l'innovation et l'intelligence qu'elle va devoir compter pour survivre.

Loyauté et compétence de ses conseillers, soldats et ouvriers, surprise et intelligence face à ses adversaires, déclarés ou opportunistes, et innovation par rapport aux traditions et code de l'honneur stricts qui règnent dans l'empire. Sans jamais les briser, Mara va les détourner à son avantage, gagnant ainsi quelque répit.Dans ce tome comme dans l'ensemble de la trilogie, le récit se divise en deux ou trois fils narratifs, l'un basé sur les Acoma bien sûr, les autres racontant - parfois mais pas toujours - les intrigues de ses ennemis ou des évènements extérieurs.

Diversité bienvenue, même si les Minwanabi sont quelques peu caricaturaux (ils me rappellent beaucoup les Harkonens dans "Dune"). Impression étrange, on se croirait parfois dans un jeu de stratégie : en effet, on voit Mara partir de presque rien, son armée décimée, son père et son frère tués, et peu à peu gagner des avantages, pour arriver à un point où les Acoma ne sont plus complètement menacés d'oblitération. En relisant "Daughter of the Empire" pour la cinquième fois, j'ai un peu eu une impression d'accumulation : les épisodes s'enchaînent, et Mara en sort à chaque fois victorieuse (même si une victoire peut être coûteuse à certains points de vue). Ceci dit, ce livre se dévore ! Les auteurs prennent le temps de raconter les choses, et ne se pressent jamais. Chaque intrigue est longuement explorée, chaque parole à double sens montrée (là encore on retrouve un peu de "Dune"), et chaque conséquence expliquée. Loin d'être didactique, cette façon de faire permet au lecteur de véritablement comprendre et rentrer dans la mentalité de l'empire de Tsuranuanni.

Le deuxième tome, "Servant of the Empire", met en scène Kevin, troisième fils d'un petit noble de Midkemia, capturé au combat par l'Empire, et vendu comme esclave. Acheté par Mara, incapable de se conformer au rôle d'esclave (cette notion étant liée aux réincarnations successives auxquelles croient les Tsuranni), la confrontation entre sa façon de penser et celle de Mara donne lieu à de nombreux ajustements et innovations. Franchement excellent - encore plus que le premier ! - ce livre nous fait entrer bien plus profondément dans l'Empire. Car si les Minwanabi sont encore très présents, on découvre les "Great Ones", ces magiciens tout puissants qui sont la loi et contre lesquels personne ne peut rien, et les intrigues politiques à grande échelle qui ont lieu, et qui mèneront à une sanglante "nuit des longs couteaux". (Et si de plus vous lisez la série "Riftwar", vous saurez plus de ce qu'il advient à Pug et Laurie)

Ce recul se poursuivra dans le troisième et dernier tome, "Mistress of the Empire", où cette fois les fondations mêmes de l'Empire sont remises en cause. Et que peut donc Mara, même à la tête des désormais puissants Acoma face à des magiciens qui d'un simple geste peuvent balayer toute une armée ?

Cette trilogie fait partie des rares très grandes œuvres de la littérature de Fantasy. Bien écrite (les longueurs sont à mon avis tout à son avantage), basée sur un monde et surtout une société, une mentalité, extrêmement complexes et décrits en détails, variée de par les sujets abordés, son seul défaut est qu'il faut au minimum une cinquantaine d'heures non-stop pour tout lire.


CoeurDePat.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Livres



Lisey, petite Lisey... Miralba, arRIMme le BARda, quand faut y aller faut y aller...

Voici un exemple du charabia intime que l'on peut trouver dans le dernier roman de Stephen King. Oh, bien sûr, quand je parle de "charabia", ce n'est pas dans son sens dédaigneux. Non en fait, dans tous les couples, dans toutes les familles, il y a des expressions, des raccourcis textuels qui n'appartiennent qu'à ces cellules familiales. On en a tous, je pense. Avec mon père, par exemple, nous étions très intéressés par la géographie, et des expressions comme "Eh bien quoi ?" devenaient "Québécois ?" Ou encore "il ne voit rien", "Ivoirien", et ainsi de suite. 

Ici l'Horrorus Rex de la littérature mondiale base en partie son roman sur ces expressions, lesquelles sont le fondement du couple de Lisa Debusher et Scott Landon. Scott Landon, écrivain à succès, que sa femme, qu'il surnommait donc Lisey, a perdu deux ans avant le début de l'histoire. Emporté par ce qui ressemblait à une grippe aviaire, mais dont l'origine réelle est bien différente. Car Scott avait découvert, aux heures les plus sombres de son enfance battue par son père, l'existence d'un endroit magique où lui et son grand frère pouvaient se replier. Un endroit magique, mais pas forcément toujours sécurisant. Un endroit où partent parfois les consciences, celles de personnes devenues folles, mais aussi un repli physique lorsque votre père se mettait à hurler qu'il allait vous couper... 

Cet endroit, Lisey l'a visité à plusieurs reprises, mais ne l'a plus fréquenté depuis le décès de son mari. Pourtant elle va être obligée de retourner y faire un tour, mais aussi de se replonger dans ses souvenirs, car surgit soudain dans sa vie un espèce de barjot qui veut à tout prix récupérer les notes posthumes de Scott. Curieusement, c'est avec l'aide de l'une de ses soeurs, officiellement frappadingue, qu'elle pourra trouver la solution, et peut-être la paix.
Voilà un beau résumé, pour un roman un peu étrange. Certes, King y traite à nouveau de la condition d'écrivain, le sujet qu'il connaît le mieux et ne cesse de défricher au fil de ses romans ; mais par ailleurs il revient à l'une de ses sources d'inspiration, celle de l'enfance. Et il n'est jamais aussi bon que lorsqu'il traite de ce qu'il connaît bien. Car ce roman est l'occasion de placer de très belles idées sur le processus de création, lequel prend ses sources à la fois dans l'imaginaire, et dans les peurs de l'enfance, lesquels sont souvent intimement liés. Là encore, le roman est tout en puissance évocatrice, et son propos fait mouche. Malheureusement l'auteur ne peut pas s'empêcher, une fois de plus, de se regarder écrire, d'en faire des tonnes sur le charabia intime, de tirer en longueur sur des éléments finalement sans importance. Mais il y a aussi une règle à tenir quand on lit un Stephen King, c'est de ne pas lire ça par petits morceaux, par exemple pendant votre trajet de 7 minutes en RER. Cela vous gâche totalement le plaisir.

Ce n'est pas son meilleur roman, loin de là, et le dernier de ses vrais bons romans commence à dater (personnellement je citerais La petite fille qui aimait Tom Gordon, publié en 1999). Mais il y a toujours des vraies bonnes choses chez Stephen King.

Pour les curieux, je vous recommande le site officiel de l'écrivain, à la fois sobre et assez complet, un site français très intéressant, et ma propre page dédiée à l'auteur.
Spooky

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