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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

livres

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

On me vantait depuis quelques temps la qualité des bouquins d'un jeune auteur français, David S. Khara, auteur de thrillers remarqués. Mais histoire de ne pas faire les choses dans le désordre, j'ai voulu commencer par le premier, Les Vestiges de l'aube.

 

C'est d'abord l'histoire d'une amitié. Celle de Barry Donovan, flic de la criminelle de New York, avec un personnage étrange, rencontré sur les réseaux sociaux, Werner Von Lowinsky. Tous les deux ont en commun un passé douloureux, la perte de leur femme et de leur enfant dans des circonstances dramatiques. L'un lors du 11septembre 2001, et l'autre lors de la Guerre de Sécession. Oui, vous avez bien lu ! Werner est né en plein 19ème siècle, et a été "transformé" en vampire après avoir pleuré la perte de sa famille dans l'attaque d'une bande de voltigeurs sudistes de sa plantation de coton... Il vivait reclus pendant plus d'un siècle quand il a rencontré virtuellement le flic, dont l'âme, l'histoire et les goûts l'ont touché.

 

Bien sûr, Werner ne va pas révéler tout de suite à Barry sa condition ; par contre, par amitié, il va tâcher de l'aider à avancer sur son enquête, une suite de meurtres horribles et de sang-froid qui rend les flics très nerveux. Werner va user de ses pouvoirs (transformation en brume, en faucon, manipulation mentale, force surhumaine, résistance aux balles...) pour l'y aider, sans toutefois éviter de faire des impairs.

 

Après avoir lu ce roman, le qualificatif qui me vient en premeir à l'esprit est "maladroit". Car plusieurs éléments semblent mal maîtrisés dans cette intrigue : on ne comprend pas trop pourquoi Werner sort de sa réclusion, et comment il a eu vent des réseaux sociaux ; la façon dont les flics avancent dans leur enquête ne me semble pas toujours très fluide, ou trop facile ; la relation entre Barry et Werner est également bizarrement orchestrée, on a l'impression qu'il y a une attirance presque charnelle entre eux, alors que ce n'est pas du tout le propos...

 

Et puis ce défaut inhérent à presque toutes les petites maisons d'édition : le manque de relecture. Ici il y a pas mal de fautes d'accord, mais surtout l'utilisation de tâche au lieu de tache, une faute que je vois de plus en plus souvent et qui me hérise de poil, d'autant plus qu'on est dans une histoire de vampires...

 

Mais.

 

A côté de ces petits soucis que je qualifierais de techniques, j'ai cru assister, au fil de ma lecture, à la naissance d'un véritable écrivain. Quelqu'un qui a une idée qui se tient à peu près, quelqu'un qui réussit, malgré les menus défauts -bien compréhensibles sur un premier roman- à vous accrocher, jusqu'à la fin. Quelqu'un qui réussit à installer, en quelque sorte, un univers...

 

A l'évidence, un auteur à suivre.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.unificationfrance.com/IMG/jpg/tolkien_-hobbit_broche_nlle-trad_hd.jpg

 

Totalement par hasard (mais si, mais si, croyez-moi), je suis tombé sur la page d'éditeur consécrée à la nouvelle traduction de Bilbo le Hobbit, premier roman de JRR Tolkien, et considéré (oui, je fais des raccourcis) comme le prologue du Seigneur des Anneaux. Et là... c'est le drame. Voici en effet l'argumentaire :

Le hobbit Bilbo Bessac mène une vie tranquille, sans grande ambition, s'aventurant rarement au-delà de son logis, à Cul-de-Sac. Son existence se trouve soudainement perturbée par l'arrivée du magicien Gandalf qui, accompagné de treize nains, l'entraîne dans un long et improbable périple en direction de la Montagne Solitaire. Ils ont en effet pour dessein d'aller dérober le trésor de Smaug le Puissant, un énorme et très dangereux dragon...

 

Attendez une minute...

 

Bilbo BESSAC ? Où est passé le Bilbon Sacquet que tous les lecteurs francophones connaissent depuis 1969 grâce à Francis Ledoux ? Certes, une nouvelle traduction, révisée, était nécessaire, ne serait-ce que pour corriger les nombreuses incohérences de la première. A cet effet les Editions Christian Bourgois avaient mobilisé un groupe de lecteurs, chargés de signaler ces soucis, avant de demander à Daniel Lauzon de retravailler l'ensemble, sous la supervision de Vincent Ferré. Mais de là à changer les noms, il y a un gouffre... Du coup j'ai un peu secoué le cocotier sur facebook, mais aussi fureté du côté de certains forums spécialisés.

 

Voici par exemple l'extrait d'un témoignage de Daniel Lauzon (le "nouveau" traducteur, donc) :

Pour répondre à la question qui a été posée, et faire suite au message concernant la quatrième de couverture publiée sur le site de C. Bourgois, je confirme que la nouvelle traduction du Hobbit proposera des noms francisés.

On se rappellera que Tolkien, à l'époque des premières traductions du SdA, s'était opposé à ce que les toponymes de la Comté soient traduits, afin de conserver « l'anglicité », proposition que les traducteurs n'ont pas retenue, à tort ou à raison. Tolkien a alors changé son fusil d'épaule et produit un Guide à l'intention des traducteurs, très bien fait, quoique incomplet. Partant du principe que les noms anglais sont en fait une traduction du parler commun (voir l'Appendice F du SdA), Tolkien invite le traducteur à trouver un équivalent dans la langue cible en tenant compte des origines étymologiques de chaque nom ; il spécifie également les noms à ne pas traduire (ceux d'origine elfique, naine – ou rohirrique, représentés par le vieil anglais). Ce principe ouvre une voie très intéressante que la plupart des traducteurs (à ma connaissance) ont suivie. Sauf, justement, Francis Ledoux dans sa traduction du Hobbit. (On montré que, pour le SdA, Ledoux a suivi le Guide produit par Tolkien.)


Personnellement, quand je pèse le pour et le contre, la francisation des noms, malgré toutes les difficultés qu'elle soulève, l'emporte haut la main. La traduction de Ledoux le prouve. « The Hill » devient « La Colline », évidemment ; « Lake-town » devient « Lacville », mais « Bag End » reste « Bag End ». Une note du traducteur est d'ailleurs nécessaire, lors de la conversation avec Smaug, pour expliquer ce que signifie « Bag End ». La stratégie de traduction est loin d'être claire.
Et dans le cas du SdA, les noms anglais sont si nombreux qu'il devient difficile de résister à la francisation. « Dans le Shire », « en Westernesse », « dans les Trollshaws », « sur les Barrow-downs », « en Middle-earth » ? Vraiment ?
Ces noms n'ont ni plus ni moins de signification que « Bag End » et il serait difficile de tracer une ligne entre ce qui doit être traduit et ce qui ne doit pas l'être. Les incohérences s'invitent et les migraines commencent. L'utilisation de l'anglais à toutes les sauces est un phénomène relativement récent qui est une affaire de mode.  L'anglais vend. Mais si Tolkien écrivait en tchèque ou en chinois, vous conserveriez les noms ?

 

Pour en savoir plus, je vous invite à aller sur le forum de tolkiendil.com, où une discussion s'est engagée entre les fans et l'équipe de traduction et d'édition.

 

Le plus étonnant c'est aussi que Bourgois ne sort pas une nouvelle édition, mais... trois. En effet une édition comportant des annotations de Douglas A. Anderson (traduites également par Lauzon) et une autre comportant des illustrations d'Alan Lee vont sortir presque simultanément, entre août et octobre de cette année...

 

Un autre élément à connaître : Pour pouvoir retraduire Le Hobbit, Daniel Lauzon était obligé de changer les noms qui ne sont pas "transparents". Apparemment, le droit français, à la différence d'autres pays, considère une traduction comme une création originale sur laquelle le droit d'auteur s'applique, et utiliser tout ou partie d'une traduction n'est par conséquent pas possible. Sacquet et les autres noms, non-transparents, sont des éléments originaux de la traduction de Ledoux, difficile alors de les utiliser en dehors d'une révision.

 

Au moins, ainsi on aura les poèmes avec un respect de la métrique et des rimes, et les passages oubliés par Ledoux seront réintégrés. De plus les noms seront cohérents avec la volonté de Tolkien, qu'il a exprimée dans le Guide to the Names in The Lord of the Rings (dont je suis entré en possession, je vous en parlerai prochainement).

 

Enfin, les plus exercés d'entre vous remarqueront que cette nouvelle édition s'appelle Le Hobbit, et non plus Bilbo le Hobbit... Cette évolution avait été amorcée dans les rééditions précédentes toutefois.

 

Bon, honnêtement je suis un peu "bouleversé" par cette évolution, j'étais très attaché à Sacquet et Mirkwood, par exemple. La bonne nouvelle de tout ça c'est que je vais me relire l'ancienne édition, acheter la nouvelle (probablement annotée), et relire également la bande dessinée...

 

Spooky

 

http://www.christianbourgois-editeur.com/images/couv/978-2-267-02389-3g.jpg

 

 

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Oui oui, vous avez bien compris si vous suivez un tant soit peu ce blog, je reviens cycliquement à des écrits de JRR Tolkien, ou sur son oeuvre. J'appelle ça des "sessions Tolkien". Attendz-vous donc à un ou deux autres articles dans la même veine dans les jours à venir...

 

Aujourd'hui je vais vous parler d'un court (135 pages dans un format un peu plus grand que du poche) essai paru aux Presses de la Renaisance, maison d'édition de littérature générale spécialisée en livres de religion. Je n'avais pas encore vu cet aspect dans mes précédentes lectures, du moins pas de façon consacrée. Irène Fernandez, normalienne, docteur ès lettres, est une spécialiste du mythe chez CS Lewis, auteur du Monde de Narnia, mais aussi ami intime de Tolkien. J'imagine que c'est par ce biais qu'elle en est arrivée à étudier les écrits du Professeur.

 

Elle s'est donc attachée à trouver un sens et une spiritualité dans le chef-d'oeuvre de Tolkien, comme l'indique le sous-titre de l'ouvrage. Si l'intention est louable, je la trouve biaisée dès le départ. En effet Le Seigneur des Anneaux n'est pas à considérer comme une oeuvre isolée, qui se suffit à elle-même (bien que sa lecture exclusive en soit cohérente), mais comme une partie d'un ensemble beaucoup plus vaste, que Tolkien n'a cessé d'explorer et de décrire, et dont seule une petite partie, est, à l'heure actuelle, disponible. Car comment parler de la cosmogonie d'un monde qui comporte plusieurs dizaines de milliers de pages, trois romans, des dizaines de nouvelles, des contes, des poèmes, etc. ? A son actif, la première version de cet essai est sortie en 2002, il y avait encore peu de sorties des oeuvres de Tolkien. Pas beaucoup plus en 2005, lorsque cette édition a été "revue et augmentée", mais comme I. Fernandez cite des sources anglophones, cette remarque n'est pas forcément légitime.

 

Passons.

 

L'essai se veut en fait une tentative de vulgarisation de l'oeuvre de Tolkien, au travers du prisme théologique. Il commence par une suite de petits chapitres destinés à dissiper les malentendus : sur l'heroic fantasy, le conte de fées, la mort et le cahtolicisme. Oui, le catholicisme ; car figurez-vous que Tolkien était catholique, qu'il le revendiquait, et qu'il pensait en avoir imprégné ses récits. Ma culture religieuse étant ce qu'elle est, c'est à dire pratiquement nulle, je ne saurais être aussi formel. On a souvent dit que Tolkien, dans ses écrits, faisait preuve de son amour de la terre, qu'il était, en quelque sorte, écologiste. Cette amitié intime avec la terre, comme il décrit le caractère principal de certains de ses personnages (comme Tom Bombadil, qui curieusement n'est qu'effleuré), peut amener à des sentiments plus élevés, que l'on peut rapprocher du catholicisme. Là, dit comme ça, ça surprend, et figurez-vous qu'à la lecture, ce n'était pas vraiment clair.

 

Irène Fernandez passe en revue un ensemble de qualités morales exaltées dans le Seigneur des Anneaux : l'Espérance, la Providence (de nombreux passages suggèrent qu'il existe une sorte d'autorité qui préside aux destinées de chacun, sans qu'on en sache plus), l'humilité, la miséricorde, et enfin l'eucatastrophe, terme inventé par Tolkien a priori qui désigne en quelque sorte une happy end. Si la religion catholique a récupéré la plupart de ces qualités, je ne pense pas qu'ils étaient inexistants auparavant... Donc donner une identité catholique à ce texte relève pour moi, en quelque sorte, de la supercherie, ou du hold-up spirituel, même si les arguments semblent bien tournés.

 

Le lecteur chevronné de l'intertexte n'apprendra pas grand-chose de cette lecture. Pour le profane avec quelques connaissances théologiques, il y a sans doute quelques éléments de vulgarisation dignes d'intérêt. Mais la base trop étroite (i.e. seulement le Seigneur des Anneaux, avec quelques lectures critiques supplémentaires mais insuffisantes à mon sens) fausse la plupart des arguments avancés.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/RL/P3/9782221095515.JPG

 

Bartholomew, un enfant au regard magnifique et étrange, naît en Californie alors que se produisent des événements d'une violence inouïe. Le même jour, à des centaines de kilomètres de là, Junior Cain, un homme cruel atteint de troubles mystérieux, a le pressentiment qu'un certain Bartholomew est son ennemi mortel. Il ne sait pas qui il est, mais il sait qu'il doit l'éliminer... Tandis qu'il sème la terreur et fait couler le sang partout ou il passe, il est poursuivi par Thomas Vanadium, un détective qui veut l'empêcher de nuire. Dans le même temps, à San Francisco, naît Angel, une petite fille douée de pouvoirs hors du commun.

 

Je commence à avoir lu pas mal de romans de Dean R. Koontz, auteur dont j'ai déjà parlé un peu. C'est encore une fois par hasard que je suis tombé sur ce roman, qui émarge dans son genre de prédilection, le thriller un tantinet horrifique. Mais il est plus tardif que sa grande époque, et l'on sent que, quelque part, il a perdu la moëlle du genre.

 

Nous suivons donc ici la trajectoire de plusieurs personnes, dont l'évènement fondateur est une naissance ou une mort, et qui vont se retrouver intimement liées... Un point de départ très classique, qui va proposer des développements assez étranges, dans la mesure où un seul des personnages va devenir mauvais, et où tous les autres vont se révéler bons, au sens biblique du terme. Car, entre les les lignes, j'ai un peu eu l'impression que Koontz avait eu une révélation divine, une sorte de conversion religieuse que ne laissaient pas entrevoir ses premiers écrits, très noirs parfois. Ici son argument est que la science, en l'occurrence la mécanique quantique, tend à se rapprocher de la religion avec les dernières avancées. Je ne suis pas un spécialiste de la science quantique, mais l'une des théories avancées est qu'il existe d'autres mondes/dimensions où existent des présents alternatifs... Après, cette coexistence des mondes est-elle à rapprocher des enseignements de la Bible ? Je n'en suis pas convaincu du tout...

 

Sur le plan de l'histoire, c'est assez classique, on avance en parallèle dans les différentes intrigues, qui finissent par se croiser et... c'est vraiment long ! Pour le coup, j'aurais préféré que l'auteur s'attache un peu plus à sa théorie quantique plutôt qu'à nous raconter les progrès fulgurants des enfants prodiges... Et la fin, assez longue aussi, est d'un angélisme qui m'a presque fait tomber le bouquin des mains... Non décidément, on a perdu le Koontz de Miroirs de sang, le Visage de la Peur, Fièvre de glace ou La Maison interdite...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Après m'être remis récemment aux Livres dont vous êtes le Héros avec le premier titre (merci encore à Gallimard Jeunesse), j'enchaîne avec le premier tome d'une autre série mythique, celle des Loup Solitaire.

 

Les Maîtres des Ténèbres ont attaqué le Monastère Kaï dans lequel les jeunes Seigneurs tels que vous sont initiés à l'art de la guerre. Vous êtes le seul survivant de la bataille, et une mission capitale vous incombe désormais : avertir le Roi du Summerlund que les Maîtres des Ténèbres ont décidé d'envahir le pays. Les ennemis qui ont juré votre perte feront tout pour vous empêcher de mobiliser l'armée qui pourra repousser l'envahisseur.

Vous seul prendrez les décisions utiles au succès de votre mission et, pour mener les combats, vous n'aurez besoin que de la table de Hasard figurant dans cet ouvrage.

 

Cette série, si particulière puisqu'elle se rattache un peu aux philosophies orientales, présente quelques points originaux : d'abord il n'est nul besoin de dé pour déterminer le sort d'un combat ou d'une décision. Le livre-jeu est muni d'une table du hasard qui permet de faire les calculs. Pratique si l'on voyage. Ensuite les "compétences" que l'on choisit au départ peuvent évoluer -bien sûr-, mais on peut les reprendre à la lecture d'un autre tome de la série, renforçant en cela le côté "personnage". On a le même pendant toutes les quêtes, une chouette idée... Il faut dire que le monde exploré est le même sur l'ensemble de la série, renforçant la cohérence de l'ensemble... A noter le soupçon de philosophie orientale qui donne un cachet tout particulier à l'histoire.

 

Ici l'univers ressort plutôt du médiéval fantastique, avec des citadelles aux rues labyrinthiques, ses créatures étranges, ses magiciens mystérieux... Tout cela dans une atmosphère de guerre, les Maîtres des Ténèbres n'étant jamais très loin...

 

Voici donc une série très originale dans l'univers des LDVELH, qui permet un "suivi" entre les tomes, ainsi qu'un ingénieux système de calcul.

 

Spooky.


 

Pour le plaisir, je vous mets l'ancienne couverture du livre-jeu.

 


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://u.jimdo.com/www52/o/s9077d37232d0cb19/img/id01227192983d75f/1340692559/std/image.jpg

 

 

Ekas Samarlande est un écrivain qui s'intéresse à toutes les formes d'imaginaire. L'un de ses derniers ouvrages parus, en auto-édition, s'adresse à un large public.

 

Composée de vingt-cinq nouvelles, pour la plupart très courtes (l'ensemble ne comprote que 140 pages), ce recueil propose un large éventail de figures de la fantasy : Nains, Elfes, dragons, magiciens, guerriers... Avec l'adjonction de figures du fantastique (vampires, loups-garous), la panoplie est quasiment complète.

 

Dans un monde que l'on pourrait comparer à la Terre du Milieu créée par Tolkien, Samarlande propose des récits initiatiques, des quêtes, des combats, avec ou sans magie... Certains personnages, comme un vieux mage, sont récurrents et vivent plusieurs aventures dans ces contrées pas très hospitalières.

 

Ca se lit très bien, l'écriture est fluide et l'intention d'initier à la fantasy est bien remplie. On sent toutefois que l'auteur a ses préférés, comme les dragons, particulièrement soignés (et donc proposés en couverture par Tite Flo). Légendes des mondes fantastiques est recommandé pour des lecteurs de 10 à 12 ans, intéressés par la fantasy. Ils pourront lire le début de l'ouvrage ici.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://media.biblys.fr/book/34/34.jpg

 

De temps en temps j'aime bien me replonger dans la SF "à l'ancienne", les bons vieux romans post-apocalyptiques qui ont un cachet tout particulier. Tombé par hasard sur une édition (a priori originale) de ce roman de 1955 de Francis Carsac, je m'y suis plongé avec délices.

 

Nous sommes en 1975. Un évènement cosmique -qui restera un peu mystérieux- provoque l'arrachage d'un morceau de Terre, précisément une bande d'environ 300 km², et l'envoie sur une planète inconnue. Les survivants, au nombre de près de 3 000, ayant constaté leur éloignement inéluctable de leur monde d'origine, tentent alors de s'organiser autour d'un groupe d'ingénieurs, dont notre narrateur, en répartissant les tâches suivant les spécialités de chacun. Mais un riche châtelain du coin ne l'entend pas de cette oreille. Trafiquant d'armes, celui-ci profite de la relative confusion pour constituer une véritable petite armée destinée à prendre le pouvoir. Mais nos héros se prennent en main, et ils réussissent, après une seule journée, à réduire totalement l'apprenti dictateur.

 

Nonobstant la naïveté du propos, c'est le long passage (environ un tiers du bouquin) concernant cette bataille rangée qui m'a soulevé les lèvres de moquerie. A peine arrivés sur leur nouveau monde, nos survivants se tapent dessus. Ensuite les non-militarisés arrivent presque par enchantement à fabriquer des armes (dont... une catapulte comme au Moyen-Âge...) et agissent comme des soldats chevronnés, disciplinés, doués en tir.

 

Bon, passons.

 

Le calme revenu, le héros, qui ne tient pas en place, propose de faire une exploration de leur nouvel environnement. Dans un camion spécialement équipé, une petite dizaine de personnes part donc pendant plusieurs semaines. Le camion semble ne pas avoir de problèmes de carburant, et la découverte miraculeuse de pétrole brut va bien arranger les affaires de la communauté par la suite. Une faune étrange va toutefois faire son apparition, comme des octopodes volants très agressifs, une race de centaures archers, ou encore un "tigrosaure" particulièrement dangereux. Bientôt le coin où vivent les survivants se montre impraticable, étant la proie continuelle des Hydres (les fameux octopodes volants).

 

Assez vite j'ai pensé à Malevil au cours de ma lecture, car il y a des points communs : une petite communauté, coupée du monde suite à un évènement extraordinaire, qui se déchire, un château (et dans la même région, le sud-ouest de la France), le pouvoir de la science sur la force brute, etc.C'est assez curieux cette certitude chez les auteurs -français en particulier- de la supériorité des ingénieurs sur les militaires ou les hommes politiques...

La naïveté du propos m'a parfois fait décrocher du bouquin, là encore c'est un peu dommage...

 

Je ne dirais pas qu'il s'agit d'un classique, car le propos a franchement vieilli.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.legrimoire.net/store/228-large/le-sorcier-de-la-montagne-de-feu.jpg

 

Je vous en avais parlé récemment, Gallimard a décidé de relancer cette collection mythique que sont Les Livres dont vous êtes le héros : premier de cordée, le roman écrit conjointement par Steve Jackson et Ian Livingstone (émargeant dans la série Défis fantastiques), qui fut le premier de la collection, il y a 30 ans...

 

Ce ne fut pas facile au départ, car je n'avais plus pratiqué cet exercice tout particulier depuis peut-être 20 ans, même si tout récemment une chouette BD, avait remis le principe au goût du jour.

 

C'est au plus profond des labyrinthes de l'inquiétante Montagne de Feu que se cache un redoutable Sorcier, gardien d'immenses trésors... si toutefois on en croit la rumeur, car de nombreux aventuriers ont pénétré dans les grottes de la Montagne, et nul n'en est jamais revenu. VOUS avez décidé, à votre tour, de tenter l'aventure. Mais êtes-vous bien conscient des périls qui vous guettent ?

Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls acessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Bonne chance...

 

Voilà ce que nous dit la quatrième de couverture ; j'y rajouterai volontiers un papier, et pas un petit, car pour ne pas vous perdre dans le labyrinthe sous la montagne, il vaut mieux tracer un plan... Agrémenté si vous le souhaitez de notes. Le principe est très bien expliqué en préambule à la lecture, du coup les mécanismes se sont réenclenchés sans trop de problème, et j'ai pu me lancer dans l'aventure ; bien sûr, il m'a fallu plusieurs tentatives pour enfin aprvenir jusqu'au sorcier et son immense trésor... Car les obstacles sont innombrables : passages secrets, cul-de-sac infestés de goules, salles secrètes avec de sminotaures, des vampires, des farfadets... Et je ne suis pas sûr d'avoir tout vu, ou plutôt tout lu, le livre comptant 400 "entrées".

 

L'imagination de Jackson et Livingstone est remarquable ; c'est vraiment bien écrit, les ambiances sont très présentes, on s'y croirait. Et ils réussissent à convoquer, en un seul bouquin, pratiquement tout le bestiaire fantastique classique, sans que cela soit gênant, puisqu'il n'y a pas de repères temporels ou d'univers particuliers. A noter que les paragraphes sont illustrés par de bons, voire de très bons, dessins de Russ Nicholson.

 

J'ai donc eu un grand plaisir à me replonger dans ce type de bouquin... Au suivant !

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.michel-lafon.fr/medias/images/livres/La_prophetie_Maya_tome_2_Resurrection_hd.png

 

Attention, cet article comporte des spoilers sur le premier tome. Merci donc de passer directement au second paragraphe si vous ne souhaitez pas en savoir plus.

 

Le premier tome de cette trilogie nous avait emmenés sur les pas d'une psychologue et d'un archéologue, qui ont réussi à éviter la fin du monde en 2012, laquelle était prophétisée par le calendrier maya. Mais ce fut au prix de la disparition de Michael Gabriel, l'archéologue, "avalé" par le serpent géant qui était apparu le jour du solstice d'hiver au sommet d'une pyramide du Yucatan... Mais Dominique, sa compagne, est enceinte, et les deux jumeaux auxquels elle va donner le jour ont un destin hors du commun, leur sang Hun Hunahpu les prédestinant à certaines appétences... Mais face à ces Elus, une sorte d'Antéchrist est lui aussi engendré. Une enfant de couleur, dont les premières années sont marquées par l'infamie familiale (sa mère et elle furent régulièrement violées par son grand-père) ; en grandissant ces enfants vont prendre des voies différentes, et leur 20ème année va être à nouveau décisive pour le devenir de l'humanité...

 

Ce qu'il faut savoir avant tout, c'est que l'Histoire est cyclique. Ainsi nos protagonistes vont-ils se retrouver dans une boucle temporelle, mêlant passé, présent et futur, destin sur Terre et sur une planète mythique, le Bien et le Mal s'entremêlant au sein des prophéties mayas... Etant donné que nous sommes -pendant une partie du livre- en 2033, la prophétie maya n'a plus cours, et on a un peu l'impression que l'auteur ne sait pas trop où il va... J'ai été frappé par la ressemblance entre les deux tomes. Steve Alten écrit toujours bien, mais son histoire part à nouveau dans tous les sens. Il propose ainsi de longs passages très techniques sur différents points ; comment imaginer la société du futur lorsqu'on écrit en 2004 ? Pas facile, mais son roman n'aurait rien perdu en efficacité sans ces passages spécifiques. Mais hélas, il les maintient et le récit semble inutilement verbeux, et même long par moments. D'autant plus que la civilisation maya semble ne plus vraiment intéresser l'auteur, qui préfère se concentrer sur les messages d'une conscience de l'au-delà, que j'ai trouvée assez ridicule...

 

Changement de génération oblige, plusieurs nouveaux personnages apparaissent, mais je les trouve relativement mal exploités. L'Abomination, par exemple, fait une entrée fracassante, et fait l'objet de passages mémorables, avant de quasiment disparaître à la fin...

 

Bref un deuxième épisode un cran en-dessous du premier, mais qui annonce clairement la teneur du troisième, qui devrait comporter peu ou prou les mêmes personnages, pas franchement passionnants.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Couv-Prometheus.jpg

 

Promis, après cet article-là, je ne parle plus du film de Ridley Scott. Lorsque j'ai appris que les Editions Akileos (spécialisées dans la bande dessinée, mais aussi dans les carnets de croquis) allait sortir un art-book qui serait consacré à l'un des films les plus attendus de l'année 2012.

 

Les premières impressions sont bonnes : c'est un bel objet, avec une bonne finition, et le mise en page, aérée, permet de ne pas perdre une miette des images de haute qualité présentes à l'intérieur.

 

Elles sont accompagnées de notes de production, du fait de Ridley Scott lui-même, ou d'Arthur Max, le chef décorateur. Sur un film qui se passe à bord d'un vaisseau spatial, et à la surface d'une palnète lointaine, on se doute que ce département a dû être l'un des plus coûteux. Si le travail rendu est magnifique, il peut être bon de comprendre comment Max et ses équipes ont procédé.

 

prometheus1.jpg

 

Ainsi sont passés en revue les véhicules (spatiaux et terrestres), les combinaisons spatiales, la "pyramide" que visite l'équipage du Pormetheus (et certaines de ses parties remarquables), certains équipements comme le MedPod. Sans oublier les différentes créatures qui sont antérieures à l'alien que nous connaissons : l'Hammerpede, les Ingénieurs (et leurs scaphandres), le trilobite "bébé" et le trilobite "adulte", sans parler du Diacre. J'utilise à dessein les terminologies des concepteurs du film, afin de ne pas déflorer le sujet de celui-ci.

 

Pour les décors de la planète LV-426, Scott et son équipe, qui souhaitaient initialement tourner au Maroc, se sont rabattus sur l'Islande à cause de l'instabilité politique en 2011 en l'Afrique du Nord. Certains formations volcaniques particulières à l'Islande ont pesé dans la balance.

 

 

 

Plusieurs scènes particulières sont aussi décortiquées, comme l'Aube des temps, qui sert de prélude au film. La construction du bouquin suit l'intrigue du film, du point de départ avec la préface de Ridley Scott jusqu'aux scènes finales.

 

Les notes de production, disséminées en courts paragraphes, sont donc illustrées abondamment par des story-borads de Ridley Scott lui-même, par des desins de productions des artistes ayant collaboré au film, par des photos sur les coulisses (décors, maquettes, figurines animatroniques...) ou extraites du film lui-même. L'ensemble a été écrit et rassemblé par Mark Salisbury.

 

Au final, un ouvrage visuellement magnifique, qui rend honneur au travail artistique sur le film, entrecoupé de témoignages intéressants et précieux.

 

Bravo à Akileos et à Miceal O' Griafa, qui a assuré la traduction.

 

Spooky

 

Note : pour les nouveaux venus, voici deux avis sur le film : celui de Piehr, et le mien.

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