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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

livres

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.crl-midipyrenees.fr/wp-content/uploads/2012/03/SIRE_CEDRIC_le_premier_sang2-387x600.jpg

 

Par une nuit d’hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa soeur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ?

Si j’ai découvert relativement tôt Sire Cédric, à travers les pages du magazine Elegy, puis dans ses premières parutions chez Oxymore et Nuit d’Avril, ce n’est qu’avec De fièvre et de sang, son précédent roman, que j’ai retrouvé l’auteur, après que celui-ci ait assez fortement modifié son univers. Jusqu’à L’enfant des cimetières, l’obédience est avant tout fantastique, et va basculer vers un mix polar-fantastique plus que réussi.

De fièvre et de sang m’avait donné l’occasion de faire connaissance avec le commandant Vauvert, et avec la troublante Eva. Cette dernière s’avance une nouvelle fois au-devant de la scène et devient ici le personnage principal, même si son sidekick du précédent opus n’est pas loin. Sire Cédric semble se plaire avec ces deux personnages, mais cette reprise est également l’occasion de densifier la psychologie des personnages, et de visiter les tréfonds du passé d’Eva. Car si cette dernière ne parvient pas à oublier le drame qui l’a séparée de sa mère et de sa jumelle, c’est finalement l’enquête au coeur de ce nouveau roman qui va lui permettre de faire face à son passé.

Sire Cédric maitrise désormais à la quasi-perfection son style, la rencontre entre polar et fantastique lui réussissant admirablement. Car il faut avouer une chose : ce roman est un véritable page-turner. Alors que j’étais en train de lire un polar XIXème dont je ne suis pas parvenu à dépasser les 100 premières pages en une semaine, voilà un roman que j’ai avalé en à peine deux soirées. Du rebondissement bien placé, un scénario qui sait ménager son lot de surprises, une ambiance fantastique qui ne se révèle pas immédiatement comme telle (à la manière des précédents opus déjà cités). C’est sombre, avec une petite touche de gore qui n’en fait pas non plus des tonnes, et ajoute juste à l’ambiance un côté cradingue très cinématographique.

J’avais certes été doublement intéressé par De fièvre et de sang, qui se penchait avec force sur le personnage de la comtesse Bathory. Ici, pas de liens avec le thème du vampire, davantage celui de la magie noire et de la sorcellerie élémentaire. Reste que je n’en ai pas moins été happé dès les premières pages, et qu’à aucun moment je ne me suis ennuyé. Car finalement, l’une des seules déceptions de ce roman, c’est de devoir en fermer la dernière page, en attendant le prochain ouvrage de l’auteur. Car il y a fort à parier que Sire Cédric n’en reste pas là avec Eva et le commandant Vauvert...

 

Vladkergan

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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A l'origine, je ne suis pas un fan de science fiction, ou de fantastique (pourquoi je rédige donc un article sur ce blog ?), mais il est vrai que dernièrement j'ai lu deux bouquins qui m'ont particulièrement enchanté, et chose rare, c'était des lectures scolaires (oui, car Stendhal, lui ne m’émerveille pas).


Le premier n'est pas réellement de la S-F !


Les animaux dénaturés de Vercors. Le pitch ? Après qu'une équipe de scientifiques ait découvert une tribu d'homme-singe (?) que l'on peut considérer comme étant le chaînon manquant, il faut déterminer si ces êtres appartiennent au genre humain, et pour cela, définir "Qu'est-ce qu'un humain ?".


Ma prof de Français a, sur ce coup là, parfaitement adapté ses choix de livre à nous faire lire en fonction de notre filière (je suis en 1ère S), avec un livre abordant des notions en biologie, en philosophie, en anthropologie voire même un peu de théologie, sur fond de faits fantastiques.


C'est passionnant et incite à la réflexion après le dernier chapitre.

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQk4eXF0lzWBJsY3YZZfFr6RBv5tM82HPxIOiv7BzOa8y73KFhkWw

Le second livre, qui m'a procuré encore plus de plaisir, fut La planète des singes de Pierre Boulle (oui, le livre qui a donné lieux à de nombreuses adaptations, dont la dernière en date fut une préquelle en bande dessinée, sortie chez EP éditions, dont je m'étonne que Spooky, qui l'a lu, n'a pas posté d'article ici).

L'histoire en deux mots ; un groupe de scientifique voyage dans l'espace et débarque sur une planète quasiment identique à la notre, et qui diffère seulement par le fait que les humains ont le comportement et le rôle de nos grands singes, et l'espèce dite "supérieur" et dominante est la race simienne.

L'histoire est vraiment très intelligemment écrit, assez malsaine par moment, avec un aspect très scientifique (au début, beaucoup de notions de psychologie sont abordées, et un humain tente de communiquer grâce au théorème de Pythagore).


Ce bouquin va sûrement faire partie de mes livres de chevet, et je pense que désormais, je vais m'intéresser de plus près à la S-F !


Superjé

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres
http://ecx.images-amazon.com/images/I/41UNhpgeGHL._SL500_AA300_.jpg

(Retrouvez les chroniques du tome 2, du tome 3 et du tome 4 de A comme Association. Les chroniques des autres tomes, vampiriques, sont présentes sur vampirisme.com.)
Si on connaît maintenant l'essentiel des races fantastiques de la série, ce nouvel opus va nous donner l'occasion d'en recroiser une bonne partie, des vampires aux garous en passant par les sorciers de tous poils (chacun ayant sa manière bien à lui de pratiquer), les démons incarnés et les anormaux aux étranges pouvoirs.

Le ton s'est certes adouci après le 5e tome, mais l'ambiance reste malgré tout assez noire. Si l'humour de Jasper se maintient de manière régulière, il se fait plus corrosif que dans les premiers tomes qui le mettaient en scène. Des tomes que j'avais trouvé un peu trop forcés à ce niveau, ce qui n'est plus du tout le cas de ces 3 - 4 derniers tomes. C'est une nouvelle fois très bien écrit, pas niais pour un sou, et en tout cas très inventif. Notamment les manuscrits laissé par Otchi derrière lui, par accident, et qui vont parsemer une partie du texte, pour notre plus grand plaisir. 

Si les éléments se mettent peu à peu en place, et conduisent le lecteur vers un final riche en révélations, qui va grandement modifier ce qu'on pensait savoir jusque-là de certains personnages forts, cet opus ouvre néanmoins des perspectives encore plus larges pour la suite, en dévoilant de manière très fugace l'origine de tous les problèmes rencontrés par l'Association depuis des mois. Sans pour autant que les héros, qui vont malgré tout faire des découvertes quant à certaines de leurs relations, n'aient autant de clés en main que les lecteurs.

Un 7e opus qui, s'il continue de faire du duo Jasper - Ombe le centre de l'histoire, n'en oublie pas pour autant la galerie de personnages annexes, qui est davantage mise en lumière. Jusqu'à des personnages qu'on pensait jusque-là insignifiant et risquent de se révéler soit de véritables guerriers, soit des dangers insoupçonnés. Redoutable, à n'en pas douter...

 

Vladkergan

 


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Ce premier volume pose les bases d’un personnage hors normes. À l’intérieur, le lecteur découvrira trois amis d’enfance confrontés à leur destin. Pour commencer, il y a Julien et les sautes d’humeur de sa compagne, Catherine, alcoolique et adultérine. Puis, il y a Paul dont la vie se dissout à coups de drogue ; un voyage en voiture verra son existence prendre une toute autre direction. Pour terminer, le lecteur rencontrera Bastien. Une explosion dans un laboratoire transformera à jamais son avenir. Son organisme subira une mutation sans précédent, plongeant Bastien malgré lui dans la peau de celui que l’on nommera « l’homme de sang ». En compagnie de Rachelle, il entamera une nouvelle vie.

 

John Steelwood est un grand fan des comics de super-héros américains, et ce roman est né de cette passion, et de son goût pour l'écriture. Il place cependant son récit dans un contexte contemporain, français. Peut-être un peu trop marqué d'ailleurs, des références plus vagues seraient les bienvenues.

 

Si sa plume est déjà acérée, et qu'on sent une vieille habitude d'écrire, ce "premier" roman n'est pourtant pas exempt de défauts. Passons sur le travail éditorial qui est un peu défaillant (quelques fautes de frappe, par exemple -j'y peux rien, ça m'horripile) pour nous prononcer sur l'histoire. Si la façon dont Bastien reçoit sa mutation fait penser à d'autres (au hasard, Spider-Man, Hulk...), elle n'en est pas moins assez finement amenée. Par contre, la rencontre avec Rachelle est assez maladroite. Dès leur premier "regard", elle se sent attirée par le jeune homme, et est prête à commettre une faute professionnelle (Rachelle est infirmière dans le service où Bastien est hospitalisé après un incendie qui a ravagé son immeuble) pour qu'il sorte. Or, il me semble qu'un patient doit rester en observation au moins deux jours, mêmes s'il semble avoir recouvré la santé dans ces cas-là... D'autres évènements semblent un peu précipités, ce qui peut s'expliquer par la pagination faible de ce roman : 100 pages.

 

Bastien devient donc une sorte de surhomme après sa mutation. Autour de lui les drames se multiplient, ce qui sous-entendrait peut-être l'action d'une volonté supérieure. Une piste d'histoire à suivre... Ses nouveaux pouvoirs ne se manifestent pas encore vraiment, il ne les contrôle pas encore, mais je suis curieux de voir ce que ça va donner, à condition de lever le pied sur le côté un peu bit-lit du récit, et d'aller vers plus d'action...

 

John Steelwood, un écrivain à suivre !

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.michel-lafon.fr/medias/images/livres/La_prophetie_Maya_hd.png

 

Le 21 décembre 2012, jour du solstice d’hiver, le calendrier maya achèvera son 13e cycle, et l’humanité sera détruite. Seul le décryptage d’un code millénaire pourrait empêcher la catastrophe.

Julius Gabriel, un archéologue renommé, a consacré sa vie au déchiffrement de cette prédiction. Après sa mort, son fils, Michael, seul connaisseur des travaux paternels, est interné de force dans un hôpital psychiatrique.

Or le temps presse car le 8 septembre 2012, un peu plus de trois mois avant la date prophétique, un alignement galactique rare se produit, entraînant des phénomènes cataclysmiques dans le golfe du Mexique. Est-ce le début de la fin des Temps ?

Michael est le dernier espoir pour changer le destin du monde. Afin de sauver la planète, il devra fuir l’asile dans lequel il est tenu à l’écart depuis onze ans pour se rendre dans les temples mexicains et égyptiens, ainsi que dans le désert de Nazca, où se cachent de précieux indices. Mais n’est-il pas déjà trop tard ?

 

Au cas où vous ne seriez pas au courant, on va tous mourir avant la fin de cette année. Mais pas de panique, Steve Alten a LA solution. Un archéologue un peu barjot, une jolie psychologue, un sénateur de couleur. Voilà en quelques mots ceux qui vont nous en sortir. Ou pas.

 

Mon sentiment est un peu mitigé après avoir refermé de gros bouquin (450 pages tout de même). Ca démarre un peu comme Le Silence des Agneaux, avec cette jolie psychologue débutante qui se retrouve à devoir s'occuper d'un psychotique dangereux. Je trouve d'ailleurs qu'elle lui fait un peu vite confiance, cela gâche un peu une partie de la trame. L'enjeu devient vite pour elle de trouver le moyen de le faire sortir de sa cellule capitonnée, car le directeur de l'asile est vraiment TROP méchant. Ce n'est pas écrit explicitement, mais c'est bien évidememnt lui qui devrait être interné. S'ensuit une accumulation de péripéties, mêlant investigations ésotérico-historiques, technothriller pseudo-futuriste (le roman a été écrit en 2001, et doit imaginer la technologie d'une décennie plus tard) et arcanes du pouvoir. C'est là que se trouve le principal défaut du bouquin. Alten part un peu dans tous les sens, essaie de faire scientifiquement crédible dans les différents compartiments du récit, qui du coup perd en souffle. Je ne suis pas sûr que le lecteur lambda d'un récit millénariste soit vraiment intéressé de savoir qu'il y a quatre tubes lanceurs de missiles sur tel modèle d'avion de combat, quelle est leur portée, leur fréquence de communication avec la base, etc.

 

Bien sûr, on ne perd pas trop de vue la trame principale, où Michael et son amie Dominique tentent de percer le mystère de la prophétie, en l'espace de deux mois. C'est loin d'être inintéressant, plusieurs lieux sacrés et mystérieux de par le monde sont visités, la mythologie maya est un peu -mais pas assez à mon goût- mise en avant... L'écriture est de qualité, même si un peu brouillonne et répétitive par moments.

 

[SPOILER]Etant donné que LA FIN DU MONDE™ est évitée à la fin du bouquin, je me demande bien de quoi vont causer les deux volets suivants de cette Prophétie maya... On s'en doute un petit peu tout de même, sachant que la relation entre Dominique et Michael n'a pas été chaste.[FIN SPOILER]

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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J'avoue, j'ai une tendresse toute particulière pour Michael Crichton, l'un des meilleurs écrivains américains de ces trente dernières années, passé à la postérité pour Jurassic Park. Mais il s'est attaqué à bien d'autres genres, comme le thriller médical, la SF sous-marine, le récit légendaire... et bien sûr le technothriller. Mais ici il nous propose un pur récit d'aventure, comme le laisse présager le titre, sobre et ouvrant tant de possibilités.

 

1665. L'Angeterre et l'Espagne ont signé une paix fragile. Dans les Antilles, que se partagent les deux puissances maritimes, une guerre larvée oppose les comptoirs et les colonies. A Port-Royal, capitale de la Jamaïque, occupé par les Anglais, le gouverneur a vent d'un galion rempli d'or qui est à l'arrêt dans un port espagnol proche. Il confie donc, sous couvert d'une mission de récolte de bois, à un corsaire le soin de s'emparer du galion. Charles Hunter, intrépide coursier, rassemble donc son équipage et part pour Matanceros avec son frêle sloop et son esprit malin, et ce malgré la terrible réputation du gouverneur espagnol. Mais le voyage va s'avérer beaucoup plus ardu...

 

Pirates se place dans une tradition de romans d'aventure comme on n'en fait plus, ou presque : batailles en mer, trahisons, belles femmes, trésors, monstres marins, tempêtes et j'en passe... A un moment c'en était même un peu trop. On pourrait croire que Crichton est revenu sur une partie du récit pour rajouter des péripéties. La fin me semble également précipitée, et quelque peu ratée. C'est dommage, car l'histoire est prenante, les personnages vraiment intéressants... C'est rigolo, ce côté Mission impossible où Hunter recrute sa garde rapprochée : un barreur hors pair, un géant noir mutique, un ingénieur juif, un lieutenant français de confiance ou encore une vigie dont les charmes féminins sont connus mais respectés.

 

Quel que soit le sujet sur lequel il écrit, Crichton parvient à faire quelque chose d'intéressant, c'est une vertu rare chez les romanciers.

 

un bon roman sur ses trois quarts.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Lilas, une naine flamboyante, a choisi, depuis la disparition de Frêne, son époux, de prendre sa retraite de Chef de la garde du palais de la Haute Fée pour ouvrir une auberge au bord de la mer, à l'endroit même ou Frêne s'est "ancré" pour l'éternité. Entourée de quelques amis et d'Errence, un elfe qui est aussi son amant, elle mène une existence un peu trop paisible à son goût.

Alors qu'elle s'interroge avec angoisse sur son devenir, son fils Saule, pourchassé par un groupe de miliciens au service de la Haute Fée, fait irruption dans l'auberge. Il serre dans ses bras une fillette de 10 ans, Brune, qui est à l'agonie.

Après quelques heures d'hésitation, et bien que pressentant l'immense danger qui émane de façon indiscible de la personnalité de Brune, Lilas décide de les protéger envers et contre tous.

 

Ce qui frappe d'emblée dans ce roman, c'est sa couverture.Elle nous montre un être ailé, manifestement féminin, en fermé dans une cage métallique suspendue dans le vide et de laquelle partent des filaments tressés par la fée. Oui, car il s'agit bel et bien d'une fée. Pas au sens où on l'entend habituellement dans les contes, puisque dans l'univers construir par Mathieu Gaborit, les fées sont en fait un mélange -pas super clair- de conscience, d'âme et de souffle de vie contenus dans le coeur et le corps de chaque personnage. Le souffle est un élément important, puisqu'il contient en fait l'essence de la magie de ce monde de fantasy. Des éléments a priori intéressants, plus ou moins novateurs, mais qui hélas sont mis en scène dans un récit qui se prend les pieds dans le tapis très vite. La narration est confuse, embrouillée, les scènes s'enchaînent sans véritable cohérence, d'autant plus que l'on change plusieurs fois de points de vue, même si Lilas et son fils restent au coeur de l'intrigue.

 

Pourtant Mathieu Gaborit a une belle plume, il fait partie des valeurs sûres du genre francophone, mais son histoire est vraiment difficile à suivre. A tel point que j'ai failli arrêter en route. Ne restent que ces éléments novateurs, et -malgré tout- une certaine poésie, les relations filiales et amoureuses étant décrits d'assez belle façon.

 

Une déception globale, donc.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.eighties.fr/images/stories/Lecture/663_3-1.jpg

 

Au cours d'une discussion avec le jeune Superjé, qui dès qu'il veut des infos sur la culture geek, se tourne vers moi (allez comprendre pourquoi !), nous avons parlé de cette série de romans très particuliers. Et ça m'a donné envie d'en parler ici, après avoir fait quelques recherches, bien entendu...

 

Commençons par un peu d'histoire. En France, visiblement c'est Raymond Queneau qui aurait eu l'idée de proposer au lecteur de "choisir" le sens de sa lecture avec Un conte avec votre façon, qui date de 1967. Aux Etats-Unis, c'est Edward Packard, diplômé de Princeton, qui écrivit un premier roman, Sugarcane Island, inspiré par les contes qu'il racontait à ses enfants pour les endormir. Lequel roman sera publié en 1976. Son éditeur, RA. Montgomery, écrit une suite et l'inscrit dans la série Choose your own adventure. La collection connaîtra plus de 180 titres et ne s'arrêtera qu'en 1998.

 

D'autres éditeurs reprennent le principe (dont on parlera plus loin) à leur compte, mais la surprise vient du Royaume-Uni : Le Sorcier de la Montagne de feu (The Warlock of Firetop Mountain), de Steve Jackson et Ian Livingstone, paraît chez Puffin Books en août 1982 et marque une véritable évolution. Ecrit à deux mains, il compte plus de 400 paragraphes. Il introduit en outre, chose entièrement nouvelle, un système de règles de jeu, avec trois caractéristiques à déterminer grâce à des dés par le joueur : son habileté, son endurance et sa chance. Cependant, son scénario reste conventionnel, puisqu'il s'agit d'un simple porte-monstre-trésor, visiblement inspiré de Donjons et dragons, dans lequel le héros cherche à s'emparer du trésor d'un magicien caché au fin fond d'un labyrinthe souterrain. Il n'empêche que ce titre rappellera de bons souvenirs à nombre de trentenaires et quadras d'aujourd'hui.

 

Le principe ? L'interactivité, puisque la lecture dépend des choix du lecteur. En général les livres se présentent comme suit. Après une introduction sur le décor, les circonstances, vous vous retrouvez avec une quête à effectuer. Chaque paragraphe est désigné par un numéro, et à la fin de chacun vous avez le choix entre plusieurs possibilités, identifiées par ces numéros. Cependant, contrairement aux jeux de rôle classiques (c'est à dire avec un plateau, un maître de jeu, etc.), l'aspect "déjà écrit" de l'histoire, quel que soit le chemin qu'elle prenne, réduit les possibilités. En général il n'y a qu'une seule "bonne" fin, les autres alternatives se soldant par l'échec, voire la mort de votre personnage.

 

Dopée par le succès, la collection s'est enrichie au fil des années de sous-collections, chacune correspondant à des univers différents ou à des caractéristiques ludiques bien précises parfois. Certains livres nécessitaient par exemple l'utilisation d'un dé à six faces, permettant dans un premier temps de déterminer les caractéristiques du héros (et par-là même de la façon dont il agit lors de moments-clés), mais aussi de choisir telle ou telle voie dans le récit. Pour en savoir plus sur les différentes collections, je vous invite à visiter la page Wikipedia dédiée.

 

Le genre est né dans les années 1960-1970, plus ou moins parallèlement avec le jeu de rôle, et a explosé dans les années 1980 et 90, avant de s'éteindre par la suite. Cependant certains titres sont encore réédités. La plupart des récits se déroulaient dans un univers plutôt médiéval-fantastique, mais il y avait quelques incursions dans d'autres genres : la science-fiction, ou simplement l'orientalisme avec la série La Voie du tigre, où le héros est un ninja. Il y eut aussi les légendes et mythologies grecques, l'univers de Sherlock Holmes... L'essentiel des tomes parus chez Folio Junior (Gallimard) sont des traductions anglo-saxonnes, même si plusieurs auteurs français, comme Gildas Sagot et Doug Headline, ont réalisé quelques tomes.

 

Pour terminer, voici quelques titres que je me souviens avoir lus... A noter qu'au cours de mes recherches, j'ai retrouvé dans quelques-uns des exemplaires en ma possession des notes, feuilles de personnages, des cartes et des plans pour ne pas me perdre en cours de route... Séquence nostalgie...

 

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Liens à lire : ici, ici ou encore

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://pmcdn.priceminister.com/photo/897168889.jpg

 

Parfois, entre mes pérégrinations en Terre du Milieu ou des lectures qui explorent les recoins les plus sombres de l'âme humaine, il m'arrive de lire un bouquin plus "réel", plus réaliste, diront certains. Et pour le coup, j'essaie d'aller vers des auteurs que je connais, ou d'autres qui m'ont été chaudement recommandés (un jour je lirai Millenium, promis !).

 

Dean R. Koontz est un auteur que j'ai découvert presque en même temps que Stephen King, lorsque, ado, je parcourais le rayon "SF" de ma bibliothèque municipale. Ces deux auteurs étant classés côté à côte, il me fut facile de lire quelques-uns de leurs romans. Si Stephen King, virtuose du verbe et poseur d'ambiance hors pair, a remporté le match, je garde une certaine nostalgie de Koontz, qui avait pour lui une réelle efficacité et des intrigues prenantes, la plupart émargeant dans le sous-genre de la terreur. C'est totalement par hasard que j'ai acheté ce livre de poche, au détour d'un passage en bouquinerie. Et l'envie de souffler dans mes lectures sus-évoquées m'a amené à lire -et dévorer- Prison de glace.

 

La sécheresse touche plusieurs des pays les plus industrialisés, sans compter ceux qui le sont moins. Une équipe a été mise sur pied afin de faire un test visant à vérifier s'il est possible de transporter des glaciers depuis le pôle Nord pour ensuite traiter cette glace. Malheureusement, dès le premier test, tout tourne à la catastrophe ; un tremblement de terre casse l'iceberg sur lequel se trouve l'équipe, l'emprisonnant ainsi sur ce morceau de glace avec une soixantaine de bombes posées dans le but de casser l'iceberg qui n'était pas censé, originellement, porter sur son dos l'équipe d'experts au moment de l'explosion... Ils n'ont que quelques heures pour s'en sortir !

 

Ce roman a été publié à l'origine en 1976, sous le pseudonyme de David Axton (Koontz en a utilisé plusieurs au cours de sa carrière). Le contexte géopolitique ayant changé, avec la fin de la Guerre froide, Koontz a un peu retouché son roman pour une ressortie en 1995 (traduction en 1996 chez Pocket).

 

Nous voilà donc plongés dans le "quotidien" extraordinaire d'une mission dans le Cercle polaire arctique. Une dizaine de personnes, aux personnalités différentes, mais dont les compétences et les capacités exceptionnelles les ont désignées pour ce type de boulot. Seul hic, pendant cette "crise", l'un d'eux révèle le monstre qui est en lui et tente de tuer l'un de ses camarades, membre d'une famille  célèbre aux Etats-Unis (l'allusion aux Kennedy est évidente). Mais sur la banquise balayée par les vents neigeux à 150 km/h, personne ne vous voit. Ce point rajoute un peu de sel à la "bête" mission de sauvetage. Un troisième élément vient compléter (et compliquer ?) le tableau : la présence d'un sous-marin russe, en mission d'espionnage, dont le commandant est tourmenté depuis des années par la perte de son enfant unique, et surtout un sentiment de culpabilité qui va peut-être trouver sa résilience dans l'occasion qui lui est donnée de sauver ces scientifiques en perdition. (oui, j'utilise des termes psychologiques si je veux)

 

Le compte à rebours est intense, la tension grandissante, le bouquin fort réussi.

 

Koontz réussit le tour de force de livrer un bouquin riche en action, scientifiquement crédible (ou en tout cas faisant bien illusion), et avec des personnages bien dépeints, du moins 4 ou 5 d'entre eux.

 

Spooky.

 


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.editionsdupetitcaveau.com/images/soutoul2petit.jpg

 

Je vous avais déjà parlé de Stéphane Soutoul, jeune écrivain tealentueux qui évolue dans la sphère du fantastique français, et plus précisément le vampirisme. J'avais bien aimé son premier roman, qui parlait d'une famille, les Lacarme, dont le destin allait être irrémédiablement lié à ceux qu'elle combat, les vampires. Son second roman se situe dans le même cycle, contant la suite des aventures de la famille.

 

Fin du XIXe siècle. Paul de Lacarme, l’héritier d’un clan dévoué à la chasse aux vampires, regagne la demeure familiale après une longue errance. Sur place, il ne découvre que mort et désolation. Les résidents du domaine mis à sac ont été assassinés, mais surtout sa sœur est portée disparue.


Léonore de Lacarme couve en son sein un terrible enfant convoité par un groupe de fanatiques. La jeune femme enceinte pourra-t-elle échapper à ces individus prêts à tout pour accomplir leurs sombres dessins ? Et son fiancé, cet amant à présent devenu un prédateur aux mœurs sanglantes et à la séduction irréelle… peut-elle encore lui accorder sa confiance ?


Paul de Lacarme va tenter l’impossible pour retrouver l’unique famille qui lui reste et la soustraire à un funeste destin. À moins que la trahison d’un ancien amour ne le précipite lui aussi au cœur d’un piège sans retour…

 

Stéphane Soutoul écrit bien, il a de l'imagination, et l'on sent que les Lacarme lui tiennent à coeur car ils sont la véritable chair de son oeuvre. Mais si le vampirisme est présenté comme l'argument, c'est en creux un autre élément que nous présente l'auteur. C'est véritablement cette dynastie frappée par le malheur qui l'intéresse... et nous aussi, parce que les vampires, c'est gentil, mais ça pue du bec. :)

 

Pour en revenir à nos moutons saignés à blanc, l'auteur a de l'imagination, il nous propose un récit qui laisse peu de répit au lecteur, même s'il a une fâcheuse tendance, encore, à l'emphase. Stéphane a du vocabulaire, et du bon, et abuse parfois des redites, lorsqu'il nous emmène dans les pensées de ses personnages, surtout féminins. C'est l'une des caractéristiques de ce genre de récit, un peu daté, désuet. Un style parfois repris dans la bit-lit actuelle. Personnellement j'aurais aimé un style plus direct, un peu plus "sec" ; mais que voulez-vous, c'est le genre qui veut ça. Ceci dit, j'aime bien, le garçon a de la ressource, il a réussi à m'étonner à plusieurs occasions. Je suis curieux de lire la suite des aventures des Lacarme, d'autant plus qu'une chouette longue nouvelle vient faire le lien avec le prochain opus, procédé qu'il a déjà utilisé (avec bonheur) dans le précédent.

 

 

J'avais relevé dans le premier tome un travail d'éditeur insuffisant dans le sens où subsistaient de nombreuses fautes d'accord, d'orthographes ou des tournures malheureuses. Il y a du mieux ici, quelques fautes éparses subsistent, mais c'est moins gênant, même si le prologue était mal parti sur ce plan. Espérons qu'un effort supplémentaire sera fait pour la suite.

 

Spooky.

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