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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

livres

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Je parle assez peu de politique ou de société sur mon blog, et pour cause, ce n'est pas sa vocation. Mais lorsque mon auteur préféré, qui plus est ultra-populaire aux Etats-Unis et dans le monde, se fend d'un petit essai sur les armes à feu aux Etats-Unis, je me permets une petite incartade.

 

Cet essai date toutefois de 2013, et il n'est disponible qu'en e-book ou en audiobook. Il faut dire que publier un tel brulôt en livre classique serait périlleux, vue la puissance de la NRA aux Etats-Unis. Par contre à ma connaissance, aucun éditeur hors USA ne s'y est non plus risqué, ce qui est dommage. C'est après la tuerie de Sandy Hook, en 2012 dans l'Etat du Connecticut, qu'il a senti l'urgence de s'exprimer sur la chose. Pour en savoir plus sur ce drame, je vous invite à aller voir ici. L'auteur s'est d'abord documenté sur les tueries de masse qui défrayent régulièrement la chronique aux Etats-Unis, et a rapidement fait le lien avec la vente libre d'armes. Mais au-delà du constat, et conscient qu'il est impossible de trouver une solution radicale aux Etats-Unis, pour des raisons politiques, économiques et culturelles, il propose un contrôle strict de la vente des armes à feu, et l'interdiction des fusils d'assaut. Lui-même reconnaît posséder trois armes, et ne pas non plus vouloir déposséder les chasseurs de leurs armes.

 

Mais un autre fait l'a grandement fait réfléchir à la question. Le fait qu'un de ses romans, l'excellent Rage, ait fait partie des lectures de chevet de plusieurs mass-murderers... Roman qu'il a d'ailleurs fait retirer de la vente illico presto. Mais en réfléchissant, King s'est rendu compte que ce roman, pas plus que les films ou les jeux video supposés "violents", n'est en fait responsable de ce déchaînement de violence. C'est le manque d'instruction, la vente libre d'armes ainsi que le sentiment de peur paranoïaque de nombre d'Américains, qui provoque cet état de fait.

 

L'essai de King suit un schéma  de construction bien clair : dans un premier temps, lorsqu'une tuerie survient, il donne un aperçu des différentes phases de traitement des media : Arrivée sur les lieux en masse, première vidéo à sensation tournée sur téléphone, premières suppositions (avec de nombreux préjugés) sur le possible meurtrier, effet dramatique à gogo, voyeurisme, utilisation de ces « breaking news » par les pubs et le passage aux oubliettes grâce aux dernières frasques de Kim Kardashian. King en arrive ensuite sur Rage et sa décision de le retirer de la vente, puis passe en revue les différentes tueries "notables" des dernières années. Vient ensuite une rapide analyse de la culture américaine, laquelle est tissée de violence, laquelle n'est pas provoquée par les loisirs supposés violents. L'auteur finit son tour d'horizon par un dézingage en règle de la NRA et autres pro-guns en les traitant de personnes aveugles et têtues.

 

En conclusion, King propose un ensemble de mesures permettant à terme de réduire les tueries de masse aux Etats-Unis, en prenant comme exemple l'Etat australien pour l'une d'entre elles.

 

King ne propose pas le retrait des armes à feur personnelles (il sait que leur port est trop ancré dans la culture américaine), mais une adaptation de la législation en vigueur dans la constitution américaine (dont le fameux deuxième amendement). Rien de bien révolutionnaire au final, vu de l'extérieur, mais le fait qu'un auteur aussi populaire, qui doit avoir des lecteurs dans les deux camps, prenne position, même nuancée, sur la question, a dû faire du bruit, surtout qu'il a écrit son essai avec toute la verve et l'humour dont on le sait capable. On trouve d'ailleurs des écrits contrant son essai sur Amazon, et même des versions satiriques.

 

Les bénéfices générés par la vente de cet essai seront reversés à une association d'aide aux victimes d'armes à feu.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

«Je suis le capitaine Henri Villon, et je mourrai bientôt. Non, ne ricanez pas en lisant cette sentencieuse présentation. N’est-ce pas l’ultime privilège d’un condamné d’annoncer son trépas comme il l’entend ? C’est mon droit. Et si vous ne me l’accordez pas, alors disons que je le prends.»
Ainsi débute le récit du capitaine Villon. Il lutte avec son équipage de pirates pour préserver sa liberté dans un monde déchiré par d'impitoyables perturbations temporelles. Son arme : le Déchronologue, un navire à l'armement très particulier.

 

Ce roman était depuis plusieurs années dans ma pile à lire, et c'est un peu par hasard, à la faveur d'un départ en vacances, qu'il s'est retrouvé dans la lecture à emporter. Sa construction peut dérouter : tout se passe au milieu du XVIIème siècle, grosso modo entre la Floride et la Guyane, et met en scène ce capitaine corsaire Henri Villon, qui essaie de lutter contre les tentatives hégémoniques des vaisseaux de course espagnols dans la région. Jusqu'au jour où sa frégate croise la route d'un bâtiment aux dimensions cyclopéennes, puis des Targui, une peuplade qui deale des produits très spéciaux... Rien de bien méchant avec cette intrusion de la science-fiction par petites touches dans ce qui ressemble à un récit de pirates, si ce n'est l'agencement anti-chronologique des chapitres.

 

On ceommence en effet par ce qui constitue presque la fin chronologique du récit, puis on passe à différentes époques sur une durée d'une quinzaine d'année. L'idée ? Construire une sorte de toile, de puzzle, dont les différents éléments, au fil de leur lecture, semblant vouloir nous perdre en route, mais cionstituent un tout cohérent. Cette construction a priori anarchique ajoute une couche d'intérêt au roman, fort bien écrit et encore mieux documenté (Beauverger a listé ses principales lectures en fin d'ouvrage). Bien sûr le sujet du roman est le voyage dabns le temps, renforcé par cette construction, qui permet également d'approcher l'élément science-fictif en douceur. Mais au-delà de ces éléments de SF, c'est un excellent récit de pirates, qui permet une immersion dans cette société très aprticulière haute en couleurs.

 

Un très bon roman, récompensé par le Grand prix de l'Imaginaire 2010, le Prix Bob-Morane 2010, le Prix du Lundi 2009, et le Prix européen Utopiales des Pays de la Loire 2009. Beauverger a gagné avec ce récit unique ses galons d'auteur majeur de la SFFF.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

"Un pur concentré d'adrénaline... A ne surtout pas manquer", prête la quatrième de couverture à Lisa Gardner, écrivain dont j'ai bien apprécié les deux derniers bouquins. Et franchement, ce n'est pas usurpé. De la troisième à la dernière pages, comme le titre le laisse entendre, c'est une course-poursuite effrénée, avec deux personnes très différentes, mais spéciales chacune à sa façon, en ligne de mire.

 

Les rebondissements sont multiples, le suspense d'une incroyable densité, et les personnages plutôt fouillés. Bien sûr, le pitch n'est pas très original, entre le Fugitif, Ennemi d'Etat et d'autres films ou romans d'espionnage à haute tension. On pense aussi au Charlie (Firestarter en VO) de Stephen King, avec son héroïne enfantine dotée de pouvoirs hors du commun... Bien sûr, l'ancrage dans les années 2010 ajoute un vernis technologique qui sert de moteur au récit à bien des moments.Le personnage de Sam Dryden, l'un des deux héros, va revenir dans un autre roman, Signal, qui vient de sortir aux Etats-Unis. Avec Runner, Patrick Lee se montre plutôt efficace.

 

Un roman vite lu, mais plutôt diverstissant malgré son côté déjà lu.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l'Inkatha, en guerre contre l'ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu'elles lui ont fait... Aujourd'hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l'Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d'Afrique, bat tous les records.
Les choses s'enveniment lorsqu'on retrouve la fille d'un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l'agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds... Si l'Apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l'ombre de la réconciliation nationale...

 

Jolie découverte avec ce roman d'un auteur français qui insuffle de l'exotisme dans certains de ses romans policiers. Nous sommes ainsi dans l'AfSud de pré-Coupe du Monde de football 2010 (oui, vous savez, le car de Knysna, tout ça...). Un pays en proie à une criminalité galopante, qui traîne les restes de l'Apartheid, et essaie de préparer au mieux son premeir rendez-vous médiatico-sportif de portée planétaire... C'est dans ce cadre qu'a lieu cette course-poursuite tiouffue, crépusculaire, désespérée, avec des personnages d'une grande richesse et une intrigue d'une incroyable densité pour un polar d'une taille normal (450 pages en format poche).

 

J'ai hâte de lire d'autres titres de l'auteur.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Au sommet de la tour Eiffel, un policier massacre 193 personnes. À Bordeaux, un enseignant fait feu sur ses propres élèves. Plus au sud, une championne de tir à l’arc prend sa famille pour cible…


Virus, secte, terrorisme, maladie contagieuse ? Les tueries se multiplient sans que le commissaire Mallock et son équipe ne parviennent à établir le moindre lien entre les différents forcenés. À chaque instant, un voisin, un passant peut devenir un monstre en puissance…
Dans une atmosphère de fin des temps, Mallock enquête, désespérant de parvenir à mettre un terme au massacre des innocents.

 

Ce roman est le deuxième de la séries de Mallock (pseudo de l'auteur, mais aussi nom de famille de son personnage principal), mais il peut se lire indépendamment du premier tome des Chroniques barbares. Il l'a personnellement revu pour une nouvelle édition, et je l'ai acheté sur l'insistance d'un ami blogueur (coucou Benoît), dans le but d'élargir mes connaissances en thriller contemporain.

 

Alors qu'en est-il ? j'ai découvert l'histoire d'un commissaire de la PJ de Paris, qui aime aussi le Bassin d'Arcachon, qui possède un petit don mediumnique, et essaie de gérer au mieux une petite équipe d'experts hétéroclites. Nous sommes aussi, bien sûr, dans la tête du ou des tueurs, ou plus exactement du ou des commanditaire(s) de cette série de massacre à grande échelle. Le sujet est intéressant, vraiment informé, on sent que l'auteur s'est beaucoup documenté pour construire son fléau. L'atmosphère de fin du monde sur Paris est lourde, très lourde, assez réussie, même si j'ai trouvé certains passages un peu brouillons. Les dons spéciaux du commissaire ne sont pas encore parfaitement employés à mon sens, j'imagine que cela évolue dans la suite de la série.

 

Suite que je découvrirai avec plaisir.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Qui est Pierre ? Et d'ailleurs, se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rêveur ? Un affabulateur ? Un assassin ?
Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui.
Et rarement de mort naturelle.

 

J'ai lu la plupart des derniers romans de Maxime Chattam, chef de file du thriller français. J'y ai senti une nette progression dans l'écriture, mais aussi une tendance en filigrane (l'Autre Monde exclu), à savoir sonder les profondeurs de l'âme humaine, en particulier dans ce qu'elle a de plus noir. Ce nouveau roman, qui se pose comme un "one-shot" ou le début d'une nouvelle série, émarge dans ce mouvement. Nous sommes donc dans l'esprit de Pierre, qui du jour au lendemain décide de changer de vie, du tout au tout. Il ne semble rien avoir d'exceptionnel, sauf que la mort semble s'acharner autour de lui, l'empêcher de trouver le bonheur dans sa nouvelle vie. Le gars est quand même inquiétant, lorsqu'il ne ramasse pas les déjections des pensionnaires du zoo de Vincennes, il passe son temps libre à appeler des numéros au hasard, engageant la conversation avec celui ou celle qui acceptera de la lui faire.

 

Contrairement à ses romans précédents, j'ai trouvé celui-ci déroutant, pour ne pas dire franchement raté. Son personnage principal est dérangé, certes, mais je n'y ai pas vu l'espèce de monstre psychopathologique que l'auteur semble vouloir y mettre. Le récit ressemble à une sorte d'essai sociologique sur la solitude, qui peut mener à l'asociabilité, voire à la psychopathie... Le trait le plus mis en avant est la psychologie, un trait que Chattam soigne dans chacun de ses livres, mais qui ici semble un peu vain. J'avoue que tout au long de ma lecture ou presque, je me suis senti... consterné. J'espère que cela n'annonce pas un virage dans ses romans futurs, plus orientés "thrillers", car je pense que je décrocherai vite.

 

Assez bof, donc.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Tout commence par un coup de fil. Une voix métallique qui menace tour à tour le père Gildas, cloîtré dans son abbaye de Kerascouët, le maire d’une petite ville de Bretagne, effrayé au point de renoncer à un mandat de député, et un médecin du Perche, qui prend la fuite.
Trois notables aux vies transparentes, qui avaient fait leurs études de médecine ensemble. Avec le chirurgien Alain Vénoret, revenu à Brest après de nombreuses années d’absence, ils formaient un joyeux quatuor : « la petite bande ». Pourquoi se sont-ils séparés brusquement ? Que leur a chuchoté cette mystérieuse voix pour les troubler à ce point ? Et pourquoi Alain a-t-il été épargné ?

 

Considéré comme un auteur classique du suspense à l'accent breton, Jean-François Coatmeur, après 50 ans de carrière et près de 30 romans, livre donc ce roman aux allures de vengeance à travers le temps et les générations. Jouissant d'une écriture élégante et nerveuse (alors que le Monsieur compte 90 ans au compteur), il se lit à la vitesse de l'éclair, surtout si vous êtes coincé dans les transports en commun un jour de grève et de crue de la Seine. Cependant ses Noces macabres manquent singulièrement de jus, Coatmeur alignant les scènes sans véritable génie, avec des personnages auxquels on a du mal à s'attacher. On a un peu l'impression de voir un polar (en film) des années 1980, avec une idée certes intéressante au départ, mais avec un traitement qui ne passe pas les années. Dommage.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

2202
Né des cendres d’une conflagration planétaire, l’Empire Chrétien Moderne règne sur une Terre ravagée et irradiée. Urbain IX, pape tout puissant et restaurateur du Dominium Mundi, y gouverne d'une main de fer ses peuples revenus à un mode de vie médiéval.
Sous son impulsion, un vaisseau colonisateur est envoyé vers une planète d'Alpha du Centaure, dans l’espoir d’y trouver de nouveaux territoires pour l’humanité. Lorsque les passagers l'abordent, ils ont la surprise d'y découvrir un peuple, les Atamides. Le choc est grand. Mais ce n’est rien en comparaison d’une découverte encore plus bouleversante : le véritable tombeau du Christ ! Guidés par leur foi inébranlable, les missionnaires tentent de s’en emparer, en vain. Les indigènes les massacrent.
Sur Terre, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Deux ans plus tard Urbain IX achève d’armer un gigantesque vaisseau, le St-Michel, capable d’abriter un million d’hommes. Pour Tancrède de Tarente, le Méta-guerrier héros des champs de bataille, et Albéric Villejust, le génie de l’Infocosme enrôlé de force,débutera une croisade sanglante vers une nouvelle Jérusalem…
Les événements feront-ils bégayer l’Histoire ?

 

Le roman de François Baranger, scindé en deux parties, est très ambitieux. De par sa taille déjà, puisque ce premier Livre comporte 600 pages. 600 pages d'une écriture dense, qui s'attache à l'histoire de deux personnages que tout oppose, mais que les circonstances et leur esprit libre vont faire se rapprocher inexorablement. Malgré cette longueur, on ne s'ennuie jamais dans la lecture, ou presque. Je vous avoue que j'ai allègrement sauté certains passages un peu prêchi-prêcha, indispensables puisque la religion -catholique- est la raison même de cette croisade. Mis à part ça, je me suis vraiment pris d'affection pour Tancrède, ce soldat qui réfléchit, et Albéric, ce technicien qui lutte contre l'ordre établi.

 

Le récit comporte plusieurs morceaux de bravoure, comme le départ du Saint-Michel ou son arrivée sur Akya, ou encore des scènes de combat entre Tancrède et un ennemi mystérieux, ou bien l'examen de passage de Clorinde, cette soldate aussi fière que sensible.

 

Curieux de lire la suite. mais je vais changer d'univers avant, 600 pages, c'est quand même gros.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Vous connaissez Emma Bovary ? Voici sa cousine américaine, une adorable petite vache au destin tout aussi romanesque. Pour Elsie Bovary, le bonheur a toujours été dans le pré, jusqu’au jour où elle comprend qu’elle est vouée à finir en steak haché. Flanquée de deux complices, Shlomo le cochon converti au judaïsme et Tom le dindon qui voulait voir Istanbul, Elsie, déterminée à éviter l’abattoir, se lance dans un rocambolesque projet de Grande Évasion.

 

En plus d'être un acteur connu pour avoir incarné un agent du FBI passionné par les extra-terrestres et les écrivains jouisseurs (entre autres), David Duchovny écrit. Et ce, depuis longtemps, si l'on en croit les quelques mots qu'il a distillés lors de son passage à Paris il y a quelques jours. Ce premier roman est pour le moins... surprenant, puisqu'il s'agit d'une variation moderne de la fable animalière, comme a pu le faire George Orwell en son temps avec la Ferme des animaux. C'est un roman court, à peine 200 pages au format poche (avec un prix qui ne l'est pas, lui : 16,90€), qui nous permet donc de suivre les aventures de ce trio insolite.

 

L'occasion pour Duchovny d'écorcher -gentiment- au passage la société de consommation, les pollueurs, les religieux intégristes de tout poil. Sans toutefois aller trop loin dans la satire, le but de l'auteur n'est pas de s'attirer les foudres des lobbies en tout genre, mais seulement d'écorcher un peu. Il joue régulièrement sur ce registre, expliquant que son éditrice le rappelle régulièrement à l'ordre.

 

C'est bourré d'humour, de jeux de mots souvent bien vus, parfois complètement ratés (pas toujours facile en traduction). Pas désagréable à lire... mais on est loin du bouquin du siècle, hein.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Les Editions Albin Michel, fortes du succès des auteurs scandinaves maison, creusent le sillon et proposent de plus en plus de titres. Des auteurs confirmés, mais aussi des nouveaux venus, comme Stefan Ahnhem. Scénariste pour la télévision suédoise depuis une vingtaine d'années, notamment de la série des Wallander, il se lance à son tour dans le genre policier avec Hors cadre.

 

Près des corps sauvagement mutilés de deux victimes, une photo de leur classe de 3ème sur laquelle leur visage a été raturé. Cette classe a aussi été celle de l’inspecteur Fabian Risk de la police de Helsingborg. Pour arrêter la spirale infernale et éviter d’être la prochaine cible, il s’enfonce dans les méandres de son propre passé. Au risque de s’y perdre.

 

Les communiqués de presse de l'auteur parlent de Jo Nesbo et Henning Mankell comme mètres-étalons auxquels Ahnhem peut se mesurer. C'est extrêmement flatteur, mais pas galvaudé.

 

J'ai été littéralement happé par le roman. La preuve, j'ai réussi à rater ma station de métro à cause de ma lecture. Et croyez-moi, malgré ma petite tête proverbiale, cela m'arrive rarement. Pourtant la construction est relativement classique : un flic revient dans sa région natale et se retrouve mêlé à une affaire de meurtres en série. Personnellement mêlé. Ça ressemble au pitch de pas mal de bouquins, me direz-vous...

 

Mais Ahnhem a ce truc en plus, cette écriture tenace qui en fait un redoutable page-turner d'entrée de jeu. Ses chapitres courts ne vous lâchent pas, et ses dialogues sonnent étonnamment juste. Alors bien sûr, on plonge dans les arcanes de la police suédoise, mais aussi dans sa rivalité séculaire avec le voisin danois, par petites touches, puisque le roman se déroule sur le sol des deux pays. L'équipe autour de Risk n'est encore qu'esquissée, mais nul doute que dans les titres suivants ils vont être développés.

 

Ahnhem a sans doute beaucoup de chsoes à dire avec ce nouveau héros, Fabian Risk, ses collègues, son boulot, sa famille. Je serai présent pour la suite.

 

Spooky

 

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