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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

livres

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://images.fnac-static.com/file.media?f=HWKiBnlq5MU

 

Gagner la guerre m’avait littéralement démis la mâchoire, Janua Vera (lu après) n’avait pas eu un effet moindre. Une plume bluffante, une poésie de la langue impressionnante dès le premier chapitre, un imaginaire discret mais pourtant bien présent. C’est dire si j’attendais avec impatience ce premier tome de la nouvelle série de Jean-Philippe Jaworski édité chez les Moutons Electriques.

 

Parlons déjà de l’objet, puisqu’il diffère des publications habituelles de l’éditeur, qui a tenu ici à propose un vrai format hardcover (couverture en dur) à l’américaine, avec jaquette à rabats, papier épais, etc. Avant même d’avoir ouvert le livre, c’est donc déjà un vrai plaisir de lecteur bibliophile, qui trônera fièrement dans les rayonnages de toute bibliothèque imaginaire qui se respecte.

 

Pour ce qui est du roman, j’ai été comme je m’y attendais happé par cette nouvelle saga, qui nous plonge en plein âge du fer. L’auteur repose sa narration sur une crédibilité historique indéniable, sans pour autant mettre celle-ci trop en avant, évitant ainsi d’alourdir son propos par un trop-plein de détails. Jean-Philippe Jaworski choisit également de coller à la dynamique des grands textes mythiques, en jouant sur les nombreux analepses et autres récits dans le récit (à la manière d’une Illiade ou de la Matière de Bretagne, pour citer quelques-uns des plus connus) qui émaillent ce premier volet, et agissent comme autant de clés pour la compréhension de l’histoire. On comprend certes d’emblée certains éléments sur le passé de Belovèse et de sa famille, mais ils ne sont pas explicité d’emblée, les détails venant bien plus tard.

 

Le style littéraire et la plume sont à mon sens moins difficile à aborder que dans Gagner la guerre. Ce qui n’empêche pas la langue d’être d’une richesse rare, la rythmique des phrases venant donner corps à ce vocabulaire qui ne nuit aucunement à la compréhension, malgré l’absence totale de notes de bas de page (pas franchement utiles étant donné que même le sens des termes très peu usités se déduisent sans mal du contexte). Et à jouer de cette manière avec sa manière de narrer, l’auteur gagne à mes yeux en fluidité.

 

Le récit mélange donc intrigues politiques, histoire de vengeance, querelles de familles et mythologie pour un résultat du plus bel effet, qui aurait autant sa place en littérature imaginaire qu’en littérature blanche. Car la force des récits de Jean-Philippe Jaworski, c’est aussi leur utilisation très intelligente du fantastique, qui ne pénètre le récit que par petites touches discrètes. C’est très intelligemment construit, l’ensemble mettant en branle une galerie de personnages assez dense sans pour autant créer de confusion dans l’esprit du lecteur.

 

Avec ce Même pas mort, Jean-Philippe Jaworksi réinvente la saga pour notre plus grand plaisir. A égalité, voire au-delà d’un Gagner la guerre, même si ce premier opus est court, d’autant que la lecture est d’une fluidité rare. Chapeau bas !

 

Vladkergan

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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La sortie du film avec Brad Pitt a remis en lumière ce roman tout récent, déjà remarqué à sa sortie. Comme j’ai plus ou moins l’intention de voir le film, j’ai décidé de lire l’œuvre originale.

 

Le pitch est différent. World War Z se présente comme une compilation d’interviews d’acteurs très différents de la guerre qui a opposé l’humanité entière à… des zombies. Pour une raison inconnue, les morts ont commencé à se relever, et à vouloir dévorer les vivants. Du fait des transports et des communications, le virus s’est rapidement propagé au monde entier, prenant au dépourvu la plupart des gouvernements.

 

Sur ce pitch ultra-simple, Max Brooks (qui n’est autre que le fils de Mel Brooks, acteur et réalisaeur « comique ») propose une sorte de référence sur le genre zombiesque. L’ouvrage est dense (plus de 500 pages en édition poche), et même si ce n’est pas de la grande littérature (le langage est proche du vocabulaire parlé, forcément), l’ensemble est sacrément efficace. En effet Brooks nous emmène quasiment partout dans le monde, au début, pendant le plus fort et après ce qu’on appellera la Guerre Z, pour nous montrer comment des survivants ot réagi face à Zack (surnom collectif des zombies, également appelés G ou goules). Simples quidams, militaires, chefs d’Etat, un grand spectre est passé en revue, d’autant plus que la menace Z était présente partout : sur terre, sur mer et même au fond des océans… Plusieurs années après la guerre, certaines goules réapparaissent, ayant été conservées dans les glaces arctiques on antarctiques…

 

Il n’y a pas de héros, de personnage central dans World War Z, simplement une multitude d’hommes et de femmes, qui avec leurs moyens, mais aussi leur volonté et leurs convictions, ont su repousser la plus grande menace qu’ait connu leur espèce.

 

Un excellent bouquin, qui vaut surtout par son aspect exhaustif, par la précision de certains des éléments indiqués (armes, religion, géographie…).

 

 

Spooky

 

EDIT : Veuillez noter qu'une adaptation cinématographique, avec Brad Pitt, est sortie au cinéma.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.albin-michel.fr/multimedia/Article/Image/2013/9782226248374-j.jpg

 

Boulder, Colorado. Pia Grazdani, chercheuse en bilogie moléculaire, est employée par l'entreprise Nano pour développer des nanorobots, ces composants électroniques minuscules permettant d'agir dans l'infiniment petit de l'organisme. Un jour, lors d'un jogging, elle tombe sur un cycliste d'origine chinoise visiblement mort. Mais après quelques gestes de premier secours, il se réveille en pleine forme, avant d'être récupéré par des hommes de main et des huiles de Nano... Et si le complexe ultra-sécurisé dans lequel travaillait Pia cachait d'autres secrets ?

 

Nano est le deuxième thriller que je lis sur le sujet des nanorobots, après le très bon La Proie de Michael Crichton. La posture est ici un peu différente, bien qu'il s'agisse à nouveau de dérives concernant une avancée médicale. Ici la visée n'est pas de faire des microbivores (une branche des nanorobots) des armes de guerre, mais plutôt des organismes améliorant les performances physiques. Et cette fois-ci ce n'est pas le gouvernement américain qui est montré du doigt, mais plutôt son rival économique des années 2000. Une dérive relativement classique donc.

 

Robin Cook, réputé pour ses thrillers se déroulant dans le milieu médical, donne donc une suite à son roman Assurance-vie, avec Pia, qui a tout plaqué et quitté sa région d'origine après un épisode traumatisant pour se consacrer à son travail de chercheuse, et son ami George, resté interne dans leur école de médecine d'origine. Se rajoute au duo Paul, un séduisant urgentiste dont Pia fait la connaissance en accompagnant le cycliste chinois aux urgences. Tous trois interagissent bien, et le milieu médical et laborantin semble bien cadré, comme souvent avec Cook.

 

Je suis plus réservé sur d'autres éléments. Sur sa connaissance du monde du sport, par exemple. Les coureurs du Tour de France ne se présentent plus sous la bannière d'un pays, mais d'un sponsor, depuis au moins 30 ans. Ce n'est qu'un détail, et même si Cook ne s'appuie pas trop dessus, cela m'a fait tiquer... J'ai trouvé par ailleurs que le récit manquait de punch. Pia est un drôle de cocktail, mélangeant esprit frondeur et angélisme parfois très surprenant...

 

Au final, ma découverte de cet auteur qu'est Robin Cook n'a peut-être pas été très heureuse, ce dernier roman se révélant assez classique dans sa construction. Mais je n'hésiterai pas à en lire d'autres.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.livredepoche.com/sites/default/files/styles/cover_book_focus/public/media/imgArticle/LGFLIVREDEPOCHE/2013/9782253159902-T.jpg

 

Et on continue avec les grands noms de la SF. Cette fois-ci, je vais vous parler d'un recueil de nouvelles de Iain M. Banks, principalement connu pour son cycle dit de la Culture. Dans les années 1990, cet Ecossais apparut comme une sorte de messie dans une science-fiction un peu somnolente, y apportant des récits d'une grande ampleur épique, alliée à une ironie politique féroce, le tout avec une qualité d'écriture inespérée. Son cycle de la Culture renouvela le genre du space opera, et pendant deux décennies il y plaça plusieurs romans, des nouvelles... La plupart de celles de ce recueil y prennent donc place, et on y retrouve tous ces éléments.

 

[Edit du 10/06/2013]Iain M. Banks vient de décéder, à 59 ans, d'une longue maladie. Un auteur majeur qui part vers les étoiles. J'essaierai d'approfondir un peu ma connaissance de son oeuvre...

 

[Extrait de Wikipedia] La Culture est une civilisation pan-galactique inventée par Iain M. Banks au travers de ses romans et nouvelles de science-fiction. Décrite avec beaucoup de précision et de détails, La Culture peut être considérée comme une utopie technique et philosophique à part entière. Il s'agit d'une société anarchiste : ni loi, ni hiérarchie, ni argent, ni propriété. Elle compte trente mille milliards d'habitants, mêlant dans une totale égalité humains, extra-terrestres, drones et intelligences artificielles. [/fin de l'extrait]

 

 

La Route des Crânes est un court récit qui ne semble appartenir à aucun univers, mais qui raconte une sorte de promenade dans une charrette qui se déplace sur une route pavée de crânes. Le récit semble un peu inachevé.

 

Un Cadeau de la Culture raconte le supplice d'un ancien agent de la Culture, obligé de renouer en quelque sorte avec celle-ci afin de commettre un acte illégal et dangereux. Le personnage étant un lâche, le lecteur lambda peut assez facilement s'identifier à lui...

 

Curieuse jointure : Une nouvelle courte très drôle sur le représentant d'une race indigène très particulière, au cours de son premier contact avec un Humain.

 

Descente raconte le calvaire d'un homme, rescapé du crash de son vaisseau, qui essaie de rallier une base sur une planète désolée, tout en conversant avec son scaphandre intelligent. Bien écrit et encore une fois plein d'humour. On dirait presque du Fredric Brown.

 

Nettoyage : Les Terriens sont confrontés à la chute d'étranges objets en provenance de l'espace. Une terrible méprise qui va changer la face du monde... Ou pas. Là encore, l'humour est très présent, mais je l'ai trouvé moins grinçant que dans la nouvelle précédente.

 

Fragment est une nouvelle qui nous emmène dans l'un des évènements les plus effroyables du XXème siècle. Avec une mise en abyme, mais relativement mal construite, c'est peut-être la pièce la plus faible du recueil.

 

 

L'Essence de l'Art

Le récit le plus long du recueil, environ 150 pages. Il mérite bien ce titre, car contient, en creux, toutes les interrogations sur la nature de la Culture (oui je sais, ça vous rappelle un sujet du bac philo). Au travers de l'histoire d'un de ses agents qui décide de rester sur Terre, dans les années 1970, et même de se faire altérer pour approcher au plus près la nature humaine, c'est un récit aux implications métaphysiques multiples. Très intéressant.

 

Eclat

Une nouvelle un peu étrange, qui fait penser à une sorte de téléscopage médiatique, dont il est difficile de discerner le sens.

 

Au final ce recueil propose des récits d'assez bon niveau, relevant presque toutes de l'univers de la Culture, qui permet de s'y intéresser à nouveau. Vous n'avez pas besoin de connaître ce Cycle pour l'apprécier pleinement. Un petit regret cependant, la préface racontant l'essence de la Culture est simplement signée par deux initiales ; il m'a fallu aller sur internet pour récupérer l'information : il s'agit d'arkady Knight, auteur français né en 1976.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.elbakin.net/fantasy/modules/public/images/livres/livre-la-legende-de-sigurd-et-gudrun-391-0.jpg

 

Si vous êtes des lecteurs assidus du présent blog (et si vous êtes encore là - ohoooooh ! Y'a quelqu'un ?), vous savez probablement que JRR Tolkien fut non seulement un grand écrivain, qui a posé les bases de la fantasy (pour le bien et le mal du genre), mais il fut aussi un philologue émérite, spécialisé dans les langues européennes nordiques. Ce qui l'a amené à se pencher sur des textes fondateurs du légendaire anglo-saxon et scandinave, lesquels l'ont, en retour, largement inspiré pour son oeuvre de fiction.

 

Parmi ces textes, plusieurs fragments d'une légende écrite en vieux norrois (dont l'origine date probablement du XIème siècle), racontant les exploits d'un jeune prince, Sigurd, dans une épopée mêlant amour et action. Cette Völsunga Saga étant dispersée (notamment dans l'Edda de l'Islandais Snorri Sturlusson, l'Anneau des Nibelungen et le Codex Regius) et fragmentaire, Tolkien s'est attaché (là encore, on ne sait pas vraiment quand, mais ce serait dans les années 1930) à reconstituer et traduire l'ensemble en anglais, tout en respectant une forme de mètre poétique particulier au vieux norrois et à l'anglo-saxon, le fornyrðislag, mais aussi à combler certains trous narratifs. Tolkien a donc traduit cette matière en vieil anglais plus exactement, ce qui m'a empêché de le lire intégralement en anglais. Heureusement l'édition française de Christian Bourgois (éditeur historique de l'auteur) et sa version en poche est bilingue, ce qui permet tout de même de faire quelques comparaisons. Comme pour l'ensemble des productions Tolkien depuis 35 ans (époque de la disparition du Professeur), c'est son fils Christopher qui s'est chargé de remettre en ordre ses notes et de les commenter. Il en ressort une longue introduction (reprenant en partie une conférence de son père sur le sujet), ainsi que des commentaires a posteriori très fournis, accompagnés de deux autres courts poèmes ayant trait à la même légende. A la Tolkien, finalement... A noter que cet ouvrage est paru en version originale en 2009, et l'année suivante en version française. Il s'agit donc d'une oeuvre posthume, à 99%.

 

http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782266214377.jpg

 

L'ouvrage est en fait composé de deux lais en vers. Le premier lai est intitulé « Völsungakviða en nýja » (« Le Nouveau Lai des Völsungs » en vieux norrois) et sous-titré « Sigurðarkviða en mesta », « Le Plus Long Lai de Sigurd ». Il comprend neuf sections, plus une introduction, totalisant 339 strophes.

 

Le deuxième poème s'intitule « Guđrúnarkviða en nýja » (« Le Nouveau Lai de Gudrún » en vieux norrois). Il est sous-titré « Dráp Niflunga » (« La Mise à mort des Niflungs ») et compte 166 strophes.

 

Je me suis permis de reprendre le résumé de mes camarades de Tolkiendil :

La première partie, « Le Nouveau Lai des Völsung » retrace l’histoire de Sigurd, le grand héros qui s’empare du trésor de Fáfnir le dragon après l’avoir abattu. Il raconte également comment Brynhild, la Valkyrie qui sommeilla au milieu d’un cercle de feu, est réveillée par Sigurd. Enfin, il rapporte comment Sigurd entre à la cour des grands princes, les Niflungs (ou Nibelungs), avec qui il devient frère de sang. Dès lors surgissent amours et rancœurs attisées par les pouvoirs de la sorcière, la mère des Niflungs, qui maîtrise la magie, la métamorphose... Scènes spectaculaires, identités troublées, passions contrariées, conflits amers… La tragédie de Sigurd et Brynhild, et de Gudrún, sa sœur, aboutit au meurtre de Sigurd par les mains de ses frères de sang, au suicide de Brynhild et au désespoir de Gudrún.

Le second lai, « Le Nouveau Lai de Gudrún », raconte l’histoire de Gudrún après la mort de Sigurd, de son mariage forcé avec Atli, le chef des Huns qui tue ses frères, ainsi que de sa monstrueuse vengeance. 

 

En ce qui me concerne, cette lecture n'a pas été vraiment facile ; j'ai du mal avec l'oeuvre poétique en général, et même si c'est Tolkien qui en écrit, ça ne changera pas trop mon avis. Par ailleurs l'introduction de Christopher Tolkien est beaucoup trop longue, et gâche un peu le plaisir de la découverte du travail de son père. Le versant philologue n'est pas ce que je préfère dans son oeuvre, et pour le coup c'est presque un pensum. Dommage, car le lecteur assidu de Tolkien pourrait discerner pas mal de figures narratives qui ont inspiré son oeuvre de fiction.

 

Je vous ai mis en illustration les deux couvertures des éditions françaises. La première, proche de l'originale, reprend un détail du portail de l'église de Hylestad, en Norvège, datant du XIIe siècle et conservé à l'Institut archéologique de l'université d'Oslo. Elle représente le cheval de Sigurd, Grani, chargé du trésor de Fáfnir, avec les deux oiseaux qui préviennent Sigurd de la trahison de Regin. La seconde est un fragment d'une peinture de John Howe, baptisée Door of Heorot, Heorot étant le palais de Beowulf, autre héros de légendes nordiques ayant inspiré Tolkien ; mais pour le coup, malgré sa beauté, elle est plus éloignée de l'esprit de l'ouvrage, qu'en pensez-vous ? Un seul regret, que la version en poche (celle que j'ai achetée et lue, donc) n'ait pas repris les illustrations de Bill Sanderson de l'édition originale.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://fantasy-gate.fr/site/wp-content/uploads/2012/12/Cassandre-F-Amaranthe-Samhain-Tome-1-Rebelle-Editions.jpg

 

Alienor Mc Kanaghan est une adolescente comme les autres. Enfin presque, si l'on considère qu'être élevée par ses parents et sa grand-mère avec un entraînement intensif au maniement des armes et aux techniques d'auto-défense est normal. Bien sûr, notre monde est violent, mais Allie (elle déteste qu'on l'appelle Alienor) va apprendre le jour de ses 18 ans qu'il est bien pire, et que malheureusement elle va devoir le sauver... Car Allie va hériter, par sa mère, de sa condition d'Uansith, c'est à dire la protectrice d'une race, en l'occurrence humaine. Mais elle va aussi apprendre qu'elle est citée dans une prophétie, elle l'Unique qui est Quatre, au milieu de nombre de créatures surnaturelles...

 

Samhain est le premier roman de Cassandre F. Amaranthe, jeune auteure française adepte de littératures de l'imaginaire et de mythologie celtique. Edité en premier lieu par Edilivre, c'est chez Rebelle Editions que sort donc la version remaniée de ce premier roman. Au long de la lecture, les références à plusieurs séries télévisées centrées sur les vampires et les créatures fantastiques se font de plus en plus jour, entre les soeurs sorcières qui gardent un Livre des Ombres dans leur grenier, le petit ami vampire ou des Elus pour chaque race...

 

La lecture de l'ensemble fut loin d'être désagréable, grâce à une volonté marquée de placer pas mal d'action dans le récit, une imagination quand même assez présente malgré ces influences, ou le choix d'une écriture claire, sans grande fioriture, même dans les séquences d'instrospection d'Allie. Les personnages sont bien intégrés, relativement crédibles, même si peu nombreux au final.

 

Ce qui m'a le plus gêné est plutôt le rythme. L'auteure fait des paragraphes longs, très longs, parfois de la durée d'un chapitre. Le récit est dense, et on y passe à mon avis un peu trop de temps pour un roman de ce type ; ainsi le roman aurait pu se terminer au bout de 200 ou 250 pages (un évènement survenant dans ces eaux-là aurait d'ailleurs permis de s'y prêter sans problème), et la suite, peut-être un peu plus délayée, aurait pu prendre part dans un second tome. Il y a des coquilles au niveau des temps et quelques passages qui auraient eu besoin d'une relecture plus attentive au niveau de l'orthographe, mais sans cela la langue est claire, déliée, facile à assimiler.

 

Samhain est donc un premier roman sous influence, pas désagréable à lire, mais qui aurait eu besoin d'une surveillance éditoriale accrue.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Une véritable épidémie de meurtres ravage la France. D’un endroit à l’autre, les scènes de crime semblent se répondre. Comme un langage ou un jeu. Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ? Très vite, l’Hexagone ne leur suffit plus : l’Europe entière devient l’enjeu de leur monstrueuse compétition. Pour mettre fin à cette escalade de l’horreur, pour tenter de comprendre, une brigade pas tout à fait comme les autres, épaulée par un célèbre profiler.

 

Maxime Chattam s'affirme de plus en plus, au fil des tomes, comme le chef de file du thriller à la française. Pas un défenseur acharné de l'intrigue avec des bérets et des baguettes dedans, je tiens tout de suite à rassurer nos amis américains, mais comme un véritable écrivain, qui sait allier une efficacité dans l'écriture avec des idées, un univers qui s'affirment au fil des romans.

 

J'ai dévoré ce roman, sur 95% de sa longueur. Pourtant sa construction, son sujet, la plupart des éléments qui le composent n'ont rien de spécialement original, mais la maîtrise est là, entre la découverte des différents meurtres, la psychologie des personnages, les processus techniques, juridiques et scientifiques utilisés par les enquêteurs. Ayant fait des études de criminologie, on peut supposer que l'auteur sait de quoi il parle.

 

Mais plutôt que de nous servir une histoire classique, où l'enquêteur s'en sort sans une égratignure, ou alors en extirpant les éclats de verre des pieds en rigolant, Chattam nous balance en plein milieu du bouquin un renversement de posture. Juste après, si j'ose dire, une scène qui vient un peu comme un cheveu (ou un poil pubien) sur la soupe, mais qui du coup justifie la suite. Le lecteur, du coup, doit s'adapter à cette nouvelle posture, une psychologie réellement différente. Et puis peu avant la fin, on est passé à deux doigts d'un autre bouleversement... Il n'y a que la fin qui m'ait un peu déplu, une sorte de deus ex machina qui permet à l'auteur de rattacher cet opus à d'autres de ses romans, ce procédé lui permettant de développer une théorie globale sur le crime. Pourquoi pas, mais je reste un peu sceptique quant à la légitimité de ce rattachement entre romans.

 

J'ai également apprécié le fait que ce soient des gendarmes (et non des policiers) qui soient mis en avant, comme c'est le cas dans 99% des histoires de ce type.

 

Un bon point -de plus- est le fait qu'on voyage pas mal dans ce roman ; du Val d'Oise au Lot-et-Garonne, en passant par la Pologne, l'Ecosse et le Québec, Chattam nous fait découvrir des lieux parfois fascinants et des pans d'Histoire méconnus, plaçant La Conjuration primitive un cran au-dessus du thriller de qualité.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.livredepoche.com/sites/default/files/styles/cover_book_focus/public/media/imgArticle/LGFLIVREDEPOCHE/2012/9782253164814-T.jpg

 

Officiellement mort, le Bourbon Kid pourrait en profiter pour couler des jours heureux en compagnie de Beth, son amour de jeunesse enfin retrouvé. Encore faudrait-il que sa nouvelle identité reste secrète, sans quoi ses nombreuses victimes et ses ennemis, plus nombreux encore, finiraient bien par s'unir pour se venger. Mais quand Beth est kidnappée, et qu'il s'avère aussi être le seul à pouvoir sauver Santa Mondega d'un terrible bain de sang, le Bourbon Kid n'a plus qu'une solution : revenir d'entre les morts. Plus sauvage et plus impitoyable que jamais.

 

Ce quatrième tome des aventures du Bourbon Kid (que l'on pourrait résumer par "traînées sanglantes") fait directement suite au deuxième, L'Oeil de la Lune. Il fait également référence au troisième, Le Cimetière du Diable, qui se déroule pendant une partie de l'intrigue de ce quatrième opus... Ayant lu les deux derniers dans un laps de temps assez courts, je peux avancer la thèse que l'Anonyme qui "signe" la série n'est pas tout seul, mais qu'ils sont en fait au moins deux. Car Le Cimetière du Diable me semble vraiment à part, écrit dans un style différent -et peut-être meilleur- des autres. Ici le Bourbon Kid se retrouve dans le cadre "classique" de Santa Mondega, qu'il pensait avoir vidé de ses habitants maléfiques, mais vers lequel il est donc obligé de revenir. Fort des nouveaux adversaires rencontrés dans Le Cimetière du Diable, il doit donc, cette fois, être confronté à des vampires (encore et toujours), des loups-garous, mais aussi des zombies, une momie antédiluvienne et même un tueur en série déguisé en Père Noël... Difficile de faire plus déjanté que cet univers...

 

C'est toujours aussi ironique, traité au premier degré, avec les personnages habituels, mi-losers, mi-héros, agrémentés de quelques nouveaux qui ne laisseront pas forcément un grand souvenir... Santa Mondega va se souvenir de cet Halloween enneigé...

 

 

Spooky

 

Note, pour les amateurs, la couverture réelle de l'édition française comporte le titre et le logo de l'éditeur en vernis sélectif... noir, rendant toute sa puissance à la splendide illustration de Mohamed Itani.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.jailu.com/docs/Albums/14473/9782290352137.jpg

 

Pour deux vieux busards du journalisme tels que Dave Bowie et Vince Teague, la présence dans leur petit hebdomadaire local de la ravissante Stephanie McCann est un bain de jouvence. Et comment donner plus sûrement à l'exquise stagiaire l'envie de rester, si ce n'est en lui révélant l'insoluble énigme qui les tenaille et qu'ils gardent jalousement depuis vingt-cinq ans ? Cet homme retrouvé sur une plage, mort dans des circonstances insolites et inexplicables, livrera-t-il son secret à la jeune fille happée par cette histoire ?

 

Ce court roman constitue une incursion -toute relative- de King dans le domaine du polar. Il se présente en fait comme un récit dans le récit puisque les deux vieux briscards racontent à la fraîche et jeune Steffi comment ils ont vécu ce qui reste, au jour de leur récit, encore un mystère. La qualité est toujours là, on est encore une fois happé par l'histoire, par la façon dont les différents éléments d'enquête sont révélés aux enquêteurs, mais au final, quand on referme le bouquin, on se dit "Tout ça pour ça ?". En effet le dénouement n'est pas vraiment à la hauteur. Je n'en dirai pas plus, car il tient en partie à la nature même de l'histoire, et le but ici n'est pas de spoiler, mais bien de vous donner une idée de l'intérêt que représente le roman. Il est donc ici minime.

 

Amateurs de polars noirs, de mystères en chambres closes, et même complétistes de SK, passez votre chemin.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41msUtenpwL._SL500_AA300_.jpg

 

On retrouve -non sans déplaisir- le Bourbon Kid dans le troisième volet de ses aventures, cette fois-ci au coeur d'une sorte de radio-crochet dans un hôtel immense situé dans une zone désertique, le bien nommé Cimetière du Diable.

 

Zombies, chanteurs ratés, tueurs (à gages ou non), voyante crapoteuse ou encore barman loser de compétition (oui, Sanchez est toujours là, increvable malgré la surcharge pondérale et la poisse), nous avons encore droit à une galerie de personnages hauts en couleur. Après la baisse de rythme constatée dans le second opus, Anonyme a trouvé le moyen de relancer la machine en mettant les protagonistes dans un lieu presque clos, exacerbant leurs caractères, et surtout leurs fêlures. C'est toujours déjanté, drôle, même si l'aspect féroce et désespéré des débuts est moins évident.

 

A lire, donc.

 

Spooky

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