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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

livres

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Je me suis intéressé il y a quelques temps, pour un projet, à la vie de Nikola Tesla. Vous ne savez pas qui c'est ? C'est dommage. En quelques mots Nikola Tesla est un physicien serbe, né en Autriche-Hongrie en 1856, naturalisé américain et mort à New York en 1943. Ce fut probablement l'un des esprits les plus brillants de son époque, qui posa les principes du radar, de la radio, de la télécommande, des drones, d'internet... Rien que ça, et oui. Malheureusement Tesla se fit voler de nombreux brevets, la faute à la rapacité de certains de ses partenaires financiers ou employeurs, comme Thomas Edison.

 

Tout cela Jean Echenoz le raconte, en le romançant à peine, dans ce roman qui place la vie de Tesla (appelé Gregor) sous le signe des éclairs, car il naquit une nuit d'orage, fut fasciné toute sa vie par les éclairs générés naturellement et réussit même à faire des shows où les arcs électriques tiennent une grande place. Le roman est drôle, enlevé, pertinent, n'hésitant pas à se moquer de l'étrange passion de Tesla pour... les pigeons, et se révèle un excellent moment de lecture.

 

Je recommande donc.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Londres, 1887. Le jeune Herbert G. Wells rêve de devenir écrivain. Puisque son roman a été refusé par tous les éditeurs, il décide d'embarquer pour l’Amérique. On dit que là-bas, tout à l’ouest, se trouve une cité idéale… Mais c’était compter sans un événement de taille : l’apparition d’un navire spatial tout droit arrivé de Mars ! À son bord, un fuyard est venu prévenir les hommes d’une catastrophe imminente : une grande invasion se prépare, qui menace rien moins qu’éliminer la race humaine.

 

Alors que dire... Johan Héliot, que j'avais découvert il y a quelques années avec La Lune seule le sait, bel hommage steampunk à Jules Verne, revient dans mes lectures avec ce roman, sorti en 2010. Cette fois-ci le patronage est double, puisqu'outre HG Wells on trouve aussi l'univers d'Edgar Rice Burroughs, avec son sycle consacré à Mars. Il n'y a pas là de plagiat, mais bel et bien un cri d'amour pour ces deux immenses auteurs. Héliot renverse le roman presqu'éponyme de Wells pour en faire une sorte de road-movie à la sauce martienne. Le résultat est de grande qualité, la plume alerte de l'auteur se délectant visiblement à mettre en place de nombreux éléments emprunté aux deux auteurs précités. Et c'est drôle, en plus.

 

Par ailleurs on trouve en annexe une sorte de laïus sur la planète rouge et ses différents avatars historiques, ce qui porte l'ouvrage sur de hautes sphères, ainsi que sur Wells et son évolution en tant qu'écrivain, qui suit de près celle de son idéologie. Très éclairant et jouissif.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Redrick Shouhart travaille comme laborantin à l’institut international des cultures extra-terrestres de la ville de Harmont. En échange de quelques billets rapidement liquidés en beuveries frénétiques, il explore et ramène des objets étranges issus de la Zone. La Zone est l’une des six aires d’atterrissages connues d’extra-terrestres débarqués et repartis en toute discrétion, mais abandonnant tout de même quelques restes à la curiosité humaine. Un trafic officiel, et officieux, s’organise autour de la capture des reliefs de ce pique-nique sidéral. Trafic non sans danger, car les objets en question dont la nature et le fonctionnement échappent à l’entendement humain, gisent dans des territoires dangereux défiant les lois de la physique.

 

Cela faisait un moment que je n'avais pas lu un "classique" de la science-fiction. Celui-ci, rédigé par les frères Strougatski, date de 1972. D'abord publié dans la revue Avrora, disponible en France chez Denoël (dans les collections Présence du futur puis Lunes d'encre) ainsi que chez Folio SF, il tourne autour du personnage de Redrick Shouhart, un stalker qui passe le plus clair de son temps dans la Zone tout en essayant de construire sa vie de famille. Un personnage dont la descente aux enfers suit la progression du roman, même si on a un intermède avec celui de Nounane, un de ses amis aux motivations pas claires.

 

L'écriture des deux auteurs russes est âpre, difficile et certains passages auraient mérité des éclaircissements. Mais l'essentiel est là, ce roman parle de l'incommunicabilité avec l'autre, de l'enfermement sur soi, de la mainmise des complexes militaro-industriels sur l'économie. On ne recevra pas d'explications sur les objets mystérieux, sur les motivations des Visiteurs ni même sur le destin de Shouhart, mais le roman se lit comme une sorte de long monologue intérieur d'un esprit voué à la folie. La noirceur, la vanité sont omniprésents dans ce récit où le monde semble s'être arrêté dans les années 1970 ou 1980.

A noter que la traduction littérale du titre original est : "Pique-nique au bord du chemin", et que le cinéaste Andrei Tarkovski en a tiré un film, Stalker, sorti en 1979.

 

Une drôle de lecture.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Après une série d’événements tragiques, Yoann Clivel, flic brillant de la police judiciaire française, se rend dans un hôpital psychiatrique. Il y fait la connaissance d’un jeune homme atteint d’autisme qui communique avec les morts. L’un de ses « fantômes » est une femme qui prétend avoir été assassinée. Supercherie ? Délire d’un malade mental ? Ou piste à prendre au sérieux ? Happé par les méandres de cette affaire, Clivel se retrouve face à une autre énigme : l’assassinat de son propre père lorsqu’il était enfant…

 

Je voulais essayer une auteure française de polar, après Maud Tabachnik. Mon sentiment, à la fin de ma lecture, est ambivalent : d'un côté on sent que Natacha Calestrémé fait beaucoup de recherches pour étayer son histoire, dans les domaines afférents : procédures au sein de la PJ, milieu mediumnique, psychiatrie... Elle se nourrit même de son expérience et son histoire personnelle pour certains éléments, et on sent que c'est du solide.

 

De l'autre côté on sent un certain manque d'expérience en termes d'écriture spécifique : son enquêteur arrive aux bonnes conclusions de manière un peu abrupte, alors que l'évidence saute aux yeux longtemps auparavant. De même, l'essentiel du récit est "vu" du côté de Yoann, mais il y a parfois des petites incursions dans l'esprit de plusieurs personnages secondaires, ce qui casse le rythme. C'est un peu dommageable, car son récit contient des éléments plutôt intéressants, comme la relation particulière qu'ont les jumeaux, bien éloignés que ce que les media veulent nous faire croire, ou encore certains passages relatifs à la psychiatrie ou au placement d'enfants, mais amenés parfois maladroitement.

 

L'auteure, toutefois, construit peu à peu un univers avec des personnages pas inintéressants, même si Yoann Clivel manque encore d'épaisseur.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Présentée par son éditeur comme la princesse du fantastique français, Mélanie Fazi a su, au fil des années, se faire une place de choix dans ce milieu, alternant les travaux de traduction et d'écriture, entre autres talents. Son oeuvre personnelle est encore légère, puisqu'on ne peut la créditer que de deux romans (dont Arlis des forains) et trois recueils de nouvelles, dont celui-ci, le plus récent, est paru chez Bragelonne, éditeur leader sur la littérature de genre en France.

 

Enluminées par une maquette absolument magnifique, ses nouvelles se dégustent par petites touches, il ne faut pas aller trop vite. Son écriture, toute en nuances et en sensibilité, est souvent marquée par une fragilité, une fêlure qui ajoutent un soupçon d'authenticité à son style semi-précieux (dans le sens de riche, sans être inutilement ampoulé). Sur la douzaine de récits courts qui composent ce recueil, certains m'ont marqué, comme cette étrange sarabande entre une marionettiste, son compagnon et leurs créations de bois, l'histoire de cette "autre route", que j'ai cru voir comme une métaphore de... quelque chose que je ne vous décrirai pas, ou encore l'histoire de cette jeune fille promise à un dragon... Des histoires prenantes, surprenantes. Et celle qui donne son titre au recueil, probablement la plus puissante du lot, est une véritable ode à l'amour mais aussi à la mémoire.

 

Mélanie Fazi écrit peu, ou du moins publie peu, mais ses rtécits sont tous des bijoux.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

L’angoisse monte à Sandhamn : une jeune fille a disparu au cours de la nuit. Sous une pluie battante d’automne, l’inspecteur Thomas Andreasson et ses collègues ratissent l’île, en vain : Lina Rosén reste introuvable et l’enquête conclut à une noyade accidentelle.

Quelques mois plus tard, Nora Linde décide de prendre quelques jours de vacances au cœur de l’hiver à Sandhamn avec ses deux petits garçons. Son mari la trompe et elle a besoin du calme de l’île pour réfléchir. Mais, en jouant dans la forêt, Adam et Simon font une macabre découverte : des restes humains enfouis dans un sac sous la neige. Est-il possible que ce soit le cadavre de Lina ? Et quelle est cette ombre, tapie dans la nuit, sous les fenêtres des Rosén ? Pourquoi ?

Malgré l’absence de pistes, Thomas et son amie Nora ont un étrange pressentiment : l’assassin de Lina rôde encore et n’en a pas fini avec sa sinistre mission.

 

Et une nouvelle auteure nordique, une ! Acclamée par la critique et comparée à Camill Lackberg, Viveca Sten propose une nouvelle enquête de son duo fétiche, Thomas Andreasson et Nora Linde, sur la petite île de Sandhamn. Ne connaissant pas cet univers, je suis rentré de plain-pied dans le roman, sans ressentir de réelle gêne. La lecture des deux premiers romans n'est pas indispensable pour comprendre celui-ci, l'auteure y fait peu référence. Ses personnages ne sont pas de sstars, ils ont des comportements normaux, ils aiment, détestent, ont des difficultés financières ou professionnelles...

 

Viveca Sten construit son histoire avec deux intrigues parallèles, l'une se déroulant dans les années 1920, l'autre en 2007. Elles sont bien évidemment liées, mais ce lien est révélé assez tardivement, peut-être un un peu trop d'ailleurs. L'origine de la disparition de Lina est rien moins que stupide, comme cela arrive parfois au sein de petites communautés... L'atmosphère de l'île de Sandhamn, une île peuplée de 110 habitants à proximité de Stockholm, est plutôt prenante. Et la fin... Je ne peux pas dire que je ne l'ai pas aimée, mais elle laisse beaucoup de questions en suspens, ce qui rend le prochain roman mettant en scène Andreasson et Linde plus qu'attendu.

 

A suivre, donc.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Pierrot le Fou, c'est Pierre Loutrel, leader du gang des tractions avant, cette bande de petits voyous qui a sévi un peu partout en France -mais surtout en région parisienne- pendant les années 40. Oui, parfaitement, pendant la seconde guerre mondiale, et après, Pierrot le Fou et sa petite bande, Danos et Boucheseiche, Jo Attia, Naudy et Fefeu ont écumé les bureaux de poste, les agences bancaires à bord de leurs "15", ces tractions avant devenues légendaires.

 

Rodolphe, scénariste de BD, écrivain, journaliste et scénographe, a décidé de se pencher sur leur histoire, en se mettant dans la peau -fictive- d'un journaliste à la petite semaine, surnommé Paulo le Belge, qui aurait côtoyé ces cadors du casse, sans jamais participer à leurs méfaits, mais qui a un peu profité de leurs largesses. Une équipe surprenante que ce gang des tractions avant ; on y trouve des anciens hommes de main dévoués à l'Occupant, des Résistants, lesquels se sont parfois frités sévèrement entre eux avant de devenir copains comme cochons. L'un d'eux, Jo Attia, a même été déporté en Allemagne, puis a réussi à rentrer presque tout seul à Paris, peu après la libération du camp de Mauthausen où il se trouvait, alors que les libérateurs, les Canadiens, avaient condamné le camp à la quarantaine... Son histoire à elle toute seule vaut la lecture du bouquin (et nécessiterait sans doute un autre ouvrage), tant on sent la passion de Rodolphe pour le personnage. Son récit à Paulo est l'un des morceaux de bravoure du roman. Autre grand moment, l'assaut donné par la police nationale à une guinguette des bords de Marne, qui donne lieu à un spectacle aussi hallucinant qu'ubuesque. je vous laisse faire des recherches, ou tout simplement lire le très prenant roman de Rodolphe, pour comprendre mes allusions.

 

Pour rendre son récit plus vivant, l'auteur utilise à fond l'argot, le langage imagé, n'hésitant pas à pousser sur la ripaille et la paillardise. Ce qui rajoute un vernis d'authenticité à cette histoire qui a dû nécessiter de nombreuses recherches. Il nous raconte par le menu certains des casses les plus spectaculaires, les ratés d'anthologie aussi, parfois dû à des soucis mécaniques... Les aventures sentimentales de Pierrot aussi, parfois avec des célébrités telles Martine Carol ou Ginette Leclerc. Jusqu'à la fin, cet énième casse raté dans une bijouterie du XVIème, suivi d'un stupide accident avec son arme à feu qui blesse grièvement Loutrel, et son inhumation dans un lieu désert...

 

Au final, une lecture très intéressante, sur un personnage ou plutôt une bande de personnages dont l'histoire n'est plus connue qu'au travers de quelques films, mais qui ont "enrichi" l'histoire du grand banditisme en France. Fortement recommandé.

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

J'avais découvert Nadia Coste un peu par hasard, au travers de son cycle de fantasy des Fedeylins, que j'avais beaucoup aimé. Depuis la jeune femme a fait du chemin, plusieurs autres romans sont sortis, j'ai même eu l'occasion de deviser un peu avec elle, une discussion au cours de laquelle elle m'avait parlé de son roman vampirique alors en gestation, Le Premier.

 

Car oui, cela ne se voit pas sur la couverture, mais il s'agit de l'histoire du premier vampire, Vaïn, qui naquit à l'époque néolithique. Celui-ci est un adolescent maigrichon, toujours dans l'ombre de son frère aîné, qu'il suit à son insu lors de sa quête d'initiation à l'âge adulte. Mais une énième dispute éclate entre les deux garçons, et Urr, l'aîné, tue son frère, le laissant basculer dans une rivière. Mais par un étrange processus, Vaïn revient inexplicablement à la vie, tandis qu'Urr boit accidentellement à la source d'un loup, ce qui va lui conférer une grande force mais aussi la faculté de se transformer en loup les nuits de pleine lune...

 

Vaïn va donc se relever, guérir lentement de ses blessures, et se découvrir d'étranges pouvoirs, comme des sens accrus, une grande force mais aussi le goût du sang fraîchement recueilli (et rien d'autre comme nourriture). Mais il ne peut se déplacer en terrain découvert que la nuit, les rayons du soleil lui brûlant cruellement la peau. Egalement habité par la rage et la rancoeur, il va tenter de se venger de son frère, lequel sème la terreur autant que ses gènes partout où il passe. Vaïn va donc se mettre n queête également des descendants de son frère, qui grandissent à une vitesse anormale. C'est une quête qui va s'étirer sur des siècles, et qui va laisser des traces. Vaïn va traverser les âges seul, terriblement seul, et ce n'est pas le crâne d'auroch qu'il a tué peu après sa transformation, pourtant doté de parole, qui comblera cette solitude...

 

Encore une fois Nadia Coste m'emporte dans son monde. Son écriture n'est peut-être pas la plus virtuose qui soit, mais elle a ce don de tenir ses lecteurs en haleine, de développer la psychologie de ses personnages, forcément déviants, et de nous mettre au coeur de son récit, avec cette écriture organique et d'une efficacité redoutable. Et puis, en fin de parcours, elle parvient à raccrocher son intrigue à une belle légende des débuts de la civilisation occidentale. Sans en dire trop, entre les lignes. Chapeau.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Lancé dans la traque d’un insaisissable psychopathe, le lieutenant Boris Berezovsky se retrouve pris au piège de son passé. Ou plutôt du passé de son père Vladimir, un juif russe échappé de l’enfer stalinien et devenu citoyen américain, qui se dit menacé par des services secrets étrangers. Boris découvre alors avec stupeur que Vladimir entretenait d’excellentes relations avec la bête noire de Poutine, son neveu Boris Berezovsky (homonyme de son fils), le célèbre oligarque, prétendument « suicidé » à Londres.

Tandis que le meurtrier continue de sévir en toute impunité, Boris se plonge dans sa propre histoire, cherchant qui, de la mafia russe locale, du MI5 ou du FSB cherche à liquider son père.

 

Maud Tabachnik est l'une des maîtresses françaises du polar, et je ne connaissais pas son boulot. Dans ce roman, l'action prend pied au sein du SFPD, la police de San Francisco.

 

On voit qu'il y a un sacré travail de recherche concernant les procédures, les us et coutumes de la maison poulaga yankee, tout autant que de la topographie de San Francisco. Par contre il y a parfois des problèmes de rythme, on sent que l'auteure veut amener certaines situations, mais elle les amène de façon un peu téléphonée, de sorte qu'on les voit arriver assez vite. Hheureusement, il y a cette dimension géopolitique plutôt intéressante, avec la Russie post-communiste d'Eltsine et Poutine. Une époque personnifiée par le père du héros, un sacré personnage.

 

L'autre versant de l'histoire est incarnée par Ferris Holme, ce tueur en série au profil très particulier, dans l'esprit duquel Maud tabachnik nous fait plonger, de façon glaçante.

 

En outre la fin est très surprenante, puisqu'elle annonce probablement... une suite.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Après être sortis -non sans mal- de la Terre Brûlée, Thomas et ses amis sont retenus par le Wicked dans un étrange complexe, séparés les uns des autres. Mais ils réussissent à s'échapper, par petits groupes et sans savoir ce qu'il est advenu des autres.

Nouveau décor pour cet ultime volet de la trilogie l'Epreuve, avec la ville de Denver, puis le ghetto réservé aux Fondus, ces humains victimes des radiations dues aux rayons solaires ; la plupart du temps le groupe autour de Thomas est réduit : 4 ou 5 personnes. Mais Le WICKED est toujours là, sur la brèche, aux aguets, prêt à tout pour récupérer leurs "sujets".

 

Thomas et ses amis ne sont pas au bout de leurs peines, et pas à l'abri de retrouvailles très surprenantes.

 

Je me suis nettement plus ennuyé dans la lecture de ce troisième opus que dans celle des deux premiers. Certes, les personnages sont actifs, volontaires, ils sont décidés à ne pas se laisser faire et à sauver leurs amis, mais j'ai eu l'impression que beaucoup de choses se passaient trop facilement pour eux. Dashner, pour essayer de tromper son monde, place quelques péripéties, des obstacles, mais de façon plutôt maladroite. Le charme du premier tome est, pour moi, rompu.

 

Spooky

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