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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

livres

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Usé par des années de lutte stérile contre le crime, l’incorruptible commissaire Yeruldelgger a quitté la police d’Oulan-Bator. Plantant sa yourte dans les immensités du désert de Gobi, il a décidé de renouer avec les traditions de ses ancêtres. Mais sa retraite sera de courte durée. Deux étranges cavalières vont le plonger bien malgré lui dans une aventure sanglante qui les dépasse tous. Eventrée par les pelleteuses des multinationales, spoliée par les affairistes, ruinée par la corruption, la Mongolie des nomades et des chamanes semble avoir vendu son âme au diable !

 

Ce troisième opus des aventures de l'ex-flic mongol nous fait voyager entre son pays et le Canada, l'Australie et New York pour de brèves incursions formant une intrigue complexe, avec des cadavres plus nombreux que d'habitude dans la steppe. C'est encore une fois une épopée moderne et sauvage, entre spiritualité et économie de marché sans concessions. L'ours Yeruldelgger ne pourra décidément jamais être tranquille, et sa propension à s'attirer des ennuis le suivra jusqu'à la mort, il faut croire...

 

Ian Manook creuse le sillon de son personnage star, en lui donnant un destin tragique et peut-être définitif. Il sera encore une fois touché au coeur, par la perte d'un être cher, un tourment qui permettra à l'auteur d'écrire quelques belles pages mettant en relation l'être aimé et le désert. Une écriture riche, inspirée, mais une construction tellement dense qu'on peut parfois un peu le fil. Mais Yeruldelgger reste un personnage haut en couleurs, qui oscille entre spiritualité shaolin, tradition nomade et pragmatisme dans la résolution des affaires auxquelles il est confronté, même s'il s'en défend farouchement..

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

« Bonjour Eden. Tu me manques. On peut se parler ? Appelle-moi. »

Il est tard lorsque Eden, jeune éditrice new-yorkaise, reçoit ce message de sa mère, Tara. Leurs relations sont distantes depuis que celle-ci a refait sa vie avec un homme de treize ans son cadet dont elle a eu un petit garçon, Jeremy. Pour Flynn Darby, séduisant diplômé de Harvard, Tara a tout quitté : sa fille, son mari, leur maison. Quitte à payer le prix fort : affronter la rancune d’Eden et devoir élever un enfant atteint d’une maladie génétique très grave.

En décidant de ne pas répondre, Eden n’imagine pas un instant qu’elle n’entendra plus jamais la voix de sa mère : le lendemain, Tara se suicide après avoir tué Jeremy… Rongée par la culpabilité, Eden n’a d’autre choix que de se mettre en danger pour connaître la vérité. Peu à peu, elle découvre un aspect de sa mère qu’elle ignorait mais aussi la personnalité étrange de Flynn…

 

Je ne connaissais pas Patricia Mac Donald, qui semble pourtant être l'une des reines du thriller psychologique américain. Ce roman est son 19ème traduit en France, si j'ai bien compté. Cette expérience se traduit par une écriture claire, efficace, qui nous met d'emblée dans l'esprit d'Eden, laquelle cherche à toute force à comprendre ce qu'il s'est passé. Le comportement de Flynn et d'autres membres de l'entourage de sa mère éveillent notre curiosité, et nos soupçons. L'auteure fait preuve de logique dans le cheminement des sentiments de son héroïne, et lorsque la vérité tombe, on est tout aussi surpris qu'elle, même si le responsable a sa propre logique.

 

J'ai trouvé cependant que la dernière séquence était un peu précipitée, En effet, vues les implications du pot-aux-roses, je pense que quelques pages de plus auraient été les bienvenues. Si l'occasion se représente, je lirai un autre roman de Patricia Mac Donald, cependant, car le plaisir global de lecture était bien présent.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Ce sixième roman fait suite à celui-ci, et fait office de fin de cycle. Le Prédicateur a pu s'enfuir, mais garde une forte rancoeur envers Lilly et ses compagnons. La rencontre d'un groupe de survivants va lui permettre de s'attaquer à nouveau à ses ennemis, qui ont reconstitué une vie dans un souterrain à proximité de Woodbury.

 

Sur le plan de l'écriture, on sent tout de même un fléchissement du côté de Jay Bonansinga. Certes, le fond de l'histoire est tissée de massacres, de chairs putréfiées et autres pertes de membres, mais la psychologie des personnages est moins creusée, même si au bout de 6 romans, on commence à en connaître certains. Des têtes d'affiche vont même -enfin ! disparaître, ce qui me permet de dire qu'il s'agit d'une fin de cycle.

 

Attendons la suite...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Au nord de la Suède, à la fonte des glaces, le cadavre d’une jeune fille remonte à la surface du lac de Vittangijärvi. Est-ce son fantôme qui trouble les nuits de la procureure Rebecka Martinsson ? Alors que l’enquête réveille d’anciennes rumeurs sur la mystérieuse disparition en 1943 d’un avion allemand dans la région de Kiruna, un tueur rôde, prêt à tout pour que la vérité reste enterrée sous un demi-siècle de neige…

 

Troisième lecture d'un roman d'Asa Larsson, et troisième déception, peut-être plus nette que dans les opus précédents. Mes griefs sont un peu toujours les mêmes : des personnages au passé approfondi, peut-être un peu trop, malgré la longueur plus modeste du roman (330 pages). Cela ne m'aurait pas trop gêné si le reste du roman avait fait preuve de rythme, d'inventivité... Les points de départ concernant les personnages sont intéressants, mais au final assez mal exploités. Et pour modifier un peu la multiplicité des points de vue dont je me plaignais dans Le Sang versé, l'auteure utilise un stratagème qui là encore fait pschiiiiiit. Je n'en dirai pas plus, mais le potentiel de ce stratagème est exploité en une seule occasion.

 

Quant à l'enquête elle-même, elle se révèle assez banale, et l'élément un peu original (une épave d'avion allemand au fond d'un lac gelé) ne sert quasiment à rien...

 

Du gâchis. Je pense que ce troisième opus marque mes adieux avec Rebecka Martinsson et Anna-Maria Mella.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Je parle assez peu de politique ou de société sur mon blog, et pour cause, ce n'est pas sa vocation. Mais lorsque mon auteur préféré, qui plus est ultra-populaire aux Etats-Unis et dans le monde, se fend d'un petit essai sur les armes à feu aux Etats-Unis, je me permets une petite incartade.

 

Cet essai date toutefois de 2013, et il n'est disponible qu'en e-book ou en audiobook. Il faut dire que publier un tel brulôt en livre classique serait périlleux, vue la puissance de la NRA aux Etats-Unis. Par contre à ma connaissance, aucun éditeur hors USA ne s'y est non plus risqué, ce qui est dommage. C'est après la tuerie de Sandy Hook, en 2012 dans l'Etat du Connecticut, qu'il a senti l'urgence de s'exprimer sur la chose. Pour en savoir plus sur ce drame, je vous invite à aller voir ici. L'auteur s'est d'abord documenté sur les tueries de masse qui défrayent régulièrement la chronique aux Etats-Unis, et a rapidement fait le lien avec la vente libre d'armes. Mais au-delà du constat, et conscient qu'il est impossible de trouver une solution radicale aux Etats-Unis, pour des raisons politiques, économiques et culturelles, il propose un contrôle strict de la vente des armes à feu, et l'interdiction des fusils d'assaut. Lui-même reconnaît posséder trois armes, et ne pas non plus vouloir déposséder les chasseurs de leurs armes.

 

Mais un autre fait l'a grandement fait réfléchir à la question. Le fait qu'un de ses romans, l'excellent Rage, ait fait partie des lectures de chevet de plusieurs mass-murderers... Roman qu'il a d'ailleurs fait retirer de la vente illico presto. Mais en réfléchissant, King s'est rendu compte que ce roman, pas plus que les films ou les jeux video supposés "violents", n'est en fait responsable de ce déchaînement de violence. C'est le manque d'instruction, la vente libre d'armes ainsi que le sentiment de peur paranoïaque de nombre d'Américains, qui provoque cet état de fait.

 

L'essai de King suit un schéma  de construction bien clair : dans un premier temps, lorsqu'une tuerie survient, il donne un aperçu des différentes phases de traitement des media : Arrivée sur les lieux en masse, première vidéo à sensation tournée sur téléphone, premières suppositions (avec de nombreux préjugés) sur le possible meurtrier, effet dramatique à gogo, voyeurisme, utilisation de ces « breaking news » par les pubs et le passage aux oubliettes grâce aux dernières frasques de Kim Kardashian. King en arrive ensuite sur Rage et sa décision de le retirer de la vente, puis passe en revue les différentes tueries "notables" des dernières années. Vient ensuite une rapide analyse de la culture américaine, laquelle est tissée de violence, laquelle n'est pas provoquée par les loisirs supposés violents. L'auteur finit son tour d'horizon par un dézingage en règle de la NRA et autres pro-guns en les traitant de personnes aveugles et têtues.

 

En conclusion, King propose un ensemble de mesures permettant à terme de réduire les tueries de masse aux Etats-Unis, en prenant comme exemple l'Etat australien pour l'une d'entre elles.

 

King ne propose pas le retrait des armes à feur personnelles (il sait que leur port est trop ancré dans la culture américaine), mais une adaptation de la législation en vigueur dans la constitution américaine (dont le fameux deuxième amendement). Rien de bien révolutionnaire au final, vu de l'extérieur, mais le fait qu'un auteur aussi populaire, qui doit avoir des lecteurs dans les deux camps, prenne position, même nuancée, sur la question, a dû faire du bruit, surtout qu'il a écrit son essai avec toute la verve et l'humour dont on le sait capable. On trouve d'ailleurs des écrits contrant son essai sur Amazon, et même des versions satiriques.

 

Les bénéfices générés par la vente de cet essai seront reversés à une association d'aide aux victimes d'armes à feu.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

«Je suis le capitaine Henri Villon, et je mourrai bientôt. Non, ne ricanez pas en lisant cette sentencieuse présentation. N’est-ce pas l’ultime privilège d’un condamné d’annoncer son trépas comme il l’entend ? C’est mon droit. Et si vous ne me l’accordez pas, alors disons que je le prends.»
Ainsi débute le récit du capitaine Villon. Il lutte avec son équipage de pirates pour préserver sa liberté dans un monde déchiré par d'impitoyables perturbations temporelles. Son arme : le Déchronologue, un navire à l'armement très particulier.

 

Ce roman était depuis plusieurs années dans ma pile à lire, et c'est un peu par hasard, à la faveur d'un départ en vacances, qu'il s'est retrouvé dans la lecture à emporter. Sa construction peut dérouter : tout se passe au milieu du XVIIème siècle, grosso modo entre la Floride et la Guyane, et met en scène ce capitaine corsaire Henri Villon, qui essaie de lutter contre les tentatives hégémoniques des vaisseaux de course espagnols dans la région. Jusqu'au jour où sa frégate croise la route d'un bâtiment aux dimensions cyclopéennes, puis des Targui, une peuplade qui deale des produits très spéciaux... Rien de bien méchant avec cette intrusion de la science-fiction par petites touches dans ce qui ressemble à un récit de pirates, si ce n'est l'agencement anti-chronologique des chapitres.

 

On ceommence en effet par ce qui constitue presque la fin chronologique du récit, puis on passe à différentes époques sur une durée d'une quinzaine d'année. L'idée ? Construire une sorte de toile, de puzzle, dont les différents éléments, au fil de leur lecture, semblant vouloir nous perdre en route, mais cionstituent un tout cohérent. Cette construction a priori anarchique ajoute une couche d'intérêt au roman, fort bien écrit et encore mieux documenté (Beauverger a listé ses principales lectures en fin d'ouvrage). Bien sûr le sujet du roman est le voyage dabns le temps, renforcé par cette construction, qui permet également d'approcher l'élément science-fictif en douceur. Mais au-delà de ces éléments de SF, c'est un excellent récit de pirates, qui permet une immersion dans cette société très aprticulière haute en couleurs.

 

Un très bon roman, récompensé par le Grand prix de l'Imaginaire 2010, le Prix Bob-Morane 2010, le Prix du Lundi 2009, et le Prix européen Utopiales des Pays de la Loire 2009. Beauverger a gagné avec ce récit unique ses galons d'auteur majeur de la SFFF.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

"Un pur concentré d'adrénaline... A ne surtout pas manquer", prête la quatrième de couverture à Lisa Gardner, écrivain dont j'ai bien apprécié les deux derniers bouquins. Et franchement, ce n'est pas usurpé. De la troisième à la dernière pages, comme le titre le laisse entendre, c'est une course-poursuite effrénée, avec deux personnes très différentes, mais spéciales chacune à sa façon, en ligne de mire.

 

Les rebondissements sont multiples, le suspense d'une incroyable densité, et les personnages plutôt fouillés. Bien sûr, le pitch n'est pas très original, entre le Fugitif, Ennemi d'Etat et d'autres films ou romans d'espionnage à haute tension. On pense aussi au Charlie (Firestarter en VO) de Stephen King, avec son héroïne enfantine dotée de pouvoirs hors du commun... Bien sûr, l'ancrage dans les années 2010 ajoute un vernis technologique qui sert de moteur au récit à bien des moments.Le personnage de Sam Dryden, l'un des deux héros, va revenir dans un autre roman, Signal, qui vient de sortir aux Etats-Unis. Avec Runner, Patrick Lee se montre plutôt efficace.

 

Un roman vite lu, mais plutôt diverstissant malgré son côté déjà lu.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l'Inkatha, en guerre contre l'ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu'elles lui ont fait... Aujourd'hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l'Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d'Afrique, bat tous les records.
Les choses s'enveniment lorsqu'on retrouve la fille d'un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l'agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds... Si l'Apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l'ombre de la réconciliation nationale...

 

Jolie découverte avec ce roman d'un auteur français qui insuffle de l'exotisme dans certains de ses romans policiers. Nous sommes ainsi dans l'AfSud de pré-Coupe du Monde de football 2010 (oui, vous savez, le car de Knysna, tout ça...). Un pays en proie à une criminalité galopante, qui traîne les restes de l'Apartheid, et essaie de préparer au mieux son premeir rendez-vous médiatico-sportif de portée planétaire... C'est dans ce cadre qu'a lieu cette course-poursuite tiouffue, crépusculaire, désespérée, avec des personnages d'une grande richesse et une intrigue d'une incroyable densité pour un polar d'une taille normal (450 pages en format poche).

 

J'ai hâte de lire d'autres titres de l'auteur.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Au sommet de la tour Eiffel, un policier massacre 193 personnes. À Bordeaux, un enseignant fait feu sur ses propres élèves. Plus au sud, une championne de tir à l’arc prend sa famille pour cible…


Virus, secte, terrorisme, maladie contagieuse ? Les tueries se multiplient sans que le commissaire Mallock et son équipe ne parviennent à établir le moindre lien entre les différents forcenés. À chaque instant, un voisin, un passant peut devenir un monstre en puissance…
Dans une atmosphère de fin des temps, Mallock enquête, désespérant de parvenir à mettre un terme au massacre des innocents.

 

Ce roman est le deuxième de la séries de Mallock (pseudo de l'auteur, mais aussi nom de famille de son personnage principal), mais il peut se lire indépendamment du premier tome des Chroniques barbares. Il l'a personnellement revu pour une nouvelle édition, et je l'ai acheté sur l'insistance d'un ami blogueur (coucou Benoît), dans le but d'élargir mes connaissances en thriller contemporain.

 

Alors qu'en est-il ? j'ai découvert l'histoire d'un commissaire de la PJ de Paris, qui aime aussi le Bassin d'Arcachon, qui possède un petit don mediumnique, et essaie de gérer au mieux une petite équipe d'experts hétéroclites. Nous sommes aussi, bien sûr, dans la tête du ou des tueurs, ou plus exactement du ou des commanditaire(s) de cette série de massacre à grande échelle. Le sujet est intéressant, vraiment informé, on sent que l'auteur s'est beaucoup documenté pour construire son fléau. L'atmosphère de fin du monde sur Paris est lourde, très lourde, assez réussie, même si j'ai trouvé certains passages un peu brouillons. Les dons spéciaux du commissaire ne sont pas encore parfaitement employés à mon sens, j'imagine que cela évolue dans la suite de la série.

 

Suite que je découvrirai avec plaisir.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Qui est Pierre ? Et d'ailleurs, se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rêveur ? Un affabulateur ? Un assassin ?
Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui.
Et rarement de mort naturelle.

 

J'ai lu la plupart des derniers romans de Maxime Chattam, chef de file du thriller français. J'y ai senti une nette progression dans l'écriture, mais aussi une tendance en filigrane (l'Autre Monde exclu), à savoir sonder les profondeurs de l'âme humaine, en particulier dans ce qu'elle a de plus noir. Ce nouveau roman, qui se pose comme un "one-shot" ou le début d'une nouvelle série, émarge dans ce mouvement. Nous sommes donc dans l'esprit de Pierre, qui du jour au lendemain décide de changer de vie, du tout au tout. Il ne semble rien avoir d'exceptionnel, sauf que la mort semble s'acharner autour de lui, l'empêcher de trouver le bonheur dans sa nouvelle vie. Le gars est quand même inquiétant, lorsqu'il ne ramasse pas les déjections des pensionnaires du zoo de Vincennes, il passe son temps libre à appeler des numéros au hasard, engageant la conversation avec celui ou celle qui acceptera de la lui faire.

 

Contrairement à ses romans précédents, j'ai trouvé celui-ci déroutant, pour ne pas dire franchement raté. Son personnage principal est dérangé, certes, mais je n'y ai pas vu l'espèce de monstre psychopathologique que l'auteur semble vouloir y mettre. Le récit ressemble à une sorte d'essai sociologique sur la solitude, qui peut mener à l'asociabilité, voire à la psychopathie... Le trait le plus mis en avant est la psychologie, un trait que Chattam soigne dans chacun de ses livres, mais qui ici semble un peu vain. J'avoue que tout au long de ma lecture ou presque, je me suis senti... consterné. J'espère que cela n'annonce pas un virage dans ses romans futurs, plus orientés "thrillers", car je pense que je décrocherai vite.

 

Assez bof, donc.

 

Spooky

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