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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

livres

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Londres, 1940. La capitale britannique subit jour et nuit les assauts des bombes allemandes. Un soir d’alerte aérienne, Albert Morrison, ex-patron du MI6, le service des renseignements anglais, est poussé par-dessus la rampe d’escalier du haut du troisième étage de son immeuble. Il meurt aux pieds de sa fille Ava, qui s’apprêtait à gravir les marches. Dans la pénombre, elle n’a pas pu voir l’agresseur, qui s’est enfui par l’escalier de secours.

 

Pour Trave, jeune enquêteur, c’est une première grosse affaire. Il apprend qu’un certain Thorn, également cadre au MI6, est venu rendre visite à Morrison l’après-midi même de sa mort… Trave découvre également un mystérieux message dans la poche du défunt. En le déchiffrant, il comprend qu’un complot visant à assassiner Churchill s’organise. Thorn serait-il impliqué dans l’affaire ? Morrison aurait-il tenté de l’en empêcher, devenant une victime collatérale ? Trave doit agir vite, car s’il ne parvient pas à sauver le Premier ministre, c’est le destin du pays tout entier qui pourrait basculer.

 

L'écriture est très agréable, peut-être un peu sèche par moments, mais Simon Tolkien (petit-fils du créateur du Hobbit et du Seigneur des Anneaux) s'attache à être clair dans ses descriptions. Jamais je ne me suis senti perdu dans le récit, même s'il aurait gagné à être un peu aéré. Le point culminant du roman est pour moi une scène de bombardement, sous lequel se trouvent deux des héros de l'histoire, et qui est fort évocatrice. Par contre l'histoire se termine un peu mollement.

 

Au final un roman agréable, mais loin d'être inoubliable.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Après avoir achevé sa trilogie intitulée l'Epreuve, James Dashner, sans doute pressé par ses éditeurs d'y donner un nouveau chapitre sous forme de prequel, pour cause de succès, nous livre donc L'ordre de tuer.

 

J'avoue que la fin de la trilogie m'avait laissé un peu déçu, les promesses du premier et du deuxième tome s'étaient envolées, même si l'ensemble ne bénéficiait pas d'une écriture inoubliable. Qu'en est-il de ce prequel ? Nous sommes donc sur Terre, quelque part en Nouvelle-Angleterre, après que les éruptions solaires aient commencé à dévaster la croûte terrestre. les survivants se sont regroupés dans des ghettos et essaient de recommencer à vivre, en attendant la prochaine vague de chaleur. Jusqu'au jour où un berg, un de ces fameux avions détenus par... on ne sait qui, décident d'ouvrir le feu sur un de ces camps.

 

Alec, ancien militaire, et Mark, jeune homme plein de vigueur, se battent alors pour leurs vies et celles de leurs compagnes, qui sont emmenées par l'équipage d'un de ces bergs. Au cours de leur poursuite, ils vont rencontrer Deedee, une enfant qui semble ne pas être touchée par le virus qui a été inoculé à une partie de la population. Quel va être leur destin ?

 

Il s'agit bien d'un prequel, puisque les personnages en scène ici n'ont pas de rapport direct avec ceux de la trilogie proprement dite. Il a pour but d'expliquer les origines du virus qui va dévaster les survivants, que l'on appellera la Braise, et que le WICKED cherchera par la suite à combattre. Mais au-délà de la révélation de l'origine de ce virus, trop rapide, le roman n'est qu'une interminable course-poursuite, certes palpitante, mais vite lassante... Le livre refermé, j'ai eu l'impression de lire un one-shot qui bien sûr appelle une suite, beaucoup plus développée (avec juste un petit lien en toute fin), mais ne se justifie pas en tant que tel. Ça sent l'ouvrage de commande après un succès inespéré.

 

Spooky

 

Pour rappel, mes chroniques des trois précédents romans :

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Bénévole dans une association qui s'occupe d'enfants, Lina est partie poursuivre ses études à Mou di, un petit village perdu, en Chine. Thomas, lui, enquête pour une ONG sur les disparitions d'enfants (principalement des petites filles) qui sévissent depuis des décennies dans cette région reculée. La jeune femme accepte de lui servir d'espionne sur place, où elle découvre vite les ravages de la politique de l'enfant unique. Mais ses questions vont semer le trouble dans le village. Quand un mystérieux assassin se met à éliminer un à un tous ceux qui semblaient savoir quelque chose, elle comprend que le piège est en train de se refermer sur elle...

 

Les Petites filles est le premier roman de Julie Ewa. Une première assez remarquable car très vite la jeune auteure s'y montre très à l'aise dans le processus d'écriture, avec deux persnnages principaux qui ont son âge. On se prend très vite d'amitié pour Sun, dont la fille a disparu, mais aussi pour Lina, étudiante française qui va se retrouver au milieu d'un trafic qui la dépasse. Le roman est découpé en chapitres très court (jusqu'à 5 pages), ce qui permet un rythme effréné dans un récit où cela ne se justifie pas forcément. Et ce qui est un avantage d'un côté est un inconvénient de l'autre, car on n'a du coup pas le temps de vraiment s'installer dans l'action avec Lina qu'on se retrouve avec Sun, 24 ans plus tôt. J'ai même un peu perdu le fil aux deux tiers du roman, pour le retrouver un peu plus loin. Un traitement un peu plus subtil des personnages aurait peut-être été de bon aloi ; je pense par exemple à cet homme, décrit comme ce qu'il est au final : un monstre et un fourbe, tandis que l'on peut deviner l'identité du commanditaire des enlèvements d'enfants relativement à l'avance avec un peu d'imagination.

 

Julie Ewa ne cantonne (ah ah !) pas son récit à des discussions, il y a aussi pas mal d'action, et l'enquête de Lina et Thomas va s'avérer dangereuse. De même, certains personnages ne vont pas survivre juste parce qu'ils ne sont que des victimes innocentes...

 

Un premier roman prometteur malgré quelques défauts, mais qui permet en plus de toucher du doigt l'un des éléments essentiels de la société chinoise actuelle. Une auteure à suivre.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Bornholm, une île danoise de la mer baltique, fin des années 1990. Le cadavre d'une jeune fille est retrouvé dans un arbre, son vélo broyé au bord de la route. Aucune trace du chauffard : affaire classée. Sauf pour un inspecteur de la police locale qui finit dix-sept ans plus tard par demander l'aide de l'inspecteur Carl Mørck. Avant de se tirer une balle dans la tête.

À l'initiative de Rose, l'assistante du flegmatique Mørck, l'insolite trio du Département V en charge des cold cases débarque sur l'île de Bornholm. En remuant le passé, ils prennent le risque de réveiller de vieux démons...

 

Vous le savez si vous suivez ce blog depuis trois ans, Jussi Adler Olsen, au travers de sa série consacrée au Département V de la police criminelle de Copenhague (voir les liens ci-dessous), est devenu l'un de mes auteurs préférés. Avec ses "cold cases" intrigants, ses personnages riches et surprenants et son style alliant dynamisme et humour, il a su faire de sa série un univers majeur dans la galaxie thriller/polar. Ce sixième tome ne déroge pas à la règle. Nous sommes bien sûr en compagnie de Mørck et ses assistants, mais aussi dans la peau de l'un des protagonistes de l'affaire de la jeune fille renversée. Un personnage trouble, aux motivations difficiles à accepter. Avec ce sixième opus Adler Olsen fait une incursion dans le milieu des sectes au sens large, délivrant quelques petites choses dignes d'intérêt, mais sans non plus aller trop en profondeur. Il nous propose également de découvrir un endroit assez remarquable au Danemark, une île touristique qui ne manque pas de charme, même s'il s'y passe des choses pas très reluisantes.

 

Il faut dire qu'avec ses 650 pages ce roman est dense, puisqu'en sus de l'intrigue principale l'auteur fait avancer sa toile de fond, à savoir l'affaire vieille de 8 ans qui a coûté la vie à un coéquipier de Mørck et en a rendu paraplégique un autre. Mais ce n'est qu'un élément de la "mythologie" de la série parmi d'autres, puisque la rencontre d'un hypnotiseur dans le cadre de leur enquête va radicalement transformer la vie de Mørck, Rose et Assad.

 

Adler Olsen a réussi, en plus de nous livrer une intrigue encore une fois palpitante et pleine de surprises (créant des fausses pistes à la fois pour les enquêteurs ET le lecteur) à carrément m'asseoir avec un épilogue tétanisant mais aussi teinté d'espoir. Nos trois enquêteurs vont y laisser des plumes, au propre comme au figuré. Une page majeure dans la série. Adler Olsen est fort, très fort.

 

Spooky

 

pour lire mes chroniques sur les tomes précédents de la série, par ordre chronologique :

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Tom Clancy, romancier américain, était considéré de son vivant comme l'un des meilleurs auteurs de romans d'espionnage. Il s'est fait connaître par ses récits mettant en scène l'agent de la CIA Jack Ryan, à l'époque de la guerre froide. Ses romans ont inspiré plusieurs films, dont certains fort réussis. On citera A la poursuite d'Octobre rouge, Jeux de guerre, Danger immédiat ou encore La Somme de toutes les peurs... Son univers a également inspiré le jeu video avec Ghost Recon ou la série des Rainbow Six. Pour ma part j'avais déjà lu plusieurs romans de la série il y a longtemps, mais c'est son Sur ordre, en 1996, qui m'avait durablement marqué à cause de sa description d'un avion piraté par des terroristes quis 'écrasait sur le Congrès américain et qui décapitait la nation américaine... Tom Clancy s'est éteint en octobre 2013, quelques jours après avoir, avec la collaboration de Mark Greaney, mis la dernière main au roman Chef de guerre, dont le héros est Jack Ryan Jr, fils du président des Etats-Unis.

 

Quand le président Jack Ryan n'était encore qu'un simple agent de la CIA, il avait enquêté sur le meurtre d'un de ses camarades qui s'apprêtait à dévoiler un scandale financier. L'assassin ? Un mystérieux tueur du KGB, jamais démasqué. Trente ans plus tard, un nouvel homme fort a émergé du chaos de la Russie. Une ascension fulgurante fondée sur les trahisons et la corruption. Sa fortune personnelle repose sur un sombre secret et il éliminera tous ceux qui s'en approchent. L'obsession de l'ambitieux Volodin : redonner à la Russie sa splendeur.

 

C'est dans le passé de Jack Ryan Sr que se trouvent peut-être les clés pour mettre fin à la fureur expansionniste de ce nouveau tsar.

 

L'intrigue se partage entre plusieurs fils narratifs, avec les deux Jack Ryan, mais aussi deux pilotes d'un hélicoptère de combat basé en Ukraine. Le récit navigue d'ailleurs entre la Russie, l'Ukraine, l'Allemagne, la Suisse, l'Angleterre et les Etats-Unis, et sur deux périodes, les années 1980 et les années 2010, les deux se nourrissant mutuellement. L'écriture de Clancy est nerveuse, précise, ultra-documentée comme souvent, et le récit navigue entre discussions stratégiques et scènes d'action remarquablement décrites. Ce qui est le plus troublant, c'est la façon dont est relatée l'invasion de l'Ukraine par les forces armées russes... Seulement quelques mois avant que la fédération de Russie n'envoie en réalité (même si elle l'a toujours nié) des soldats en Crimée et dans une partie de l'Ukraine...

 

Tom Clancy avait-il des dons de prémonition ? Difficile à dire, toujours est-il que son souci de réalisme et son analyse géopolitique l'ont amené à relater des choses qui se sont produites par la suite. Rien que pour cela, ce roman, réparti entre deux tomes de 400 pages, vaut la lecture.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

La vision au cinéma de Seul sur Mars, réalisé par Ridley Scott, lm'a donné envie de lire le roman original, écrit par Andy Weir, lequel a un peu galéré pour trouver un éditeur à une certaine époque.

 

Comme souvent, pour ne pas dire toujours, le roman contient beaucoup plus de choses qu'un film, et s'avère encore meilleur, essentiellement grâce à cette quantité. En effet Andy Weir a truffé son histoire de détails techniques et scientifiques, que Scott et ses scénaristes ont dû abréger, pour des raisons évidentes. Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à notre mouton, à savoir Mark Watney.

 

Celui-ci fait partie d'une mission spatiale, baptisée Arès 3, qui consiste en du travail d'échantillonnage et d'exploration de Mars par six astronautes. Hélas, au cours d'une impressionnante tempête, cinq d'entre eux se réfugient dans le module de décollage et doivent finalement partir en urgence, laissant pour mort Mark Watney, après qu'il ait été empalé par un piquet de l'antenne de communication et que ses capteurs de signes vitaux aient cessé de fonctionner. Mais celui-ci survit, et réussit à rejoindre le camp de base de l'équipe, épargné par les éléments, où il commence à s'organiser, dans l'attente d'une prochaine mission habitée pour Mars, programmée pour deux ans et demi plus tard. Botaniste de formation, il va d'abord essayer de produire sa propre nouriture, puis tenter de trouver un moyen de rétablir le contact avec la Terre, gérer l'oxygénation de son espace de vie... Je vous passe les détails.

 

J'ai eu une grosse crainte au cours de la première partie du bouquin. Qu'il ne soit en fait qu'un monologue ponctué de calculs scientifiques tous plus abstrus les uns que les autres. Heureusement Weir a fait de Watney un joyeux lurion, capable de maudire la NASA en direct ou de se plaindre des goûts musicaux de son commandant de mision. C'est un scientifique compétent, mais capable de se tromper, et de frôler la mort par négligence. Au bout de 70 pages nous basculons sur Terre, au sein de la NASA, d'abord effondrée par la supposée mort de son employé, puis, après avoir découvert, grâce aux observateurs satellitaires toujours disposés autour de la planète rouge, qu'il était encore vivant, engagée dans le processus d'aide à la survie de Watney.

 

La NASA n'est pas seulement vue sous l'angle de l'administration monolithique, mais aussi et surtout sous celui d'une somme d'individualités et de talents capables de parer à toute éventualité. Et là encore, la différence entre techniciens (geeks, forcément), politiques et communicants est très marquée, même si j'aurais aimé voir plus largement les membres du Congrès et le grand public. Les media sont aussi présents, mais leur implication reste largement bienveillante.

 

Et puis il y a l'équipage de l'Hermès. Les coéquipiers de Watney sur le chemin du retour vers la terre (qui durera un an) que la direction de la NASA choisit de NE PAS informer d'une solution l'impliquant directement au sujet du sauvetage de leur ami. Cinq astronautes ultra-compétents, mais traumatisés par l'épisode martien, qui vont prendre une décision radicale.

 

Au milieyu de toute cette gravité, Weir a réussi à placer de l'humour, forcément salvateur et même quelques répliques cultes, d'ailleurs reprises dans le film de Scott. L'énorme clin d'oeil geek à Tolkien est d'ailleurs présent dans le roman.

 

Andy Weir ne ménage pas son personnage principal. A peu près tout ce qui peut arriver de pire sur Mars lui tombe sur le coin de la figure en l'espace de deux ans. Sur Hermès, la vie doit se réorganiser pour la prolongation de sa mission. Et ça ne rigole pas, la durée de vie du vaisseau étant prolongée, et même plus que doublée. Le réalisme est donc bien présent, pour couronner une histoire vraiment plaisante, et même passionnante par endroits.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

À Blankenberge, sur la côte flamande, un homme est retrouvé baignant dans son sang, tué d'une balle dans la bouche. La veille, il quittait le casino ivre mort, proférant des menaces, et annonçant une vague de meurtres sur la ville. Lorsqu'on découvre le cadavre d'une jeune femme le long de la plage, on prend ses propos au sérieux.

 

Poussé pour les besoins de l'enquête à s'intéresser de très près à l'univers des casinos, le commissaire Van In sombre dans le jeu, s'endette, met en péril son couple et sa carrière, et se fait des ennemis, beaucoup d'ennemis...

 

C'est donc ma deuxième lecture d'une enquête du commissaire Van In, après la femme tatouée. Et mon impression générale est la même. L'écriture est vive, dynamique, ne manque pas de mordant, et souffre d'une fin ultra-précipitée. Ici elle n'est pas longue d'un paragraphe, mais d'une demie-page. On est toujours entre Bruges et Blankenberge pour l'essentiel, dans la Flandre occidentale donc, et même si ce n'est pas désagréable, il n'y a pas grand-chose de remarquable dans cet épisode.

 

Pas sûr que j'y revienne.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Le premier cycle de romans tirés de l'univers créé par Robert Kirkman s'est achevé avec la Chute du Gouverneur 2, quatrième opus de la série.

 

Ce tome 5 n'est pas le commencement d'un nouveau cycle, mais plutôt, à mon avis un épisode de transition, qui marque sans doute la fin de la ville de Woodbury, qui a abrité pendant de longs mois les ouailles du Gouverneur, puis de Lilly Caul, jeune femme courageuse.

 

Au début de cette histoire elle essaye donc, avec l'aide d'une trentaine de survivants, de reconstruire tout doucement une micro-société, fondée sur le respect et le partage. La jeune femme se prend d'ailleurs de passion pour la botanique et le jardin qu'elle tente de créer dans le stade de sinistre mémoire est pour elle un symbole de cette vie renaissante, alors qu'une énorme horde de zombies erre aux alentours de la ville, solidement cadenassée. Mais plusieurs arrivées vont bouleverser ce fragile équilibre. Celle d'une famille de quatre personnes, dont l'une à la santé mentale déficiente, d'abord. Puis celle d'un jeune homme totalement épuisé, à la recherche d'une aide pour ses amis barricadés dans une église à une trentaine de kilomètres de la ville, ensuite... Parmi eux, le prédicateur du titre, un prêtre pentecôtiste qui va bientôt se retrouver à la tête de la petite communauté...

 

Lilly et ses amis vont laisser des plumes dans l'affaire, et rien ne sera comme avant l'arrivée du Prédicateur...

 

On continue donc sur les récits loin d'être désagréables, avec comme personnages principaux Lilly et le vieux Bob, ancien infirmier militaire au passé d'alcoolique, des personnages au caractère bien trempé. Par contre j'ai trouvé la dernière séquence un peu "too much", alors que la situation de Lilly et ses amis est bien mal embarquée... C'est aussi une constante dans le comic et la série TV, mais attention quand même à ne pas en faire trop...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Jean-Christophe Grangé a fait parler de lui en 1998 avec les Rivières pourpres, un polar nerveux adapté au cinéma par Mathieu Kassovitz deux ans après. De l'eau, ou plutôt du sang, a coulé sous les ponts et sa plume depuis, et nous voilà avec Lontano, son onzième roman, petit bébé de 777 pages et un kilo même pas tout mouillé.

 

Le père est le premier flic de France. Le fils aîné bosse à la Crime. Le cadet règne sur les marchés financiers. La petite soeur tapine dans les palaces. Chez les Morvan, la haine fait office de ciment familial. Pourtant, quand l’Homme-Clou, le tueur mythique des années 70, ressurgit des limbes africaines, le clan doit se tenir les coudes.

 

Nous voilà donc dans une histoire quelque peu étrange, qui commence par la mort accidentelle d'un apprenti pilote lors d'une séance de bizutage qui tourne mal en Bretagne, et se termine dans les appartements parisiens, en passant par la brousse de la République Démocratique du Congo, les quartiers chics de Florence ou les couloirs froids de l'Université Libre de Louvain-la-Neuve, en Belgique... Les personnages de Grangé accumulent les miles pour retrouver l'auteur d'une série de meurtres à forte consonance rituelle, les victimes étant retrouvées avec des clous et des éclats de verre incrustés dans tout le corps... La solution semble pourtant entrer en résonance avec l'histoire de l'Homme-Clou, un tueur en série sanguinaire qui a enflammé le coeur de l'Afrique au début des années 1970, et dont le père Morvan fut le rédempteur. Mais le Vieux, comme l'appellent ses enfants, ne livre pas tous ses secrets à son aîné Erwan, enquêteur émérite de la Crim', qui doit jongler entre de multiples pistes, des faisceaux discordants, mais aussi des affaires familiales complexes...

 

Grangé nous plonge dans une intrigue aux implications nombreuses, imbriquant vie privée et vie professionnele du flic-héros, mais cette fois-ci, les deux sont -presque- intimement liées. A la fin de ce gros pavé toutes les questions ne sont pas encore complètement réglées, ce qui laisse penser qu'une suite pourrait voir le jour. Il faudra bien ça car le personnage de Grégoire Morvan est loin d'avoir livré tous ses secrets, lui la barbouze de la République. C'est prenant, quasiment de bout en bout, mais la longueur du bestiau oblige tout de même le lecteur à faire des pauses, sous peine de mourir de faim.

 

Fortement recommandé, j'ai hâte de lire d'autres romans de l'auteur.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Au nord de la Suède, au bord d’un lac gelé, un pêcheur découvre dans une cabane abandonnée le cadavre torturé d’une femme. La belle Inna Wattrang était la porte-parole de Mauri Kallis, un célèbre industriel à la tête d’une multinationale minière dont l’ascension et la réussite fascinent le pays. Les indices sont minces et les deux inspecteurs de la PJ de Kiruna font appel à l’ex-avocate Rebecka Martinsson, devenue procureur auxiliaire, pour tenter d’élucider les relations troubles qui semblent unir Kallis à son employée. Mais derrière le meurtre d’Inna se profile un univers de mensonges, de haines et de faux-semblants où le Mal se tient à l’affut comme un corbeau noir…

 

Deuxième rencontre, pour ma part, avec l'oeuvre d'Asa Larsson, phénomène d'édition en Suède, après Le Sang versé. Et l'impression est, à peu de choses près, la même. Le point fort de cette série est la profondeur des portraits de ses personnages. Qu'ils soient principaux, comme l'inspecteur de police Anna-Maria Mella ou la substitut du procureur Rebecka Martinsson, ou secondaires, comme les personnages concernés seulement par cette enquête, ils font l'objet de longs passages détaillés, fort bien écrits, permettant de comprendre leur psychologie. Et la façon dont ils agissent le moment venu.

 

Mais c'est la source du principal reproche que je ferai à Asa Larsson. Qu'elle souhaite enrichir ses personnages principaux est tout à fait compréhensible. La plupart des auteurs de polar ou de thriller le font. Mais que l'on sache que tel ou tel personnage secondaire a eu un immense talent pour la peinture, et que l'on aie des détails sur ce souci pendant 50 pages me semble un peu superflu, surtout lorsque ce personnage disparaît à la fin du bouquin.

 

Certes, ce personnage -en particulier- joue un rôle déterminant lors de la séquence finale, mais une condensation de son histoire aurait peut-être été mieux vue. D'autant plus que ladite séquence finale, par ailleurs tétanisante dans ses chassés-croisés et le timing des opérations, ne dure pas plus qu'une trentaine de pages... Sur les 460 du roman, ce ratio est bien maigre, bien qu'on sache que 95% des enbquêtes de la police se déroulent dans un bureau ou lors d'entretien de témoins.

 

Malgré les qualités évidentes de psychologie dans l'oeuvre d'Asa Larsson, je ne suis pas sûr de vouloir continuer à la suivre.

 

Spooky

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