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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

films

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

LE VIL AGE
Fait rare : je ne sais pas si j’ai aimé ce film. Si si, je vous assure, je ne sais pas quoi en penser. Du calme, Spooky, calme-toi, respire, re-mate-toi le premier épisode des X-Files et ça va aller. Bon alors, le Village... Ca raconte l’histoire d’un village (jusqu’ici tout va bien), visiblement dans les années 1890, dont les habitants ont peur des bois environnants. Lesdits bois contiendraient des créatures terrifiantes avec lesquelles les villageois ont établi une trêve. Une autarcie qui commence à poser de graves problèmes aux habitants de Covington, car les malades, faute de soins et de médicaments adéquats, meurent les uns après les autres, ce qui fait gravement réagir Lucius Hunt (Joaquin Phoenix, vu dans Signes et The Yards), qui décide de traverser les bois pour aller chercher des remèdes à la ville. Mais il rebrousse vite chemin. Dès lors, de drôles d’événements secouent la communauté : on trouve des chiens sans les poils, et les bois semblent anormalement agités...

Un soir, une des créatures franchit même la lisière des bois, et vient rôder aux abords des habitations. Lucius Hunt est l’un des rares qui reste dehors, pour protéger sa fiancée, Ivy Walker, la fille du chef, qui malgré sa cécité, se révèle l’une des personnes les plus sensées de la communauté. Garçon manqué, elle passe beaucoup de temps avec Noah Percy (Adrien Brody, Le Pianiste), l’idiot du village. A l’annonce des fiançailles d’Ivy avec Lucius, il devient fou et poignarde Lucius. Ivy, folle de chagrin, décide à son tour de traverser des bois pour trouver des médicaments, seul espoir de sauver son fiancé... Voilà un pitch pas inintéressant. Traité par Shyamalan, l’auteur remarqué de Sixième Sens, Incassable et Signes, cela part dans des directions inattendues. Car la double révélation du film peut agacer, intriguer, fasciner. je n’en révèlerai rien, car même si le film peut être une effroyable daube si on le prend comme un épisode foutraque de La petite Maison dans la prairie, il révèle tout de même un énorme travail d’écriture, un appui fort sur la symbolique (des couleurs notamment, mais ceux qui ont vu les précédents films de Shyamalan y sont habitués), et une ambiance réussie.



Car le film est très oppressant dans sa globalité (la musique de James Newton Howard y est pour beaucoup) ; on sursaute à plusieurs reprises, et les créatures sont accompagnées d’un sentiment de gêne, ce qui est un atout pour un thriller psychologique. Notons également un casting réussi, avec des seconds rôles prestigieux (Sigourney Weaver : et j’ai crié, crié-é... Alien ! pour qu’il revienne ! ; William Hurt, acteur remarquable mais sous-exploité...), et une vraie révélation : Bryce Dallas Howard, fille du réalisateur Ron Howard (Apollo 13, Un Homme d’exception...). En aveugle débrouillarde, elle éclabousse l’écran, bénéficiant en outre d’un physique assez agréable.

Spooky

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

GHOST CHEAP

Premier film fantastique de l’an 2003, Le Bateau de l’Angoisse (Ghost Ship en VO), est un remake d’un “classique” des années 50. N’ayant pas vu l’original de Jack Castle, votre serviteur se contentera ici de vous parler de la “copie” des années 2000, réalisée par Steve Beck.
En 1963, l’Antonia Graza, un paquebot de luxe italien, disparaît dans le Détroit de Bering. Près de 40 ans plus tard, Jack, un jeune opérateur radio, en prend une photo aérienne. il propose à l’équipage de l’Arctic Warrior, un remorqueur d’Anchorage, de der afin d’en prendre possession, avec tout ce qu’il contient. Alléchés par cette perspective, Murphy (Gabriel Byrne, vu dans Smilla) et ses associés tentent le coup. Ils vont trouver le bâtiment, qui s’avère complètement vide. Mais leur arrivée va déchaîner les horreurs surgies du passé. On n’en dira pas plus, même si la suite réserve peu de surprises. En effet, il s’agit là d’une classique histoire de fantômes. le film atteint globalement son objectif : atmosphère envoûtante et glauque à souhait, effets de surprise habilement placés, casting sans stars mais efficace. A ce titre, on notera le premier rôle de Julianna Margulies (l’ex-infirmière-chef des Urgences), un rôle à la Ripley d’Alien, loin d’être ridicule, ou celui de Karl Urban (Eomer dans Les Deux Tours).



Au croisement (en haute mer) de Titanic, La Chose et Hantise, ce film sympatoche (avec un passage “techno” plutôt pas mal) reste un bon divertissement, à louer en video si vous en avez marre des blockbusters.

 

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

INTERCONNEXIONS SOUTERRAINES
Décidément la mode cinématographique semble être au référentiel. Après Equilibrium (lire par ailleurs), la série B Underworld prend la même voie. De Matrix (décidément incontournable) à The Crow en passant par Dark City et le manga Gunnm, les emprunts sont nombreux, sans compter l’inspiration de Roméo & Juliette claironnée haut et fort par les producteurs. Il semblerait donc que les jeunes réalisateurs d’aujourd’hui aient du mal à imposer des univers personnels originaux.
New York, de nos jours (en fait, c’est Budapest, hein, ça coûte moins cher). Les Vampires et les Lycans (loups-garous) se livrent une guerre souterraine millénaire, émaillée par des traquenards posés par les tueurs vampires, dont Selene (Kate Beckinsale) fait partie. Au cours de l’une de ces chasses, elle soustrait aux Lycans un humain “normal”, Michael Corvin (Scott Speedman), qui semble avoir un patrimoine génétique particulier. Cela va déchaîner le conflit, révéler des complicités inattendues, réveiller des terreurs passées... Saupoudrez un brin de romance, et vous obtenez deux lignes de scénario. Le reste, c’est l’équipe artistique du film qui s’en charge ; réalisation typique de clippeur djeunz, effets spéciaux corrects (qu’on me cite un autre film avec des loups-garous crédibles !), même si les vampires n’en sont pas vraiment bénéficiaires (lentilles de couleur et quenottes amovibles) et acteurs convaincants (au premier rang desquels la délicieusement moulée Kate Beckinsale, qui a débuté sa carrière professionnelle en tant qu’assistante d’anglais en France, avant d’être révélée -hum- par Pearl Harbor). A noter que Kevin Grevioux, co-scénariste et auteur de l’idée originale, joue aussi à l’acteur (cherchez un grand Black à la voix caverneuse vu dans La Planète des Singes).


Au niveau de la contribution du film de Len Wiseman au genre du film de vampires, l’apport est mince. On retiendra cependant l’idée des grands Anciens alternativement réveillés puis rendormis à intervalles réguliers, astuce qui permet de laisser la porte ouverte à une éventuelle suite (ah ! on me fait signe qu’il y aura une suite, bizarre, non ?).
Pour avoir une vue globale du genre, je ne peux que vous recommander de vous faire un week-end vidéo avec Blade, Entretien avec un Vampire, Vampires, Nosferatu... Et d’oublier Aux Frontières de l’Aube... Pour les films de loups-garous, évitez le portnawakesque Le Loup-Garou de Paris, préférez celui de Londres, sans oublier le sympathique Wolf, avec Jack Nicholson... Si l’on s’en tient au niveau du divertissement, Underworld tient globalement son pari. Par contre, au niveau de l’originalité, on repassera, Len Wiseman, bien qu’étant prometteur, n’est qu’un fan-boy de plus.

 

Spooky


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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

TU NE BANDERAS POINT
Un film américain avec une vedette qui ne joue pas la surenchère, c'est suffisamment rare pour être signalé. Boudé par les media, Le Tombeau vaut cependant d'être vu.
La scène se passe de nos jours. Une jeune archéologue israëlienne (Olivia Williams) découvre un mausolée dans une cave de Jérusalem. Le corps découvert là serait présent depuis 20 siècles, et porte des marques aux poignets, aux pieds, mais aussi une blessure au côté.
L'analogie avec une certaine personne est vite faite. Le Vatican est alerté, et dépêche sur place un enquêteur, le père Matt Gutierrez (Antonio Banderas, comme toujours impeccable). Celui-ci se heurte à la détermination de ceux qui l'envoient, mais aussi à la colère des Juifs (on ne souille pas une sépulture) et à la convoitise des Palestiniens.
Dans la ville trois fois sainte, il est difficile de louvoyer entre les eaux. Mais le corps gardera-t-il son mystère jusqu'au bout ? Un thriller théologique sans fioriture, efficace et qui plus est, intéressant. En effet, que se passerait-il si l'on découvrait le tombeau du Christ ? .


Petit bémol cependant. Que Gutierrez, prêtre sud-américain, s'exprime en anglais avec les Israëliens et les Palestiniens, cela peut se comprendre. Mais pourquoi un Israëlien parle-t-il également en anglais à un autre Israëlien ? De même pour les Palestiniens... Soit il y a un truc qui m'échappe, soit les Américains oublient que tout le monde ne parle pas la langue de Shakespeare...

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

TETWAESSOR 3
Douze ans. Douze ans qu'on l'attendait, ce troisième opus. James Cameron étant trop cher, et parce que Schwarzie a accepté de reprendre son rôle fétiche moyennant 30 millions de dollars, c'est l'excellent artisan Jonathan Mostow (Breakdown, U-571) qui s'y colle. Soyons clairs, on est loin du niveau des deux films de Cameron, même si son univers est respecté. Les garants en sont Mario Kassar et Andrew Vajna, producteurs des 3 films. Dix ans après les événements relatés dans T2 (Titou pour les intimes), la troisième guerre mondiale n'a pas eu lieu. John Connor (Nick Stahl) vit tel un paria, essayant de se faire plus pâle qu'un fantôme. Mais un nouveau modèle de Terminator, le T-X, aux traits féminins (incarné par la sculpturale Kristanna Loken), est envoyé dans le passé afin d'éliminer Connor et les dirigeants de la Résistance. Parmi ceux-ci se trouve Alice Brewster (la lumineuse Claire Danes), vétérinaire de son état, et future Mme Connor. Son futur mari, donc, se trouvera là à point nommé, ainsi qu'un Terminator modèle "classique" (rev'là Schwarzie !) pour la sauver des griffes de la T-X.
Le décor est planté. Quelle émotion d'entendre à nouveau le thème inoubliable de Terminator, de voir le nom du culturiste autrichien remplir l'écran (20 lettres, tout de même !) pour une ultime (?) apparition au cinéma. Au fil des images, on se prend à noter l'intégralité de ses dialogues : I am reviendu (et ça va chiu), I am a machine, Bzz bip mut mut, assurément des répliques d'anthologie… Au niveau du scénario, le schéma est assez semblable à celui du second film, à savoir : John Connor, aidé par un T-101, cherche à désactiver Cyberdyne, poursuivi par un méchant Pacontentator, accompagné d'une femme fragile qui apprendra à manier les armes (sa mère étant remplacée par sa future femme… il y a du Freud là-dessous)… La fin m'a toutefois surpris, laissant pour une fois la part au pessimisme. On assiste ainsi au fameux "soulèvement des machines", initié par la T-X, on voit le premier modèle de Terminator. Les scènes d'action et d'effets spéciaux sont solides, l'humour (habituel dans la série) distillé avec intelligence…


Quel bonheur de revoir Claire Danes (jolie frimousse de Roméo + Juliette) et de découvrir K. Loken, qui sont très présentes à l'écran… Tout juste reprochera-t'on à Nick Stahl d'avoir moins d'intensité de jeu qu'Edward Furlong, mais que voulez-vous, il fallait bien trouver un acteur de moins de 25 ans n'étant pas en cure de désintoxication… En bref, ce T3 est un produit de commande de très bonne facture, artistiquement réussi.

Spooky

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

DEFINITIF

Ca y est, je me suis laissé entraîner malgré mes craintes (faut dire que j’ai trouvé l’Episode I mauvais et le II absolument pitoyable) et je l’ai vu.

Première constatation : qu’on aime ou pas, cet Episode III est * nettement * meilleur que les deux précédents. Oh bien sûr il y a toujours une course poursuite avec moult acrobaties et cascades, le tout créé par ordinateur avec une cinématique aussi improbable qu’insupportable, on a les yeux qui tournent, du mal à suivre et le cerval qui dégouline par les oreilles (traduction : l’abus de cinématique tout info nuit gravement à la “crédibilité” et à la compréhensibilité de certaines scènes). Mais il y a aussi plein de très jolis décors et plans bien sympas. Visuellement ça le fait pas mal.

Deuxième constatation, les acteurs ne sont pas bons. Et deuxième constation (suite), le doublage en français est très médiocre. Exemple parfait : Natalie Portman, avec un jeu absolument affligeant et une voix en VF franchement laide. A noter ses différentes coiffures qui l’enlaidissent systématiquement. On est bien loin de la Natalie Portman de Garden State, ravissante, elle. Palpatine c’est un peu la même chose. Son jeu est souvent (trop) outré, et son maquillage de seigneur Sith est assez ridicule (et pas bon). Mention spéciale mauvais goût à sa voix de Sith, même si le grand gagnant reste quand même Anakin, qui dès qu’il passe du côté obscur commence à parler lentement, d’une voix plus grave, plus basse, du genre “tiens, je vais faire comme mon nouveau maître, ça va faire trop classe”. Mais il faut bien reconnaître que ledit Anakin s’est vachement amélioré par rapport à l’Episode II (pas difficile !) et que son jeu est même meilleur que la plupart des autres...

Troisième constation : à l’intérieur de l’univers Star Wars, le scénario est plutôt bien foutu. Je crois que le montage a gommé pas mal de “subtilités”, parce que parfois (souvent ?) on a un peu de mal à comprendre les réactions des personnages, même si en y réfléchissant un peu on leur trouve des raisons (exemple type déjà cité, Anakin qui passe du côté obscur en deux minutes chrono). Surtout, l’intrigue est agréablement dense. Parfois un peu survolée (le sénat qui “élit” et acclame le nouvel empereur en cinq minutes, seule Padmé est navrée... moi ça me paraît pas cohérent du tout) mais dans l’ensemble bien touffue, et surtout sombre (à rapprocher de “L’Empire contre attaque” sur ce point). Un point que j’ai vraiment aimé, c’est la transformation d’Anakin en Dark Vador après qu’il ait été mutilé et brûlé. Je m’explique : Anakin est devenu Dark Vador pour sauver Padmé d’une mort certaine. C’est sa motivation principale, celle qui le fait vraiment basculer, qui lui fait accomplir trahisons, crimes, meurtres. Au moment où il est transformé en Dark Vador la première chose qu’il demande c’est si Padmé est en vie. Et Dark Sidious lui répond que non, Dark Vador l’a tuée. Et là quand même, Anakin perd la SEULE chose qui le retenait encore à l’Humanité, qui l’excusait aux yeux des spectateurs. Il tombe complètement et irrémédiablement dans le côté obscur et en même temps les bases psychologiques (regret et culpabilité) sont parfaitement posées pour l’Episode VI. Ca m’a fait penser à la damnation de Faust, par exemple dans l’excellent “Phantom of the Paradise” de Brian de Palma, où le héros est dépouillé peu à peu de tout ce qui lui est cher. Impressionnant. Par contre je me prends à rêver de ce qu’aurait pu être cet Episode avec de la réelle subtilité... ici l’ensemble reste tout de même plutôt pesant, en tout cas pas subtil dans le montage.

Quatrième constatation, malgré tous ses défauts, le film parvient à être fort et à susciter de l’émotion. Par exemple lors du massacre des Jedi... Quatrième constation bis, l’humour est assez présent presque sous forme de dérision, principalement dans la première moitié (évidemment, après il est beaucoup plus sombre).



Au final je pensais voir un gros nanar (voire une bouse comme les deux précédents épisodes) et non, ce film est d’un niveau tout à fait honorable, dense et assez prenant. Très inégal par contre : certains thèmes sont assez “profonds”, certaines scènes sont très bien traitées, d’autres le sont nettement moins.

Bref, pour donner une note, 3/5. Et vu mon opinion sur les précédents c’était très loin d’être gagné.

Cœur de Pat.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

STAR WARS : EPISODE II ATTACK OF THE CLONES OR WHEN THE YOUNG PADAWAN ANAKIN SKYWALKER STARTS HIS FALL INTO THE DARK SIDE OF THE FORCE AND WHEN HE STARTS A LOVE STORY WITH THE FORMER QUEEN PADME AMIDALA BECOMEN SENATOR OF THE NABOO PLANET, WHO TRIES TO FIGHT THE COMMERCE FEDERATION

Bon, ben voilà, j'ai raconté tout le film dans le titre.
Non, je plaisante ! Je suis donc allé voir l'un des films les plus attendus de l'année (on est gâtés, avec le Seigneur des Anneaux, Spiderman et Men in Black 2, hein ?), un peu échaudé par la bouillie précédente de George Lucas (voir l'un des premiers numéros d'Ansible, il y a 3 ans).
Alors inutile de se voiler la face : l'Attaque des Clones est bien meilleur que la Menace Fantôme. Lucas, qui est quand même loin d'être un imbécile, a visiblement entendu les critiques du monde entier, qui se focalisaient sur deux gros points : le rapport effets spéciaux/direction classique qui penchait outrageusement du côté des techniciens d'ILM, et la présence horripilante du dingoïde Jar Jar Binks.
Dans ce deuxième épisode, on a encore de longs passages purement numériques, visiblement Lucas ne tient pas plus d'une heure trente de métrage final derrière la caméra, mais il y a du mieux. Et l'affreux bipède aux longues oreilles est réduit à deux scènes, largement suffisantes, qui auraient d'ailleurs pu lui être retirées.
Et quand on sait qu'il s'agit d'un être virtuel, et pas d'un acteur caché sous un costume, on imagine que sa suppression n'aurait pas vraiment lésé quelqu'un, à part le doubleur…
Dix ans après les événements relatés dans la menace fantôme, l'ex-reine Padmé Amidala (Natalie Portman, décidément très bien dans ce rôle), devenue Sénatrice pour sa planète Naboo, tente de contrecarrer l'action de la fédération du Commerce (alliée en secret aux Jedis noirs, les Siths), qui essaie d'amener un maximum de planètes à faire sécession de la République.
Cible de nombreux attentats, Amidala est sous la protection des Jedis, et en particulier d'Obi-Wan Kenobi (Ewan Mc Gregor, pas mal du tout) et de son jeune padawan (apprenti Jedi) Anakin Skywalker, désormais incarné par Hayden Christensen. De fil en aiguille, Obi-Wan découvrira qu'un sénateur fait construire en secret une armée de clones, répliques exactes du chasseur de primes Jango Fett.
Celui-ci est décidément un personnage mystérieux, puisque Lucas annonce qu'il est le véritable héros de cette trilogie. Serait-il le Sith Darth Sidious, qui semble tirer les ficelles dans l'ombre ? On aura peut-être une réponse dans l'Episode III, en 2005…
Nos amis sont confrontés au Comte Dooku, incarné à l'écran par la légende vivante du film fantastique Christopher Lee. En fâcheuse posture, ils seront secourus par Mace Windu (Samuel L. Jackson, qui semble beaucoup s'amuser) et Yoda, que l'on voit enfin en action. Le clou du film est même de son fait, puisque l'on voit Yoda se battre contre Saruman, euh pardon, Dooku. Il s'agit là d'une scène incroyable, où le grésillement des sabres laser le dispute à la virtuosité aérienne des combattants.


Ah là là ! Le fantasme absolu de tout fan de Star Wars enfin réalisé ! Rien que pour cette scène, le film vaut le coup d'être vu et revu !
Pour le reste, l'idylle naissante entre Anakin et Padmé s'intègre bien dans l'histoire, malgré des passages assez "glucose" (ils se roulent ensemble dans l'herbe, attention, Star Wars, c'est chaud !), et l'on commence à voir les implications avec le second cycle.
Boba, fils de Jango Fett, deviendra le chasseur de prime qui vendra Han Solo à Vador ; on comprend bien ici ses raisons. Des raccourcis scénaristiques sont quand même à déplorer. On voit même des Samsonite !
Cet Episode II est de bonne facture, sans atteindre l'intensité de l'Empire Contre-Attaque, auquel Lucas le comparait facilement. Il laisse toutefois espérer un Episode III d'un haut niveau !

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

2NDE CLASSE BAYGON VERT, NETTOYEZ-MOI TOUT ÇA !

Malgré les progrès réalisés dans ce domaine, intégrer à grande échelle des effets spéciaux numériques dernier cri dans un film coûte encore très cher à notre époque, et si le film en question ne réalise pas des entrées faramineuses, rentrer dans son argent peut se révéler difficile. La solution pour amortir le coût des effets spéciaux peut être de les réutiliser pour un second film, voire une série télé : même si les recettes sont encore plus basses que pour le 1er film, le budget nettement moindre fait que dans l’ensemble, les producteurs finissent par récupérer leur beau grisbi. Cela avait été envisagé après l’échec du Godzilla de Roland Emmerich, dont la créature en 3D avait coûté une fortune. Mais ce sont finalement les producteurs du StarShip Troopers de Paul Verhoeven qui ont sauté le pas : après avoir lancé une série animée pour la télévision en 2000, ils ont concocté cette année une suite destinée à une sortie directe en DVD et qui réutilise les mêmes créatures arachnides en 3D que dans le 1er épisode.

Sous-titré Hero of the Federation, ce film nous invite à suivre les péripéties d’une petite escouade de soldats de la Fédération qui se retrouve prise au piège sur une planète peuplée d’une infinité de ces inhospitaliers insectes que l’on a pu voir démembrer et empaler joyeusement les amis de Casper Van Dien dans le film de 1997. Tandis que leur héroïque général entreprend de retarder l’avance des féroces créatures, les troufions se mettent en quête d’un abri d’où ils pourront attendre l’arrivée d’hypothétiques secours venus les évacuer. Ils se réfugient dans un bâtiment désaffecté dans lequel ils tombent sur un ex-capitaine de la Fédération, déserteur et assassin. Il est néanmoins intégré à l’équipe du fait de son statut d’ancien héros de guerre. Encerclés par l’armée des arachnides, les soldats parviennent à repousser une première vague d’assaut grâce à l’aide de ce mystérieux allié, mais le pire reste à venir, car…

Si le scénario est toujours signé Ed Neumeier (mais cette fois, il ne s’inspire plus d’un roman de Robert Henlein), en revanche c’est Phil Tippett, génie des effets spéciaux, qui succède à Paul Verhoeven derrière la caméra pour cette suite fauchée, peu inspirée et totalement 1er degré de ce qui fut l’un des films les plus controversés du cinéaste néerlandais. Exit les Barbies sexy (Dina Meyer, Denise Richards) et les Ken souriants (Casper Van Dien, Jake Busey) du 1er épisode, place à une brochette d’acteurs de séries télé : Richard Burgi (Sentinel, la 1ère saison de 24 h Chrono), Colleen Porch (Charmed), Sandrine Holt (Les Repentis, série produite par John Woo), Kelly Carlson (Nip/Tuck), Brenda Strong (La Vie à 5, Seinfeld, mais qui avait également fait une apparition dans le 1er Starship Troopers… dans un autre rôle !)… ce n’est clairement pas son casting qui vous incitera à acheter ce DVD. Non que ces braves gens soient mauvais, ils font ce qu’ils peuvent avec les répliques pourtant pas brillantes qu’on leur donne à prononcer, mais disons qu’entre les biceps de Richard Burgi et les seins de Dina Meyer sous la douche, mon choix est vite fait. Exit également le côté “parodie de film de propagande militariste” : il n’y a pas grand’chose à lire entre les lignes de Starship Troopers 2. Le budget du film étant visiblement très limité, vous pouvez également oublier les grandes scènes de bataille, parce que si recycler les modèles 3D et les animations des arachnides du 1er film ne coûte pas cher (encore qu’on ne les voit pas beaucoup durant le film, et que ce sont toujours les mêmes images qui sont réutilisées), en revanche, engager des dizaines de figurants humains et les mettre en scène dans une grande bataille exige des moyens qui n’ont pas été fournis à Tippett. Tout le film est donc tourné en huis-clos et se rapproche finalement plus d’un ersatz d’Alien que d’une vraie suite à Starship Troopers.




Du 1er film, il ne reste donc grosso modo que le scénariste, le background et une certaine violence. Hero of the Federation est un petit film de S.-F. désargenté, qui se déroule presque entièrement dans l’obscurité pour vous cacher la pauvreté de ses décors et le petit coup de vieux qu’ont pris les effets spéciaux de 1997, et qui lorgne finalement beaucoup plus du côté de La Mutante que du film de Paul Verhoeven. A une époque où tant de films de genre se sentent obligés de s’étendre sur 2h ou plus, celui-ci a le bon goût d’être court (à peine plus d’1h20) mais c’est là l’une de ses rares qualités, avec un scénario pas trop tarte (mais sans génie non plus). S’il serait sévère de qualifier cette suite de navet, force est de reconnaître que les dialogues souvent bébêtes, le manque de rythme (malgré quelques scènes d’action, le film est souvent assez mollasson), la prévisibilité de la “surprise” qui survient vers le milieu du film, alliés à son côté très cheap, font de Starship Troopers 2 une petite série B assez médiocre et très dispensable. Les fans du 1er film préfèreront le revoir que d’acheter ou louer ce Hero of the Federation.

Toxic
 

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

DEPRIM-MAN

Tout commence fin décembre 2003, je suis assis dans la salle de cinéma, attendant de voir enfin le Retour du Roi quand les bandes annonces se mettent à défiler. Rien de bien folichon… Master and Commander mouais bof sans moi… Paycheck euh non sans façon… et là… Peter Parker et Mary-Jane Watson apparaissent, attablés dans un café, elle lui demande de l'embrasser, il s'approche, il va le faire et tout à coup le temps semble s'arrêter, le sens d'araignée de Peter lui permet tout juste d'anticiper le danger qui arrive par derrière. Il plonge sur MJ et la sauve in extremis de la voiture qui vient de traverser la vitrine du restaurant, projetée par les tentacules surpuissantes d'un Docteur Octopus plus qu'impressionnant !

C'était le premier teaser du second volet de Spider-Man. Le début d'une longue attente aussi. Et me voici le 14 juillet, jour de sortie de Spider-Man 2, assis dans la même salle qu'en décembre, prêt à voir les nouvelles aventures cinématographiques de mon arachnée favorite.

J'avais adoré le premier film, voir évoluer sur un grand écran le héros qui avait bercé ma jeunesse et mes lectures strangesques m'avait procuré des sensations très fortes. J'étais redevenu un gamin pendant deux heures, et ça m'avait fait un bien fou. Le problème c'est que les suites des films à succès sont souvent l'objet de beaucoup d'attentes et de pas mal de déception à l'arrivée. Et bien cette inquiétude a été balayée très vite, dès les premières images du film. Spider-Man 2 est un film riche, jouant sur plusieurs niveaux, et chose rare dans les adaptations super-héroïques, conserve parfaitement l'esprit du comic d'origine.

Le FOND
Peter Parker a grandi, il a appris à mieux gérer sa condition de héros, ce n'est plus le jeune homme du premier film qui découvrait ses pouvoirs en même temps que le spectateur. Il a quitté le lycée pour devenir étudiant en sciences, et tente tant bien que mal de concilier ses études, ses petits boulots pour gagner de quoi vivre, et sa double identité de super-héros… Comme d'habitude pour Peter rien n'est simple, et sa vie privée ne fait pas bon ménage avec son costume d'homme-araignée. C'est tout l'enjeu du film : la position que va adopter Peter, les choix difficiles qui l'attendent, et son pire ennemi, celui que son sixième sens n'avait pas détecté, le doute.

En ce sens, Spider-Man 2 est surtout et avant tout l'histoire de Peter Parker. Certains apprécieront cette façon d'aborder le film, pour la profondeur que cela apporte au personnage-titre et tout l'aspect émotionnel qui renforce l'attachement et l'identification à Spidey. D'autres se sentiront peut-être trompés sur la marchandise, car ce ne sont pas les scènes d'actions qui prennent le pouvoir dans ce film, mais bel et bien les motivations des personnages, les liens et les relations qui les unissent. Ça ne veut pas dire que le film manque de scènes d'action, ou que celles-ci soient mauvaises, bien au contraire. Simplement elles ne sont pas l'intérêt principal de Spider-Man 2.

Comme pour souligner que l'on assiste à une histoire humaine avant d'être sur-humaine, Spider-Man ôte souvent son masque au cours du métrage. Au premier abord d'ailleurs, cela m'a assez étonné, habitué que je suis à lire ses aventures où l'un des principaux risques qu'il court est justement de se faire démasquer. Mais quand il tombe le masque dans le film de Sam Raimi, c'est toujours pour une bonne raison. Raison pratique : son masque est endommagé ou à moitié brûlé, il le gêne plus qu'autre chose. Raison plus émotionnelle : lorsqu'il se démasque devant Harry, faisant d'un coup avancer la relation amitié/haine entre les deux jeunes hommes, et créant comme un électro-choc chez Harry, ce qui loin de le remettre d'aplomb, semble le plonger un peu plus loin dans la folie vengeresse. Mais de façon plus générale, toutes les scènes où Peter apparaît costumé mais sans masque révèlent un point important : Peter Parker et Spider-Man sont une seule et même personne. Cela paraît bête à dire comme ça, et pourtant … ce n'est pas si anodin que cela. On est loin d'un Superman qui "joue le rôle" de Clark Kent dans le civil, ou d'un Bruce Wayne qui se “déguise" en Batman pour laisser place à sa violence limite schizophrénique. Non, Peter Parker n'est pas schizo, jamais. Il ne triche pas, d'ailleurs le mensonge le ronge intérieurement : il le coupe de MJ, il le culpabilise face à Tante May. Logique donc qu'il adopte la solution la plus "héroïque", du moins celle qui demande le plus de courage : dévoiler sa double identité. Une sorte de coming-out arachnéen finalement…

Autre séquence plutôt étonnante du film, celle du métro aérien. Du point de vue action tout d'abord, elle est tout bonnement époustouflante. D'aucuns diraient exagérée, car effectivement Spider-Man arrête tout de même un train lancé à pleine vitesse !! Du point de vue de ses relations avec les new-yorkais ensuite… la scène où il est porté et protégé par la foule passe beaucoup mieux selon moi que dans le premier film quand la foule défend Spider-Man face au Bouffon Vert. D'abord parce que ce gamin vient de les sauver d'une façon plutôt impressionnante, normal que les gens prennent fait et cause pour lui. Ensuite parce qu'ils s'étonnent en découvrant son visage de sa jeunesse… on peut imaginer un certain sentiment de honte des adultes face au gamin qui fait preuve de tant de courage. Et cerise sur le gâteau : là où le Bouffon était fragilisé par cette rebellion de la foule, Octopus n'en a cure et envoie tout le monde valdinguer comme si de rien n'était avec une belle ironie.

J'ai lu et entendu dans les réactions face au film sur internet ou à la sortie de la salle un reproche que j'ai trouvé injuste. Le film, et plus particulièrement Peter Parker ont souvent été qualifiés de "naïf". Je crois qu'il ne faut pas confondre être gentil et être naïf. Le cynisme empêche parfois de faire la part de choses. Les "bons sentiments"… ça devient presque une expression insultante ! Spidey ne tue pas, Spidey est bon et il a une certaine morale. Le mot est lâché : la morale donne des boutons à beaucoup de gens parce qu'elle est très souvent associée au contexte judéo-chrétien, à la religion. Il fait ce qu'il croit juste sans en faire un dogme, et surtout se pose des questions perpétuellement sur ce qu'il fait. Ce type de morale réfléchie et non refermée sur elle-même ne me choque pas. En cela, Spider-Man est très humain, et c'est même une de ses qualités premières : il sait se remettre en question. Alors ceux qui trouvent le film trop guimauve, trop bon enfant, trop naïf, je les renvoie à la lecture de Spider-Man. Que ce soit dans les tous premiers épisodes de 1963 ou ceux d'aujourd'hui, Peter Parker a toujours été un "gentil". Le personnage est comme ça, si on aime Spider-Man je crois que c'est aussi pour son côté idéaliste quoi qu'il arrive. C'est donc un faux procès qu'on peut faire au film, selon moi le caractère des personnages principaux est vraiment bien respecté par Sam Raimi.

Les PERSONNAGES
Comme pour le premier film, Tobey Maguire incarne un Peter Parker extrêmement convaincant, proche de l'homme de tous les jours (donc auquel on peut s'identifier facilement, et pour lequel on a naturellement de la sympathie), jouant sur le registre de la comédie, des sentiments et de l'action avec une crédibilité égale. Kirsten Dunst, dans le rôle de Mary-Jane a évolué depuis le premier épisode. Plus posée, plus adulte, elle reste cependant le point faible selon moi du film. Pas par la prestation de l'actrice, mais tout simplement par ce qui a été fait de son personnage. La MJ du comic et celle du film sont très différentes. Cela provient à mon sens surtout du fait que dans le film on a "mixé" deux personnages du comic en un seul à l'écran : Mary-Jane Watson et Gwen Stacy. Mary-Jane y a perdu en force de caractère et en joie de vivre par rapport à ce qu'elle représente dans la BD.
Alfred Molina en Doc Ock est tout bonnement excellent ! Il est remarquable aussi bien en scientifique sympathique qu'en ennemi impitoyable du tisseur. Et Octopus en action enterre définitivement le Bouffon (bien nommé) qui était selon moi la fausse note du premier film. Le savant fou est vraiment impressionnant. Au point qu'on en vient à regretter son faible temps de présence à l'écran, j'aurais aimé le voir un peu plus. Encore une fois le méchant incarne d'une certaine façon " l'image du père " comme c'était déjà le cas de Norman Osborn. Ce thème a toujours été l'un des plus importants dans les histoires de Spider-Man, Peter l'orphelin a toujours eu des relations contrariées avec les hommes à l'image paternelle (Oncle Ben dont il se rend responsable de la mort et qui lui a légué sa maxime "de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités", leitmotiv du héros, Norman Osborn qui le prend sous son aile ainsi que Otto Octavius modèle du scientifique humaniste dont Peter se sent très proche).

Quant à tante May, elle est au centre de deux scènes totalement à l'opposé l'une de l'autre.
1. Son discours dans le jardin sur le héros qu'on a tous en nous, sa fierté de Peter, les sous-entendus surlignés au marqueur fluo pour lui faire comprendre qu'elle a changé d'avis sur Spider-Man (et qu'elle n'est pas dupe… tout laisse à penser qu'elle a fait le rapprochement avec Peter) : long, trop appuyé, moralisateur à outrance (dans le mauvais sens du terme cette fois-ci).
2. La scène pleine d'émotion où elle donne à Peter 20 dollars pour son anniversaire alors qu'elle a de graves problèmes d'argent : touchant, simple, profondément humain, vraiment émouvant. Des deux scènes la première m'a plutôt gêné, alors que j'ai trouvé la seconde complètement réussie… on oscille entre l'envie de l'adorer et de la fuir cette vieille tante !!

Les CLINS D'ŒIL
Sam Raimi a truffé son film de clins d'œil amusants à découvrir, en voici quelques uns comme ça au passage… À tout seigneur tout honneur… Stan Lee a évidemment droit à un caméo d'une demie-seconde, comme cela avait déjà été le cas dans le premier Spider-Man (pour info c'est le vieil homme qui sauve une petite fille lors de la scène de l'enlèvement de May par Doc Ock, quand des débris du bâtiment tombent sur les passants). Un autre acteur déjà "de passage" dans le premier opus : Bruce Campbell, vieil ami de Raimi, incarne avec un certain humour le vigile à l'entrée du théâtre de MJ, celui qui refuse de laisser entrer Peter arrivé en retard pour le début de la pièce. Rappelez-vous, c'était déjà lui qui tenait le rôle du présentateur du match de catch il y a 2 ans … Outre le fait que Campbell était le personnage principal de la trilogie Evil Dead de Sam Raimi, le réalisateur propose un autre clin d'œil de choix à ses films d'horreur pour ses fans : la scène du réveil de Octopus à l'hôpital a l'air toute droiet sortei de Evil Dead ! Les bras mécaniques qui font un vrai massacre avec les médecins et les infirmières, la tronçonneuse (drôle d'instrument chirurgical !!), les ongles de l'infirmière rayant horriblement le sol, le Doc Ock qui parle à ses tentacules vivantes … Raimi se fait visiblement plaisir ! Moins accessible au public français, dans la scène de l'ascenseur le réalisateur fait référence à la série télé gay "Queer as folk us". En effet Spidey partage l'ascenseur avec l'un des personnages principaux de la série, qui dans cette sitcom est un fan… de comics justement, et qui associe son amour pour les hommes à sa passion pour les super-héros. Spidey icône gay ?




D'autres clins d'œil émaillent le film, en rapport direct avec le comic book : on voit plusieurs fois le Docteur Connors (le professeur de biologie manchot de Peter) qui n'est autre que le Lézard (ennemi récurrent de Spider-Man), on aperçoit Betty Brant la secrétaire du Daily Bugle avec qui Peter a eu une relation amoureuse au tout début de la série, John Jameson, fils du rédacteur en chef et patron de Peter fait son apparition (il devient lui aussi un des ennemis du tisseur sous les traits d'un loup-garou… … et bien sûr le meilleur pour la fin : Jonah J. Jameson (incarné par JK Simmons), absolument parfait de ressemblance avec le personnage du comic. Dans l'excessif permanent, exactement comme on l'aime. Une très belle image également, tout droit sortie de l'épisode 50 de Amazing Spider-Man (1967) : quand Peter abandonne son costume de Spidey dans une poubelle, résolu à ne plus jamais être un super-héros… (cf. image)

SPIDER-MAN 3
Ce n'est pas une surprise, le troisième film est actuellement en route pour arriver au plus tôt sur nos écrans (2006-2007). Aujourd'hui, si le producteur Avi Arad a déclaré qu'il ne verrait aucun inconvénient à en faire une dizaine, on se dirige de plus en plus non vers une trilogie mais vers une franchise de 5 films. Il en est fortement question, bien que tout ceci reste tributaire de nombreux facteurs. Le premier étant l'engagement des acteurs. Ils avaient tous donné leur accord dès le départ pour 3 films dans l'éventualité d'un succès du premier. Tobey Maguire avec ses problèmes de dos (et oui, il n'y a pas que Jean Rochefort !) avait déjà fait planer des doutes sur sa participation au second film. Kirsten Dunst a pour sa part d'ores et déjà annoncé qu'elle ne désirait pas apparaître dans plus de 3 films. Quant à Sam Raimi, il a finalement rempilé pour la seconde suite mais à aucun moment il ne parle d'aller plus loin. Alors que peut-on envisager comme suite possible pour le prochain film ? La fin de Spider-Man 2 laisse imaginer Harry Osborn prendre le relais de son père, maintenant qu'il a découvert tout l'arsenal du Bouffon Vert. Les fans quant à eux espèrent l'arrivée d'un des ennemis les plus farouches de Spidey, et emblématique des années 90 : le symbiote Venom. Difficile cependant d'introduire ce personnage en gardant ses origines identiques à celles du comic. Venom est un costume-symbiote extra-terrestre (une espèce de parasite surpuissant en quelque sorte) que Spidey avait ramené d'une virée dans l'espace il y a bien longtemps. Le symbiote s'était associé au journaliste raté Eddie Brock (mentionné dans le premier film …) quand Peter l'a rejeté, et cela a donné le monstre Venom. Il faudrait donc modifier ses origines, et pourquoi pas l'associer à l'astronaute John Jameson qui a également une bonne raison d'en vouloir à Parker depuis la fin du second film… Mais Sam Raimi a depuis longtemps déclaré ne pas aimer le personnage de Venom, donc il y peu d'espoir de ce côté là. Par contre, le Lézard, alter-ego maléfique du Docteur Connors introduit dans le second épisode, semble être une bonne piste à suivre dans l'avenir… une association avec un nouveau Bouffon vert ne m'étonnerait pas plus que cela… et visuellement le Lézard serait un très bon choix si les effets spéciaux sont à la hauteur de ceux qui ont permis à Octopus de prendre vie. Quant aux héros, les scénaristes auront peut-être dans l'idée de se débarrasser du personnage de MJ (puisque Kirsten Dunst veut arrêter)… et dans cette éventualité pourquoi ne pas imaginer un triangle amoureux autour de Peter. Avec peut-être Betty Brant entraperçue dans le film, ou même un nouveau personnage issu de la BD : Gwen Stacy en personne… (le premier amour de Peter, tuée lors d'un combat contre le Bouffon Vert). Je penche même pour une fin de trilogie plus sombre, avec la mort de MJ, ce qui renverrait au mythique épisode de Amazing Spider-Man (#121) narrant la mort de Gwen.

Bref, Raimi et ses scénaristes n'ont que l'embarras du choix pour nous concocter le troisième épisode du tisseur au cinéma… Il n'y a qu'à puiser dans les 40 années d'histoires de Spider-Man ! Une chose est sûre : je ferai partie des spectateurs !!

Marv'.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

SPIDEY-BILE

Voici donc l’adaptation au cinéma du comics le plus populaire de tous les temps. Le film, en projet depuis plusieurs décennies (le personnage a en effet été créé en 1965 par Stan Lee), voit donc le jour devant la caméra de Sam Raimi (..., Mort ou vif, Un Plan Simple, Intuitions...).
Peter Parker est un étudiant quelconque, souffre-douleur de ses camarades. Un jour où ils visitent un centre de recherches sur les araignées radioactives, il se fait piquer accidentellement par l’une d’elles. Dès lors, sa myopie disparaît, sa musculature frêle se renforce, et il découvre qu’il peut projeter des fils de toile, comme les arachnides.
Il décide de mettre ces dons au service de la Justice et se fait appeler Spider-Man. Grâce à des mouvement de caméra parfois fabuleux (comme loorsqu’on suit le Tisseur pour une plongée sur la 5ème avenue de New York), à un scénario qui laisse une part à l’humour (comme quand Peter découvre ses pouvoirs), et à des rebondissements fréquents, le film est une réussite.

Même si l’on peut déplorer que Tobey Maguire (Pleasantville), qui joue le rôle-titre, malgré son physique quelconque qui sied bien, soit également un acteur quelconque. On regrettera également l’absence prsque totale de “fond social”, plus développé dans X-Men, par exemple... Par contre, il faut souligner la performance de Willem Dafoe, qui joue super-vilain schizophrène Bouffon Vert au rire démoniaque, et celle de Kirsten Dunst (Virgin Suicides), la petite amie du héros, qui a bien “grandi” depuis Entretien avec un Vampire.
Bref, un bon divertissement, à hauteur de la série animée, mais pas du comics, nettement plus étoffé. Cependant, le film a eu tellement de succès qu’’un Spider-Man 2 est en production.

Spooky.

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