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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

films

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films




Voilà, j'ai vu le film qui a électrisé le festival de Gérardmer cette année. Très vite, la parenté avec Se7en m'a s'auté aux yeux. Un psychopathe sadique, des situations aussi alambiquées que géniales, des flics très impliqués... Pour ceux qui ne connaissent pas, un petit résumé de l'histoire :

Deux hommes se réveillent enchaînés au mur d'une salle de bains. Ils ignorent où ils sont et ne se connaissent pas. Ils savent juste que l'un doit absolument tuer l'autre, sinon dans moins de huit heures, ils seront exécutés tous les deux...
Voici l'une des situations imagnées par un machiavélique maître criminel qui impose à ses victimes des choix auxquels personne ne souhaite jamais être confronté un jour. Un détective est chargé de l'enquête...  

(merci Allociné).


Dans le genre tordu, on peut difficilement faire mieux. Les différents éléments distillés permettent de partir sur de fausses pistes, et de ne jamais s'ennuyer. La présence de bons acteurs (Cary Elwes, Danny Glover, Monica Potter, notamment) garantit un spectacle de qualité. Cependant, malgré une mise en scène inventive (mais pas trop) et un rythme effréné, le film souffre de quelques incohérences. Le comportement de certains personnages, à des moments-clés, n'obéit pas forcément à la logique. Sans déflorer l'intrigue, je dirais que lorsque le personnage féminin parvient à se détacher, j'aurais immédiatement réagi d'une façon violente et définitive si j'avais été elle. C'est aussi l'impression qu'a eue ma douce, qui était à mon côté. Ou encore, justement, dans la scène que tu décris, j'aurais été le gars, j'aurais fait une chose qui me semblait évidente, et pas cette chose insoutenable (mais seulement suggérée). Je ne pourrai aller plus avant sans déflorer l'intrigue, qui vaut quand même le détour. Au visionnage, j'ai aussi pensé à The Game, autre film de David Fincher. De plus, je m'attendais à un film gore, très dur psychologiquement, avec des scènes à la limite du soutenable... Eh bien là, on en est loin, quand même. Curieusement, je n'arrive pas à être effrayé par le gore à l'américaine, avec ces films qui ne font que suggérer. J'ai eu bien plus peur au visionnage de certains films japonais (ou presque), qui se basent sur des postulats simples, et des effets rudimentaires, mais efficaces. Comme par exemple dans The Grudge (la version américaine, mais réalisée par un Japonais). Le film n'est pas exceptionnel, mais sur le plan des sueurs froides, il est vraiment efficace, du moins sur moi.
En résumé, loin d'être le choc répercuté ça et là, Saw n'en reste pas moins un très bon thriller, efficace sur 95% de son déroulement.

Edit : A noter que le film a eu tout de même un tel succès que sa suite, Saw II, sort ces jours-ci, et qu'un troisième volet est en cours de production. Enfin, voici un blog sur le phénomène.



Spooky.


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Iron Man, premier du nom, m’avait beaucoup enthousiasmé. Je découvrais pour la première fois un héros qui, grâce à son intelligence et sa fortune colossale, s’était construit une armure surpuissante. Au-delà d’un scénario bien élaboré, j’avais apprécié la personnalité atypique de Tony Stark. Mes attentes à l’annonce de la sortie du second opus étaient donc fortes, et nonobstant les critiques négatives qui m’avaient été prodiguées (mais surtout parce que ce film faisait consensus), j’ai été voir Iron Man 2. Au sortir de la salle – bon je n’ai pas attendu jusque-là -force est de constater que les mauvaises n’en étaient pas.


En effet, le film s’ouvre sur une scène bien longue de Tony Stark faisant une entrée fracassante dans son gala de charité (ou assimilé), qui en profite alors pour nous faire un joli speech sur l’avenir de l’homme grâce à la technologie, et sur la philanthropie légendaire des grands patrons qui œuvrent désormais pour le bien-être des hommes. Américain à l’extrême, ce commencement glorifiant le capitalisme est d’une hypocrisie détestable. Mais bref passons. Iron Man a tombé le masque et le monde est en paix – et c’est une des raisons pour laquelle Wall Street se permet d’embellir notre quotidien. Ainsi, les conflits mondiaux ne sont plus qu’un vestige du passé grâce à l’armure d’Iron Man. Soit dit en passant, cela rappelle fortement le Dr Manhattan de Watchmen. Mais comme la technologie de l’armure intéresse la patrie, Tony Stark sera invité à livrer son armure surpuissante au gouvernement américain. C’est l’occasion d’amener une piste de réflexion sur l’utilisation d’une arme, qui doit en être le garant : l’inventeur d’une arme peut-il être le seul utilisateur de sa trouvaille, ou faut-il au contraire confier cet avantage au gouvernement ? Hélas, si la question est pertinente, les arguments ne le sont point. Pire, les scénaristes ont eu l’ingénieuse idée de transformer ce débat entre l’armée et Stark en une simple chamaillerie d’écolier, remportée par le plus impertinent et le plus con des deux.


Et nous atteignons là le fond du problème : d’un côté comme de l’autre, nous sommes confrontés à des personnages totalement caricaturaux, vidés entièrement de leur substance. Si l’on avait aimé le Tony Stark du premier opus, on retrouve ici le milliardaire entièrement transformé. L’homme cynique s’est transformé en vieux con prétentieux et narcissique. Et ce n’est pas sa mort imminente (ouh on y croit…) qui le rendra plus attachant. J’ai eu la nette impression que le public ciblé était les jeunes ados boutonneux, qui se balancent des vannes insipides tout en s’esclaffant de leur trait d’esprit indomptable. Et en face de Stark, nous avons des larves vivantes, sans contenance ni mesure de soi. Mièvres et naïfs la plupart, au comble du grotesque pour le vil traître à sa patrie, à peine la secrétaire (interprétée par Gwyneth Paltrow) tire-t-elle son épingle du jeu. En effet, c’est bien la seule à avoir conservé son jeu d’acteur au niveau du premier volet. Et même si ce n’était déjà pas fameux, force est de reconnaître que son rôle pathétique est le mieux interprété. Quant à la palme du rôle du rôle inutile, il revient sans conteste à Scarlett Johansson, dans le rôle de l’agent sexy qui ne sert qu’à attirer les mâles en rut.


Bon, les personnages sont totalement loupés, mais on se dit que l’histoire va rattraper tout ça. Après tout, c’est un film de super héros, il y a de l’action. Effectivement, on a droit à quelques scènes d’action. Mais comme tout le reste, on s’aperçoit que ça aussi c’est minable. Les scènes d’action sont totalement loupées, elles sont d’un irréel rarement atteint. Attention je ne vais pas hésiter à spoiler, donc si vous comptez malgré mes mises en garde dépenser inutilement vos deniers, zappez directement à la conclusion. Par exemple, la scène du Grand Prix est, à l’instar de toutes les autres scènes du film, un foutage de gueule complet. A l’aide de sa haute tension portable, le méchant russe (oui, on n’évite pas les poncifs du genre) tranche en deux une voiture de course style formule 1, qui fonce droit sur lui à environ deux cents à l’heure. Non content de cet exploit, il le répète avec succès sur la voiture du héros milliardaire, qui, comme par hasard, a éjecté le pilote de son équipe pour lui piquer la place. Une fois échoué sur le bas-côté, sans grand dommage malgré le rude choc, Stark se hisse hors de l’épave et se retrouve démuni face au grand méchant russe. Discours de vengeance de rigueur et phase d’intimidation, c’est à la surprise générale qu’Iron Man se tire d’embarras en échappant aux lacérations meurtrière de son adversaire, qui décidément a bien plus de mal avec un humain pataud qu’avec une formule 1 en plein élan.

 

Mais si ce n’était que ça ! Non, les scénaristes ont vu grand, et ils osent sans vergogne surenchérir dans le n’importe nawak en organisant le sauvetage de Stark par sa secrétaire et son chauffeur. Accrochez-vous ça va chauffer, parce que la Rolls d’Iron Man défonce les barricades et fonce à contresens sur le circuit pour se dépêcher d’éviter le pire. A ce sujet, je ne résiste pas à la tentation de vous livrer une phrase culte dans cette situation, émise par la secrétaire : « Attention une voiture ! ». Un autre exemple du foutage de gueule manifeste se trouve un peu plus loin, quand Stark construit seul et avec quelques bouts de tuyaux, un accélérateur de particules pour fabriquer un nouvel élément. Affligeant.


Je pense qu’il est inutile d’épiloguer, Iron Man 2 est un désastre sur tous les points. Tous les ingrédients nécessaires au nanar sont présents : rôles artificiels, histoire totalement bidon, qui enchaîne sans sourciller moults incohérences, pseudo-réflexion qui va dans le sens d’une Amérique capitaliste. Bref, un pétard sacrément mouillé et qui fait mal à voir, autant que la déchéance de Stark, réduit ici à un simple super-héros couvert de strass et paillettes.

 

 

GiZeus.

 

 



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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Y’a pas à dire, Kick Ass nous botte bien le cul. Et pas seulement à nous, simple spectateurs itinérants, mais également aux autres comics de super-héros. Pas tous bien entendu. Certaines adaptations, comme celle du Dark Knight, n’ont pas à rougir face à cette parodie du genre. Et dieu que c’est jouissif.


Le héros, ou antihéros selon les positions de chacun, est un adolescent banal, et suit les cours au lycée comme les autres jeunes de son âge. Aucune identité secrète ou même pouvoir spécial, aucun passé trouble ou idéologie divergente, ce Dave Lizewski est bel et bien un être entièrement normal. Pourtant, Dave a un rêve, un fantasme caché, mais que bien d’entre nous ont certainement eu un jour : devenir un super-héros. Mais voilà, Dave est un loser, un ringard pur jus. Et c’est d’ailleurs ce qui fait le sel de toute cette histoire. Voir un gringalet sans aucune maîtrise du combat, armé simplement de son courage et de son costume vert fuchsia débarquer face à deux voyous en crânant, voilà qui ne manque pas de piquant. Cependant, Dave apprendra à ses dépends que les comics sont loin de refléter la réalité. On ne s’improvise pas super-héros en un jour, et encore moins lorsqu’on est un geek gringalet sans aucune capacité spécifique. Malgré un revers prévisible, Dave, alias Kick Ass, reprend du service. Après un concours de circonstances très bien amené, Kick Ass attise le buzz et déchaîne les passions, l’occasion de présenter un super-héros rompu aux nouvelles technologies, comme le fut Batman en son temps.


Jusqu’ici, Kick Ass est un film très drôle, mais l’on se demande bien si le film sera uniquement une comédie déjantée qui délaisse l’histoire. Vous l’aurez certainement deviné, ce n’est absolument pas le cas. Sous ses dehors parodiques, le titre – car n’oublions pas que le film est tiré du comics éponyme– n’oublie pas de proposer une histoire réellement bien ficelée. En parallèle des déboires de Kick Ass, nous suivons les aventures d’un père et de sa fille, qui forment résolument un duo très singulier. Sans trop en dévoiler, nous avons en face de nous deux être humains qui approchent le plus de la définition d’un super-héros. Deux justiciers masqués et dotés d’aptitudes exceptionnelles écument le monde de la pègre. Dans quel but ? Vous le saurez bien assez tôt. Sachez simplement que ces deux-là sont très attachants. Nicolas Cage interprète à merveille le rôle du père poupon et sécuritaire ; quant à sa fille, nom de code Bad Girl, le décalage entre son jeune âge et son comportement est une source de réjouissance à plusieurs reprises. Loin d’être la petite fille sage modèle, elle se révèle être une soldate prête à tuer sans aucun état d’âme. Ajoutez à cela des répliques cyniques foudroyantes, et Bad Girl est clairement mon personnage favori.


Il serait pourtant injuste de négliger les seconds couteaux, de ne parler que des trois gentils de l’histoire. Car s’il faut bien reconnaître une qualité de taille à Kick Ass, c’est son panel de personnages très fourni, et surtout très abouti. Du parrain de la pègre à la fille objet de désir, tous les acteurs interprètent brillamment leur rôle. Les acteurs semblent être en résonance avec leur rôle ; à l’unisson ils se sont mis au diapason. Cependant, on ne pourra s’empêcher de noter que l’histoire part sur des bases très classiques. Mais qu’importe puisque les clichés sont superbement détournés. La love story, élément notablement mièvre dans nombre de longs métrages, est également une réussite. Moi qui suis d’humeur cynique à ces moments précis, je me suis surpris à trembler pour Dave, à partager ses sentiments dans ce moment crucial. Clairement, je me suis senti solidaire de ce puceau perdu dans les choses de l’amour, lui qui, avec ses deux meilleurs amis, ne connaît de l’amour que ce qu’il en a lu dans ses comics.


Mais si l’histoire est magnifiquement ficelée, je crois que la mise en scène m’a encore plus bluffé. L’immersion est totale. Je ne suis pas un expert ès cinéma, loin de là, mais clairement je me suis senti vivre l’action, à chaque moment du film. Et ça c’est un atout de taille. C’est ce qui fait la différence entre une scène de tabassage peu choquante et un passage à tabac révoltant, cruel, tant la violence brute y est capturée et restituée par le biais de l’écran. Aucun filtre ne s’immisce entre ce déchaînement sauvage inexpliqué, chaque agression heurte et écœure.


Au final, c’est un film exceptionnel qui nous est offert. Ce pastiche de super-héros ne fait pas seulement rire, il émeut et choque également, notamment grâce à une mise en scène époustouflante. Les scènes de violence sont très crues, et en ce sens peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes (moi-même j’ai été choqué, bien que je ne sois point cœur d’artichaut). L’histoire, malgré son côté ramassis de clichés subtilement réagencés, tient la dragée haute à n’importe quel autre film dit sérieux. On pestera légèrement à un ou deux moments, quand une scène d’action est peut-être trop irréaliste, mais en-dehors de ces très rares passages je considère que c’est un sans-faute sur toute la ligne. Je terminerai avec un mot sur ma scène favorite du film. Le sourire aux lèvres, j’étais presque en transe quand la musique d’Ennio Morricone est venue siffloter à mes oreilles radieuses, pendant que mon regard captait avec avidité la vision délictueuse qui m’était offerte. Décidément, un film culte.


GiZeus.


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Creep au sucre

 

 

Aujourd'hui nous allons parler de l'un des films de peur qui ont (un peu) fait parler d'eux en 2005. Ce coup-ci, c'est Creep qui s'y colle (au plafond).  

Creep raconte la mésaventure de Kate, une jeune femme qui quitte une fête londonienne pour prendre le dernier métro. Elle s'assoupit dans la station, et rate la dernière rame. Et se retrouve enfermée dans la station. Mais pas toute seule...

 

Bon, autant révéler le fin mot de l'histoire, puisque je vais descendre le film, et que du coup, vous n'aurez pas envie de le voir. Dans les galeries sombres du métro londonien traîne un croquemitaine qui est né dans une salle du poste de secours vingt ou trente années auparavant. De temps en temps, il traque les SDF, les voyageurs imprudents qui s'aventurent dans les galeries sombres. Elevé par le chirurgien local qu'il a peut-être bouffé entretemps, il s'amuse à entreposer ses proies dans des cages immergées jusqu'à ce qu'elles meurent de faim ou de peur. Rien de révolutionnaire là-dedans, me direz-vous, mais si c'est bien fait, ça peut faire un bon film de pure terreur, de la trempe de The Descent.


Las ! En plus d'avoir un synopsis qui tient sur un timbre-poste, le réalisateur Christopher Smith n'a probablement aucun talent particulier. Parce que le film est réalisé platement, mal monté (les moments où l'on est censé sursauter sont simplement des raccords de prises, donc aucune surprise), et assez mal interprété. Oui oui, mal interprété. car Franka Potente, qui courait déjà pas mal dans Cours, Lola Cours et dans La mémoire dans la peau, essaie de s'égosiller à qui mieux mieux dans cette daube, mais ça ne tient pas une seconde. Aucune surprise dans les péripéties, disais-je, aucune inventivité dans l'intrigue. Pas même un regard d'entomologiste, comme pourraient l'emprunter certains cinéastes. D'accord, c'est un survival, donc il répond à de nombreuses contraintes du genre, mais je l'ai trouvé vraiment pauvre sur le plan artistique. Et la présence de quelques rats par-ci par-là ne soulève aucun intérêt, fût-il poli. Bref, heureusement que le film ne dure qu'une heure et vingt minutes, parce qu'on a presque envie de se le passer en accéléré. 

 

Spooky.


 

 


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films


Vous avez certainement vu cette affiche un peu partout. Eh oui, Christophe Gans, le surdoué malheureux du cinéma français s'est attellé à l'adaptation  live de l'un des plus célèbres jeux video d'horreur, Silent Hill.

Le jeu a connu plusieurs opus (4, me semble-t-il), et vu que les adaptations de ce genre se multiplient, celle-ce était à prévoir. C'est donc à Christophe Gans, réalisateur frustré du Pacte des Loups et de Crying Freeman que Samuel Hadida a décidé de confier le film, à partir du script de Roger Avary (Reservoir Dogs, Pulp Fiction et Killing Zoe).


Epaulé par Nicolas Boukhrief (Le Convoyeur), Gans réalise un film dont l'histoire de fond vient des numéros 1 et 3 du jeu. Il emprunte toutefois son esthétique au numéro 2 et les mouvements de caméra au numéro 3.  Le film est ambitieux, puisque 106 décors ont été réalisés uniquement dans ce but. Le tournage a eu lieu au Canada.  C'est le character designer Patrick Tatopoulos (Stargate, Independance day, Godzilla, Pitch Black, les Chroniques de Riddick, I, Robot et Underworld) qui s'est chargé des effets spéciaux des créatures du film. 


Silent Hill raconte le calvaire d'une mère, Rose, qui perd sa fille aux abords d'une ville abandonnée, Silent Hill. Sa fille adoptive Sharon rêvait depuis longtemps de revenir dans cette ville, qu'elle dit être "chez elle".  Au fil de ses recherches, Rose va découvrir que la ville n'est pas si morte que ça, et qu'elle recèle d'étranges créatures...

Pendant des années le jeu a hanté des millions de joueurs, qui en ont parfois perdu le sommeil. Gans a tenté de créer cette atmosphère inquiétante au moyen d'images étranges, comme "fracturées" parfois. L'ambiance, poisseuse, graisseuse, teintée de brouillard, est complètement réussie.  Silent Hill vous prend et ne vous lâche pas.  La mise en scène est efficace, aboutie. Gans a l'étoffe d'un bon réalisateur. Simplement, il lui faudrait des bonnes histoires. Non que celle-ci soit franchement mauvaise, mais le scenario laisse quand même pas mal de blancs, et l'on a l'impression que certaines scènes ont été coupées. Roger Avary a visiblement eu un peu de mal à lier les différents éléments de l'univers du jeu.


Autre point noir, l'interprétation. L'héroïne ne semble pas vraiment atteinte par ce qui lui arrive : la perte de sa fille, l'horreur inhérente à la ville, les implications de pas mal de scènes... Radha Mitchell (Pitch Black, Neverland), bimbo mais pas trop, traverse le long métrage avec deux expressions sur le visage : j'ai faim et j'ai peur. Point.  Sean Bean, qui est pourtant un bon acteur, se retrouve au rang de faire-valoir sans grand intérêt. Il faut dire que son rôle a été rajouté tardivement dans le scénario.  Heureusement que la petite fille, Jodelle Ferland, sauve un peu la mise par des regards et des poses inquiétantes.


Bref, Silent Hill n'est pas encore le grand film de Gans, mais on s'en approche petit à petit.  Un film à voir pour l'ambiance capiteuse et démoniaque, mais à fuir pour l'écriture et l'interprétation.


Spooky.

 


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Hier soir j'ai vu le film The Machinist. C'est le genre de série B que j'aime bien (cf. Memento...), et j'en avais lu beaucoup de bien. Mais pour une fois, j'ai été assez déçu. Mais parlons d'abord de l'histoire. Trevor Reznik est ouvrier dans une usine de pièces détachées. Lentement, on a l'impression qu'il sombre dans la dépression. Il ne dort plus depuis un mois, maigrit à vue d'oeil (il descend à 54 kilos, ce qui pour un gars d'1m80, est quand même rude). Sa seule confidente est la prostituée avec laquelle il couche régulièrement, Stevie (Jennifer Jason Leigh). Chez lui, c'est un peu le chaos. Il passe son temps à noter ce qu'il doit faire sur des post-it, qu'il colle sur son frigo. Et puis un jour, il rencontre Ivan, un de ses collègues, qui a une allure bizarre. Peu à peu, Ivan va fasciner Trevor, à tel point qu'il va causer un accident de travail qui coûtera un bras à un de ses collègues (le trop rare -dans des productions de qualité- Michael Ironside). Trevor bascule alors dans la folie, la paranoïa, et malgré les attentions de Marie, la serveuse du bar où il passe prendre son café tous les jours avant d'aller bosser, il va s'enfoncer dans la spirale infernale...

Le film met un peu trop de temps à démarrer. Le réalisateur s'attarde trop sur la maigreur famélique de Trevor (incarné par l'excellent Christian Bale, l'actuel Batman), et néglige un peu l'atmosphère d'inquiétude qui devrait régner sur l'histoire. Malgré une photographie soignée (une ambiance grisée du plus bel effet), on n'arrive pas à rentrer dans l'intrigue. Tout, ou presque, semble téléphoné, et le dénouement, même si l'on ne le voit pas venir (personnellement, je n'essaie pas de me projeter sur les événements à suivre), n'est pas, hélas, des plus originaux. Dommage, car le pitch, légèrement inspiré (ou proche, c'est selon) du roman de Stephen King, Insomnia, aurait pu donner un film au charme crépusculaire si la réalisation avait été plus inventive, moins statique et plus fouillée.

Christian Bale, lui, est hallucinant. Il a une vraie gueule de cinéma, une présence qui irradie l'écran, et il faut espérer qu'il ne fera pas la carrière chaotique d'Ethan Hawke, auquel il ressemble un peu. Jennifer Jason Leigh est... toujours belle, malgré ses 43 ans. Et c'est à peu près tout.


Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films
 

Julia, une étudiante en psychologie, est contactée par un ancien camarade de classe qui lui confie être traqué par une chose étrange. Aussitôt après lui avoir fait cette déclaration, il se suicide sous ses yeux.
Quelque temps plus tard, Julia constate que les peurs de son enfance ont refait surface. Une seule solution s'impose à elle : rester éveillée à tout prix pour survivre et faire face aux créatures de ses propres cauchemars.


Voilà l'accroche -somme toute très classique- de ce thriller horrifique réalisé en 2001 par Robert Harmon. Je me souviens qu'à l'époque les critiques n'avaient pas été très tendres avec ce film produit (ou juste présenté) par Wes Craven. Avec raison probablement. Car très vite, on se rend compte qu'il s'agit là d'une série "Y". C'est à dire, pour moi, que ce n'est pas une daube intégrale, mais presque. La seule chose à sauver ? L'actrice principale, Laura Regan, au physique inhabituel dans ce type de film. Certes, elle est blonde, elle crie tout le temps, mais elle est filiforme, elle a de petits seins, et un profil un peu étrange.


Pour le reste ? Le film suit les pas de Julia (et de deux de ses amis), en proie à des peurs irréelles. Ils se retrouvent souvent seuls, ils entendent des bruits un peu bizarroïdes, puis se font courser par des grosses bébêtes pas gentilles du tout. Des bébêtes ressemblant fortement à la créature d'Alien, en version bébé prématuré. La plupart du temps, les bestioles se baladent dans le noir (pratique, me direz-vous). Quand, enfin, on les aperçoit, c'est dans un flou aggravé par des cadrages et un montage absolument affreux. On n'a droit à aucune explication sur le pourquoi du comment de ces créatures, de leur présence parmi nous.

J'avoue que je me suis ennuyé sur la plus grande longueur du film. Une seule scène est peut-être, là encore, à sauver : lorsque Julia se retrouve "de l'autre côté", dans une dimension parallèle, à gesticuler devant un médecin qui est à un mètre d'elle et qui, pourtant, ne peut pas la voir. Pourtant, des accessoires bougent entre eux... La seule bonne idée du film.

Pour le reste, passez votre chemin.

 

 

Spooky.


 

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 


J'avais loupé dans les salles l'autre film d'horreur qui a pas mal fait parler en cette défunte année 2005. Oubli réparé, avec un visionnage hier soir.

The Descent raconte l'aventure de 6 filles, passionnées de sports extrêmes, qui descendent dans une grotte inconnue des Monts Appalaches, et qui se retrouvent coincées. Il y a une autre sortie, mais elles ne sont pas seules... Vous l'aurez compris, c'est du basique de chez basique de film d'angoisse, et l'intrigue aurait pu tenir sur une seule ligne, le lieu et le nombre de personnages important, finalement, assez peu.

Le film est réalisé par Neil Marshall, un récidiviste, puisqu'il avait réalisé en 2001 le film fantastique Dog Soldiers, où un commando d'élite se retrouve aux prises avec des loups-garous. Déjà, à l'époque, ce premier film avait divisé les spectateurs. Très bon suivant certains, à chier selon d'autres commentateurs, les films du Britannique ne laissent pas indifférent. C'est encore le cas avec ce film d'angoisse claustrophobique. Les filles pourront sembler cruches : "- bon alors c'est par là ? - Non, c'est par là. - Cours !". Les monstres peuvent prêter le flanc aux pires railleries, la façon de filmer -à la fois saccadée et dynamique- peut faire rire. Un peu comme un autre film réputé, Le Projet Blair Witch, que personnellement je déteste. Tout ça à cause -essentiellement- d'un côté "cheap" qui transparaît par moment. Le film de Marshall compte en tout et pour tout 8 rôles parlants, et autant de grognants.

Personnellement j'ai bien aimé ce film, même si la fin me laisse un peu dubitatif. C'est un vrai film de trouille, qui vous fait sursauter assez souvent. L'ambiance un peu claustro est assez bien rendue, et les éclairages ne sont pas exagérés. Les monstres sont assez réussis, même si leur côté répugnant peut, encore une fois, prêter à de multiples interprétations et appréciations. Le film verse parfois dans le gore (mention spéciale à la mare de sang, ceux qui l'ont vu me comprendront), ce qui dénote une certaine liberté dans l'écriture et la réalisation, assez rares dans le cinéma "mainstream" actuel pour être notée. Les actrices jouent bien leur rôle de scream queens, et le réalisateur n'insiste pas -là encore, c'est exceptionnel- sur leurs arguments mammaires. Les filles sont tout simplement jolies, mais ce n'est pas l'intérêt du film.
Un petit bémol cependant, le début du film, c'est à dire avant l'apparition des monstres, est un tantinet longuet. On comprend que Marshall ait voulu "endormir" le spectateur en l'emmenant sur la piste d'un simple thriller claustro (une galerie s'effondre : comment vont-elles s'en sortir ?). Par contre, on a peu d'explication quant à l'origine des monstres... Peut-être est-ce une porte ouverte vers une suite ?

Pour conclure, The Descent est un vrai film de trouille, pas trop mal fichu, qui nous propose quelques jolis moments de bravoure. La bande-son et la musique d'ambiance participent bien à l'atmosphère d'angoisse qui s'installe assez vite.


Spooky.
 


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 Bon, vous l'avez compris, je vais vous parler de ce qu'on annonçait comme l'un des blogbusters pré-estivaux.de l'année 2005. Je vais faire un bref rappel pour les Ryle et ceux du fond qui débarquent. Les X-Men sont un groupe de mutants qui se sont regroupés au sein de l'Ecole du Pr Xavier, lui-même medium, pour apprendre à contrôler leurs pouvoirs et ainsi mieux s'insérer dans la société. Créée dans les années 1960 par Stan Lee, cette série est parmi les plus populaires de l'univers Marvel, qui continue à publier leurs aventures.

A l'aube des années 2000, Avi Arad, président de Marvel, a relancé les licences susceptibles d'être adaptées avec succès au cinéma. X-Men fait partie du lot. Le bébé est confié à Bryan Singer, cinéaste brillant mais jusqu'ici peu récompensé (mis à part avec Usual Suspects). La crainte des fans, voyant que le réalisateur ne connaissait pas du tout l'univers de la série, était qu'il en fasse une  suite de films de combat. Crainte infondée, puisque contre toute attente, Singer propose un excellent divertissement, qui pose les bases d'un univers passionnant, avec des personnages riches, au passé tumultueux. En effet Singer s'attache plus à la psychologie des personnages qu'à leurs pouvoirs. Le succès critique et public est là, et l'équipe remet joyeusement le couvert en 2002, pour un second épisode aussi bon.  La licence est rentable, la pré-production du troisième épisode est lancée. Sauf que Singer, qui n'a jamais caché son amour pour un autre super-héros, Superman, se voit proposer l'adaptation d'un nouvel épisode des aventures du Kryptonien. Singer lâche donc tout. A la Fox, on décide de confier le film à Brett Ratner, qui était pressenti pour faire le premier épisode, et qui est un ami personnel de Singer. Ironie du sort, Ratner devait réaliser Superman Returns, avant d'être débarqué au profit de... Bryan Singer. Là encore, les fans craignent le pire. Ratner est soi-disant un fan de la série, mais comme réalisateur, ce n'est pas la joie (Rush Hour 1 et 2, Dragon Rouge...)...

Côté acteurs, ça s'agite un peu aussi. Halle Berry menace de quitter la licence si son rôle de Tornade n'est pas plus étoffé ; les pré-productions de Wolverine et Magneto se mettent en marche, puis restent au point mort. De plus, Singer est parti avec toute son équipe technique : le compositeur, les scénaristes, le chef décorateur. Pas facile dans ces conditions de travailler dans la continuité.  

La production a quand même eu lieu, et ce troisième volet est sorti en avant-première mondiale le 24 mai en France, comme les deux premiers.  

X-Men l'affrontement final voit le maintien à l'écran des principaux mutants : Wolverine (Hugh Jackman), Tornade (Halle Berry), Jean Grey (Famke Janssen), Cyclope (James Marsden), Malicia (Anna Paquin), le Professeur X (Patrick Stewart), Magnéto (Ian McKellen), Mystique (Rebecca Romijn), et Iceberg (Shawn Ashmore). Certains mutants prennent encore plus d'ampleur : c'est le cas de Shadowcat (Katie Stuart), et Pyro (Aaron Stanford).
De nouveaux mutants font leur apparition dans ce troisième opus, pour le plus grand plaisir des fans. Parmi eux, on retiendra Daniel Cudmore alias Colossus, un mutant dôté d'une force surhumaine et d'une grande résistance aux blessures qui apparaît brièvement dans X-Men 2, et Kelsey Grammer alias Le Fauve, le nouveau mutant à la peau bleue et le premier à occuper un poste dominant au gouvernement, sans oublier Le Fléau (Vinnie Jones), Angel (Ben Foster) et autre Callisto (Dania Ramirez) qui viennent renforcer les rangs des X-Men ou de la Confrérie d'en face dirigée par Magnéto. Les passionnés de comic-books ne pourront toutefois toujours pas y découvrir Gambit ou encore Marrow, annoncés lors des premières rumeurs autour du deuxième volet...

Comme le dit le titre, cet opus est l'affrontement final entre les bons et les mauvais mutants, et chacun des camps y laissera des plumes. Cet affrontement débute sur un coup de tonnerre : les laboratoires Worthington annoncent avoir découvert un sérum permettant de guérir de façon permanente les mutants de leurs pouvoirs. Ceci grâce à un adolescent qui annihile ceux-ci dès qu'un mutant l'approche. En première mondiale, le PDG des laboratoires souhaite l'essayer sur son fils, Warren, qui a des grandes ailes qui lui poussent dans le dos... Cette nouvelle intervient dans une société qui accepte mieux les mutants, avec un président "ami" et un misnistre lui-même mutant chargé de ces questions (un peu comme il y avait une personne chargée des affaires indiennes au XIXème siècle aux Etats-Unis), en la personne de Hank Mc Coy, plus connu sous le surnom du Fauve. Bien sûr, cette nouvelle divise les mutants. Il y a ceux qui, comme Malicia, vivent mal leur condition, et sont séduits par l'opportunité de redevenir "normaux". Mais aussi ceux qui souhaitent rester avec leurs pouvoirs, et mieux, éviter d'être "exterminés". C'est là qu'intervient Magnéto, convaincu qu'il pourra fédérer ces réfractaires. [SPOILER]Parallèlement, le film débute sur la scène de résurrection de Jean Grey, qui s'était sacrifiée à la fin du second film. Cette perte/résurrection entraîne pas mal de bouleversements dans l'équipe des X-Men, mais aussi l'équilibre des forces en présence.[/FIN SPOILER]


On l'a vu, de nouveaux personnages apparaissent à l'écran. D'autres en disparaissent en cours de route, ou même entre deux films (quid de l'excellent Diablo ?). On mélange toujours les générations : Angel fait partie de la première génération des X-Men sur papier, ainsi que le Fauve. Kitty Pryde tombe amoureuse d'Iceberg, alors que dans la série, c'est Colossus qui fait battre son coeur. Le Fléau est, si je me souviens bien, le demi-frère de Xavier ; alors que là, c'est juste un repris de justice mutant. Certains apparaissent donc, mais la plupart sont mal exploités (à quoi sert Angel ? ses scènes ne sont même pas réussies). Contrairement à Singer, Ratner laisse quand même peu de place à la psychologie des personnages (peut-être Cyclope a-t-il plus de chance que d'autres sur ce coup-là, tant son personnage est inconsistant), laissant la part belle à un festival de pyrotechnie. Les fans pleurent.

Pour l'interprétation, pas de souci, Hugh Jackman, Halle Berry, Famke Janssen et Ian Mc Kellen assurent. Dans le peu de temps qui leur est imparti. Les scènes sont filmées de façon assez plate, sans réelle consistance. Les fans réclamaient à cors et à cris l'évocation de la Salle des Dangers, la salle où s'entraînent les X-Men ; celle-ci apparaît bien, au début du métrage, mais est, là encore, mal exploitée. De plus, une énorme erreur de production ou de script fait passer l'histoire du jour à la nuit sans transition pendant une scène-clé du film. Ratner n'a décidément pas l'étoffe pour tenir une production de cette ambition.


Le film est titré "L'Affrontement final" ; de plus, l'accroche nous dit qu'il s'agit du "Chapitre final de la trilogie". Alors, est-ce la fin des protégés de Charles Xavier au cinéma ? L'intrigue ne laisse en rien penser cela. De plus, une scène (située tout à fait à la fin du générique final) augure de nouveaux développements.

Bref, ce troisième opus est sans conteste le plus faible de la "trilogie" (quelle hérésie de parler de trilogie pour une licence non encore bouclée...). Ratner est un tâcheron qui, espérons-le, restera dans les productions pourries. Je pense qu'il y aura un X-Men 4, un 5... A condition qu'un réalisateur du talent de Singer prenne la relève...

 

Spooky.

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films


Il y a vingt-huit ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre... Ces visiteurs d'au-delà des étoiles étaient des réfugiés et furent installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire... Depuis, la gestion de la situation a été transférée au MNU (Multi-National United), une société privée qui n'a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d'énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu'à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l'ADN extraterrestre. La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsque le MNU commence à évacuer les non-humains du District 9 vers un nouveau camp, en envoyant des agents de terrain s'occuper de leur transfert. L'un de ces agents, Wikus van der Merwe, contracte un virus extraterrestre qui se met à modifier son ADN. Wikus est à présent l'homme le plus recherché de la planète, celui qui vaut plus qu'une fortune : il est la clé qui permettra de percer le secret de la technologie alien. Repoussé, isolé, sans aide ni amis, il ne lui reste qu'un seul endroit où se cacher : le District 9...


Voilà peut-être la meilleure surprise parmi les films de genre de l'année 2009. En effet ce film se présente un peu comme un OVNI, sans mauvais jeu de mots. Réalisé par un jeune metteur en scène sud-africain, produit par Peter Jackson, qui nous conte les problèmes d'intégration d'un groupe d'extraterrestres dont le vaisseau s'est échoué au-dessus de Johannesbourg. l'identification avec l'Apartheid est transparente, les aliens étant parqués dans un immense camp et sujet aux exactions des Sud-Africains et à la raillerie d'un gang de Nigérians qui lui fournit de la pâtée pour chats.

Un OVNI disais-je, car le film oscille entre plusieurs formes narratives : d'une part le documentaire, puisque nous suivons en live l'intervention d'une délégation venue signifier aux extraterrestres leur transfert prochain dans un autre camp. Le chef de la délégation, Wikus Van der Merwe, est un bureaucrate propre sur lui et un peu naïf, qui va donc se retrouver dans un état très particulier. Il va progressivement se transformer en "mollusque" (surnom donné aux extra-terrestres) et devenir à son tour un paria. Et d'autre part, moins "caméra à l'épaule" (procédé magnifié dans Cloverfield et [REC]), une pure fiction où Wikus est devenu le personnage principal, en fuite.

C'est plutôt bien filmé, l'acteur Charlto Copley tenant beaucoup le film sur ses épaules (il le faisait déjà dans le court-métrage du même réalisateur ayant inspiré le film), et, ô surprise, les créatures sont d'un grand réalisme, enfin disons qu'elles s'insèrent bien dans le décor, que leur interaction est très cohérente. A noter que c'est l'acteur Jason Cope, par ailleurs interprète du chef des soldats de la MNU (ONU à peine voilée), qui "prête ses traits" en motion capture aux aliens. Histoire d'amour, de survie, drame social, tout ça dans un décorum SF relativement discret (pas d'excès dans les effets spéciaux, si l'on excepte bien sûr les mollusques, quelques scènes légèrement gore, mais sans exagérer), c'est un "petit" film (30 millions de dollars de budget) qui est très réussi, et intéressera de nombreux amateurs.

Spooky.

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