Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
...:::Ansible:::...

...:::Ansible:::...

Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

films

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films


Le Labyrinthe de Pan est un film de Guillermo del Toro (2006), réalisateur mexicain auquel on doit le très réussi Hellboy.
Espagne, 1944. Carmen, enceinte de son second enfant, voyage dans les forêts pour rejoindre son second mari, le capitaine Vidal. Avec elle, la petite Ofelia, 11 ans, qui sympathise en cours de route avec un étrange insecte. Ofelia découvre la face cahée de son beau-père, un fasciste tyrannique et dénué de sentiments, simplement attaché à la vie de son fils à naître. Entre temps, la fillette suit le petit insecte dans les dépendances du moulin où se trouve le détachement de Vidal. Elle entre dans un labyrinthe de verdure et de pierre, au fond duquel se
cache un étrange personnage.

Guillermo del Toro a dit porter ce projet en lui depuis 20 ans. Ce n'est qu'avec le succès de Hellboy qu'il ne pourra le mener à bien. Au départ l'histoire que voulait porter le réalisateur à l'écran était bien différent : "Il y était question de la révolution espagnole et l'histoire parlait d'une jeune femme enceinte qui rejoignait son mari dans une maison restaurée par ce dernier. En visitant la demeure, la future mère découvrait un jardin en forme de labyrinthe, où elle croisait un satyre. Elle faisait l'amour avec la bête qui lui proposait de sacrifier son enfant pour que le labyrinthe puisse fleurir. Si la femme avait accepté, elle aurait vécu pour l'éternité aux côtés du satyre. Même si au final, des ressemblances demeurent, la nouvelle version du Labyrinthe de Pan est malgré tout très différente, mon côté sentimental ayant finalement pris le dessus."
La version finale d'El laberinto del fauno diffère en effet pas mal. D'abord l'héroïne est une pré-adolescente. Pas de relations contre nature du coup. Et le mari devient un militaire borné et diabolique, campé par l'excellent Sergi Lopez. Le détachement militaire est en effet harcelé par un groue de partisans communistes, qui a ses ramifications jusque dans le personnel de la ferme. Le film est l'occasion pour Del Toro de déployer une partie de son imaginaire, et notamment quelques créatures légendaires, comme un faune, un homme blanc "sans" yeux, et
des fées quelque peu originales. Les effets spéciaux sont impeccables, et le maquillage de Doug Jones, qui avait déjà été remarqué en Abe Sapien dans Hellboy, revêt encore une fois des costumes incroyables. La petite Ivana Baquero, qui joue Ofelia, est sans doute promise à un grand avenir, si elle ne subit pas la malédiction qui entoure les enfants ayant commencé dans des grands succès fantastiques.

<

Le véritable monstre du film est en fait le fascisme, énorme pieuvre bouffie, avide de pouvoir, et difficile à abattre. Un fascisme entièrement incarné par Vidal, qui n'hésite pas à achever ses ennemis de 10 coups de revolver. Le Labyrinthe de Pan est un beau film, il bénéficie d'une magnifique photographie, et le bestiaire développé par le réalisateur est intéressant. Mais le film rate le statut de chef d'oeuvre à cause d'un certain manque de folie.
On ne profite pas vraiment du labyrinthe, par exemple. Del Toro est resté sage.

Spooky.

Voir les commentaires

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

Dans une petite ville de Louisiane, commencent à apparaître d'étranges phénomènes : une rivière charriant du sang, une pluie de grenouilles, des poux arrivant en surnombre... Dans la ville de Haven ressurgissent de nombreuses craintes. L'instituteur fait appel à une enesignante -ancienne missionnaire- qui s'acharne à démonter les évènements surnaturels de façon scientifique. Arrivée sur place, elle se rend compte que Loren, une petite fille qui vit seule avec sa mère dans les marais, n'est pas étrangère aux évènements.

Les dix plaies d'Egypte, les prophéties, l'eugénisme, voilà les ingrédients de ce film de Stephen Hopkins (Predator 2 et Lost in Space). Il met en scène la multi-oscarisée Hilary Swank (Intuitions, Insomnia, Fusion et Million dollar Baby) aux prises avec des évènements bibliques, mais aussi et surtout sa foi perdue. Sa présence à l'affiche, hélas, ne garantit pas forcément un succès au box-office. Le film n'a rapporté qu'entrer 10 et 20 millions de dollars de recette aux etats-Unis, et moins de 200 000 entrées en France. La faute sans doute à une impression de déjà-vu qui accompagne désormais de nombreux films émargeant dans la catégorie thriller ésotérique. La bande-annonce laissait d'ailleurs présager un film au pitch relativement maladroit.



En fait la bande-annonce disait vrai. Si l'on passe outre les menues incohérences du début (le fait d'appeler un professeur après UN évènement étrange, le rôle de celle-ci allant de l'inquisiteur au vétérinaire, tout en étant chimiste...), les deux premiers tiers du film se passent plutôt bien. C'est assez bien filmé, le bayou permet des prises de vue de toute beauté et le talent d'Hilary Swank et l'anatomie harmonieuse (probablement refaite d'ailleurs) suffisent à faire passer la pilule. Mais passées les deux premières bobines, le film se révèle au grand jour. Au moment où les choses se précipitent, ça verse dans le n'importe quoi. Satanisme, bondieuseries, action en dépit du bon sens, explosions mal réalisées en post-prod, tout part à vau-l'eau... Sur les trente dernières minutes on n'est pas loin de la série Z qui se prend au sérieux.
La seule autre satisfaction du film (avec les décors et Hilary) est la petite Annasophia Robb, qui est assez convaincante dans ses trois scènes. C'est bien maigre.

Spooky.

Voir les commentaires

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films


HARRY PELOTEUR

 

Ah ben ça alors. Jamais je ne penserais qu’une troisième suite serait aussi bonne. La saga Harry Potter a peut-être connu sa meilleure adaptation avec le quatrième volet, réalisé par Mike Newell (Quatre mariages et un enterrement…). La saga, qui a rendu son auteur, Joanne K. Rowling, plus riche que la reine d’Angleterre, a jusqu’alors connu des adaptations cinématographiques de qualité croissante. Chris Columbus, qui a dirigé les deux premiers films, avait mis le projet sur les bons rails. Alfonso Cuaron avait livré en Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban un véritable petit chef-d’œuvre, revisitant partiellement mais essentiellement l’aspect visuel de la franchise, et sublimant le décor de Poudlard, entre autres. On attendait donc Mike Newell au tournant. Il a répondu présent, et même au-delà des espérances, réussissant un film bon sur TOUS les plans. Visuel, narratif, direction d’acteurs, effets spéciaux, décors, musique, montage… Tout est bon. Newell, aidé par le désormais célèbre (et très riche) scénariste Steve Kloves, toujours adoubé par Rowling, a retenu les leçons des premiers films, en passant, voire éludant les passages « obligés » des romans : le tournoi de Quidditch, la rentrée à Poudlard…

On plonge donc d’emblée dans le cœur du roman, le Tournoi des Trois Champions, après une très belle scène d’introduction sur la Coupe du Monde de Quidditch. Le Tournoi des Trois Champions rassemble trois écoles de sorciers, celle de Beauxbâtons (une école de fiiiiiiiiiiiiiiiiiilles !) en France, et celle de …, en Bulgarie, qui sont cette année hébergées par celle de Poudlard. L’école bulgare est représentée par Viktor Krum, superstar mondiale du Quidditch, tandis que Beauxbâtons a pour championne Fleur Delacour (la charmante française Clémence Poésy). Alors que Cédric Diggory est choisi par la Coupe de Feu pour représenter Poudlard, un deuxième apprenti magicien est désigné tardivement, il s’agit de Harry, alors que la limite d’âge avait été repoussée à 17 ans, pour des raisons de sécurité. En effet, les Mangemorts, adeptes de Voldemort, viennent de dévaster le campement de la Coupe du Monde de Quidditch. L’ombre de Vous-Savez-Qui plane sur le monde des sorciers, et le Ministère de la Magie est sur des charbons ardents. Mais le règlement est le règlement, et Harry est autorisé à concourir, sous la discrète surveillance de Maugrey Fol-Œil (l’excellent Brendan Gleeson). Commencent alors les épreuves : voler un œuf d’or à un dragon, délivrer un ami sous l’eau, en restant une heure, dans le Lac Noir qui jouxte Poudlard, puis trouver un trophée dans un gigantesque labyrinthe.





Trois énormes scènes aux effets spéciaux compliqués et longs. Toutes réussies. Mais la participation de Harry au Tournoi recèle en réalité un piège. Auquel Voldemort (Ralph Fiennes, qui fait une entrée tout à fait convaincante dans la saga, aux côtés d’autres acteurs comme Alan Rickman et Gary Oldman) n’est pas étranger. Une remarque concernant les acteurs « habitués » : les jeunes sorciers ont bien grandi. Les hormones commencent à les démanger, et ils ne ressemblent plus du tout à des gamins ; ils sont un peu âgés pour les rôles. Rupert Grint (Ron Weasley) a désormais dépassé le mètre 80. Heureusement que Daniel Radcliffe (Harry Potter), désormais l’adolescent le plus riche au monde, est resté à 1m65, ce qui fait de lui le nain de la production. Mais la croissance continue, ce qui explique l’imminence du tournage du cinquième film, en février 2006. Pour un nouveau chef-d’oeuvre ?

 

Spooky.

Voir les commentaires

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films


NON MAIS QUELLE TETE DE KONG !

Je vous l’accorde, elle était facile, celle-là. A moins d’être mon copain David, ou de vivre en Afghanistan (reconnaissons qu’ils ont autre chose à faire en ce moment…), vous n’avez pas pu passer à côté des immenses affiches annonçant le retour de King Kong. Le film de 1933, qui a électrisé l’industrie cinématographique d’avant-guerre, a propulsé ses réalisateurs, Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, mais surtout sa vedette féminine, Fay Wray, vers les statuts d’idoles, d’icônes mythiques et immortelles. Rappelons qu’à l’époque, ce film était le premier mettant en vedette un personnage non-humain. Le film a connu plusieurs suites et remakes plus ou moins avoués, parmi lesquels Le Fils de Kong (1934) et Mon ami Joe (1998), dont le retentissement a été moindre. Sans parler du remake de 1976, par John Guillermin, qui a de nombreux détracteurs.

 

Peter Jackson est un réalisateur qui a toujours clamé que c’est la vision du film de 1933 qui a déclenché sa vocation de réalisateur. A l’âge de 8 ans, il a pressé ses parents pour qu’ils lui payent une caméra Super-8. Puis il s’est mis à réaliser ses propres images de King Kong. Après la carrière et la filmographie que l’on sait (je ne vais pas reparler du Seigneur des Anneaux et de Créatures célestes, non ?), PJ réalise son rêve : lancer un remake de son film-culte. Peut-être aurait-il pu le réaliser auparavant, mais les effets spéciaux n’étaient alors pas assez sophistiqués pour illustrer sa vision. En 1996, un script monstrueux (lisible à l’adresse suivante : http://geocities.com/scifiscripts3/scripts/kingkong.txt) était finalisé. Le script a depuis été « pillé » par nombre de productions postérieures, comme La Momie. Mais débouté par les studios, PJ a alors eu l’opportunité de se tourner vers l’œuvre de Tolkien. Avec la suite et le succès que l’on connaît. Fort de cette expérience et surtout l’immense somme d’argent engrangée, il peut se lancer dans son rêve.

 

Dans ses préparatifs, PJ ne laisse bien sûr rien au hasard, rédigeant lui-même, avec son épouse Fran Walsh et Philippa Boyens. Il propose à Fay Wray, inoubliable interprète du premier film, d’apparaître dans son remake. Mais la frêle femme décède seulement quelques semaines avant le début des prises de vue, à 97 ans. A l’écran, c’est Naomi Watts (The Ring, Mulholland Drive, 21 grammes…) qui succède à Fay Wray et Jessica Lange (heroïne du remake de 1976). Une actrice solide, qui dit avoir été recrutée sur son cri. Le casting est complété avec choix : Jack Black (L’Amour extra-large et L’Age de Glace), Adrien Brody (Le Pianiste, La Ligne Rouge, Le Village, The Jacket…), le désormais célèbre Andy Serkis (Gollum, c’est lui !), Thomas Kretschmann (La Chute, Immortel, U-571, Le Pianiste, Blade 2…),… A noter les présences sympathiques de Kyle Chandler (héros de la mignonne série Demain à la Une), de Jamie Bell (Billy Elliott en personne), et du réalisateur lui-même, en tant que mitrailleur, en compagnie de Frak Darabont (réalisateur de La Ligne verte et Les Evadés) et Rick Baker, célèbre maquilleur du cinéma fantastique. Dans la peau de Kong ? Andy Serkis, qui d’autre ? L’acteur a en effet prêté une nouvelle fois sa morphologie pour la modélisation du grand singe…

 

Rappelons l’histoire, pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore… Un groupe de cinéastes et de marins débarque sur Skull Island, une île perdue de l’Atlantique, pour y réaliser la fin d’un film un peu clandestin, par Carl Denham (Jack Black, habité par son rôle, et sans doute contaminé par PJ). Mais ils sont capturés par une tribu d’indigènes, qui offre l’actrice Ann Darrow (Naomi Watts, lumineuse) à une créature gigantesque qui habite la jungle voisine. Cette créature s’avère être un gorille de huit mètres de haut, qui prend la jeune femme en affection. Le groupe décide d’aller la sauver, sous l’impulsion de Jack Driscoll (Adrien Brody), scénariste de Denham et depuis peu petit ami de la belle. Ce sont ensuite des courses-poursuites dans la jungle, entre les marins, l’actrice affolée, des dinosaures qui peuplent les profondeurs de l’île, et Kong. L’histoire s’arrête de temps en temps pour respirer, dans des scènes intimistes (si, si) entre la Belle et la Bête. Puis Kong sera capturé par ruse par Denham, qui l’emmènera pour l’exposer comme une bête curieuse  dans la Grosse Pomme. Kong se libèrera, puis grimpera au sommet de l’Empire State Building, où il mourra, mitraillé par des avions de combat, non sans avoir revu Ann une dernière fois.

 

Jackson a une nouvelle fois tourné en Nouvelle-Zélande, insufflant une nouvelle bourrasque à l’économie locale. Mais cette fois, très peu de scènes seront tournées en extérieur, la jungle de Skull Island et le New York des années 1930 étant assez peu présents dans la nature et les agglomérations kiwi. Dans la foulée du Seigneur des Anneaux, c’est une nouvelle fois la société Weta qui s’est chargée de la partie technique du boulot, depuis deux ans. Le résultat ? Bluffant ! Le Kong est une montagne de réalisme, un chef-d’œuvre d’animalité quadrumane, et une prouesse technique hallucinante.  Les dinosaures ne sont pas en reste, même s’ils sont encore plus effrayants que dans Jurassic Park.  L’équipe artistique est la même que pour la production précédente de Jackson. Jamie Selkirk au montage, Andrew Lesnie en chef opérateur, Richard Taylor (qui a aussi chapeauté le Narnia qui est sorti) aux effets spéciaux, Grant Major aux décors, et Alan Lee à la conception  du design. Une équipe qui a largement fait ses preuves, et qui livre là aussi une partition sans fausse note. Partition illustrée musicalement par James Newton Howard, qui a fait du bon travail sur Batman Begins, tous les films de Shyamalan, et plein d’autres trucs vachement bien. Il faut noter qu’il est arrivé presque en catastrophe sur le film, en remplacement d’Howard Shore, « débarqué » à 15 jours du bouclage… Sa musique s’en ressent, malheureusement. Cependant, avec une enveloppe confortable de 207 millions de dollars, Jackson le tient, son blockbuster.

 

Les polémiques. Il y en a beaucoup autour de ce film. Pourquoi avoir fait une publicité aussi monstrueuse ? L’aura du réalisateur et le mythe de l’histoire devraient suffire à assurer les vieux jours de la Nouvelle-Zélande toute entière. Mais sans doute les producteurs et le studio (Universal et WingNut) ont-ils craint l’effet de flop –relatif- qui a accueilli le remake de 1976. Mais la sortie simultanée d’un jeu vidéo et d’un DVD racontant le tournage étaient-ils nécessaires ? Le marketing gouverne tout au cinéma… Autre polémique. La durée du film. La copie de 1933 dure 1h40. Celle de 1976, 2h14. Jackson, quant à lui, plafonne à 3 heures toutes rondes. La raison, elle est donnée par le réalisateur : « nous avons donné plus d’ampleur à certaines scènes, pour amplifier leur intensité dramatique ». On notera par exemple une longue scène de poursuite avec des tyrannosaures, qui dure, selon les sources (je vous avoue avoir regardé l’écran, et pas ma montre), de 45 à 50 minutes. Et le film de 1933 n’explique rien de la présence de cette équipe de tournage et des marins sur Skull Island, alors que Jackson a rajouté un scène d’introduction pour montrer le contexte social de l’époque, et surtout la situation d’Ann Darrow et Carl Denham. De même, les personnages secondaires, trop vite sacrifiés dans les versions précédentes, sont un peu développés, ce qui permet aux acteurs de faire un vrai boulot, visible à l’écran. De plus, les scénaristes ont inclus dans cette nouvelle version une scène coupée par les réalisateurs de l’original, la jugeant surnuméraire pour s’insérer dans la dynamique du film. Seules restent des photos de production pour témoigner de leur impact visuel. Jackson s’en inspirera pour réaliser cette scène, montrant nos aventuriers en fâcheuse posture dans un ravin infesté d’araignées, de cafards et de crabes géants… Une scène qui fait bien sûr énormément penser à l’épisode d’Arachne, dans Le Seigneur des Anneaux. A noter que Jackson recyclera d’ailleurs plusieurs trouvailles visuelles de sa trilogie épique dans son opus à tiques. Une partie du public réagit très mal à la présence des dinosaures dans le film… Mais il faut savoir que cela existait dans la version d’origine, et que Jackson, bien sûr, a tiré la scène au maximum… Bon, si vous n’aimez pas les dinosaures et les grands singes, n’allez pas voir ce film, hein… Bon, trois heures de métrages pour la version cinéma… Je n’ose imaginer à quoi ressemblera la version longue qui sortira en DVD l’an prochain…





Venons-en à la grosse polémique. Celle qui fâche une partie du public et des critiques. Ann Darrow se fait enlever par une bête sauvage de huit mètres de haut. Il l’emporte dans une jungle inconnue, au sommet d’une montagne… Contrairement à Fay Wray (considérée comme la première « scream queen »), Naomi Watts ne crie que très peu. Pire, elle sympathise très vite avec Kong. Bon, d’accord, ça c’était dans le film d’origine. Mais… c’est tout. Ils font copain-copain, elle fait des cabrioles pour le faire rigoler. Limite s’ils ne font pas un concours de pets. Où est la dimension érotique, bordel ? Souvenez-vous de l’effeuillage discret d’Ann par l’index de Kong… C’est où ça ? Ah oui, et puis, loin de l’aspect dramatique de l’ensemble de l’histoire, Jackson glisse régulièrement des scène empreintes d’un humour bon enfant, pas toujours discernables de prime abord. Mais ça, c’est plutôt bien vu, même si le final fout toujours autant les boules… Mais on est un peu déçu tout de même par la frilosité de PJ. Il filme son histoire d’une façon quelque peu classique, froide, à la façon de son faux documentaire Forgotten Silver. Alors qu’on aurait aimé voir des fulgurances baroques, des envolées lyriques, c’est un peu plat la plupart du temps. Un peu de gore avec les indigènes de Skull Island, et c’est tout…

 

Les clins d’œil. Jackson ne pouvait pas ne pas en faire. King Kong est pour lui un symbole, un aboutissement. De fait, on sent bien dans le personnage de Carl Denham un mélange entre celui de 1933, un Orson Welles passionné et un alter ego de lui-même. Le réalisateur apparaît d’ailleurs en chair et en os dans le costume d’un mitrailleur, participant à la mise à mort du grand singe à la fin du film. Symbolique ? Certainement ! Peter Jackson espère avoir réalisé là la vision ultime de cette œuvre symbolique, de ce fossé d’incommunicabilité entre deux êtres qui s’aiment pourtant. la tentative stupide d’amadouer l’enfant indigène avec… une barre de chocolat Nestlé nous invite à une connivence réjouissante. De même la mise en abyme avec le tournage sur le bateau qui s’avère être un échos du premier King Kong ou le jeune mousse Jimmy lisant Au cœur des Ténèbres de Joseph Conrad, livre dont s’est inspiré Coppola pour Apocalypse Now et renvoie au thème de la quête létale et sans but véritable (à l’inverse du Seigneur des Anneaux) permet de nouer avec le spectateur une connivence intellectuelle. Le film est parsemé de clins d’œil aux films de monstres des années 1950 (logique, me direz-vous, puisque le premier King Kong a indirectement inspiré ces films, et que Willis O’Brien, concepteur du grand singe initial, a initié cette vague de films de monstres). Au début du film, les protagonistes se permettent même de faire un énorme clin d’œil au film de 1933. A ne pas laisser passer, c’est plutôt sympa.

 

Et malgré ces points positifs, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir un malaise pendant un tiers de la longueur du métrage. Parce que je n’aime pas les araignées. Et que j’ai le vertige. La scène finale de King Kong, qu’elle date de 1933, de 1976 ou de 2005, me fera toujours flipper. Je n’ai jamais aimé King Kong, essentiellement pour ces raisons.

 

 

Au final ? Un film qui fera quand même date, de par la taille de ses moyens, de son interprète principal. Il y a eu beaucoup d’argent d’investi dans ce film, et ça se voit à l’écran. Esthétiquement, techniquement, le film est réussi. Par contre, et c’est le reproche que l’on fera peut-être toujours à Peter Jackson au sujet de ses adaptations ou remakes, c’est l’orientation narrative qu’il prend. Il décide de supprimer certaines scènes (pas ici, heureusement), en  réinterprète d’autres… Sur le plan artistique, rien à dire, tout est bon. Naomi Watts éclabousse toujours l’écran (bleu) de sa classe, et les acteurs sont tous bons. Mais ce King Kong des années 2000 est et restera dans l’histoire du cinéma comme un pop-corn movie de très bonne facture, pas un chef-d’œuvre impérissable.

 

Spooky.

Voir les commentaires

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

 

 

Le capitaine Malcolm Reynolds est un vétéran endurci, qui eut le tort de choisir le mauvais camp dans la guerre galactique. Les armes se sont tues, l'ordre règne sous l'autorité de l'Alliance, et Malcolm le rebelle s'est lancé dans de nouvelles aventures aux commandes du vaisseau Serenity.

A l'école des futures élites, la jeune River manifeste également une farouche indépendance d'esprit. Ses facultés télépathiques et ses dons de lutteuse inquiètent les dirigeants. Ceux-ci ont choisi de mettre l'adolescente au secret. Une équipe médicale s'efforce de modeler son esprit et de juguler ses "mauvaises tendances" par l'administration de drogues.

Lorsque son frère, Simon, l'extrait de force du Centre de Conditionnement et se réfugie avec elle à bord du Serenity, le régime confie à son meilleur limier, l'Opérateur, le soin de les neutraliser...

 

 

 

Voici le point de départ du film de Joss Whedon, passé carrément inaperçu l’an dernier. Pourtant, Serenity est l'adaptation sur grand écran de la série télévisée Firefly, programmée aux Etats-Unis en 2002 sur la Fox (et au printemps 2005 en France sur la chaîne Série Club). Mais la chaîne américaine a décidé de mettre un terme à la diffusion de la série au bout de quinze épisodes (les trois derniers n'ayant même pas été diffusés...). Dommage, car l’univers développé promettait beaucoup. Le créateur de la série n'est autre que le réalisateur de Serenity, Joss Whedon, qui fut à l'origine de la série Buffy contre les vampires en 1997, puis Angel en 1999. Un homme qui a fait ses preuves en tant que scénariste et producteur, et dont c’est là le premier long-métrage. Un long-métrage qui tient la route, et qui finalement ne nécessite pas une connaissance de la série initiale pour être compris. Certes, il faut s’accrocher un peu au début, car on nous assène pas mal d’informations en peu de temps. Puis le talent de conteur de Whedon fait le reste. On se retrouve dans un agréable space-opera, qui ne se suffit certes pas à lui-même, mais où l’action et les effets spéciaux sont plutôt réussis. Le casting est composé des neuf acteurs initiaux de Firefly, qui connaissent leur rôle sur le bout des doigts, même si l’on se sent un peu étranger, par moments, à l’histoire…

 


 

 

 

Les fans de la série seront certainement ravis de voir ce « inspired by », ou plutôt cet épilogue sur grand écran ou dans leur DVDthèque… Les autres se contenteront de regarder le film avec un intérêt poli.

 

 

Spooky.

Voir les commentaires

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films


Un virus d'origine extraterrestre provoque une épidémie qui ramène les morts à la vie, mais sous forme de zombie. La terre est alors en guerre pendant plusieurs années. Jusqu'à ce que le Professeur Geiger trouve la parade : un collier électronique qui rend les zombies doux comme les agneaux. Les morts-vivants sont alors utilisés comme des esclaves, pour promener le chien, arroser les fleurs... Mais la population reste assez méfiante, la plupart des gens se baladent avec une armerête à servir. Dans la famille Robinson on n'a pas de zombie, mais pour faire comme les autres, la mère décide d'en prendre un, contre l'avis de son mari, qui en a une peur viscérale depuis qu'il a dû abattre son père devenu incontrôlable vingt ans plus tôt. Ils appellent leur zombie Fido, et le fils, Timmy, commence à beaucoup l'apprécier... jusqu'à ce qu'un incident désactive son collier...



Fido est une aimable comédie. L'histoire de zombies n'est qu'un prétexte à une critique (gentillette) à l'American Way of Life. Andrew Currie, le réalisateur, place son histoire dans des etats-Unis des années 50/60, époque où l'imagerie et l'idéal américains sont à leur apogée. Dans leur banlieue chic, les personnes aisées ont des voitures rutilantes, des femmes au foyer soumises et des zombies pour toutes les corvées. C'est bien pratique, surtout si l'on pense que ceux-ci n'ont aucune conscience. Mais Timmy et sa mère Helen (Carrie-Anne Moss) se rendent compte que Fido réagit beaucoup à son environnement. Il deviendra un compagnon de jeu, un confident, et prendra presque la place du père, le titulaire du poste étant trop préoccupé par sa bulle, et aveugle aux sollicitations de sa femme.
Comme je l'ai dit, le film est une aimable comédie. La critique est loin d'être mordante, la réalisation est très sage, et les acteurs sont sages aussi. Les maquillages sont très corrects, et on ne voit pas les cuisses de Carrie comme dans Red Planet.
Un film pop-corn à voir, mais dont vous ne retirerez pas grand-chose.

Spooky.


Voir les commentaires

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films


28 S'AMENENT PLUS TARD

Certains d'entre vous savent peut-être l'affection que je porte au film de zombies réalisé par Danny Boyle, 28 jours plus tard. Pour moi c'est l'un des meilleurs du genre, et même si je n'en ai vu qu'une demie-douzaine au final, je ne pense pas trop me tromper.

J'avoue que l'annonce d'une suite, réalisée par Juan Carlos Fresnadillo (Intacto), les suites de films réussis dans la sphère de l'horreur, le fait qu'elles ne soient pas réalisées par l'auteur original étant souvent un signe de médiocrité. Et puis la lecture de critiques positives m'a finalement donné envie de louer ce 28 jours plus tard. Et en plus Danny Boyle reste producteur exécutif, ce qui lui a permis de suivre d'assez près cette séquelle. Il a souvent épaulé la seconde équipe et directement réalisé la première partie du film.

Ce second film débute très peu de temps après le second. Après 7 mois d'horreur absolue (d'où le titre), les personnes infectées par le virus qui a vidé la grande-Bretagne de ses habitants ont toutes disparu, mortes de faim car n'ayant plus à manger que leurs congénères zombies. A Londres l'OTAN, par le biais de soldats américains, tente de reconstruire. Des réfugiés britanniques sont à nouveau installés, dans une zone sécurisée cependant. Parmi eux, les enfants Andy et Tammy dont le père, Don, est devenu une sorte de concierge. Celui-ci laisse des zones d'ombre sur les circonstances de la mort de leur mère, qu'il a en fait abandoné dans une maison, entre les griffes et les crocs d'une horde de morts-vivants. Les enfants ont du mal à faire leur deuil, et se faufilent à travers les cordons sanitaires et militaires pour aller chercher quelques souvenirs dans leur anciene maison. Où ils trouvent... leur mère, apparemment exempte des symptômes qui ont infecté toute la région. Scarlet, médecin militaire, découvre l'incroyable vérité : Alice est porteuse du virus, sans toutefois être transformée.



Vous vous doutez bien que le virus va ressortir du labo ultra-sécurisé où dort le virus. Et l'horreur repartir de plus belle... Trame classique, qui va mener à l'archétype du survival : un petit groupe va essayer de s'organiser pour s'en sortir. Avec son casting d'inconnus (hormis Robert Carlyle, révélé par The full Monty, puis vu dans Vorace et la Plage), Fresnadillo avait un sacré challenge sur les épaules. Et il s'en sort avec les honneurs. Ceux qui meurent "rapidement" ne sont pas ceux que l'on croit et il s'amuse à varier les façons de filmer (par exemple en caméra subjective quand le premier "infecté" s'en va planter quelques quenottes dans les cous suivants, une idée remarquable, d'autant plus qu'on ne s'en rend pas tout de suite compte). Les personnages sont pour la plupart crédibles : le soldat américain qui n'en peut plus de canarder sans discernement individus sains et infectés, les adolescents terrifiés de se balader au milieu des cadavres dans le noir complet... Pas de Superman parmi eux, juste des gens ordinaires confrontés à une situation d'une horreur sans nom. Le scénario, qui a été écrit pendant plus d'un an, a donc été mûrement réfléchi.

Je l'ai dit, Fresnadillo a suffisamment d'intelligence pour filmer de façon variée ses prises de vues, mais aussi de nous montrer de façon brute, graphiquement parlant, les scènes de festin collectif et sauvage. Tout cela concourt à créer une ambiance de terreur constante, même si on a l'impression que l'action met du temps à démarrer. Une ambiance réussie donc, accompagnée par une très bonne musique, mais aussi une vision de Londres assez excitante.

Je recommande.

Spooky.

Voir les commentaires

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films


Longtemps l'ogre américain a trusté le cinéma de genre, en particulier le film d'angoisse. Mais ces dernières années des "nouvelles" nations se sont faites connaître chez nous, en attendant un réveil français aléatoire. Il y eut la vague nipponne, avec des films comme Ring, The Grudge, qui alliaient au peu de moyens une efficacité maximale. Il y a aussi, depuis 3-4 ans, des purs produits de l'horreur hispanique. je dis bien hispanique, puisqu'à côté des Jaume Balaguero (Fragile, Darkness, La Secte sans nom et bientôt .REC), les Alejandro Amenabar (Tesis, Ouvre les yeux, Les Autres) ou encore Alex de la Iglesia (Le Jour de la Bête, Action mutante), on trouve Guillermo del Toro, réalisateur mexicain au poids de plus en plus important. En témoignent Mimic, Cronos et surtout Le labyrinthe de Pan. Sans parler des deux Hellboy et du probable Hobbit, qui émargent dans un autre genre. Et je ne cite que les auteurs qui ont le plus de succès, à mon avis la vague est en pleine force.

C'est donc Guillermo del Toro qui a produit cet Orphelinat, qui a remporté un énorme succès de l'autre côté des Pyrénées.

Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d'autres enfants qu'elle aimait comme ses frères et soeurs. Adulte, elle retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l'intention de restaurer la vieille maison. La demeure réveille l'imagination de Simon, qui commence à se livrer à d'étranges jeux avec "ses amis"... Troublée, Laura se laisse alors aspirer dans l'univers de Simon, convaincue qu'un mystère longtemps refoulé est tapi dans l'orphelinat...

Le pitch est classique, typique même des productions espagnoles, puisque ça rappelle un peu L'Echine du diable, film de... Guillermo del Toro. Celui-ci porte donc un intérêt tout particulier à l'enfance, déjà explorée dans Le Labyrinthe de Pan. Il a confié la réalisation à Juan Antonio Bayona, nouveau venu derrière la caméra. Un petit prodige ? A voir le triomphe fait au film en Espagne (7 équivalents des César espagnols sur 14 nominations, le plus gros succès espagnol de tous les temps, le grand Prix à Gerardmer...).

La production a confié le premier rôle du film, celui de la mère désespérée, à Belen Rueda essentiellement actrice de télévision), qui fait preuve d'un incroyable tempérament à l'écran. Le film repose en grande partie sur ses épaules, et sa prestation est solide. Le film est resserré sur 5 ou 6 personnages importants, autour desquels tourne l'atmosphère inquiétante de l'orphelinat, théâtre de la quasi-totalité des scènes. On reconnaît d'ailleurs bien là la patte de Del Toro, maître orfèvre en la matière (je vous recommande chaudement L'Echine du Diable). Pour en revenir à Bayona, il se contente de filmer assez sagement ses acteurs, sans faire d'esbroufe, sans en rajouter au niveau des effets. Il n'y a vraiment que deux ou trois scènes réellement "choc", mais qui se justifient pleinement en tant que telles.

Côté scénario, il est assez ambigu. En fait le pitch trouve une justification logique, naturelle, en fin de métrage, alors que le réalisateur nous a baladés dans une direction clairement surnaturelle pendant 80% du film (une histoire de fantômes, si vous n'aviez pas encore compris à la lecture du synopsis). Alors, la partie surnaturelle ne serait-elle qu'un rêve, le délire de la mère, ou quelque chose d'approchant ? On pourrait le croire, mais c'est là que réside la véritable astuce du film. La partie "cartésienne" est bien mince, et si l'on est un peu joueur, elle ne suffit pas à expliquer la totalité des évènements. de même pour la partie fantastique, qui prend une plus grande part, mais ne suffira pas. C'est donc un croisement entre les deux orientations qui permet d'apprécier L'Orphelinat. De plus, encore une fois dans le cinéma espagnol (Ah, Les Autres, Fragile...), j'ai été étonné, de façon assez positive, par la direction qu'a pris la narration à certains moments-clés du film. Seul bémol, moi qui ai été élevé par des films tels que Scream ou Halloween, je n'ai pas eu mon content de gore, de scènes-choc. Mais je vieillis, je m'ouvre à de nouvelles cultures, et par conséquent mon spectre d'appréciation artistique évolue.

 





Ce n'est pas un chef-d'oeuvre du genre, à mon avis, mais je dois dire que le film m'a très largement plu, surtout grâce à son atmosphère, à son interprétation et à ses choix narratifs. Vous pouvez aller voir L'Orphelinat au cinéma (si tant est qu'il soit encore à l'affiche, vu qu'il est sorti il y a plus de trois semaines), c'est du bon.

 

Spooky.

Voir les commentaires

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

X AU CARRE EGAL DES POSSIBILITES INFINIES
Il est de coutume de dire que les suites des films fantastiques sont moins bonnes que les originaux. X-Men 2
semble ne pas échapper à la règle, bien qu'il talonne de très près son illustre devancier. Ce coup-ci, un danger encore plus grand menace les mutants dans leur ensemble : un physicien militaire, le général Stryker, fomente une incroyable machination afin de les éliminer tous. Pour ce faire, il se sert du Pr Xavier et de son ami/ennemi intime, Eric Lehnsherr, alias Magneto. Ceux-ci, avec leurs élèves respectifs, devront s'allier afin de neutraliser le fâcheux, qui en sait également beaucoup sur le passé de Wolverine (Hugh Jackman, excellent)… Les acteurs sont à présent bien à l'aise dans leurs rôles respectifs, et le réalisateur Bryan Singer n'a pas besoin d'exposer ceux-ci, comme dans le premier épisode. Cela laisse d'autant plus de place pour développer l'intrigue, nettement plus ample, et moins linéaire que dans le premier opus. L'ensemble est plutôt bien maîtrisé, les différents départements (scénaristes, effets spéciaux, musique, direction des acteurs, maquillage…) ayant, comme dans le premier épisode, très bien fait leur boulot. Remarquons la multiplication des plans où l'on voit Mystique (Rebecca Romijn-Stamos) dans son costume habituel, c'est à dire à poil, la peau peinte en bleu et quelques morceaux de tissu par-ci par-là… Qui s'en plaindrait ?

 

Si vous allez voir le film ou le louez (ou l'achetez), ne laissez rien passer : absolument aucune réplique, situation, personnage n'est laissé au hasard. Le film ouvre tant de pistes et introduit tellement de personnages qu'il y a de quoi alimenter 10 longs métrages. Pêle-mêle, et parmi les plus "visibles", je vous citerai Iceberg, Pyro, Colossus, ou encore Diablo (NightCrawler en VO). Concernant ce dernier, je trouve que le choix de l'acteur anglais Alan Cumming est très bon, il apporte une incroyable sensibilité au rôle ; reste à confirmer dans X-Men 3… De même pour Jean Grey, superbement campée par Famke Janssen (GoldenEye), qui prend une part prépondérante à l'action et devrait nous réserver une belle surprise dans l'avenir (alors que, curieusement, elle est absente de l'affiche française du film… allez comprendre !). L'humour est très présent dans le film (alors que Singer lui-même n'est pas franchement un gai luron), permettant de désamorcer certaines séquences assez trippantes, mais aussi de montrer que les acteurs interagissent mieux avec leurs personnages. Voilà pour le côté positif des choses. Côté défauts, eh bien au final il n'y a pas grand-chose à dire, finalement… J'ai été quelque peu déçu par le combat entre Wolverine et Lady Deathstrike, en quelque sorte sa petite sœur… Certains partis-pris scénaristiques (comme une faculté essentielle de Xavier) me semblent bizarres, et répondre plutôt à des obligations de scénario, mais ma connaissance du comics n'est que parcellaire, et j'ai pu louper des trucs. Et comment ne pas se marrer devant ce long travelling où l'on voit nos chers mutants, emmenés par un Wolverine bombant le torse, au sommet d'une colline enneigée ? Comme frimeurs, les X-Men sont forts !!



Ah et puis, on n'a toujours pas vu la fameuse Danger Room, salle d'entraînement des X-Men… Elle nécessite certainement les meilleures ressources des effets spéciaux et de la virtuosité des cameramen ; ce serait bien qu'on la voie dans le troisième épisode, sous peine de décevoir plusieurs dizaines de millions de fans de par le monde… Mais je cherche la petite bête, me direz-vous. Possible. Mais ne perdez pas de vue que Singer est un très bon réalisateur, très intéressé par la psychologie de ses personnages (ceux qui ont vu Usual Suspects et Un Elève doué ne me contrediront pas), et c'est là que réside la force du film, dans l'attention portée aux protagonistes, tout le reste (rythme, effets spéciaux) n'étant, somme toute, que de la littérature…

Spooky

Voir les commentaires

Publié le par Ansible
Publié dans : #Films


CLASSE X PUISSANCE 10 !
Les X-Men est un comics créé par Stan Lee en 1963. Il raconte la destinée et les aventures de plusieurs groupes de personnes, affublé de pouvoirs paranormaux (absorber les souvenirs, contrôler la météo, se régénérer instantanément...), qui souhaitent trouver leur place dans un monde “normal”. Certains souhaitent maîtriser leurs facultés dans un but pacifique et se retrouvent à l’école du professeur Charles Xavier (d’où la lettre X) ; d’autres se rallient à Magnéto, qui veut dominer le monde avec ses “mauvais mutants”. Une adaptation vient enfin de voir le jour, dirigée par Bryan Singer (Usual Suspects, Un Elève doué), qui ne connaissait pas le comics au départ du projet. L’adaptation relevait donc de la gageure. Tom de Santo, fan de la série, a pourtant relevé le défi. Il a écrit un script dans son coin, puis l’a soumis à Marvel, éditeur de comics, puis à la Fox. Une guerre couve entre les mutants et les humains. C’est du moins ce que croit Magnéto, maître du magnétisme dont la haine trouve ses racines pendant l’Holocauste. Il s’oppose au Professeur Xavier (Patrick Stewart, le Commandant Picard de Star Trek), qui recherche les mutants via un amplificateur d’ondes mentales. Il trouve ainsi Wolverine (Hugh Jackman, la découverte du film), qui possède un squelette en adamantium (incassable), et Malicia (Anna Paquin, vue dans La Leçon de piano), qui absorbe les souvenirs et les pouvoirs de ceux qu’elle touche. Cette dernière va devenir la proie de Magnéto, qui veut s’en servir pour étendre la mutation au monde entier.



A l’écran, le résultat tient de la bonne surprise. Les personnages, bien que nombreux, sont tous plutôt bien respectés, avec l’accent mis sur les personnages de Wolverine, Magnéto et Malicia. servi par de bons effets spéciaux et un casting pourtant hétéroclite (un acteur shakespearien, deux ex-mannequins, un catcheur pour ne citer que les figures les plus marquantes), Singer a réussi un véritable tour de force pour ce qui était au départ un film de commande. Celui-ci ayant fort bien marché aux States, une suite est prévue, avec la même équipe. En fait, chacun des 10 personnages pourrait faire l’objet d’un long métrage.


Spooky.

Voir les commentaires

<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 > >>

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog