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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

films

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 Bon, vous l'avez compris, je vais vous parler de ce qu'on annonçait comme l'un des blogbusters pré-estivaux.de l'année 2005. Je vais faire un bref rappel pour les Ryle et ceux du fond qui débarquent. Les X-Men sont un groupe de mutants qui se sont regroupés au sein de l'Ecole du Pr Xavier, lui-même medium, pour apprendre à contrôler leurs pouvoirs et ainsi mieux s'insérer dans la société. Créée dans les années 1960 par Stan Lee, cette série est parmi les plus populaires de l'univers Marvel, qui continue à publier leurs aventures.

A l'aube des années 2000, Avi Arad, président de Marvel, a relancé les licences susceptibles d'être adaptées avec succès au cinéma. X-Men fait partie du lot. Le bébé est confié à Bryan Singer, cinéaste brillant mais jusqu'ici peu récompensé (mis à part avec Usual Suspects). La crainte des fans, voyant que le réalisateur ne connaissait pas du tout l'univers de la série, était qu'il en fasse une  suite de films de combat. Crainte infondée, puisque contre toute attente, Singer propose un excellent divertissement, qui pose les bases d'un univers passionnant, avec des personnages riches, au passé tumultueux. En effet Singer s'attache plus à la psychologie des personnages qu'à leurs pouvoirs. Le succès critique et public est là, et l'équipe remet joyeusement le couvert en 2002, pour un second épisode aussi bon.  La licence est rentable, la pré-production du troisième épisode est lancée. Sauf que Singer, qui n'a jamais caché son amour pour un autre super-héros, Superman, se voit proposer l'adaptation d'un nouvel épisode des aventures du Kryptonien. Singer lâche donc tout. A la Fox, on décide de confier le film à Brett Ratner, qui était pressenti pour faire le premier épisode, et qui est un ami personnel de Singer. Ironie du sort, Ratner devait réaliser Superman Returns, avant d'être débarqué au profit de... Bryan Singer. Là encore, les fans craignent le pire. Ratner est soi-disant un fan de la série, mais comme réalisateur, ce n'est pas la joie (Rush Hour 1 et 2, Dragon Rouge...)...

Côté acteurs, ça s'agite un peu aussi. Halle Berry menace de quitter la licence si son rôle de Tornade n'est pas plus étoffé ; les pré-productions de Wolverine et Magneto se mettent en marche, puis restent au point mort. De plus, Singer est parti avec toute son équipe technique : le compositeur, les scénaristes, le chef décorateur. Pas facile dans ces conditions de travailler dans la continuité.  

La production a quand même eu lieu, et ce troisième volet est sorti en avant-première mondiale le 24 mai en France, comme les deux premiers.  

X-Men l'affrontement final voit le maintien à l'écran des principaux mutants : Wolverine (Hugh Jackman), Tornade (Halle Berry), Jean Grey (Famke Janssen), Cyclope (James Marsden), Malicia (Anna Paquin), le Professeur X (Patrick Stewart), Magnéto (Ian McKellen), Mystique (Rebecca Romijn), et Iceberg (Shawn Ashmore). Certains mutants prennent encore plus d'ampleur : c'est le cas de Shadowcat (Katie Stuart), et Pyro (Aaron Stanford).
De nouveaux mutants font leur apparition dans ce troisième opus, pour le plus grand plaisir des fans. Parmi eux, on retiendra Daniel Cudmore alias Colossus, un mutant dôté d'une force surhumaine et d'une grande résistance aux blessures qui apparaît brièvement dans X-Men 2, et Kelsey Grammer alias Le Fauve, le nouveau mutant à la peau bleue et le premier à occuper un poste dominant au gouvernement, sans oublier Le Fléau (Vinnie Jones), Angel (Ben Foster) et autre Callisto (Dania Ramirez) qui viennent renforcer les rangs des X-Men ou de la Confrérie d'en face dirigée par Magnéto. Les passionnés de comic-books ne pourront toutefois toujours pas y découvrir Gambit ou encore Marrow, annoncés lors des premières rumeurs autour du deuxième volet...

Comme le dit le titre, cet opus est l'affrontement final entre les bons et les mauvais mutants, et chacun des camps y laissera des plumes. Cet affrontement débute sur un coup de tonnerre : les laboratoires Worthington annoncent avoir découvert un sérum permettant de guérir de façon permanente les mutants de leurs pouvoirs. Ceci grâce à un adolescent qui annihile ceux-ci dès qu'un mutant l'approche. En première mondiale, le PDG des laboratoires souhaite l'essayer sur son fils, Warren, qui a des grandes ailes qui lui poussent dans le dos... Cette nouvelle intervient dans une société qui accepte mieux les mutants, avec un président "ami" et un misnistre lui-même mutant chargé de ces questions (un peu comme il y avait une personne chargée des affaires indiennes au XIXème siècle aux Etats-Unis), en la personne de Hank Mc Coy, plus connu sous le surnom du Fauve. Bien sûr, cette nouvelle divise les mutants. Il y a ceux qui, comme Malicia, vivent mal leur condition, et sont séduits par l'opportunité de redevenir "normaux". Mais aussi ceux qui souhaitent rester avec leurs pouvoirs, et mieux, éviter d'être "exterminés". C'est là qu'intervient Magnéto, convaincu qu'il pourra fédérer ces réfractaires. [SPOILER]Parallèlement, le film débute sur la scène de résurrection de Jean Grey, qui s'était sacrifiée à la fin du second film. Cette perte/résurrection entraîne pas mal de bouleversements dans l'équipe des X-Men, mais aussi l'équilibre des forces en présence.[/FIN SPOILER]


On l'a vu, de nouveaux personnages apparaissent à l'écran. D'autres en disparaissent en cours de route, ou même entre deux films (quid de l'excellent Diablo ?). On mélange toujours les générations : Angel fait partie de la première génération des X-Men sur papier, ainsi que le Fauve. Kitty Pryde tombe amoureuse d'Iceberg, alors que dans la série, c'est Colossus qui fait battre son coeur. Le Fléau est, si je me souviens bien, le demi-frère de Xavier ; alors que là, c'est juste un repris de justice mutant. Certains apparaissent donc, mais la plupart sont mal exploités (à quoi sert Angel ? ses scènes ne sont même pas réussies). Contrairement à Singer, Ratner laisse quand même peu de place à la psychologie des personnages (peut-être Cyclope a-t-il plus de chance que d'autres sur ce coup-là, tant son personnage est inconsistant), laissant la part belle à un festival de pyrotechnie. Les fans pleurent.

Pour l'interprétation, pas de souci, Hugh Jackman, Halle Berry, Famke Janssen et Ian Mc Kellen assurent. Dans le peu de temps qui leur est imparti. Les scènes sont filmées de façon assez plate, sans réelle consistance. Les fans réclamaient à cors et à cris l'évocation de la Salle des Dangers, la salle où s'entraînent les X-Men ; celle-ci apparaît bien, au début du métrage, mais est, là encore, mal exploitée. De plus, une énorme erreur de production ou de script fait passer l'histoire du jour à la nuit sans transition pendant une scène-clé du film. Ratner n'a décidément pas l'étoffe pour tenir une production de cette ambition.


Le film est titré "L'Affrontement final" ; de plus, l'accroche nous dit qu'il s'agit du "Chapitre final de la trilogie". Alors, est-ce la fin des protégés de Charles Xavier au cinéma ? L'intrigue ne laisse en rien penser cela. De plus, une scène (située tout à fait à la fin du générique final) augure de nouveaux développements.

Bref, ce troisième opus est sans conteste le plus faible de la "trilogie" (quelle hérésie de parler de trilogie pour une licence non encore bouclée...). Ratner est un tâcheron qui, espérons-le, restera dans les productions pourries. Je pense qu'il y aura un X-Men 4, un 5... A condition qu'un réalisateur du talent de Singer prenne la relève...

 

Spooky.

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films


Il y a vingt-huit ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre... Ces visiteurs d'au-delà des étoiles étaient des réfugiés et furent installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire... Depuis, la gestion de la situation a été transférée au MNU (Multi-National United), une société privée qui n'a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d'énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu'à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l'ADN extraterrestre. La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsque le MNU commence à évacuer les non-humains du District 9 vers un nouveau camp, en envoyant des agents de terrain s'occuper de leur transfert. L'un de ces agents, Wikus van der Merwe, contracte un virus extraterrestre qui se met à modifier son ADN. Wikus est à présent l'homme le plus recherché de la planète, celui qui vaut plus qu'une fortune : il est la clé qui permettra de percer le secret de la technologie alien. Repoussé, isolé, sans aide ni amis, il ne lui reste qu'un seul endroit où se cacher : le District 9...


Voilà peut-être la meilleure surprise parmi les films de genre de l'année 2009. En effet ce film se présente un peu comme un OVNI, sans mauvais jeu de mots. Réalisé par un jeune metteur en scène sud-africain, produit par Peter Jackson, qui nous conte les problèmes d'intégration d'un groupe d'extraterrestres dont le vaisseau s'est échoué au-dessus de Johannesbourg. l'identification avec l'Apartheid est transparente, les aliens étant parqués dans un immense camp et sujet aux exactions des Sud-Africains et à la raillerie d'un gang de Nigérians qui lui fournit de la pâtée pour chats.

Un OVNI disais-je, car le film oscille entre plusieurs formes narratives : d'une part le documentaire, puisque nous suivons en live l'intervention d'une délégation venue signifier aux extraterrestres leur transfert prochain dans un autre camp. Le chef de la délégation, Wikus Van der Merwe, est un bureaucrate propre sur lui et un peu naïf, qui va donc se retrouver dans un état très particulier. Il va progressivement se transformer en "mollusque" (surnom donné aux extra-terrestres) et devenir à son tour un paria. Et d'autre part, moins "caméra à l'épaule" (procédé magnifié dans Cloverfield et [REC]), une pure fiction où Wikus est devenu le personnage principal, en fuite.

C'est plutôt bien filmé, l'acteur Charlto Copley tenant beaucoup le film sur ses épaules (il le faisait déjà dans le court-métrage du même réalisateur ayant inspiré le film), et, ô surprise, les créatures sont d'un grand réalisme, enfin disons qu'elles s'insèrent bien dans le décor, que leur interaction est très cohérente. A noter que c'est l'acteur Jason Cope, par ailleurs interprète du chef des soldats de la MNU (ONU à peine voilée), qui "prête ses traits" en motion capture aux aliens. Histoire d'amour, de survie, drame social, tout ça dans un décorum SF relativement discret (pas d'excès dans les effets spéciaux, si l'on excepte bien sûr les mollusques, quelques scènes légèrement gore, mais sans exagérer), c'est un "petit" film (30 millions de dollars de budget) qui est très réussi, et intéressera de nombreux amateurs.

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

2012... Ca ne vous rappelle rien ? Mais si, une énorme catastrophe ! Non, je ne parle pas de l'éventuelle réélection d'une certaine personne de petite taille, mais plutôt de la prédiction des Mayas comme quoi ce serait l'année de la fin du monde (enfin, ce serait une extrapolation vers le calendrier grégorien, utilisé dans la majeure partie du monde actuellement). Plus précisément le 21 décembre 2012. Voici l'idée de départ de Roland Emmerich pour son dernier film. Ensuite, il met des effets spéciaux dantesques, des hélicoptères et des héros qui courent, et hop, il fait un film. J'exagère à peine. Souvenez-vous de Le Jour d'après, Independance Day, Godzilla...

Bon, on est d'accord, il a aussi fait des films à peu près regardables, tels Stargate, Moon 44, voire The Patriot. Mais ces films ont tous 10 ans ou plus. Depuis la plupart de ses longs métrages se caractérisent par un pro-américanisme lassant (alors qu'il est allemand) et des incohérences flagrantes. Son film précédent, 10 000 BC, était truffé d'inepties, malgré son cadre historique, la préhistoire...
2012 n'échappe pas à cette tendance. Très vite les scènes illogiques apparaissent dans le film. Le héros peut alerter le président -américain bien sûr, qui d'autre ?- en deux coups de fil, alors qu'auparavant il fallait passer par 36 intermédiaires pour qu'au final celui-ci ne le croie pas. Ici le Maître du Monde est au courant au bout de 5 minutes de métrage, et deux ou trois ans avant la catastrophe. Et bientôt, c'est la catastrophe elle-même : mais heureusement les voitures américaines (qui pourtant ne vont pas bien vite, croyez-en mon expérience) sont plus rapides qu'une secousse tellurique de grande ampleur. Et puis quand on décolle en avion juste à temps, c'est mieux de voler en rase-mottes pour éviter les immeubles qui s'effondrent, c'est plus fun que de se mettre à l'abri un peu plus en altitude...

Justement, en quoi consiste ladite catastrophe ?
L'activité du soleil ayant atteint un paroxysme, il y a une forte projection de neutrinos dans l'espace proche, et donc dans l'atmosphère terrestre ; ce qui provoque un réchauffement massif du noyau terrestre, et par conséquent provoque des tremblements de terre inouïs. Première visée, la Californie, avec sa faille de San Andreas qui s'ouvre à nouveau... Dit comme ça, on ne comprend rien, et on se dit que soit c'est vraiment plausible, soit c'est complètement con. Mais on s'en fout, et le réalisateur aussi. Ce qui l'intéresse c'est de montrer des images de catastrophes difficiles à surpasser, ainsi que des scènes qui feront chialer mémé dans sa chaumière.

Assez vite, on identifie les personnages qui vont être les héros du film : un géologue qui prend en main les opérations d'observation de la croûte terrestre, ainsi qu'un écrivain à sensation qui bosse comme chauffeur pour des milliardaires pour survivre et surtout continuer à voir ses enfants, dont la garde est confiée à son ex-femme. Emmerich fait aussi dans le politiquement correct/moderne : le scientifique noir, mais pas fantaisiste, la famille recomposée... Vraiment, quel homme attentif, ce Roland Emmerich. Et puis bon, pas de film catastrophe américain sans une bonne dose d'éléments bibliques. Je n'en dirai pas plus mais sachez que les gouvernements ont trouvé le moyen d'emporter un certain nombre de citoyens hors de portée (enfin, plus ou moins) de la catastrophe...

Le film est incroyablement naïf, spectaculairement mal filmé, et les acteurs, livrés à eux-mêmes, font ce qu'ils peuvent pour se composer des visages sérieux face à des écrans verts et des décors mal incrustés. Passons sur les Amanda Peet, Danny Glover, Thandie Newton et autres Oliver Platt, ainsi que les gamins sans aucune présence. Par contre, c'est dommage de voir John Cusack (Chambre 1408 ou encore Identity), Woody Harrelson (Tueurs Nés) et Chiwetel Ejiofor (Les Fils de l'Homme) se compromettre (ou finir leurs carrières) dans une daube pareille...

L'affiche dit "Nous étions prévenus" ; vous vous dites "Eh merde, j'me suis encore fait eu". Vous aimez les films-catastrophe ? Avec 2012, vous allez être servi. Ce film EST une catastrophe.
Spooky .

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films
Le voilà, le nouveau film de James Cameron, présenté comme une révolution, et dont les diverses bandes-annonces montraient des images alléchantes de Pandora, un nouveau monde convoité par les humains à cause de sa richesse minière. Seul hic, le plus gros gisement se trouve sous l'arbre-maison d'une tribu indigène, les Na'Vi, humanoïdes bleutés de 4 mètres de haut. Les Terriens décident donc d'y infiltrer un agent, ancien Marine, dont l'esprit investit le corps développé par les Terriens.
Chez les Na'Vi, personne n'est dupe de l'origine de "Jakesully", lui ne s'en cache d'ailleurs pas, et il s'attire bientôt la sympathie et même plus de ses nouveaux "congénères". Seulement son véritable but est de les chasser des lieux, mais cela ne se fera pas sans mal.

Avatar est sorti depuis un mois en France, mais il croule déjà sous les records. Plus d'un milliard de dollars en recettes mondiales à l'heure où je vous écris (second rang de tous les temps derrière... Titanic, du même réalisateur), 8 millions de spectateurs sur l'Hexagone, une étiquette de film le plus cher de l'histoire du cinéma (environ 500 millions de dollars) qui se muera peut-être en titre du film le plus rentable de tous les temps.

Alors que dire sur le film qui n'ait pas déjà été dit autour du monde ? James Cameron, le réalisateur oscarisé de Titanic, a commencé à concevoir le film il y a quinze ans, à une époque où les moyens pour concrétiser sa vision n’existaient pas encore. Aujourd’hui, après quatre ans de production intensive, Avatar offre une expérience cinématographique unique, portée par une nouvelle génération d’effets spéciaux. Une technologie révolutionnaire inventée pour le film qui laisse toute sa place à l’authenticité émotionnelle des personnages, pour une immersion totale du spectateur dans l’histoire. Le film a été tourné en 3D, et mieux vaut aller le voir avec des lunettes idoines dans une salle équipée pour ne pas ressortir avec mal aux yeux. Mais mal aux yeux ou pas, l'expérience est inoubliable : on en prend véritablement plein les mirettes. Pandora est une planète sauvage, recouverte de forêts (enfin, dans la petite partie que l'on aperçoit dans le film) et absolument magnifique. Le travail réalisé sur les décors est tout bonnement fantastique, on y croit dès les premières secondes. La 3D est très adaptée à ce type d'univers, mais atteint ses limites sur certaines scènes d'action. On a alors un peu de mal à suivre, ça devient un peu... flou !

Avatar n'est pas le scénario du siècle, ni même de la décennie. James Cameron a emprunté des éléments à beaucoup d'autres oeuvres, y compris les siennes. Pour le coup, je me permettrai de reproduire les remarques d'un camarade sur un forum : [...] Aliens, Abyss, etc. pour les films du même réalisateur. Mais aussi pour moi Morrowind* (les Telvannis et leurs villes-maisons-arbres) et Shivering Isles (Add-on d'Oblivion* pour les plantes et le décor phosphorescents et enchanteurs). Et puis plein d'autres romans et films de SF et Fantasy...

Mais surtout, on l'a vérifié et j'ai les pages sous les yeux : il y a d'énormes ressemblances avec
Aquablue (bande dessinée, Editions Delcourt). Je passe sur la planète où les indigènes bleus vivent en harmonie avec la nature, le jeune héros qui est fiancé à l'une de ces indigènes, la compagnie humaine qui débarque pour s'emparer des richesses minières, mais ce sont surtout les pages 13 à 18 de l'album Corail Noir avec l'assaut de la légion contre les indigènes qui a énormément de similarités (jusque dans la gueule du chef des méchants) avec la grosse bataille finale d'Avatar.

Merci à Ro, donc. On pourrait relever d'autres similitudes, comme l'histoire de Pocahontas, évidemment, pour la romance entre deux êtres venus de deux mondes différents mais qui malgré tout vont s'aimer. Le film renferme un message écolo de base qui fera sans doute frémir les métrosexuels bobos que nous sommes tous devenus sans nous en rendre compte, mais est aussi une tentative pour nous mettre face à nous-mêmes, pour regarder ce que nous avons fait de notre planète.
Le film va marquer profondément ceux qui l'auront vu, mais la sortie de la version DVD ou blu-ray est déjà très attendue, car le film a été amputé d'une heure, une heure qui sera peut-être réintégrée dans la version longue ou sous forme de scènes coupées (dont une scène de sexe entre Na'Vi qui commence à faire couler beaucoup d'encre et de pixels).

Pas le scénario du siècle, mais une prouesse technique inouïe, qui annonce peut-être une nouvelle ère au cinéma. Comme l'a souligné le journaliste-cinéaste Christophe Gans, Cameron est le réalisateur qui a enterré (dans le sens qu'il a fait le dernier) film classique avec Titanic, et qui inaugure un nouveau genre avec Avatar. Génial non, visionnaire oui !

Et comme le succès est au rendez-vous, James Cameron vient d'annoncer qu'il y aura bel et bien une suite, puisqu'il a toujours prévu une trilogie Avatar... Sous quel délai ? Difficile à dire, on ne sait pas si le réalisateur s'y attellera dans la foulée, ou s'il intercalera un ou plusieurs autre(s) projet(s)... Les scenarii ne sont d'ailleurs pas écrits du tout.


Spooky.

* jeux video connus -entre autre- pour leur immersion dans des mondes enchanteurs.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films
Une dizaine de jours après avoir lu l'excellent roman "survival post-apocalyptique" écrit par Cormac Mc Carthy, je suis allé voir le film qui en est tiré. Comme souvent, l'adaptation n'atteint pas l'ampleur de l'oeuvre d'origine. Ce n'est pas étonnant ; comment retranscrire les émotions, omniprésentes en filigrane, l'ambiance de méfiance constante qui font tout le sel du bouquin ? Impossible, même pour le meilleur réalisateur qui soit. Ce challenge impossible évacué, il restait donc à John Hillcoat la possibilité de faire le meilleur film possible, avec les meilleurs acteurs du moment. Car malgré leur petit nombre, les acteurs du film sont -presque tous- remarquables. Au premier rang se trouve Viggo Mortensen, qu'on ne présente plus, qui tient le rôle de ce père qui arpente les routes d'une Terre dévastée avec son fils, en quête d'un peu de survie. A ses côtés, Charlize Theron incarne sa femme disparue, qu'on entrevoit au travers de plusieurs flashes-backs, Robert Duvalle, une nouvelle fois prodigieux, un vieil homme quer les deux fugitifs croisent sur la route, ou encore Guy Pearce, dans le rôle d'un autre survivant particulier... Tous ces personnages évoluent au sein d'une nature dévastée, se déplaçant de manière isolée ou en bandes de pillards -souvent cannibales- forcément voués à la disparition tôt ou tard.
J'ai volontairement omis de vous parler de Kodi Smit-Mc Phee, dans le rôle du gamin qui se raccroche à son père, seul écueil au milieu du chaos. Un rôle très difficile, dont le jeune acteur se sort assez moyennement, à cause notamment d'un déficit d'expressivité. Dommage, parce que l'histoire tient en grande partie dans sa relation avec son père. Viggo mortensen tient donc la baraque presque tout seul, et de façon extraordinaire; Sur le plan physique, il a notamment maigri de façon effrayante, faisant "corps" avec son personnage.


Sur le plan narratif, John Hillcoat respecte d'assez près le texte de Cormac Mc Carthy. La plupart des épisodes marquants sont présents : la visite de la maison natale du père, la découverte du réservoir à "viande", l'épisode dans l'abri anti-atomique, la rencontre avec les pillards, le coca-cola, le vieil homme, la scène finale sur la plage... Ne manque que la scène la plus traumatisante du bouquin, une vision indescriptible mais dont l'absence n'enlève pas grand-chose au rythme du film. On ne sait pas ce qui a causé cette apocalypse. En fait on en apprend plus en regardant la bande-annonce que dans le film ou dans le livre. En gros, une série de catastrophes naturelles a provoqué l'extinction presque complète de la vie sur la planète. Plus rien ne pousse, plus rien ne vole... Reste aux survivants à se débrouiller comme ils peuvent, dans un environnement en déliquescence accélérée.

Hillcoat s'en sort pas mal du tout, livrant de très belles images de fin du monde, des images un peu trop léchées cependant par moments pour coller parfaitement à l'atmosphère de noirceur du récit original...
Mais dans l'ensemble l'esprit est là, et le film est de très bonne facture. Il se suffit à lui-même, mais comme souvent, je vous conseille la lecture du roman original.


Spooky.


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Darren et Steve sont les meilleurs amis du monde. Ces deux adolescents de 14 ans sont comme le jour et la nuit : Darren vit dans une famille modèle, est bon à l'école, tandis que Steve est de la graine de voyou, délaissé par ses parents... Un beau jour le second propose au premier d'aller assister à la représentation d'une galerie de Freaks. Cela se passe dans un théâtre miteux au coeur du quartier interlope de leur ville. Les deux garçons sont émerveillés par l'homme-boa, la femme à barbe, l’homme-loup... Steve croit même reconnaître en Larten Crepsley, dompteur d'une tarentule, un vampire célèbre. Mais une descente des autorités de la ville, avec à leur tête l'instituteur des deux garçons, met fin au spectacle. Darren réussit à se cacher dans la loge de Crepsley, et à lui dérober Mme Octa, sa tarentule rouge et bleue. Le lendemain celle-ci sème la panique dans le collège, et plante son dard dans la joue de Steve, le blessant mortellement. Pour sauver son ami dans le coma, Darren retourne voir Crepsley, qui en échange lui demande de devenir son assistant, et accessoirement un semi-vampire...

Le Cirque du Freak est l'œuvre à succès de Darren O'Shaughnessy, alias Darren Shan, jeune auteur britannique qui écrivit ce premier roman plus pour s'amuser qu'autre chose. 12 livres plus tard, sa légende est bien vivace, et le place aux côtés de JK Rowling (auteure des Harry Potter) et Stephenie Meyer (qui a commis Twilight). Il n’est donc pas surprenant de voir débouler cet adolescent hyper-populaire sur les écrans, dans un sillon qui marche du feu de dieu… Optionnée depuis belle lurette par Universal et Lauren Shuler Donner (productrice des X-Men mais aussi des crétineries les plus récentes de son mari Richard Donner), la franchise mit pourtant du temps à voir le jour. C’est à Brian Helgeland (LA Confidential, Mystic River, Créance de sang… y’a bon) qu’est confié le soin d’adapter les trois premiers romans en un long-métrage. Mais son script étant jugé trop noir, Paul Weitz (American Pie, Pour un garçon… y’a moins bon) prend le relais afin d’en réaliser une version plus édulcorée.

 

Je ne connais pas du tout l’univers de Darren Shan, mais quelques informations glanées ici et là m’ont permis d’y voir un peu plus clair. Il y a donc 12 romans (en réédition et nouvelle traduction chez Hachette Jeunesse) dans cet univers, une série de mangas équivalente en termes de tomes (dont le premier est déjà sorti, les suivants vont venir à un joli rythme d’un par mois) ; et donc maintenant un film qui sera sans doute suivi de 3 ou 4 autres si la franchise est rentable. Pour cela les producteurs surfent, comme je l’ai déjà dit, sur la vague du succès en se rapprochant des deux franchises qui cartonnent. Regardez l’affiche du film, ça ne vous fait pas penser au « look » de certains Harry Potter ? Les points communs avec Twilight sont légions : des vampires bien sûr, une histoire d’amour impossible entre créatures dissemblables, même le look du héros finit par être plaqué sur celui du héros des films adaptés de l’œuvre de Stephenie Meyer… La coupe sage de Darren devient presque de la gomina en arrière façon Draco Malefoy à la fin du film… Le choix de Paul Weitz n’est pas anodin : il s’agit d’un réalisateur/scénariste de peu d’envergure, méconnaissant le genre, interchangeable à volonté et prêt à se plier aux desiderata des studios… L’intention est claire : réaliser un film visible par tous, politiquement correct, avec des effets spéciaux bon marché…

 

Tiens parlons-en des effets, ils sont assez basiques, les scènes de combats hyper-rapides des vampires se résument à des traînées de feux multicolores dans des boules floues (on se croirait dans un Tex Avery), tandis que les maquillages sont des plus discrets. Le casting est lui aussi taillé pour plaire à tous les publics : des jeunes, des vieux, de la Mexicaine (la toujours jolie Salma Hayek, malgré la barbe qui orne son menton), de l’asiatique (Ken Watanabe, absolument ridicule monté sur ses échasses –mais je vais y revenir) et du Black rigolo, avec Orlando Jones en bonhomme-plus-maigre-que-lui-tu-es-une-allumette. Je ne sais pas si ces personnages sont tels quels dans les bouquins, mais je trouve qu’ils manquent d’un peu d’imagination… Et les acteurs ne sont pas forcément mis en valeur par la façon dont ils sont filmés. Prenons par exemple le joli minois de Jane Krakowski, qui m’avait fait craquer en secrétaire nymphomane dans Ally Mc Beal et qui là passe quasiment inaperçue (d’accord elle n’a que deux petites scènes, mais bon…). Revenons deux secondes sur Ken Watanabe, considéré comme un demi-dieu au Japon (enfin, c’est ce qu’il y a marqué dans le dossier de presse) ; son maquillage est abominable, et comme je l’ai dit, il est censé faire 3 mètres de haut, mais pour ne pas recourir à des trucages numériques, on ne le voit jamais de pied à proximité d’un acteur de taille normale, mis à part aux deux tiers du film où on le voit boitiller sur ses échasses ; effectivement, il eût mieux valu le planquer pendant tout le film. Et puis son interprétation me semble inutilement théâtrale, empesée, alors que son personnage est assez direct dans ses interventions en tant que patron du cirque où échoue Darren. En tête d’affiche se trouve John C. Reilly, probablement l’un des acteurs les plus doués et les plus discrets du cinéma américain, capable de jouer absolument tout, de l’acteur porno au mari trompé, du pompier, flic, gangster… Ici il campe le vampire qui prend sous son aile (de chauve-souris ah ah je m’étonne toujours avec mes jeux de mots que je ne vois même pas venir) Darren et va l’aider à maîtriser les pouvoirs qu’il sent monter en lui.

 

Un peu emprunté d’ailleurs le Darren, dès qu’il s’agit de se bouger les miches pour sauver sa copine ou botter le derrière des méchants vampires, les Vampiryks… Il faut dire que quand il essaie d’utiliser la supra-vitesse (le « vziit »), il se paye un panneau « stop », ce qui ne fait probablement rire le réalisateur. Les scènes d’action, présentes dans une assez bonne proportion, sont réalisées de façon très plate, sans aucun savoir-faire. Ah si, il y a juste une sorte d’« atterrissage » de Darren et son mentor qui est bien cadrée… Laquelle est bientôt suivie par un affrontement à la mode western, d’un ridicule achevé. Il faut s’appeler John Carpenter pour réussir une audace pareille… Autre scène ratée, la représentation des « freaks » au début du film. C’est d’un niais que ne renierait pas Steven Spielberg… à 8 ans. La mise en scène s’améliore quelque peu par la suite, mais sans atteindre des sommets non plus. On se croirait dans un aimable téléfilm du dimanche après-midi sur M6…

L’une des attractions de l’histoire originale, me semble-t-il, est une tarentule qui se balade avec Crepsley et qui fait preuve d’une certaine intelligence, voire d’une véritable tendresse pour Darren, qui le lui rend bien. Dites-moi, ceux qui ont lu les bouquins, elle est bleue et rouge fluo la Mme Octa ? Parce que là, ces couleurs, c’est d’un ridicule achevé… Les scènes la montrant sont d’ailleurs assez bien faites, mais de loin, par terre, parce que dès qu’on la voit de près on pense au Chat Potté dans Shrek 2… Moi qui suis arachnophobe, je n’ai ressenti aucun frisson à la vue de cette chose… Peut-être que ça passe bien dans un roman pour adolescents, mais pas en film…

 

Côté casting, ça ne se passe pas trop mal avec les acteurs principaux. John C. Reilly assure sans cabotiner, ce qui n’était pas évident avec un personnage pareil ; Salma Hayek, malgré son petit rôle, n’en fait pas des masses du côté sensuel, jouant plutôt la carte de l’exotisme dans les paroles et de sourire naturel. Les deux adolescents qui tiennent le haut du pavé sont quant à eux assez convaincants, Chris Massoglia (Darren) montant en puissance au cours du métrage face à Josh Hutcherson (Steve), plus expérimenté (il a notamment joué dans le très surfait Voyage au centre de la Terre avec Brendan Fraser, mais aussi Zathura, Le secret de Terabithia…) qui prend visiblement du plaisir à devenir une sorte de double maléfique de son ex-meilleur ami. A noter aussi la présence de Willem Dafoe et de la jeune Jessica Carlson, dont on reparlera si les petits cochons ne la mangent pas…

 

A noter pour les aficionados, les geeks et les vampirophiles, un morceau très particulier au cours d’une scène d’exhumation : Red right hand, par Nick Cave and the Bad Seeds, malheureusement tronqué pour laisser la place à un score hystérique pour « coller » à une scène de bagarre entre vampires (toujours en train de se chamailler ceux-là). Tiens d’ailleurs, puisque j’ai quasiment tout démoli dans ce film, je l’achève avec mon avis sur la musique : inutile, trop bruyante pendant les moments de calme, trop symphonique dans les scènes d’action. Je ne suis pas sûr que les intentions de la production étaient de produire des décalages comiques, mais si c’est le cas, c’est réussi et cela place le métrage dans une veine définitivement cucul. J’ai même préféré Eragon, c’est vous dire…

 

En résumé, je n’ai pas été enthousiasmé par cette adaptation d’un énième succès littéraire pour adolescents, que j’ai trouvée trop lisse, trop maladroite, trop frileuse, malgré les efforts louables des différentes générations d’acteurs. Et puis quand même, faire un film vampirique sans une seule goutte de sang, c’est une performance !

 

L’Assistant du vampire sort le 2 décembre.

 

Spooky.


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films


Je sais, je sais, je dois être le dernier amateur de BD et de fantastique sur Terre à voir ce film, adapté du comic encensé d'Alan Moore et Dave Gibbons.
Je n'entrerai pas dans une analyse de fond, d'autres blogueurs et journalistes spécialisés le font avec beaucoup de talent, et comme je souhaite tout de même en parler mais que je manque de temps, ma note sera tout sauf complète.

De quoi ça parle, déjà ? Aventure à la fois complexe et mystérieuse sur plusieurs niveaux, Watchmen - Les Gardiens - se passe dans une Amérique alternative de 1985 où les super-héros font partie du quotidien et où l'Horloge de l'Apocalypse -symbole de la tension entre les Etats-Unis et l'Union Soviétique- indique en permanence minuit moins cinq. Lorsque l'un de ses anciens collègues est assassiné, Rorschach, un justicier masqué un peu à plat mais non moins déterminé, va découvrir un complot qui menace de tuer et de discréditer tous les super-héros du passé et du présent. Alors qu'il reprend contact avec son ancienne légion de justiciers -un groupe hétéroclite de super-héros retraités, seul l'un d'entre-eux possède de véritables pouvoirs- Rorschach entrevoit un complot inquiétant et de grande envergure lié à leur passé commun et qui aura des conséquences catastrophiques pour le futur. Leur mission est de protéger l'humanité... Mais qui veille sur ces gardiens ?

Watchmen est, au départ, une sorte de digestion/parodie de tous les comics de super-héros que les Etats-Unis produisent à la chaîne depuis les années 1950. C'est une réflexion sur le crépuscule des super-héros, qui au départ sont mus par des convictions, des pensées positives, mais qui peu à peu sont corrompus par le système, mais aussi la spirale dans laquelle ils sont entraînés. Jusqu'à être déclarés illégaux par le président (ici Nixon, réélu 3 fois) et démobilisés. L'histoire commence au moment où l'un d'entre eux, le Comédien, est retrouvé désarticulé sur le trottoir en bas de son appartement, d'où il a été précipité par un agresseur anonyme. Dans l'ombre enquête Rorschach, sorte de spectre au visage mouvant comme une feuille de test du même nom. Il reprend contact avec les autres anciens Watchmen, Ozymandias, le Hibou, Dr Manhattan, et le Spectre soyeux. Certains vivent dans une relative mélancolie, nostalgie de l'époque de leur splendeur, d'autres, comme Ozymandias, ont su profiter de leurs pouvoirs pour s'élever et s'enrichir. Le Dr Manhattan, physicien victime d'une explosion de tachyons, est devenu une sorte de demi-dieu, mais indifférent au monde qui l'entoure, à commencer par sa compagne, le Spectre soyeux.

Il ne s'agit que d'une partie de l'intrigue, puisqu'en même temps le monde est gagné par la fièvre, et que les deux super-puissances mondiales sont prêtes à se lancer dans une guerre atomique qui dévastera le monde dans sa totalité. Il y a cette horloge de l'apocalypse, dont l'existence est explicitée très vite dans le film, alors que dans le bouquin on ne le comprend qu'à la fin... Il y a cette histoire parallèle, dont il est difficile de comprendre l'utilité, que les adaptateurs ont complètement zappé pour le film... Il y a une foultitude de détails qui manquent au film. Mais comme dans beaucoup d'adaptations, la rognure sur certains aspects est nécessaire si on veut toucher le plus grand nombre.
Premier bon point : on garde cet aspect vieillot, ancré dans son époque (les années 80) où l'on pensait qu'une guerre nucléaire était possible entre les deux blocs.
Point négatif : le combat qui oppose au début le Comédien à son agresseur est longue, c'est une vraie scène d'action alors que dans le comics on ne voit pas grand-chose et qu'elle est vite expédiée, le Comédien ayant perdu le goût de la vie après ses découvertes...
Point négatif : les personnages dénaturés. Le Hibou est censé se faire vieux, s'empâter, etc. Dans le film, il est juste un peu moche, et quand il est torse nu, on voit qu'il fait plus de muscu que de repas à base de Big Macs... Son costume ressemble à celui de Batman, alors que dans le comics c'est une sorte de boule allongée qui fait continuellement la gueule... C'est dommage cette standardisation due aux films X-Men, car les costumes vieillots des Watchmen faisaient partie intégrante de leur identité. Maintenant le Spectre soyeux est sexy, le Hibou costaud... Rorschach lui ne change pas beaucoup ; le Dr manhattan est assez fidèle à son personnage de papier, à la fois impressionnant, tangible et éthéré, quasi-divin dans sa façon de penser, c'est à dire à la fois indifférent et interloqué par la marche du monde et le sort des humains...
De même, Watchmen est une oeuvre qui a été pensée comme un feuilleton, avec des parutions espacées, cet aspect a bien sûr disparu de l'adaptation.

Alors quand le projet d'adaptation a été avancé, que les premières images sont apparues, des fans inconditionnels ont crié au sacrilège ; ON a osé toucher à leur oeuvre de référence, ON va sans doute la dénaturer, en faire une oeuvre avec un seul niveau de lecture. Le cinéma, malheureusement, ne permet pas forcément d'en inscrire plus, sauf en de rares occasions (les deux premiers X-Men, justement...), et Watchmen, hélas, n'y échappe pas vraiment. C'est un formidable spectacle visuel, aux effets spéciaux impeccables, qui plaira à tous les amateurs du premier niveau de Matrix, le niveau du divertissement. Pour les autres, les amateurs du comics, c'est une sorte de trahison, puisqu'il ampute le comics original des deux tiers de son intrigue, de ses niveaux de lecture. La première population se divisera en deux : d'une part les feignants, qui se contenteront du film, d'autre part les curieux, qui essaieront d'aller plus loin en lisant l'oeuvre originale. Et qui en trouveront sans nul doute le sel, malgré les couleurs épouvantables (mais qui en sont une part indivisible).

En résumé, Watchmen est un beau film, léché, "visionnaire" comme il est à présent à la mode de qualifier les films de Zack Snyder, mais qui ne laissera pas un souvenir impérissable aux amateurs du comics orignel, comme votre serviteur, pour qui c'est trop court (comme le slip du Dr Manhattan), trop coupé, trop léché, trop lisse. Il n'y a pas d'âme dans ce film.



A noter que le spin-off "Les Contes du vaisseau noir", qui reprend une sous-intrigue qui découpe la version originale du comic, devrait bientôt sortir en DVD.

Spooky.

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

 

Le Jour où la Terre s'arrêta version de 2008 est le remake du film homonyme réalisé par Robert Wise en 1951. Inscrit au National Film Registry, ce classique de la SF avait remporté le Golden Globe du "Meilleur film faisant la promotion d'une meilleure compréhension entre les peuples". Il racontait l’arrivée de Klaatu, un extraterrestre, sur notre planète, afin de prévenir les humains des dangers de la bombe atomique. Si certains effets spéciaux ont vieilli (encore que…), le message humaniste sous-tendu reste tout à fait d’actualité. Le film de Scott Derrickson, lui, met dans la bouche de Klaatu un ultime avertissement concernant l’environnement.

 

Klaatu est interprété par Keanu Reeves (Matrix, Speed, Constantine, A Scanner darkly), l’un des acteurs les moins expressifs du cinéma américain. A ce titre le rôle lui convient très bien, Klaatu n’étant pas très à l’aise dans son enveloppe humaine fraîchement investie. Il rencontre Helen Benson, scientifique de son état, et Jacob, son beau-fils. D’un strict point de vue politique et ethnique, le film est dans les clous : un acteur très connu, une belle spécialiste des seconds rôles, un enfant noir, ces deux derniers composant une famille recomposée. La belle, c’est Jennifer Connelly (Dark City, Dark Water, Requiem for a dream…), mais elle n’a presque que ça pour elle, son interprétation étant assez transparente et impavide. La contagion de Reeves, sans doute. Son « fils » (celui de son mari décédé) est interprété par Jaden Smith, vu et acclamé avec son père Will dans A la recherche du bonheur, moins dans After Earth ; c’est lui qui est le meilleur de tout le film, avec Kathy Bates, (Misery, Dolores Claiborne, Titanic) qui joue la Secrétaire d’Etat à la Défense, un rôle ingrat dont elle se sort plutôt bien. A noter la présence également de Kyle Chandler, héros de la sympathique série Demain à la une et présent dans le King Kong de Peter Jackson.

 

Le film de 1951, par faute d’effets spéciaux adéquats, jouait sur les expressions, les situations d’étrangeté, le regard très « froid » de son acteur principal. C’est aussi le cas ici, mais nous avons surtout des scènes très spectaculaires, enfin, qui se voudraient très spectaculaires. L’essentiel est recréé en post-production, et GORT, le robot géant qui protège la sphère qui dépose Klaatu sur Terre, n’est rien de plus qu’un humanoïde dont la combinaison intégrale laisse passer par une visière sombre un rayon destructeur. Une créature assez proche de l’original, alors que les designers s’étaient échinés à trouver des looks très arachnéens ou insectoïdes pour moderniser le personnage… Bel exemple de perte de temps et de budget pour une production de grande ampleur. Une production trop grande peut-être pour son réalisateur, Scott Derrickson. A l’aise dans le fantastique judiciaire avec l’Exorcisme d’Emily Rose, il n’est ici qu’un directeur d’acteur sans grand relief, la moitié du film étant réalisé sur ordinateur par Weta Digital, firme d’effets spéciaux renommée… Et dire qu’il devrait réaliser Hypérion, adaptation de la saga éponyme de science-fiction de Dan Simmons…

 

La version de 2008 est plus spectaculaire, moins humaine, dans le sens où Klaatu n’a pas vraiment le temps d’évoluer, contrairement au film d’origine. On ne s’ennuie pas forcément, mais on est loin du film de Robert Wise. Encore un remake inutile, comme Poséidon, comme Halloween, Fog, Et l’homme créa la femme, La Machine à explorer le temps, La Planète des singes… je continue ?

 

En définitive, nous avons là un film de moyenne facture, pas trop mal fait mais sans âme, un peu trop aseptisé, qui ne se justifie pas le moins du monde.

Spooky.


 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

C'est tout simplement l'évènement cinéma de l'été. Le sixième film adapté de la saga écrite par J. K. Rowling déboule sur nos écrans, alors que la partie finale, divisée en deux longs métrages, est en cours de tournage. Ce film est en outre le premier à sortir après la conclusion sur papier de ladite saga. Le challenge est donc grand pour l'équipe du film, puisque l'immense majorité de ceux qui iront voir le film savent le fin mot de l'histoire. Il ne peut donc pas y avoir trop de surprises dans le déroulement, auquel cas l'adaptateur steve Kloves et le réalisateur David Yates seraient lynchés sur la place publique. Le défi est donc de produire un spectacle de qualité, qui soit à la mesure de l'attente des fans.


Harry et ses amis s'apprêtent à vivre leur avant-dernière année scolaire à Poudlard. L'étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l'univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Poudlard a cessé d'être un havre de paix, le danger rode au coeur du château... Mais Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Pour les aider dans cette délicate entreprise, Dumbledore va relancer et manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu'il croit en possession d'informations vitales sur le jeune Voldemort. Mais un autre "mal" hante cette année les étudiants : le démon de l'adolescence ! Harry est de plus en plus attiré par Ginny, qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas ; Lavande Brown a jeté son dévolu sur Ron, mais oublié le pouvoir "magique" des chocolats de Romilda Vane ; Hermione, rongée par la jalousie, a décidé de cacher ses sentiments, vaille que vaille. L'amour est dans tous les coeurs - sauf un. Car un étudiant reste étrangement sourd à son appel. Dans l'ombre, il poursuit avec acharnement un but aussi mystérieux qu'inquiétant... jusqu'à l'inévitable tragédie qui bouleversera à jamais Poudlard...

 

Vous le voyez, l’adolescence est au cœur du récit. Nos héros connaissent leurs premières amours, mais ils doivent également faire face à leurs démons. Ce n’était pas le meilleur des romans de la saga Harry Potter. Le plus noir était le précédent, L’Ordre du Phénix. Mais un évènement va bouleverser à tout jamais cet univers. Il ne se passe finalement pas grand-chose, mais le réalisateur va pourtant réussir à rendre ce film passionnant sur ses deux premiers tiers, un peu poussif sur le dernier tronçon. Passionnant grâce à un sens de la caméra assez bluffant sur certaines scènes, et pas forcément les plus spectaculaires. Curieusement, la séquence la moins réussie me semble celle où Harry et Dumbledore explorent une grotte à la recherche d’un horcruxe renfermant l’âme de Voldemort. Cette notion de horcruxe fait d’ailleurs partie des faillites du scénario (et de la saga originale) ; ce n’est pas bien explicité, c’est un peu expédié. Yates semble plus à l’aise dans des scènes de comédie, concernant en particulier les amours des adolescents. Ce film est d’ailleurs le premier où nos apprentis sorciers ne portent plus la robe typique de leur condition, ils sont plus souvent en tenue de ville qu’avec ces bures qui sont, reconnaissons-le, assez ridicules sur des jeunes gens de 16 ans. Le directeur de la photo a placé sur la plus grande partie du métrage un léger filtre pastel sur le film, plongeant celui-ci dans une ambiance beige du plus bel effet.

 

Au final le film est assez plaisant, voire très si vous vous laissez prendre par l’ambiance. Ce n’est pas le meilleur film de la saga, mais le récit original non plus.

 

Comme je le signalais, le segment Harry Potter et les Reliques de la mort est en cours de tournage, toujours sous la direction de David Yates (qui aura donc réalisé les 4 derniers films de la série), et devrait sortir –en deux parties- en cours d’année 2011. Il est temps, Rupert Grint doit en avoir marre de se taper des tenues ridicules et des grimaces enlaidissantes !

 

Spooky.

 

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

Christine Brown est une employée de banque, une gentille fille qui aimerait bien obtenir le poste de Directeur adjoint d'agence qui est vacant. Mais un jeune loup nommé Stu est aussi sur les rangs. Un jour une vieille femme vient la supplier de prolonger son prêt, pour lui éviter de se retrouver à la rue. Mais la jeune femme refuse, espérant ainsi accélérer sa promotion. La vieille femme, en vérité une sorte de sorcière gitane, s'emporte alors et lui jette des imprécations violentes avant d'être évacuée par la sécurité. Le soir même, dans le parking de la banque, Christine se fait agresser par la vieille femme, qui lui arrache un bouton avant de le lui rendre après avoir jeté un sort dessus. Dès lors, une étrange créature semble rôder et harceler la jeune femme, que son petit ami, prof d'université, essaie d'aider désespérément. Christine va alors voir un medium pour se défaire du sort qui la lie à un Lamia, un démon à forme caprine.

Sam Raimi, après être devenu un entertainer de toute première force avec les trois Spider-Man, revient à ses premières amours, les films de peur à petit budget. C'est tout à son honneur, lui à qui Hollywood a ouvert les portes des blockbusters, des marches de la gloire. Seulement voilà, Raimi a changé. Il n'est plus cet étudiant rigolard qui tartinait d'hémoglobine ses acteurs découpés par des sécateurs. Et ça se sent dans son dernier film. Co-écrit avec son frère, celui-ci manque singulièrement d'âme, à mon sens.




En fait le film semble hésiter tout du long entre le premier degré, avec sa façon de filmer très sérieuse, très appliquée, et le 128ème, et des scènes surjouées, des poses ou des situations absolument ridicules. C'est l'esprit de la série Z, me direz-vous. D'accord, sauf que dans les séries Z, c'est soit l'un, soit l'autre. Soit vous vous pissez dessus de rire, soit vous avez le trouillomètre à zéro parce que le mec derrière la caméra est un putain de réalisateur et qu'il a un putain de scénariste pour verrouiller son récit. Là ce n'est ni l'un ni l'autre. Les scènes de peur sont diablement (ahahahah) efficaces, on a vraiment des frissons dans le dos, Raimi n'est plus le rpemier venu dans le genre ; et puis juste après, du grand guignol. C'est dommage, car je me plaçais sur un cheminement "sérieux" au vu de la première partie du film. Au niveau du casting, Raimi a fait appel a des acteurs relativement peu connus, hormis Alison Lohman (vue pour ma part le même jour dans "La Légende de Beowulf"), actrice assez jolie mais pas à tomber, qui joue relativement bien, mais sans être exceptionnelle non plus.

Bref, un film mi-figue mi-raisin, qui a pour principal tort d'avoir le cul entre deux chaises. Et pour une histoire aussi banale au final, c'est assez décevant.



Spooky.

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