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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

livres

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://oscar-de-curbans.fr/wp-content/uploads/2010/04/Trone-de-Fer-integrale-j-ai-lu-01b1-203x300.jpg

 

Le Trône de Fer (Game Of Thrones en VO) : vaste saga fantasy écrite par George R. R. Martin. Il m’aura fallu le temps pour m’y mettre. Sans doute avais-je été dissuadé par l’ampleur de la tâche et par le fait que la saga, si imposante soit-elle, n’était pas terminée.

Mais, aidé par l’excellente adaptation tv, j’ai fini par m’y coller.

 

L’histoire, A Song of Ice and Fire, démarre sur le continent de Westeros, dans le royaume des Sept Couronnes, un pays composé de plusieurs grandes maisons (ou familles) qui sont au nombre de 9 : la maison Stark, la maison Baratheon, la maison Lannister, la maison Targaryen, la maison Tully, la maison Greyjoy, la maison Arryn, la maison Tyrell et la maison Martell. Au début de la saga le pouvoir est détenu par le roi Robert Barathéon, qui siège à Port-Réal et doit composer avec la reine, Cersei Lannister, et les intrigues de différents conseillers. Au Nord du pays et de Winterfell, le royaume de la famille Stark, une troupe d’élite appelée la Garde de Nuit veille sur la frontière du haut d’un immense mur de glace, et protège le Royaume de la menace de peuples sauvages et de créatures appelées les Autres que tout le monde pensait légendaires.

A l’Est les deux derniers survivants de la maison Targaryen négocient avec les Dothrakis, peuple composé de puissantes hordes de cavaliers nomades, et un de leurs chefs (Khal) : Drogo. 

 

http://2.bp.blogspot.com/_iRN5MzAg6cI/TOF0na2hqKI/AAAAAAAAACM/M7qaeoiHLko/s1600/trone_de_fer_roman_3.jpg

 

Plus qu’un véritable univers fantasy tel qu’on peut l’imaginer (et je ne vous en dévoilerai pas les quelques éléments hormis le fait que les saisons peuvent durer plusieurs années), on a l’impression de retrouver l’Europe du Moyen-Age et une époque qui semble sur le déclin. Grâce à l’importante galerie de personnages, dont même les plus secondaires peuvent avoir leur importance, l’univers de Martin estriche en intrigues politiques, affrontements et rebondissements.

La narration sort de l’ordinaire : Martin a fait le choix de donner plusieurs points de vue à son récit en changeant de narrateur à chaque chapitre. Du coup aucun des personnages, qu’ils soient directement ou non au centre de l’action, n’est laissé de côté. Ils sont tous extrêmement détaillés et pourvus d’une psychologie très réaliste.

Le récit gagne en épaisseur, en vie et évite ainsi le piège du manichéisme.

 

Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce 1er tome de l’intégrale. Y goûter c’est l’assurance de vouloir y revenir et c’est parfait tant cet univers est dense et riche à la fois avec l’existence de 3 autres tomes de l’intégrale et de 2 courts récits (Le Chevalier errant et L'Épée lige) servant de prélude et se déroulant près de 90 ans avant. Il y a de quoi faire pour ne pas succomber aux affres du manque.

 

Vraiment ne passez pas à côté de cette formidable épopée et surtout n’oubliez jamais : 

 

                                                  L’Hiver arrive !!!!!

 

FabMart.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.albin-michel.fr/multimedia/Article/Image/2011/9782226221414-j.jpg

 

Abyssus abyssum invocat, dit l'adage. L'abysse appelle l'abysse. Les profondeurs de l'âme, Guy de Timée pensait pourtant les avoir côtoyées en pourchassant un tueur de prostituées dans les recoins les plus sombres de l'exposition universelle de Paris. En s'éloignant de Paris, dans ce Vexin qui sépare la capitale de la Normandie, en compagnie de son amie Faustine, il pensait retrouver la joie de vivre, une certaine sérénité propre à lui permettre d'écrire son prochain roman. Mais c'était sans compter sur le Mal, qui peut prendre plusieurs visages et qui se manifeste à nouveau dans le voisinage. En massacrant sauvagement une paisible famille de fermiers, en séquestrant brièvement l'écrivain, dont le goût du morbide l'amène à enquêter, afin de le faire assister à l'un de ses rituels macabres, à lui faire entrevoir, une nouvelle fois, les profondeurs les moins reluisantes de l'âme humaine.

 

Ca commence très fort, avec le meurtre sordide, malsain au possible, d'une famille en rase campagne. Toute la communauté est en émoi, et Guy de Timée se met tout de suite dans les traces de l'assassin, sentant que son "expérience" pourra accélérer l'enquête. Mais en attendant les horreurs se multiplient, une autre famille tombe sous les coups de celui que l'écrivain surnomme le Croquemitaine, puis un gendarme disparaît... Le décor est plus champêtre, mais Guy de Timée fait preuve de la même (et surprenante) technique de déduction que dans son aventure précédente. Chattam mène son récit tambour battant, ménageant peu de temps morts entre les scènes effrénées (et la plupart à la limite du gore), si bien qu'arrivés aux deux tiers du roman, ç'eut pu être la fin.

 

Mais à ce moment l'intrigue prend un nouveau virage. Guy revient à Paris, espérant remonter une nouvelle piste, mais ce retour fait aussi surgir de noirs souvenirs... On retrouve d'ailleurs plusieurs protagonistes du premier roman. D'un coup le rythme se ralentit, s'arrête presque. Seul, l'écrivain-enquêteur replonge dans ses pensées, ses peurs et ses névroses. On retrouve le rythme de Léviatemps, presque lénifiant.

 

Au final Le Requiem des abysses est un thriller effréné, nettement plus que le premier volet ; moins axé sur la découverte d'une société à un moment donné (ceci expliquant peut-être celà) ; le dernier tiers retombe dans les travers de léviatemps, mais la fin, moins correcte que ce que l'on pourrait croire, contrebalance un peu ce défaut. A lire, sans doute.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.eclipse.fr/images/stories/couvertures/fantastique/mr_shivers.jpg

 

Etrange roman que celui-ci... Nous suivons la trace d'un groupe de hobos (terme dont l'étymologie n'est pas claire, mais qui peut se traduire grosso modo par vagabond) qui traverse les Etats-Unis à l'époque de la Grande Dépression (ou crise de 1929), à la recherche de... à la recherche d'un homme. Un seul. Celui-là même qui leur a volé un proche. Pour Connelly, un homme mystérieux et mutique, c'est sa petite fille qui a été enlevée à son affection par Mr Shivers. 

 

Mr Shivers, l'homme qui tremble, l'homme gris, dont le visage est tellement couture dé cicatrices qu'on a l'impression que son sourire éternel relie ses deux oreilles. Mr. Shivers, le messager de mort, ou plutôt son bras, qui laisse une trace indélébile dans la mémoire de tous ceux qui le croisent.

 

Mr. Shivers est un roman qui plonge dans la vie quotidienne de ces hommes et ces femmes qui essaient de trouver du travail en allant vers l'ouest, qui vivent d'expédients, se nourrissent de petits animaux, de racines, qui sautent sur les trains de marchandises pour aller d'une ville à une autre... Leur quotidien est fait de peurs, de faim, de méfiance, de violence, de mort aussi. On a vraiment l'impression d'y être. Chaque chapitre est précédé par un signe hobo, ces symboles présents à l'entrée des villes et indiquant s'il vaut mieux passer son chemin, si c'est accueillant, etc. Pour retrouver leur signification, les Editions Eclipse ont eu la bonne idée de faire un mini-glossaire sur la page dédiée du roman.

 

Par contre, concernant l'intrigue... C'est relativement confus par moments, la partie fantastique du récit est à mon goût amené de façon maladroite, la figure presque christique de Shivers aurait pu être mieux exploitée. C'est dommage, car avec une meilleure technique, l'auteur aurait pu faire un roman de transfiction vraiment important. Toutefois cela reste plutôt agréable à lire, et même intéressant pour aborder un peu la question hobo.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://img.over-blog.com/300x469/3/14/78/55/romans--suite-/Rose-Aimee-Tome-1.jpg

 

Petite incursion hors des chemins de lecture habituels avec ce roman qui allie récit sentimental et description des bas-fonds parisiens de 1850.

 

En pleine Ruée vers l'Or, en 1849, l'aventurier Martial Belleroche voit sa vie sauvée par un homme respectable, Albert Garancher. Son éternel débiteur, Martial accepte de se rendre en France, pour récupérer un ouvrage, une Histoire du travail que celui-ci a laissé à sa nièce. Belleroche arrive donc à Belleville, ancienne commune récemment rattachée à Paris, sur les traces d'une jeune fille chantant et dansant dans un cabaret. Il y trouve Rose-Aimée, dite Fifi-Bout-d'ficelle, une jeune femme dont la fraîcheur et la gentillesse rallie tous les clients des Trois anges blancs et agace sa patronne, qui aimerait bien la voir faire comme les autres, monter avec les clients pour une autre activité tarifée... Martial revient tous les soirs pour l'entendre chanter, et bientôt une drôle de relation s'installe entre eux, malgré la réputation de malédiction qui pèse sur la belle...

 

Cette lecture m'a pris du temps ; non seulement parce qu'elle tombait dans une période où j'avais beaucoup de choses à faire, mais aussi parce que je ne suis pas habitué, mais vraiment pas, à ce genre d'histoire. J'ai lu il y a bien longtemps un Harlequin, histoire de ne pas mourir ignorant. J'ai eu bien du mal à le finir. Ici ce n'est tout de même pas du même tonneau ; d'abord, il n'y a qu'un seul écrivain (et pas un spécialiste de la rencontre au clair de lune, un du premier baiser, etc.), rompue à l'exercice puisqu'elle compte déjà plusieurs romans à son actif ; ensuite, même si l'essentiel de l'intrigue se concentre sur l'idylle entre Martial et Rose-Aimée (alias Fifi-bout-d'ficelle), on est très loin des bluettes naïves au possible que j'ai citées plus haut.

 

Béatrice Bottet fait preuve d'un certain savoir-faire en termes d'écriture, car son roman est agréable à lire. Malgré les temps morts, elle propose une intrigue avec pas mal de rebondissements, essayant de passer vite sur les temps morts pour ne pas lasser son lectorat. Il y a quand même, cependant, une part de naïveté dans le récit. Comment peut-on croire qu'une danseuse de cabaret ait pu résister si longtemps à la pression de sa patronne pour devenir une prostituée ? Bien sûr, il y a cette réputation de porter malheur à celui qui lui veut du mal ; c'est d'ailleurs le seul argument fantastique, avec des fantômes de bonnes soeurs, que comporte ce récit. D'autre part, Martial, un homme rude, est très instruit, et se montre très fleur-bleue en présence de Rose-Aimée... Là encore, c'est difficile à croire. Et puis tous les deux peuvent passer et repasser sans coup férir dans ce quartier dangereux qu'était Belleville dans les années 1850...

 

A noter que le roman comporte des bonus très intéressants : la vie sous Louis-Napoléon Bonaparte, un plan de Belleville tel que le quartier se présentait en 1852 et aujourd'hui, l'évocation de la Ruée vers l'Or... très instructif.

 

Au final, ce roman, malgré ses qualités d'écriture indéniables, se place dans un genre qui n'est pas trop ma tasse de thé. Une lecture intéressante cependant, au niveau de l'ambiance.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.grund.fr/images_livres/zf/9782700030563.jpg

 

Virgil est un adolescent comme les autres. Il passe le meilleur de son temps avec ses potes, surtout Franck, fait ce qu'il peut au lycée, écoute ses parents quand il a le temps et espère que Vanessa lui dira oui. Mais Franck se tue dans un bizarre accident de la circulation et tout bascule pour Virgil. Le monde devient inquiétant, étrange, hostile. Il apprend à douter de chaque évidence à se méfier de tout, de tous. De rendez-vous secrets en découvertes il va peu à peu découvrir les limites de son univers et passer de l'autre côté du monde. Mais le chemin vers la lumière est semé d'embûches et Virgil ne connaît ni ses ennemis, ni ses amis...

 

Le ton est donné, nous somems là dans un roman pour adolescents. En postface, Gilles legardinier indique qu'il a voulu écrire ce roman en souvenir de l'adolescent qu'il fut, qui découvrit que le monde n'était pas tel que son entourage le décrivaient, mais qu'il y avait bien des choses cachées sous la surface... J'ai été vite pris par ce petit roman (environ 230 pages pour un format à peine plus grand qu'un poche), car le style de l'auteur est clair, sans fioritures, et précis. On se représente assez bien ce qu'il veut dire la plupart du temps. Par contre, la subtilité n'est pas toujours au rendez-vous, il me semble qu'il manque un peu d'épaisseur dans la description des sentiments de Virgil pour son ami Franck ou pour sa copine... En cela il correspond bien à l'aodlescence telle qu'on peut se la représenter, pas encore familière avec les subtilités du monde adulte, les non-dits, etc. Virgil est un adolescent à peu près crédible, il ne se transforme pas en super-héros dès que ça dérape, sa soif de savoir prend parfois le pas sur toute considération de prudence.

 

Ce premier roman ne fait qu'effleurer le propos, on imagine qu'il y a une puissance supérieure qui ne veut pas que le jeune homme découvre la vérité, et j'imagine que la suite va réserver beaucoup de surprises. Un univers parfait pour les 13-18 ans.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Les terres de Falanor sont attaquées par une armée de guerriers albinos. Un petit groupe de survivants s’échappe pour prévenir le roi Leanoric de l’invasion. Composé du légendaire héros Kell, de sa petite-fille Nienna et son amie Katrina, ainsi que de Saark, l’ancien champion du roi, disgracié après son aventure avec la reine. Faisant route vers le sud, le groupe est assailli de tous côtés par des créations monstrueuses qui drainent le sang de leur victime pour le ramener à leurs maîtres, des créatures mi-vampires, mi-machines. Ce sang est raffiné pour devenir de l’huile-de-sang, qui est pour eux semblable à un combustible alimentant leur corps mécanique et leur donnant l’immortalité. Mais alors que Falanor tente de repousser l’invasion, Nienna découvre la vérité sur son grand-père Kell : la légende qui fait de lui un héros semble bien plus belle que la réalité, ou bien pire…

 

Voilà un roman qui puise à plusieurs sources. La première d'entre elles est bien sûr le Légende de David Gemmell, maître-étalon de la dark fantasy de ces dernières années. Comme Druss, Kell est un ancien guerrier légendaire qui espérait couler une retraite tranquille, mais qui va devoir reprendre les armes pour sauver son roi, mais aussi et surtout sa petite-fille. Cet élément est nouveau, car souvent on nous dit que le vieux guerrier est... vieux, sans toujours préciser son âge. Ici la légende guerrière est grand-père d'une jeune fille de 17 ans. Il est doté d'une arme vivante, capable de prendre le dessus s'il le lui autorise. Et dans ces conditions, Kell est invincible et immortel, comme les héros de certains romans de Moorcock, autre figure essentielle du genre, mais plus ancienne.

 

Ces éléments relèvent de la fantasy, mais d'autres sont à rapprocher du steampunk, puisque Kell se retrouve aux prises avec des créatures génétiquement et/ou mécaniquement modifiées. Mais parfois ces modifications échouent, et engendrent des monstres mécaniques, de monstrueuses choses dont les chairs sont truffées de mécanismes, de rouages... Il me semble qu'Andy Remic n'a pas encore vraiment exploité cet aspect de son univers, et je suis curieux de voir comment les Chancres (comme sont appelées ces aberrations) seront utilisées dans la suite de la trilogie.

 

Un autre élément surprenant est la présence de vampires. Pas des vampires "biologiques", si j'ose dire, mais issues elles aussi de manipulations : leurs crocs sont commandées mécaniquement, et le sang qu'elles prélèvent serviront à un brassage  qui leur premettra de vivre.

 

En parallèle des aventures de Kell et les siens, nous suivons également le parcours d'Anukis, jeune femme du clan des Vachins, d'où sont originaires ces "vampires d'airain". Son père est l'"inventeur" de ces vampires mécaniques, mais il a disparu depuis quelques temps et c'est l'objet de sa quête, dont elle ne sortira bien sûr pas indemne.

 

L'univers dans lequel évolue le récit est dur, les personnages sont cruels et sans merci, et l'on assiste à de nombreux combats. En cela ces Chroniques des Vampires d'airain s'approchent de l'esthétique et de la thématique de l'univers Warhammer (célèbre jeu de rôle, pour ceux qui ne connaîtraient pas). Même si l'ensemble n'est pas très original, Remic arrive, grâce à son savoir-faire d'écrivain, à insuffler un véritable rythme à l'ensemble. Il sait aussi garder une part de mystère, concernant par exemple les Moissonneurs, qui semblent aider les Vachins dans leur incessante quête de sang humain.

 

La suite, que j'attends de pied ferme avec ma hache, permettra sans doute de dire si cette trilogie se détache du lot. Tiens au passage, je trouve la couverture française bien meilleure que l'originale ci-dessous, qu'en pensez-vous ?

 

Spooky.

 

 

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.coeurdejade.com/local/cache-vignettes/L196xH300/rubon2-0091b.jpg

 

IIIème siècle avant J.C, en Chine

Dans un petit village des Royaumes Combattants pillé par des brigands, la jeune Su Yi voit sa famille massacrée sous ses yeux. Mais sa destinée n’est pas de finir prisonnière d’une bande de ruffians, car elle est porteuse d’une marque sacrée… Sauvée par le puissant dragon Dao Long, elle signe un pacte avec lui.

Désormais, sous le nom de Coeur de Jade, la fille du Dragon va parcourir les Royaumes en quête de vengeance.

Mais quelques années plus tard, des forces maléfiques menacent le pays : qui sont donc ces mystérieux inités de la secte des Masques ? Pour les contrer, Coeur de Jade doit renouer avec d’anciens compagnons de route, l’impétueux guerrier Xian et l’exorciste Trois Vérités, et affronter les fantômes de son passé...

 

S'inscrivant comme les films Tigre et Dragon et Le Secret des poignards volants, dans le genre du Wu xia Pian (si vous connaissez ces films, vous voyez tout à fait), cette trilogie de romans nous transporte dans la Chine antique, sur les pas d'une jeune chasseuse de primes devenue célèbre et ses amis. Dans ce premier tome elle est accompagnée d'anciens complices et d'autres aventurières au passé mystérieux. C'est à une véritable plongée dans cette époque que nous invite Kristoff Valla, ancien scénariste de jeux video s'inscrivant dans le même univers. Dans une société empreinte de mysticisme, au coeur des Sept Royaumes Combattants, nous voilà transportés au Zhong Guo (littéralement "pays en guerre") d'il y a plus de 2000 ans. L'action est ultre-présente dans le récit, nous assistons à une multitude de combats, diablement chorégraphiés (mais pas surréalistes come dans les films déjà cités), et on sent que l'auteur connaît bien son sujet, qu'il y est très à l'aise. 

 

Les atmosphères sont bien campées, les personnages que l'on rencontre gardent -de façon habile la plupart du temps- leur part de mystère, et leur quête est bien menée. Cependant, assez peu sensible au Wu Xia Pian, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans cet état d'esprit assez exotique. J'aurais aimé que l'auteur rentre un peu plus dans la vie courante, dans les traditions ou les légendes inhérentes à cette époque. Mais pour pallier à ce manque, il y a des annexes de qualité, décrivant justement le contexte géopolitique, le panthéon local et -entre autres- un lexique succinct. Des bonus de qualité, qui attireront à coup sûr de nombreux lecteurs parmi les adolescents auxquels cette trilogie est destinée. Une partie de ces bonus, ainsi que la couverture et le site internet dédié, bénéficient des illustrations magnifiques de Marc Simonetti. Subtiles, jouant plus sur les ombres et la suggestion que sur l'évidence, elles servent à merveille l'univers de Coeur de Jade.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/images/PLO/P2/9782259211192.gif

 

De nos jours, les media se font l’écho d’un évènement hors du commun. Les glaces du Groenland, sous l’effet du réchauffement climatique, ont libéré un U-boot, prisonnier depuis la seconde guerre mondiale. Cette annonce de mauvais souvenirs chez Oskar Manstein, philologue émérite de l’Université de Berlin. Avec l’aide de son disciple John Ackroyd, lui aussi spécialiste de langues orientales antiques, il entre en contact avec les autorités américaines, qui complotaient afin d’arriver à cette situation.

Car le sous-marin recèle un terrible secret : le journal de bord d’un savant, maître à penser de Manstein, qui faisait donc partie d’une mission ultra-secrète partie en 1941 en quête du mythe du surhomme sur le site de Thulé. Décodé par l’honorable vieillard, le journal livre donc l’effroyable horreur à laquelle dut faire face l’expédition von Mullendorf dans les glaces du grand Nord, et à laquelle Jack et plusieurs autres vont devoir à leur tour être confrontés…

 

Ecrit par Romain Garnier, lui-même philologue (spécialiste des langues), L’Héritage de Glace est un thriller compact, qui recèle de nombreux éléments, reflétant la grande érudition de son auteur. Certains passages, passionnants, ont leurs revers.

D’abord un problème de rythme se fait rapidement jour. La période pendant laquelle les deux universitaires décryptent le journal est expédiée en une petite vingtaine de pages, alors qu’elle aurait mérité sans doute plus de place. Il est probable que l’auteur –guidé ou pas par son éditeur- ait voulu éviter d’embrouiller le lecteur par un langage trop technique, ce qui est louable dans l’esprit, mais je pense que Romain Garnier avait les capacités de nous proposer un récit intéressant. Bien sûr la séquence suivante est consacrée à la restitution de ce journal, une séquence ma foi plutôt réussie puisque l’on se retrouve peu ou prou dans le sous-genre lovecraftien, du moins sur le plan du thème puisqu’on n’atteint pas la dimension gothico-paranoïaque des écrits du reclus de Providence.

 

Je l’ai dit, le roman est compact, dense. Les chapitres, de taille à peu près classique, sont découpés en longs paragraphes ; trop longs parfois. Quelques respirations liminaires eussent été de bon aloi pour une lecture un peu plus agréable.

 

Les expérimentations nazies avant et pendant la guerre ont créé une sorte de mythe, de légende urbaine les concernant. Du Groenland au Tibet, Hitler aurait envoyé des hommes à la recherche de l’immortalité, de la toute-puissance afin d’assurer les mille ans du IIIème Reich. Romain Garnbier récupère donc cette posture et parle de nombreux mythes indo-européens. Intéressant, mais désordonné parfois.

De même qu’une romance avec une agent de la CIA est amorcée au début du roman ; la façon dont elle est décrite est un peu maladroite. Il en est de même dans une scène de controverse entre sciences dures et sciences molles. L’auteur a probablement mis beaucoup, peut-être trop, de sa personne, de ses opinions, dans le personnage de Jack Ackroyd et ses relations à autrui. Dans ses prochaines aventures –et nul doute qu’il y en aura vue la façon dont le roman s’achève- il faudra mieux doser sa personnalité et prendre du recul.

 

En définitive, un roman intéressant, dense, mais un peu maladroit par moments.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

http://fedeylins.kaweb.fr/dmediafiles/biblio/gt1.jpg

 

Etre fedeylin, c'est accepter.

Accepter de sortir de sa bulle le jour de l'éclosion, et rejoindre la rive de son peuple après avoir traversé la mare et ses divers dangers.

Accepter de grandir, de faire l'apprentissage d'une caste prédéterminée jusqu'à devenir adulte et passer ensuite sa vie à travailler au sein de cette caste.

Accepter que la paix fragile entre fedeylins et gluants soit émaillée d'accidents regrettables.

Accepter les raids meurtriers des migrateurs.

Accepter, lors du passage à l'âge adulte, que l'un des Pères, garants de l'équilibre du peuple fedeylin, parachève l'extraction de ses ailes lors d'une cérémonie à laquelle assiste l'ensemble de son peuple.

Mais Cahyl, seul survivant de l'une des pontes de sa mère, ne pouvait accepter tout cela. Né sans marque, toute sa jeunesse n’a été que mensonges et dissimulations. Doté d’une faculté d’empathie sans précédent ou presque, il pouvait lire dans l’esprit de ceux qui l’entouraient, qu’ils soient fedeylins ou gluants. Et puis Cahyl, qui avait peu d’amis, se lia avec Glark, le gluant qui l’avait sauvé des poissons le jour de son éclosion. Une amitié qui le poussera à commettre l’irréparable.

 

J’ai démarré ce roman avec des doutes : un premier bouquin de fantasy, genre ultra-balisé et bouchonné, une jeune romancière qui avait fait ses armes sur un forum d’écriture et de béta-lecture… Le récit débute cahin-caha, on a du mal à comprendre qui sont les Fedeylins, s’il s’agit de créatures originales ou d’allégories de libellules, par exemple… Et puis je me suis pris au jeu. Ce récit à la première personne, dans l’esprit de Cahyl, permet une immersion profonde dans la société fedeylin, dont l’organisation en castes révèle la rigidité. Et Cahyl, différent, contraint à la discrétion, voire à la marge, mais aussi à la pluridisciplinarité dans son apprentissage, nous propose un panorama assez complet de celle-ci. La naïveté initiale du héros, si elle peut être irritante pour un lecteur adulte au départ, permettra à un adolescent d’appréhender le monde à travers un prisme original. Et Cahyl est suffisamment intéressant et logique pour que l’on s’identifie à lui.

Le récit avance donc bien, jusqu’à un rebondissement énorme, en contrepoint à la cérémonie du mudeylin (passage à l’âge adulte), qui est mené de belle façon, et donne vraiment envie de lire la suite des aventures de Cahyl et de son ami Glark.

 

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.audiable.com/Resources/titles/84626100432190/Images/84626100432190L.gif

 

Mes contacts avec les éditeurs de l'imaginaire m'amènent parfois sur des sentiers non battus, vers des ouvrages auxquels je ne jetterais peut-être même pas un seul coup d'oeil, mais qui s'avèrent intéressants, pour telle ou telle raison.

 

C'est le cas de ces Nouveaux nouveaux mystères de Paris. Pourquoi ce titre ? C'est presque une provocation de l'auteure, Cécile Vargaftig, qui cherchait un titre classique, référentiel, et comme Les Nouveaux mystères de Paris étaient déjà pris par Léo Malet pour une série de romans policiers, elle en a simplement mis une couche.

 

Mais de quoi cela parle-t-il ? De frédérique, alter ego de l'auteure, qui se retrouve dans une drôle d'histoire de voyages dans le temps et de passe-murailles dans son Paris chéri.

 

Mais ce roman, c'est bien plus que ça. D'abord nous avons Frédérique, scénariste pour la télévision et accessoirement lesbienne, qui essaie d'influer sur son destin, qui rencontre Manuelle, jeune fille un peu paumée, d'une chatte, Paquita Valdès, qui dialogue avec ces personnages, mais aussi -tenez-vous bien !- avec l'auteure elle-même. Bien plus que l'alibi d'une intrigue qui finalement tient sur une feuille de papier à cigarette, le roman nous présente une mise en abyme du métier d'écrivain, puisque Cécile Vargaftig nous fait régulièrement part de ses doutes, de ses trous d'inspiration, elle-même s'en ouvre à ses personnage, à la chatte entre autres, qui explique entre deux secouages ou griffures d'auteure que les chats ont beaucoup oeuvré pour la littérature, littéralement. L'exercice pourrait tourner jusqu'au vertige, mais Cécile Vargaftig parvient à maintenir un équilibre précaire pour que le lecteur ne se perde pas, elle a conscience du caractère bancal de sa narration, de la façon dont son humeur et même sa vie privée influent sur son écriture, et nous livre ses pensées dans un exercice qui fait fortement penser à de l'écriture automatique. Elle met aussi dans son récit des bouts des bouquins qu'elle lit pendant ce temps, ce qui rajoute un niveau de lecture supérieur. Si je vous parle un peu en détail de tout cela, c'est que l'écriture, et ses affres, sont le véritalbe sujet du bouquin.

 

L'élément fantastique est un buffet Henri II, tranquillement placé dans un appartement de l'est de Paris, qui permet, lorsqu'on se couche à l'intérieur, de voyager dans le temps. L'auteure ne s'embarrasse pas d'explications techniques, visiblement pas à l'aise avec le genre, mais s'attache à entremêler ces différents niveaux de narration.

 

Roman semi-autobiographique, roman sentimental avec des morceaux de fantastique dedans, essai informel sur l'art d'écrire, il est difficile de classer cet ouvrage, et Cécile Vargaftig en est bien consciente. ce côté fourre-tout est d'ailleurs l'identité la plus prégnante du bouquin, plutôt intéressant. une véritable curiosité.

 

Spooky.

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