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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

J'avais découvert Nadia Coste un peu par hasard, au travers de son cycle de fantasy des Fedeylins, que j'avais beaucoup aimé. Depuis la jeune femme a fait du chemin, plusieurs autres romans sont sortis, j'ai même eu l'occasion de deviser un peu avec elle, une discussion au cours de laquelle elle m'avait parlé de son roman vampirique alors en gestation, Le Premier.

 

Car oui, cela ne se voit pas sur la couverture, mais il s'agit de l'histoire du premier vampire, Vaïn, qui naquit à l'époque néolithique. Celui-ci est un adolescent maigrichon, toujours dans l'ombre de son frère aîné, qu'il suit à son insu lors de sa quête d'initiation à l'âge adulte. Mais une énième dispute éclate entre les deux garçons, et Urr, l'aîné, tue son frère, le laissant basculer dans une rivière. Mais par un étrange processus, Vaïn revient inexplicablement à la vie, tandis qu'Urr boit accidentellement à la source d'un loup, ce qui va lui conférer une grande force mais aussi la faculté de se transformer en loup les nuits de pleine lune...

 

Vaïn va donc se relever, guérir lentement de ses blessures, et se découvrir d'étranges pouvoirs, comme des sens accrus, une grande force mais aussi le goût du sang fraîchement recueilli (et rien d'autre comme nourriture). Mais il ne peut se déplacer en terrain découvert que la nuit, les rayons du soleil lui brûlant cruellement la peau. Egalement habité par la rage et la rancoeur, il va tenter de se venger de son frère, lequel sème la terreur autant que ses gènes partout où il passe. Vaïn va donc se mettre n queête également des descendants de son frère, qui grandissent à une vitesse anormale. C'est une quête qui va s'étirer sur des siècles, et qui va laisser des traces. Vaïn va traverser les âges seul, terriblement seul, et ce n'est pas le crâne d'auroch qu'il a tué peu après sa transformation, pourtant doté de parole, qui comblera cette solitude...

 

Encore une fois Nadia Coste m'emporte dans son monde. Son écriture n'est peut-être pas la plus virtuose qui soit, mais elle a ce don de tenir ses lecteurs en haleine, de développer la psychologie de ses personnages, forcément déviants, et de nous mettre au coeur de son récit, avec cette écriture organique et d'une efficacité redoutable. Et puis, en fin de parcours, elle parvient à raccrocher son intrigue à une belle légende des débuts de la civilisation occidentale. Sans en dire trop, entre les lignes. Chapeau.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Dire que ce nouvel opus de la saga Avengers est attendu est un euphémisme. Le premier épisode, sorti il y a trois ans, avait rapporté un milliard et demi de dollars de recettes, ce qui en a fait le troisième succès mondial de tous les temps, derrière les cartons intersidéraux de James Cameron. Il a avit surtout réussi à faire la synthèse convaincante de l'ensemble des films du multiverse Marvel sortis jusque-là.

 

Depuis, 4 films sont sortis (Iron-Man 3, Thor: the Dark world, Captain America: the Winter Soldier, et Les Gardiens de la Galaxie) et Marvel devait bientôt boucler cette seconde boucle. Place donc, après Loki, au deuxième super-méchant de la franchise, Ultron. Créé par Banner (Hulk) et Stark (Iron Man) -et non pas par Henry Pym, lequel n'apparaîtra que dans le prochain Marvel, Ant-Man- comme une intelligence artificielle destinée à protéger la paix dans le monde, celle-ci se réveille et estime que la paix ne sera pas possible tant que les Avengers seront encore actifs. Dès lors, s'incarnant dans un modèle de robot fabriqué par Stark et s'insinuant dans internet, elle va s'échapper et va tout faire pour les détruire, s'associant avec deux jeunes gens, des jumeaux originaires d'un petit pays d'Europe de l'Est qui sont des humains "augmentés", fruits des expériences secrètes d'Hydra et du S.H.I.E.L.D.

 

 

Ces deux nouveaux venus, Pietro et Wanda Maximoff, sont donc intégrés à l'univers -comme dans les comics- sans toutefois porter de surnoms... Pour l'heure. Une pirouette narrative permet d'ailleurs aux scénaristes Marvel de ne pas empiéter sur le territoire de ceux des X-Men, puisque Pierto, alias Vif-Argent, y apparaît aussi. Par contre leur origine est totalement différente (exit leurs origines mutantes, ce sont des vitimes des manipulations de l'Hydra à présent), ce qui permet à Marvel et Fox de ne pas interagir. Il y a aussi l'arrivée d'un personnage très important dans l'histoire des Avengers ; son origine est respectée, mais son positionnement stratégique pas vraiment. Il faut dire que l'unité de l'équipe de super-héros se craquelle franchement : Hulk pense à nouveau à se terrer à mille lieues, même s'il y a cette femme qui... ; il y a encore une rivalité entre Iron Man et Captain America, laquelle devrait culminer dans le prochain opusconsacré au super-soldat ; et en filigrane l'amitié toute particulière qui lie la Veuve noire et Hawkeye, qui va trouver un tournant inattendu au cours de ce segment. A noter que Vif-Argent (Quicksilver en VO) est interprété par Aaron Taylor-Johnson, interprète du rôle-titre de Kick-Ass. C'est Elizabeth Olsen qui interpète sa soeur Wanda, alors que les deux acteurs étaient mari et femme dans le dernier Godzilla en date.

 

Je dois dire que j'ai trouvé un plaisir moindre dans ce deuxième épisode que dans le premier. Certains personnages, notamment Iron-Man et Thor, sont plus en retrait ; à l'inverse, on a droit à un peu plus de Clint Barton (Hawkeye), de Hulk et de Natasha Romanoff (la Veuve noire). Mais du coup, et malgré encore quelques scènes pleines d'humour, on n'a plus ce leadership de Tony Stark, ou ce charme gouailleur de Loki (qui, paraît-il, apparaîtra dans la version longue). Et ce qui faisait le charme et l'intérêt de la franchise, ce sont les dissensions internes des Avengers. Ici elles sont curieusement étouffées, à peine esquissées. Au contraire, [SPOILER] à la fin de l'épisode les Avengers se dispersent dans le calme, certains quittant le service actif, d'autres membres arrivant.[/SPOILER]

 

Et ce n'est pas la seule incongruité narrative. Le récit part un peu dans tous les sens, il y a plein d 'allusions, de clins d'oeil, qu'on ne peut pas saisir si on n'a pas lu une grande partie des sagas Avengers sur papier, mais aussi TOUS les films précédents, ainsi que la série TV Agents of S.H.I.E.L.D... Ce qui devient compliqué même pour les fans hardcore.

 

De même, l'intrigue de fond concernant les Gemmes de l'Infini (et à laquelle fait écho la traditionnelle scène post-générique ici) avance un peu, faisant écho à ce qu'il s'est passé dans le premier Avengers et Captain America (le Tesseract), dans Thor: The Dark World (avec l'Ether) et les Gardiens de la Galaxie (et l'Orbe).

 

Bien sûr, sur le plan visuel et technique, c'est encore de la classe, du haut niveau, mais on a encore trop de "m'as-tu vu", lors de la scène d'entrée, une attaque par les Avengers d'une base d'Hydra, ou encore vers la fin, lorsqu'il font front avec leurs nouveaux alliés pour préserver une source d'énergie potentiellement explosive. Et on n'évite pas le Deus Ex Machina avec ce diable de Nick Fury (Samuel L. Jackson) qui survient toujours quand il faut et où il faut... Comme dans les comics me direz-vous...

 

Pour le reste, on est loin de la daube annoncée par certains et redoutée par beaucoup, et du chef-d'oeuvre claironné par d'autres. J'avoue, j'ai eu du mal à intégrer tous les éléments, le film est très dense dans sa première heure, trop peut-être. Une deuxième vision de la version longue quand elle sortira, me permettra peut-être de me sentir moins perdu.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Lancé dans la traque d’un insaisissable psychopathe, le lieutenant Boris Berezovsky se retrouve pris au piège de son passé. Ou plutôt du passé de son père Vladimir, un juif russe échappé de l’enfer stalinien et devenu citoyen américain, qui se dit menacé par des services secrets étrangers. Boris découvre alors avec stupeur que Vladimir entretenait d’excellentes relations avec la bête noire de Poutine, son neveu Boris Berezovsky (homonyme de son fils), le célèbre oligarque, prétendument « suicidé » à Londres.

Tandis que le meurtrier continue de sévir en toute impunité, Boris se plonge dans sa propre histoire, cherchant qui, de la mafia russe locale, du MI5 ou du FSB cherche à liquider son père.

 

Maud Tabachnik est l'une des maîtresses françaises du polar, et je ne connaissais pas son boulot. Dans ce roman, l'action prend pied au sein du SFPD, la police de San Francisco.

 

On voit qu'il y a un sacré travail de recherche concernant les procédures, les us et coutumes de la maison poulaga yankee, tout autant que de la topographie de San Francisco. Par contre il y a parfois des problèmes de rythme, on sent que l'auteure veut amener certaines situations, mais elle les amène de façon un peu téléphonée, de sorte qu'on les voit arriver assez vite. Hheureusement, il y a cette dimension géopolitique plutôt intéressante, avec la Russie post-communiste d'Eltsine et Poutine. Une époque personnifiée par le père du héros, un sacré personnage.

 

L'autre versant de l'histoire est incarnée par Ferris Holme, ce tueur en série au profil très particulier, dans l'esprit duquel Maud tabachnik nous fait plonger, de façon glaçante.

 

En outre la fin est très surprenante, puisqu'elle annonce probablement... une suite.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Après être sortis -non sans mal- de la Terre Brûlée, Thomas et ses amis sont retenus par le Wicked dans un étrange complexe, séparés les uns des autres. Mais ils réussissent à s'échapper, par petits groupes et sans savoir ce qu'il est advenu des autres.

Nouveau décor pour cet ultime volet de la trilogie l'Epreuve, avec la ville de Denver, puis le ghetto réservé aux Fondus, ces humains victimes des radiations dues aux rayons solaires ; la plupart du temps le groupe autour de Thomas est réduit : 4 ou 5 personnes. Mais Le WICKED est toujours là, sur la brèche, aux aguets, prêt à tout pour récupérer leurs "sujets".

 

Thomas et ses amis ne sont pas au bout de leurs peines, et pas à l'abri de retrouvailles très surprenantes.

 

Je me suis nettement plus ennuyé dans la lecture de ce troisième opus que dans celle des deux premiers. Certes, les personnages sont actifs, volontaires, ils sont décidés à ne pas se laisser faire et à sauver leurs amis, mais j'ai eu l'impression que beaucoup de choses se passaient trop facilement pour eux. Dashner, pour essayer de tromper son monde, place quelques péripéties, des obstacles, mais de façon plutôt maladroite. Le charme du premier tome est, pour moi, rompu.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

C'est totalement par hasard que je suis tombé sur ce recueil d'illustrations. En fait, non, c'était lors d'une séance de dédicaces consacrée à Tolkien et un ouvrage sur son oeuvre, réalisé par des personnes depuis devenues des amis. Le prix m'avait rebuté dans un premier temps, mais j'avais gardé les références. Et puis je l'ai trouvé plus tard, sans même le chercher (merci Aaapoum Bapoum).

 

 

Mon esprit complétiste a cette fois bien fonctionné puisque la lecture, et surtout la vision des illustrations qu'il contient fut un enchantement presque constant. Je ne connaissais pas du tout cet illustrateur, qui comme son nom ne l'indique pas, est américain. Certes, il ne travaille sur l'univers tolkienien que depuis le début des années 2000, mais certains de ses croquis, réalisés comme les autres à l'aquarelle et au fusain, sont parmi les plus beaux que j'ai jamais vu. Oui, alors que je suis un admirateur du boulot de John Howe et d'Alan Lee, ou même, partiellement, de celui de Ted Nasmith. Nasmith qui ne tarit pas d'éloge dans son avant-propos de ce recueil, rejoint par David Wenzel, surtout connu pour avoir réalisé une adaptation graphique de Bilbo le Hobbit.

 

 

Le style de Giancola ? Certains le comparent aux maîtres de la Renaissance du 15ème siècle ; n'étant pas un spécialiste, je ne m'avancerai pas, mais force est de remarquer qu'il est très fort dans les expressions des personnages, du drapé des vêtements, du mouvement, des proportions, de... Bref, en tout. Pour ma part j'y ai vu une belle parenté avec un dessinateur de bande dessinée que j'adore, Grzegorz Rosinski (auteur de Thorgal), qui est aussi un peintre de grand talent à l'aquarelle. Au menu de ce recueil : Le Hobbit, Le Seigneur des Anneaux, mais aussi les Enfants de Hurin et d'autres contes issus du Legendarium. Régalez-vous.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Automne 1919. Trois figures légendaires de la littérature anglophone, C. S. Lewis, futur auteur des Chroniques de Narnia, J. R. R. Tolkien, futur auteur du Seigneur des Anneaux, Robert Graves, poète et futur auteur de grands romans historiques, font connaissance à l’université d’Oxford avec le déjà mythique T. E. Lawrence dit “Lawrence d’Arabie” et futur auteur des Sept Piliers de la sagesse. Chacun à leur façon, ces hommes s’efforcent de surmonter le traumatisme de la Première Guerre mondiale. Tandis que les hante le souvenir de ses charniers, la rencontre du flux de récits et de civilisations qu’incarne Lawrence, ce vent du désert qu’il porte avec lui, va les acheminer vers la réalisation de leurs œuvres, sous le regard critique et tendre de la féministe Nancy, épouse de Graves.

 

Soyons clair, j'ai lu ce roman car Tolkien en était l'un des protagonistes. Non que les autres protagonistes ne m'intéressent pas, loin de là, mais disons qu'ils m'attirent moins irrésistiblement que celui que l'on surnommera plus tard le Professeur.

 

A cette époque il n'est encore qu'une jeune enseignant, traumatisé comme ses camarades par la première guerre mondiale, au cours de laquelle il a été gazé, mais surtout qui lui a pris deux de ses meilleurs amis. Une perte immense, qui le marquera toute sa vie. L'unité du TCBS (Tea Club and Barrovian Society, le club qu'il formait avec ses amis) est à jamais brisée, même si CS Lewis est encore là.

 

Le roman, écrit par un collectif d'auteurs italiens, propose donc de plonger dans ces années juste après la première guerre, où de nombreuses choses étaient à construire ; pour Tolkien, c'est la construction initiale de son Legendarium, mais aussi de sa famille, avec la naissance de son deuxième enfant et son exil à Leeds pour pouvoir enseigner ; pour Lewis, sa nouvelle vie familiale ; pour Graves, sa poésie... Et curieusement ces constructions vont prendre en compte la rencontre d'un homme pas comme les autres : T. E. Lawrence, surnommé Lawrence d'Arabie. Une légende vivante, mais un homme dont l'existence même est auréolée de mystère. Une ambiance fort particulière, bien rendue par les différents fils narratifs, qui s'entrelacent bien sûr.

 

Un roman intéressant, surtout concernant l'ambiance oxfordienne de l'immédiat après-guerre et sur la personnalité du Colonel Lawrence...

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

David Fincher est un réalisateur à part dans le paysage de l'entertainment américain. Jamais là où on l'attend, ses films déclenchent souvent des guerres de tranchées, car ils ne laissent jamais indifférent. Gone Girl, son 11ème long-métrage, ne déroge pas à cette règle.

 

Amy et Nick Dunne sont un couple d'écrivains que tout semblait destiner à être heureux. Pourtant, le jour de leurs 5 ans de mariage, Amy disparaît. Très vite son mari est accusé de tous les maux, d'autant plus qu'un faisceau d'indices et de preuves converge vers lui. Seul contre tous, ou presque, il va tenter de découvrir la vérité et de se faire réhabiliter.

 

Le spectateur n'aime pas forcément être manipulé, le public qui assiste, dans le film, à l'affaire, non plus. Fincher joue sur cette mise en abyme et propose une intrigue avec deux points de vue, dont il est difficile de parler sans faire de spoilers. sachez simplement qu'elle joue sur les personnalités des deux membres du couple, deux natures particulières dont le destin devait inéluctablement les mener où ils vont. Le film tient énormément sur les épaules de Ben Affleck, que l'on ne présente plus mais que l'on a retrouvé avec plaisir dans Argo et Rosamund Pike (le dernier pub avant la fin du monde, Jack Reacher, la Colère des Titans). Au côté impavide et un peu naïf de l'un répond l'aspect angélique et calculateur de l'autre, tandis que d'autres personnages viennent brouiller les cartes. Et la fin, que l'on pourrait qualifier d'immorale, répond à un autre souci du réalisateur : être crédible.

 

 

Adapté du roman à succès de Gillian Flynn (mais avec une fin différente, assurée par la romancière elle-même), Gone Girl a déchaîné les passions à sa sortie, chacune de ses qualités narratives ou artistiques (comme le côté lénifiant du rythme, très lent) pouvant être perçue comme un raté, un échec pour les spectateurs. En ce qui me concerne, j'ai trouvé le film très bon, voire brillant par moments. Avec en prime l'un des meilleurs personnages de s*** jamais vus au cinéma.

 

Spooky

 

*** : Ahah, j'ai failli spoiler !

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Louise Gaucher travaille dans un service de réanimation. Dès qu'elle le peut, elle s'assoupit auprès de ses malades plongés dans le coma. Elle a le don de voyager dans le « monde des rêves » où les patients choisissent entre la vie et la mort.
Simon Larcher est flic. Il ne boit plus, ne baise plus et ne joue à rien. Il voudrait juste nettoyer le monde de son horreur et de sa tristesse.
Une nuit de janvier, un enfant de la DDASS disparu est retrouvé dans le parc du Chais, propriété de la puissante et riche famille de Louise...

 

Je ne connaissais pas Anne Fakhouri avant de la rencontrer lors d'un salon consacré au fantastique. Sa gouaille, son intelligence et son humour m'ayant plu, je me suis laissé tenter pas l'un de ses titres les plus populaires. Il s'agit d'une drôle d'histoire, parlant de secrets de famille, de peurs ancestrales et de monstres hantant les rêves, doublés bien sûr d'une enquête policière menée par des personnages originaux.

 

Anne Fakhouri prend le temps de poser ses personnages, de leur donner une épaisseur psychologique, un passé permettant de saisir leur dimension et de comprendre leur comportement. C'est très fin, et j'avoue que je m'y suis laissé prendre pour certains d'entre eux, et de me retrouver bien peiné lorsqu'ils ont quitté la scène. Quant à l'histoire elle-même, j'aurais peut-être aimé une incursion dans l'onirisme plus grande, avec ce Marchand de Sable mystérieux et tentateur. Il n'empêche que j'ai passé un très bon moment de lecture, et découvert un grand écrivain.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Les distributeurs de films ont malheureusement tendance à présenter Jake Gyllenhaal comme un jeune prodige. Mais ils oublient que celui-ci a déjà 34 ans, qu'il a 23 ans de carrière derrière lui et que Donnie Darko, qui l'a révélé, date déjà de 2001. Cette étiquette vient sans doute du fait qu'il est peu visible dans les superproductions (si l'on excepte le Jour d'après et Prince of Persia : les sables du temps). Il préfère se faire un nom dans les productions indépendantes, certaines de qualité comme Moonlight Mile, Le Secret de Brokeback Mountain, Jarhead, Zodiac, Source Code, Prisoners ou encore Enemy...

 

Night Crawler (Night Call en VF) émarge dans cette seconde catégorie. L'acteur caméléon y incarne Lou Bloom, un pauvre mec à la morale élastique, qui vivote en volant de la ferraille sur des sites industriels. Mais il cherche un boulot mieux rémunéré, et un soir, errant au volant, il s'arrête à proximité d'un accident de la route. Il voit débarquer une équipe de télévision indépendante, avide d'images fortes et trash. Fasciné par leur ballet et la liberté dont ils semblent jouir, il décide de sacrifier ses dernières économies dans l'achat d'une caméra d'occasion et d'une CB qui va lui permettre d'écouter les fréquences policières et d'urgence.

 

 

Adaptable, appliqué et plein d'énergie, il va devenir vautour parmi les vautours, n'hésitant pas à intervenir sur une scène de crime ou à cacher des éléments capitaux aux forces de l'ordre pour mener sa propre enquête, franchissant ainsi définitivement la ligne jaune.

 

Film à petit budget, Night Crawler joue sur un scénario au cordeau et l'énergie de son acteur principal, dont l'air candide contraste avec l'attitude détestable de son personnage. Gyllenhaal est, comme dans Source Code, absolument bluffant, et amène, avec les autres acteurs comme Bill Pullman et Rene Russo, le film de Dan Gilroy, dont il est également producteur, à un niveau inespéré pour un film de ce genre. Le personnage de Lou Bloom est un salaud très réussi.

Fortement recommandé donc.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Et revoilà le commissaire Yeruldelgger !

 

Le loup des steppes mongoles et son équipe doivent cette fois enquêter sur un monceau de cadavres d'animaux, surmonté d'un homme (mort) sur un cheval (mort aussi), tandis que son entourage est lui aussi sujet à nombre de turbulences...

 

Après que le premier tome eût reçu plusieurs prix, l'écrivain Patrick Manoukian (car c'est lui qui opère sous le nom de Ian Manook) propose un nouveau récit empreint de bruit et de fureur, oscillant entre Oulan-Bator et... le Havre, où l'une des affaires sur lesquelles enquêtent les policiers va trouver un écho inattendu. L'occasion de faire preuve encore une fois d'une écriture très nerveuse, inspirée, pleine d'imagination, et... un peu embrouillée par moments. Le récit est dense, très dense (plus de 500 pages) et le lecteur a parfois l'impression d'assister à une suite de saynètes ou d'anecdotes que l'auteur a voulu placer dans son récit. L'arrivée d'un autre flic, français celui-là, correspond peut-être à une envie de délayer un peu, de diversifier ses approches, même si Yeruldelgger est encore un personnage trouble, au passé plein de zones d'ombre. L'occasion aussi de faire un véritable récit gastronomique centré sur la Normandie, après les délices de Mongolie.

 

Prenant et distrayant, même si on s'y perd un peu.

 

Spooky

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