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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

films

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Sept ans après la sortie du roman des frères Strougatski, le réalisateur russe (enfin, soviétique à l'époque) Andrei Tarkovski (Solaris) a proposé sa version cinématographique de ce classique de la SF.

 

Il existe une zone, dans laquelle ont atterri des visiteurs venus des étoiles dans le passé, pour un pique-nique spatial. Mais celle-ci est devenu un domaine mort, tué par les radiations, parsemé de pièges sans cesse en mouvement, et qui recèle une "chambre" dans laquelle se réalisent les voeux des audacieux qui parviennent à la rejoindre. C'est le boulot de Shouhart, un Stalker en bout de course, d'y emmener ceux qui le souhaitent.

 

Deux constatations en premier lieu : Tarkovski disposait de peu de moyens, et le maigre budget n'est clairement pas passé dans les effets spéciaux (sans doute rudimentaires en 1979 en URSS...), ni dans les décors, puisque le cinéaste s'est contenté de filmer en pleine pampa, dans des décors "naturels" parfois submergés par une eau sale (échappée d'une usine électrique proche) ou parsemés de ruines oppressantes, à proximité de Tallinn, capitale de l'actuelle Estonie. Il s'est ensuite "contenté" de ne filmer que l'histoire de l'expédition de Shouhart dans la Zone en compagnie de deux clients, exit donc l'intrigue concernant Nounane. Les passages concernant la famille de Shouhart sont aussi extrêmement réduits, au début et à la fin du métrage.

 

Que dire ? Il est difficile de juger un tel film, tant ses caractéristiques semblent éloignées des canons occidentaux. L'atmosphère est oppressante, inquiétante, mais surtout du fait des attitudes des personnages, que l'on pourrait qualifier d'incohérentes si on ne comprend pas le théâtre d'opérations, à savoir une zone semée d'embûches mouvantes, et probablement radioactives. Une petite musique discrète ajoute un soupçon d'atmosphère crépusculaire à ce road-movie où trois personnages sont présents sur 95% du métrage. Il faut savoir aussi que les dialogues se résument parfois à des monologues sibyllins. La Zone est régie par des règles, dont seul le Stalker, au bord de la folie en permanence, peut comprendre le sens. Ces règles contraignent le professeur et l'écrivain à révéler leur personnalité intime, ce qu'ils cachent au plus profond d'eux-mêmes. Certains plans, y compris le tout dernier, induisent le spectateur dans un doute existentiel permanent.

 

 

L'interview en bonus de deux des techniciens du film éclaire un peu l'atmosphère étrange du film, dont tous les participants sauf huit ont disparu en l'espace d'une vingtaine d'années, une situation que l'un des survivants attribue à la forte pollution des lieux de tournage. Stalker est un film à l'histoire particulière puisque grâce à ses contacts en Occident, Tarkovski obtint une pellicule Kodak révolutionnaire qui donne un cachet particulier à l'image. Mais à la suite d'une erreur de manipulation des techniciens, une bonne partie du film fut détruit. Le réalisateur réussit tout de même à obtenir les crédits pour retourner les scènes perdues, ce qui explique que celui-ci ait été réalisé en deux parties.

 

Je l'avoue, je me suis quand même pas mal ennuyé pendant le visionnage du film. Je pense être clairement passé à côté, par manque de culture essentiellement.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée. Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse femme en noir qui hante les lieux et s’approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars…

 

Premier film de l'ère post-Harry Potter pour Daniel Radcliffe, ce film prend pied dans une région reculée d'Angleterre, au début du XXème siècle. Marécages, brume, vieux manoir... Tous les ingrédients du thriller horrifique à tendance gothique sont là. Sous la houlette de James Watkins (Eden Lake, The Descent part 2), le film adapte un roman de Susan Hill datant de 1983, lequel reprend un motif récurrent de la culture gothique, la maison hantée par une dame en noir dont la vision signifie l'approche de la mort violente d'un enfant. Voulant éviter le format victorien traditionnel, Watkins a tourné en 2.35, un format que l'on retrouve dan sles westerns, et qui permet une vision plus panoramique.

 

Radcliffe, présent dans 98% des plans du film, le tient, et plutôt bien, sur ses épaules. Son jeu est très nuancé, et son apparence frêle fait merveille à coté du vétéran Ciaran Hinds (Game of Thrones, There will be blood, Calendar Girls).

 

Un bon film, sans plus toutefois.

 

Spooky

 

 

 

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

La planète Mars a nourri l'imaginaire de générations entières d'auteurs de romans, de scénaristes de cinéma, et d'auteurs de bande dessinée, les uns adaptant parfois les autres. Ne serait-ce qu'au cinéma, sur ces 15 dernières années, on pourrait citer Ghosts of Mars, Red Planet, Mission to Mars... Voici donc Seul sur Mars, dernière réalisation en date de Ridley Scott.

 

Le moins que l'on puisse dire est que j'étais circonspect, pour ne pas dire méfiant. L'imposture artistique que l'on appelle aussi Prometheus (et qui va connaître une suite encore plus proche d'Alien... soupir) m'avait convaincu qu'il n'était plus dans le coup, qu'il sucrait sévèrement les fraises. Rappelons qu'il aura 78 ans dans quelques jours, quand même. Pourtant on ne peut pas oublier le réalisateur "visionnaire" du premier Alien, de Blade Runner, de Legend ou de Thelma et Louise. Du côté des déceptions, citons 1492, Christophe Colomb, G.I. Jane - A armes égales, Gladiator (mais oui !) ou Kingdom of Heaven. Et je ne cite là que les films que j'ai pu voir. Non que son génie filmique soit remis en cause, mais comme le signale un ami, Scott est juste incapable de discerner un bon scénario d'un mauvais, le résultat tient donc de la loterie en termes d'histoire...

 

Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

 

Ma deuxième crainte, en voyant l'affiche (Seul sur l'affiche aussi) et des bouts du synopsis, était qu'on aie une sorte de Seul au monde (avec Tom Hanks) sur Mars, c'est à dire un mec qui est naufragé et finit par discuter avec son ballon de basket qu'il appelle Jean-Louis. Ce n'est pas le cas. Bien sûr, Matt Damon est présent pendant 80% du film, et seul la plupart du temps, mais le script laisse aussi une part non négligeable à son équipe en route pour la Terre, ainsi qu'aux gens de la NASA, qui oeuvrent pour sa récupération. Entre parenthèses il commence à coûter cher à l'administration américaine Matt Damon, après Il faut sauver le soldat Ryan et Interstellar. Ça serait bien qu'il revienne tout seul la prochaine fois, Obama n'a pas que ça à faire. Bref, pour ceux qui aiment bien Jessica Chastain, Jeff Daniels, Chiwetel Ejiofor ou Michael Peña (presque à contre-emploi), on les voit un peu et ils sont aussi choyés que la méga-star qui remplit toute l'affiche. A noter que la NASA a collaboré à la conception des scaphandres spatiaux et à certains décors.

 

Parlons-en un peu, de la NASA, tiens. Il est intéressant de voir qu'il ne s'agit pas ici d'un organisme totalement dévolu au pouvoir, ni intéressé uniquement par les annonces-choc. La sobriété avec laquelle Jeff Daniels interprète son directeur y est pour beaucoup. Certains comportements de ses cadres, s'ils sont surprenants, n'en seront pas moins suivis de résultats et de sanctions... Et l'agence spatiale américaine ne pourra pas s'en sortir sans un coup de pouce extérieur... En cela j'ai retrouvé le sérieux de certains romans de Stephen Baxter.

 

Ce côté "cohérent", pour ne pas dire "crédible", on le retrouve un peu partout dans le film : dans le comportement de Watney, absolument seul pendant plus d'un an, qui craque par moments mais essaie de trouver une solution avec ses compétences et ses facultés d'adaptation (une constante chez les astronautes). De même, alors que certains en auraient profité, Scott n'en rajoute pas dans le registre "regardez, c'est bôôôô tous ces paysages et ces vaisseaux dans l'espace" ! On en retrouve pas trop sa patte, mais l'ensemble est très correctement filmé. Bon, bien sûr, il y a, comme dans la plupart des films de SF, des petites incohérences sans lesquelles l'histoire ne tiendrait pas : du chatterton magique, un vent martien qui peut tout casser sauf un cosmonaute en scaphandre, la liste peut être plus longue. Mais le summum ayant été atteint avec Prometheus, je pense qu'on peut parler de film hautement crédible en proportion. :)

 

The Martian (en VO) est donc l'adaptation du roman éponyme d'Andy Weir. C'est Drew Goddard, scénariste de Cloverfield et World War Z, qui devait le scénariser et en réaliser l'adaptation. Scott est arrivé entre-temps. Le réalisateur a voulu Damon pour le rôle principal, et a posté ses caméras en Jordanie pour les tournages en extérieurs, et en Hongrie pour certains plans intérieurs.

 

A noter un clin d'oeil amusant au Seigneur des Anneaux, puisque la réunion improvisée à la NASA pour trouver une solution est surnommée le Conseil d'Elrond, et se fait en la présence de Sean Bean, qui rappelons-le a assisté à ce fameux Conseil dans le prmier film de Peter Jackson dans le rôle de Boromir.

 

Et donc, contre toute attente, Seul sur Mars est un bon film. Pas un chef d'oeuvre, non, Scott en a réalisé deux il y a plus de trente ans, c'est déjà plus que l'immense majorité des réalisateurs. Seul sur Mars est le moins pire qu'il ait fait depuis une vingtaine d'années.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Arizona, 1953. Un corps céleste déchire le ciel et vient s'écraser dans le désert. John Putnam, passionné d'astronomie, se rend sur place avec sa fiancée avant de prévenir les autorités. Il découvre un vaisseau spatial, et croit apercevoir une drôle de créature à l'intérieur avant qu'un éboulement ne recouvre l'ensemble. Plus tard il découvre que certains de ses amis semblent avoir changé de personnalité...

 

 

Premier film de Jack Arnold, qui en réalisera une flopée (l'Homme qui rétrécit, l'Etrange créature du lac noir, Tarantula...), ce Météore de la nuit voit son scénario tenir sur un papier à cigarette. Les rudiments d'effets spéciaux des extra-terrestres (qui ressemblent à des globes oculaires géants et hypniotisent leurs victimes) prêtent presque à sourire, tellement ils ressemblent aux séries de super-shériffs comme en ont produit les Japonais à une époque. De même, les acteurs sont complètement effacés derrière l'histoire, même si la jolie Barbara Bush apporte un semblant de fragilité. Mais c'est peu, heureusement que le film est bouclé en une heure et 20 minutes. Il reste les jolis paysages désertiques, avec en invité spécial un arbre de Josué.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Dans le cadre de mon programme de rattrapage culturel filmique, je me suis attelé aussi à voir des classiques du cinéma d'horreur. Me voici donc devant The Hills have eyes, film de Wes Craven datant de 1977. Le réalisateur, auréolé d'une réputation de faiseur de peur, nous a quittés cet été.

 

En partance pour la Californie, une famille se retrouve accidentellement au beau milieu d'une zone d'essais de l'aviation américaine. Contraints de quitter leur véhicule, ils se retrouvent pourchassés par une bande de dégénérés.

 

Huis-clos comportant seulement 12 personnages, c'est un film qui avait divisé à sa sortie, son extrême violence graphique, peut-être inédite pour les années 1970, ayant peut-être contribué à sa réputation. Au fil du temps le film de Craven a acquis un statut de film-culte, encore accru par la réalisation d'un remake en 2006.

 

 

Pourtant le film a vieilli. Le son est rudimentaire, le rythme du film un peu apathique, et les looks des acteurs ancrent fortement le long métrage dans une époque qui commence à sentir le moisi. De même, la direction d'acteurs laisse à désirer, si l'on excepte des éclairs pour deux des jeunes adultes de la famille de touristes. On notera toutefois que si le film a engendré de nombreuses imitations, il n'est pas aussi manichéen qu'on aurait pu le craindre. Les survivants de la famille s'organisent, sans être des génies, pour se défendre.

 

On regrettera également une fin qui arrive de façon abrupte, quasiment au milieu de l'action, laissant le spectateur dans une certaine frustration... A noter toutefois la présence de Michael Berryman, dont le physique déformé (dû à une maladie congénitale) lui vaut d'être présent sur tous les supports promotionnels du film alors que son rôle est secondaire, et celle de Dee Wallace Stone, autre égérie du cinéma de genre (E.T., Hurlements...).

 

Bref, c'est vu.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

A la lecture du testament de leur mère, Jeanne et Simon Marwan se voient remettre deux enveloppes : l’une destinée à un père qu’ils croyaient mort et l‘autre à un frère dont ils ignoraient l’existence.


Jeanne voit dans cet énigmatique legs la clé du silence de sa mère, enfermée dans un mutisme inexpliqué les dernières semaines précédant sa mort. Elle décide immédiatement de partir au Moyen Orient exhumer le passé de cette famille dont elle ne sait presque rien…
Simon, lui, n’a que faire des caprices posthumes de cette mère qui s’est toujours montrée distante. Mais son amour pour sa sœur jumelle le poussera bientôt à rejoindre Jeanne et à sillonner avec elle le pays de leurs ancêtres sur la piste d’une mère bien loin de celle qu’ils ont connue.

 

Denis Villeneuve, réalisateur québécois, aborde à travers cette adaptation d'une pièce de théâtre de Wajdi Mouawad le délicat sujet de la guerre, des réfugiés, de la mémoire. Le récit nous amène donc dans un pays indéterminé du Moyen-Orient (mais qui pourrait être le Liban, même si le tournage a eu lieu en Jordanie), dans un temps un peu flou (si on était dans du réalisme, l'un des temps forts du film ne pourrait simplement pas exister). Il a cependant opté pour un réalisme cru dans le traitement de l'image (qui est superbe) et dans le casting, composé à 90% d'amateurs, souvent des réfugiés palestiniens ou irakiens. Lesquels se livrent un peu dans le documentaire pas du tout promo présent dans les bonus du DVD. Ce qui donne un niveau de lecture supplémentaire au film.

 

Le film tient sur les épaules de trois acteurs ; en premier lieu Lubna Azabal, française aux origines espagnoles et marocaines, qui joue la mère en fuite dans ce champ de ruines qu'est le Moyen-Orient. Elle y apporte sa fragilité, son énergie et sa subtilité. Dans l'autre "époque" se trouvent Maxim Gaudette et Mélissa Désormeaux-Poulin, tous deux québécois, tout en nuances. La mère comme la fille, enfin leurs interprètes, m'ont même déchiré le coeur sur des séquences où la caméra était posée sur leurs visages, qui réagissaient à une révélation terrible.

A voir.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Après le catastrophique Les Contes de Terremer, voici donc le deuxième film de Goro Miyazaki, le fils de qui vous savez, toujours sous la bannière des Studios Ghibli. La barre à atteindre est moins haute cette fois-ci : pas de grand classique de la littérature à adapter (même s'il y a eu un manga au début des années 1980), pas de personnages sortis de la tradition japonaise, pas de fantastique sous-jacent. Ici il n'y a qu'une histoire ancrée dans une certaine époque, réaliste et émouvante.

 

1963. Alors que Yokyo s'apprêt à accueillir ses premiers Jeux Olympiques, le pays est toujours en butte à l'opposition entre tenants de la tradition séculaire et partisans de la modernité. Dans une petite ville côtière, Umi est une jeune lycéenne qui aide sa grand-mère à tenir la pension familiale pendant l'absence de sa mère et la disparition, bien des années auparavant, de son père lors d'une mission pendant la guerre de Corée. Chaque jour elle hisse devant la maison et face à la baie deux pavillons en guise de message à son père. Parallèlement elle se rapproche de Shun, élève de terminale, qui s'occupe du journal du lycée et qui est très impliqué dans la préservation du pavillon abritant les clubs étudiants.

 

 

Contre toute attente, cette Colline aux coquelicots (dont on n'a aucune référence pendant le film, hormis dans une chanson à la fin) se révèle assez plaisant à suivre, une belle ode à l'amour pur et à l'amitié aussi. Il se suit sans déplaisir, même si l'histoire est plutôt insignifiante, si ce n'est dans sa dimension historique (ce basculement dans la modernité avec des traditions encore très présentes, thème déjà vu dans Pompoko), qui nous permet de comprendre un peu plus la société japonaise actuelle. Les décors sont beaux, l'animation bien faite, les personnages agréables à regarder. La musique est assez sympa et évocatrice, même si elle n'atteint pas la subtilité et la puissance des scores de Joe Hisaishi, complice du père Miyazaki, lequel a collaboré au film en tant que scénariste. L'ambiance générale est assez réussie.

 

Bref, un bon moment, mais un Ghibli mineur.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Joe Dante est, avec Wes Craven et John Carpenter, l'un des meilleurs faiseurs de peur au cinéma, au sens patrimonial du terme. Souvenez-vous de Piranhas, Hurlements, Gremlins, Small Soldiers... A cette époque il a aussi tourné Panic sur Florida Beach, un film passé un peu inaperçu (en ce qui me concerne je n'en avais jamais entendu parler avant de tomber dessus par hasard dans un bac de videothèque).

 

Key West, Floride, 1962. Alors que le monde est au bord de l'anéantissement nucléaire, Lawrence Woosley présente en première mondiale son nouveau film d'horreur. Les habitants de Key West, Gene et ses amis, s'apprêtent a vivre un samedi après-midi qu'ils n'oublieront pas. En effet le mogul, au bord de la faillite, a mis ses dernières billes dans Mant!, qui raconte l'histoire d'un homme qui se fait irradier en même temps qu'une fourmi, laquelle le pique, provoquant une métamorphose irrémédiable.

 

 

Joe Dante livre un film multi-référencé, entre films d'horreurs des années 50 et 60, largement nourris par la peur nucléaire (il livre d'ailleurs une mise en abyme, avec l'abri anti-atomique du directeur du cinéma), et divertissement familial. Une satire qui se veut fine, mais que pour ma part je n'ai pas su apercevoir. Je me suis vite ennuyé, peut-être an attendais-je trop, notamment au niveau du récit, qui n'a pas pris le virage que j'attendais...

 

Une petite déception, même si John Goodman est excellent en mogul aussi drôle que subtil.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

L'adaptation cinéma du classique de la SF d'Orson Scott Card était attendue, et ce depuis plusieurs années. A une époque on parlait même de le faire avec Haley Joel Osment, le petit prodige de Sixième sens (qui a disparu des radars depuis et n'avait de toute façon plus l'âge), dans le rôle d'Andrew "Ender" Wiggin, prodige des écoles d'entraînement de soldats destinés à combattre les Doryphores, ces extra-terrestres qui ont attaqué la terre 50 ans plus tôt et ont été repoussés à l'époque par un autre prodige, Mazer Rackham. Ender est un enfant doué, qui a un rapport complexe à l'autorité, mais qui attire l'oeil du Colonel Graff, directeur de l'école de guerre, qui va le faire gravir les différents échelons, jusqu'au test ultime...

 

L'heureux élu pour le rôle d'Ender est Asa Butterfield, remarqué pour son rôle d'Hugo Cabret. Sa prestation est ici rien moins qu'inexistante, il se révèle avoir le charisme d'un caillou. Morne, sans éclat, trop lisse. Et il n'est pas le seul. Pourtant Harrison Ford, Ben Kingsley et Viola Davis ont de la bouteille. Mais la direction d'acteurs m'a semblé invisible. Restent les effets spéciaux, qui se déroulent la plupart du remps dans une semi-pénombre pour faire illusion. Ok, on est dans l'espace, mais un peu plus de lumière dans la grande salle de combat aurait été la bienvenue.

 

 

Le réalisateur Gavin Hood (le calamiteux X-Men Origins: Wolverine), qui est aussi le scénariste, a décidé de réduire l'action du roman sur une seule année au lieu des 6 nécessaires à la formation d'Ender. Si cela peut s'expliquer pour des raisons pratiques (la production d'un film de major dépasse rarement l'année), on perd en efficacité au niveau de l'histoire, puisque l'ascension d'Ender est en principe plus lente, qu'il doit faire face à de nombreux obstacles avant de parvenir au sommet. Hood a cependant gardé l'essentiel. Il me reste à signaler la bande originale du film, signée Steve Jablonsky, dans un style martial très punchy, que je trouve assez réussie, proche du score de Hans Zimmer sur Interstellar, par exemple.

 

Au final, une adaptation bancale, produite par Card lui-même, mais qui ne rend pas franchement justice à son fantastique roman. Et puis, je dois le préciser : le twist de l'histoire, en somme la révélation de la fin, est donnée dans la bande-annonce. Cela détruit la moitié de son intérêt dès le départ à mes yeux, même si je connaissais ce twist...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

La vie d'Ignatius Perrish est devenue un enfer depuis que sa fiancée, Merrin, a été retrouvée morte quelques jours plus tôt, quelques heures après qu'une violente dispute en public ait suivi leur rupture. Tout le monde dans leur petite ville le considère comme un meurtrier - suppôt du diable mais il est libre en l'absence de preuves. Mais ce qui ressemble à une métaphore n'en est plus une puisqu'un matin il se réveille avec des cornes sur la tête. Littéralement. Terrifié, il va chez le médecin, puis chez ses parents, et se rend compte que peu de gens voient lesdites cornes, et que ceux qui les voient ne s'en formalisent pas, et qu'au contraire elles révèlent à Ig (qui n'a pourtant rien demandé) leurs désirs les plus profonds. Ce qui va amener des situations tantôt dramatiques, tantôt burlesques (comme lorsque les deux flics qui suivent le jeune homme se révèlent l'un à l'autre qu'ils veulent coucher ensemble). Ig va donc utiliser ses nouveaux pouvoirs pour essayer de débusquer le véritable assassin, et l'amener à faire payer son forfait ignoble. Sauf que bien sûr il ne va pas s'attendre à l'atroce vérité.

 

Adapté du roman éponyme de Joe Hill ("Cornes" en édition française), ce film permet à Daniel Radcliffe (Harry Potter) de s'affranchir enfin de ses rôles d'adolescent. Celui-ci lui permet de jouer une gamme de sentiments plutôt compliquée, et sa prestation est plus qu'honorable, alors que son allure frêle (l'acteur est nettement plus petit que ceux qui l'entourent) n'aide pas. Il vaut mieux me direz-vous, vu que le film repose sur ses épaules. Autour de lui le casting est moins convaincant, en particulier Max Minghella, qui joue l'ami d'enfance et l'avocat d'Ignatius, qui a la gamme d'expression de mon repose-pieds. On remarquera la présence de David Morse, assez bouleversant dans celui du père de Merrin.

 

Ayant lu le roman je peux vous assurer que l'adaptation est bonne, plutôt fidèle avec l'histoire originale (ce qui n'est pas toujours le cas avec le papa, Stephen King), et que le réalisateur Alexandre Aja (remarqué en 2006 pour son remake de la Colline a des yeux, et plus tard pour Mirrors) s'en sort bien, utilisant les points forts du roman et écartant un certain nombre d'oripeaux du texte original. Hélas, il ne peut passer outre la dimension religieuse de la malédiction qui frappe Ignatius, et, partant, la fin bancale, pour ne pas dire grand-guignolesque. Les décors, en grande partie naturels, ont été trouvés en Colombie Britannique, conférant une aura de conte à certaines scènes ; l'ambiance sonore est particulière, puisqu'on y trouve David Bowie, Nirvana ou Marilyn Manson.

 

Au final j'ai bien aimé Horns, pour sa réalisation solide et son acteur principal qui fait le job, et regrette la fin, à la limite du grotesque.

 

Spooky

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