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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

films

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Une variation sur l'apprentissage du piano entre deux adolescents talentueux : l'un, fils de bonne famille, l'autre, enfant des rues, mais ayant en commun Mozart et Chopin. Shôhei déménage en province pour prendre soin de sa grand-mère, mais ne perd pas de vue son objectif : passe le concours national de piano pour collégiens. Il rencontre Kai, un gamin débrouillard et pauvre, près d'un vieux piano mystérieusement préservé dans une clairière.Une amitié faite de rivalité va se nouer entre les deux garçons.

 

Réalisé par Masayuki Kojima, qui avait déjà travaillé sur Monster, Piano Forest est un long métrage d'animation un peu ancien (2007) mais qui n'a rien perdu de son charme. On aurait pu croire qu'avec son pitch il y eût une quelconque couche surnaturelle à l'histoire, mais il n'en est en fait rien. C'est en effet la rencontre des deux pré-adolescents et leur amour commun, mais exprimé différemment, de la musique. C'est plutôt frais, drôle, comme par exemple lorsque Kai se voit harcelé par des avatars de Mozart.

Kazé remet le film au goût du jour avec un joli coffret regroupant les éditions DVD et blu-ray, lesquelles proposent le film en VO et VF, ainsi qu'un élégant livret collector de 64 pages livrant les portraits des personnages, de brèves notices sur les compositeurs cités, des portraits de l'interprète, Vladimir Ashkenazy. On nous propose ensuite des interviews du compositeur et du chef d'orchestre du film.

Fort instructif.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Après un Captain America: Civil War ma foi plutôt réussi, Marvel Studios continue sa Phase 3 en donnant un film consacré au Docteur Strange, un personnage un peu particulier...

 

Stephen Strange est un chirurgien de génie, capable d'opérer à peu près n'importe quoi et d'inventer de nouvelles techniques. Il est aussi -forcément- arrogant, flambeur et charmeur. Mais un dramatique accident de la route endommage gravement ses nerfs, et il ne peut plus exercer. Déprimé, il entend par hasard parler d'une personne ayant récupéré tous ses moyens, et peut-être même plus, grâce à un moine tibétain. Utilisant ses derniers deniers, il part pour Katmandou rencontrer l'Ancien. Mais son enseignement se mérite, et Strange va découvrir de nouveaux horizons, ainsi que des ennemis insoupçonnés...

 

Je connais assez peu le personnage, je le trouvais un peu suranné, has been, à l'époque où je lisais beaucoup de comics Marvel. Mais les belles images de la bande-annonce ainsi que des premiers avis très positifs autour de moi m'ont incité à aller le voir. Première constatation : c'est plutôt bien réalisé, Scott Derrickson, plutôt spécialisé dans la terreur (L'Exorcisme d'Emily Rose, Sinister, Délivre-nous du mal, mais aussi le remake du Jour où la Terre s'arrêta), se montrant à l'aise avec la direction d'acteurs et le montage. Les effets spéciaux sont quasi omniprésents, mais plutôt justifiés vu le contexte.

Car Strange va se retrouver au coeur d'une mini-guerre entre sorciers capables de tordre et modifier la réalité et la matière, mais aussi de voyager dans d'autres dimensions, au contact de créatures cosmiques indicibles. L'enjeu est bien sûr le contrôle de la Terre, et le Docteur Strange a du pain sur la planche.

 

C'est Benedict Cumberbatch (Imitation Game, la série Sherlock...) qui endosse le rôle-titre. Novice dans ce type de film, il se révèle capable de tenir l'affiche à lui tout seul, épaulé par un casting plutôt classe, incarné par Tilda Swinton (capable de TOUT jouer), Chiwetel Ejiofor, très intense, ou encore Mads Mikkelsen, le Danois le plus protéiforme du moment. Sans parler de la lumineuse et craquante Rachel Mc Adams, que j'avais découverte dans Un Homme très recherché, et qui se montre très intéressante dans le rôle de la collègue/maîtresse déçue du Dr Strange.

 

Le film s'avère d'emblée très agréable à suivre, avec une intrigue assez linéaire et cohérente. Bien sûr, le sujet se prête à une débauche d'effets spéciaux, mais le réalisateur et les producteurs ont su s'arrêter au seuil du trop-plein, de la gerbe stroboscopique et du trip new age. Il y a quelques clins d'oeil, Stan Lee (co-créateur du personnage avec Steve Ditko) fait son habituel cameo sympa, et l'humour est également assez présent (comme par exemple lors des échanges de Strange avec Wong, le bibliothécaire de l'Ancien, ou les scènes avec la cape de Strange). Bref, j'ai passé un très bon moment, y compris avec les deux scènes post-générique, qui rattachent le Docteur Strange à l'univers de Avengers, même si une réplique et une vue aérienne de New York y faisaient déjà référence dans le film lui-même.

 

Le meilleur Marvel ? Je ne sais pas, j'aime beaucoup Ant-Man, très efficace avec un budget plus modeste. Mais il est parmi les meilleurs jusqu'à présent, c'est indéniable.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Hollywood n'en finit plus de recycler ses films, bons ou moins bons. La tendance n'est pas nouvelle, loin d l à, mais elle est plus visible ces derniers temps. L'ambition est de redonner un second, voire plus, souffle, de remettre au goût du jour tel ou tel film ou série qui a marqué la génération précédente, ou même celle d'avant. Quelquefois cela fonctionne bien, comme pour The Thing (la version de Carpenter était un remake d'un film des années 1950). Les remakes de Total Recall ou Robocop, par contre, n'ont visiblement pas atteint leur but. En attendant un nouveau Ben-Hur et la série Mac Gyver, nous voilà donc avec ce faux remake du film de 1984. Un film-culte, donc, qu'on essaie de remettre au goût des années 2000, avec grosso modo des nanas à la place des mecs de la première édition. Avec l'adoubement de l'ancienne équipe, puisque cinq des acteurs du premier film font un caméo, tandis qu'Ivan Reitman est crédité à la production.

 

Mais...

 

Etait-ce nécessaire ? D'un côté oui, la vision de l'ancien film a quelque peu vieilli, même s'il reste fort sympathique. De l'autre non, il est tellement facile de nos jours de revoir un film aussi connu... sans payer si on le veut vraiment. Et pour être franc, pour un résultat aussi médiocre de mon point de vue, ce n'était pas la peine.

 

Car je me suis franchement ennuyé de la cinquième à la centième minute du film. Les gags tombaient à plat, les personnages n'ont aucun charisme et l'histoire qui, si elle se démarquait franchement du premier film, ne se montrait pas vraiment intéressante. Mais à partir de la grosse bataille contre les fantômes, cela change, et on se retrouve avec un honnête divertissement, pas trop mal mené.

 

 

L'humour se veut potache, mais à part Chris Hemsworth qui s'amuse visiblement dans son personnage de bogosse complètement idiot et qui fait régulièrement des clins d'oeil à son rôle de Thor, on s'ennuie carrément... En définitive, j'ai eu l'impression de voir un film des années 80, avec les moyens techniques des années 2010, mais sans remise véritable au goût du jour.

 

Bof, donc.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes... C'est l'histoire d'un garçon solitaire et d'une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu, qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d'une aventure qui dépasse l'imaginaire...

 

Je découvre depuis quelques temps les bijoux de l'animation japonaise. Sorti au Japon il y a un peu plus d'un an, et seulement en janvier de cette année en France, le dernier film de Mamoru Hosada (Summer Wars, les Enfants-Loups...). C'est l'histoire d'un enfant de 9 ans qui perd sa seule famille, et se retrouve dans l'autre monde, dominé par les bêtes, et se retrouve sous l'aile d'un ours mal léché. Mais il ne se laisse pas dompter, et cela donne lieu à des scènes de dispute homériques -et en même temps hilarantes- entre ces deux caractères volcaniques. Un récit sur la relation père-fils (Hosoda venait d'être papa quand il a commencé à travailler sur l'écriture du film), ainsi que sur l'apprentissage et l'adversité. Des thèmes assez classiques, mais traités avec humour et dynamisme, entre deux mondes que tout oppose, entre Shibuya, quartier de Tokyo bien connu pour son grand carrefour aux passages piétons dans tous les sens, et Jotengai, le pays des bêtes, pour lequel Hosoda et son équipe sont allés faire des repérages au Maroc notamment.

 

 

Dans l'édition prestige en DVD des Editions Kazé, nous rentrons, à la suite des acteurs -japonais- de doublage, dans les studios ayant réalisé le film. L'occasion de découvrir que les décors ont été entièrement peints à la main, mais aussi d'entendre les témoignages desdits acteurs -et de remarquer au passage pas mal de choses sur la société japonaise contemporaine. En bonus également, un making-of, la première du film à Shibuya, ainsi que le roman adaptant le film, écrit par Hosoda lui-même et un livret collector comportant de nombreux commentaires, une interview d'Hosoda sur son processus créatif et une nouvelle inédite prenant pied dans le même univers.

 

Bref, un must.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Dans la foultitude de films "classiques" (ou pas, d'ailleurs) que je regarde depuis quelques mois, il y en a un, qui m'a marqué, et va sans doute me marquer quelques temps, c'est ce Conjuring - les Dossiers Warren.

 

Avant Amityville, il y eut Harrisville, dans l'Etat de Rhode Island… Le film raconte l'histoire horrible, mais vraie, d'Ed et Lorraine Warren, enquêteurs paranormaux réputés dans le monde entier, venus en aide à une famille terrorisée par une présence inquiétante dans leur ferme isolée… Contraints d'affronter une créature démoniaque d'une force redoutable, les Warren se retrouvent face à l'affaire la plus terrifiante de leur carrière…

 

Contrairement à la plupart des films du genre, ce long métrage ne s'attache pas qu'à la famille de victimes, les Perron, mais aussi au couple d'enquêteurs, les Warren, venus les aider. Les Warren sont des démonologues connus, toujours en activité aujourd'hui (excepté pour le mari, décédé en 2006), qui ont été confronté à plus de 4 000 phénomènes surnaturels, dont la célèbre affaire d'Amityville, qui a donné lieu au film au titre éponyme et à son remake en 2005. Si vous souhaitez en savoir plus sur celle qui nous occupe, je vous invite à aller faire un tour par là. Les Warren ont tenté d'avoir une vie de famille aussi normale que possible, en marge de leurs activités toutes particulières... Le film montre une part de cette vie de famille, notamment avec leur fille, qui va se retrouver impliquée dans l'affaire. Plusieurs séquences ont aussi lieu chez les Warren, notamment dans leurs caves, où ils conservent des centaines d'objets hantés ou maudits. Parmi ceux-ci, une vieille poupée qui depuis a fait l'objet d'un autre long-métrage. Une pièce bénie chaque année par un prêtre. A noter que la famille Perron, à l'exception de la mère, est venue rendre visite aux acteurs sur le tournage.

 



Il se place dans cette mode des films sur le surnaturel, avec une économie de moyens, mode initiée par le Projet Blair Witch, continuée par Paranormal Activity et bien d'autres. Mais loin de faire de ce côté cheap un argument pour "vendre" le film au public, James Wan, réalisateur malais auteur du premier Saw et des deux premiers Insidious a pris comme parti de filmer son histoire comme une sorte de faux documentaire, avec un style caméra à l'épaule sans esbroufe, réaliste et efficace, demandant à ses acteurs de ne pas en faire des tonnes. Le casting est donc constitué d'acteurs de série B, avec Patrick Wilson et Vera Farmiga dans le rôle des chasseurs de fantômes, avec des partenaires au nombre réduit (je pense qu'il n'y a pas plus de 12 rôles parlants dans le film).

 

Le décor est donc essentiellement constitué d'une vieille maison des années 1850, entourée d'un vaste espace vert, d'un embarcadère sur une rivière avec un arbre biscornu au bord. L'intérieur de la maison, quant à lui, a été entièrement recréé en studio, permettant une parfaite installation des caméras, même dans les espaces contigus, comme les cloisons entre les grandes pièces. Le film a été tourné caméra à l'épaule, avec des mouvements circulaires, des plans-séquences, avec des zooms très lents, une sobriété qui permet de s'approprier de manière réaliste l'ambiance de la maison.

 

 

Le film comporte son lot de "passages obligés" des horror movies : portes qui claquent, personnages fantômatiques, mais là encore, sans esbroufe, sans effets superfétatoires. Un film d'horreur plutôt maîtrisé, et plaisant, d'autant plus que les acteurs sont assez convaincants.

 

Je recommande.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Oui oui je sais, je suis super à la bourre concernant ce film, je l'ai vu après tout le monde, du coup ce que je vais en dire n'influera sans doute même pas ceux qui ne l'ont pas encore vu.

 

Mais je tenais quand même à en parler, parce que depuis ses débuts il y a 16 ans, la saga super-héroïque des X-Men est quand même celle qui m'a apporté le plus de plaisir au cinéma, si l'on excepte le troisième film (qui se fait tacler au passage ici) et les spin-offs consacrés à Wolverine (surtout le premier). Ceci étant évacué, que nous réserve ce nouvel opus ?

 

Il s'ouvre sur une séquence se déroulant dans l'Egypte antique, avec la conduite d'un homme appremment très important dans une pyramide dans un état de quasi-mort. Il semblerait qu'un rituel de transfert de son âme dans un autre corps soit programmée... Mais des soldats semblent ne pas l'entendre de cette oreille, et interrompent le processus avant de sceller le tombeau... à jamais ? Dans les années 1980 l'agent de la CIA Moira Mc Taggart assiste, au Caire, à une étrange cérémonie dans une salle souterraine. Et parallèlement Erik Lhensherr, plus connu sous le sobriquet de Magneto, coule des jours paisibles dans une cité industrielle de Pologne. Jusqu'au jour où il se dévoile en sauvant la vie d'un de ses collègues. Tout cela alors que Xavier continue à accueillir de nouveaux jeunes "surdoués" dans son institution...

 

 

Vous vous en doutez, En-Sabah-Nur, le demi-dieu égyptien, va se réveiller dans ces années 80, et comme il découvre, par le biais d'une télé, le coca-cola, la bombe atomique et les Teletubbies, il a envie de tout péter, et d'instaurer un ordre nouveau, avec un cercle restreint de fidèles, des mutants qui ne sont pas sans rappeler les Cavaliers de l'Apocalypse de la Bible. Mais d'après vous, qui de Magneto, Storm, Psylocke ou Angel incarne Pestilence ? Car Magneto voit ses démons intérieurs investir une nouvelle fois le terrain de ses réflexions, et il va se retrouver opposé à son vieil ami Charles Xavier.

 

Comme Wolverine est exclu de cette génération (enfin... presque), la franchise doit se trouver une nouvelle figure de proue... Serait-ce Magneto, sans cesse taraudé par ses doutes et aiguillonné par sa colère ? Xavier, qui passe son temps à pénétrer les esprits des autres ? Il semblerait que ce soit Mystique, désignée d'ailleurs à la fin du film comme leader des X-Men. L'aura de Jennifer Lawrence, désormais seule superstar du casting, y est sans doute pour beaucoup. Et dans le rôle du personnage "fun", je pointe Quicksilver, qui après avoir eu la scène la plus marquante de Days of Future Past, récidive dans cet épisode. Espérons que ça va durer, parce que le traitement du personnage est bien sympa.

 

Comme son boulot sur DoFP était pas mal, Bryan Singer est à nouveau aux manettes (scénario -avec Simon Kinberg surtout- et réalisation), et on sent toujours cette patte, cette envie de soigner la psychologie de ses personnages en passant le spectaculaire au second plan, même si encore une fois il doit gérer une quinzaine de caractères différents. Comme le souligne Kinberg, il y a quand même beaucoup de scènes apocalyptiques (super-méchant excessivement puissant oblige), à l'instar de ce qu'ont pu faire Roland Emmerich et Michael Bay.

 

 

Le personnage d'En Sabah Nur est incarné par Oscar Isaac, qui entre donc dans sa deuxième franchise ultra-bankable après Star Wars Episode VII. Engoncé dans un costume et un maquillage lourd, il parvient tout de même à faire passer son jeu -tout en retenue- par le biais de gros plans sur son visage.

 

Le film est assez bon, le récit relativement fluide même si l'on passe sur plusieurs fils narratifs pendant un moment. Il y a des longueurs, mais d'une durée totale négligeable.

 

Le script convoque donc les survivants du dernier opus, mais aussi des "nouveaux", qui sont des X-Men historiques, comme Cyclope, Diablo, Angel, Jean Grey, Storm... censés être plus jeunes, ce sont donc des nouveaux acteurs qui les incarnent. Mention spéciale à Cyclope et Storm, en attendant mieux des autres.

 

Bon, et sinon, quand vous allez au cinéma avec Dyane Hertogs et Sébestien Célimon, grands amateurs de bande dessinée et de héros avec des super-slips, vous vous exposez à des rafales de vannes. Et vas-y que je te parle de la relance de l'industrie touristique en Egypte avec la nouvelle pyramide plantée par En-Sabah-Nur : alimentation par énergie solaire, chantiers BTP au top, hôtels rénovés... Et bien sûr, ça y va sur Jean Grey version érotique (50 nuances de Jean Grey, jamais fatiguée) ou pas (son album préféré ? Entre Grey clair et Grey foncé, par JJ Goldman - encore un super-héros, celui-là)... Il faudra songer à faire construire un village schtroumpf avec tous ces eprsonnages à la peau bleue à l'écran (En Sabah Nur, Diablo, Mystique, Fauve...). J'en passe, et des meilleures.

 

Bref, un moment de détente, techniquement assez réussie, mais qui n'effacera cependant pas la réussite de Captain America - Civil War cette année. Mais bon, un film avec Rose Byrne ne peut pas être totalement raté.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Cloverfield est un film de 2008, produit par JJ Abrams, que j'avais beaucoup aimé, entre autres parce qu'il relançait -avec brio selon moi- la mode des longs-métrages filmés caméra à l'épaule, mais aussi pour son atmosphère oppressante. Ce 10, Cloverfield Lane se positionne non pas comme une suite directe, mais plutôt comme un nouvel élément dans l'univers de Cloverfield, de l'aveu même d'Abrams

 

Une jeune femme, Michelle, est victime d'un accident de la route. Elle se réveille dans le bunker souterrain d'un certain Howard, lequel prétend l'avoir sauvée d'une attaque imminente dont la nature reste à définir. Michelle fait aussi la connaissance d'Emmett, un jeune homme voisin d'Howard, qui avait pu se réfugier à temps dans le bunker lui aussi. Le patriarche, qui a hermétiquement fermé l'abri, fait régner un climat de terreur et de paranoïa sur ses deux compagnons, qui croient à ses paroles, faute de preuves du contraire. Jusqu'au jour où...

 

A la fin du film, je me suis posé des questions sur sa validité. Est-ce une brillante figure de style sur le thème de la paranoïa, en même temps qu'un survival malin ? Ou bien une immonde bouse qui repose sur des effets minimalistes et la frénésie des acteurs ? J'avoue que la présence de John Goodman dans le rôle d'Howard, ainsi que le parrainage de JJ Abrams (qui a réalisé en parallèle Star Wars Episode VII) m'ont fait pencher pour la première solution. Le film est un huis clos, puisque sur 90% de sa longueur nous n'avons que trois personnages, qui se regardent en chiens de faïence et s'interrogent du regard ou en toute franchise. Tout le long de cette séquence, je me suis demandé si tout cela n'était pas une vaste supercherie, autant pour le spectateur que pour les personnages. Et avec une fin survitaminée, le doute est levé, mais je ne vous dirai pas dans quelle direction. d'autant plus que la toute dernière séquence laisse penser qu'une suite vera le jour assez vite.

 

 

Dan Trachtenberg, le réalisateur, propose ici son premier long-métrage, et se montre assez à l'aise, même si par moments l'action est filmée d'un peu trop près, ce qui a pour résultat de réduire la lisibilité de la séquence, mais aussi (et surtout ?) d'accroître l'atmosphère étouffante du film. Bien vu.

 

J'ai donc bien apprécié ce film, qui appelle bien sûr d'autres segments dans le Clover-verse.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Popopop, je vous arrête de suite. Ce film n'a rien, mais alors quasiment rien à voir avec le comics éponyme. Si ce n'est une partie des personnages concernés. Mais dans la mesure où ceux-ci ont déjà une trajectoire différente depuis leur apparition au cinéma sous la férule des Marvel Studios, on peut décréter que c'est un univers définitivement différent.

 

Ceci étant posé, nous allons pouvoir nous concentrer sur le film. Lors d'une intervention à Lagos, les Avengers dérapent, et détruisent partiellement un bâtiment, tuant accidentellement plusieurs civils. Se pose alors gravement la question de leur contrôle, car cela fait suite à de nombreux incidents, relatés dans les deux premiers Avengers. Puis un attentat perpétré lors d'une réunion des Nations Unies met le feu aux poudres et on intime alors aux "optimisés" de se faire enregistrer et de ne plus agir que sous l'égide onusien. Une obligation qui déplaît fortement à Captain America et quelques autres, qui de fait deviennent des hors-la-loi, d'autant plus qu'ils décident de retrouver eux-mêmes l'auteur présumé de l'attentat, le Soldat de l'Hiver.

 

Celui-ci est bien sûr au centre de l'intrigue, tout comme Cap et Iron-Man, leaders des deux factions rivales des Avengers, lesquelles se trouvent obligés de recruter. L'occasion donc de faire connaissance avec quelques nouveaux dans le MCU*, comme la Panthère noire, et un autre personnage central de l'univers Marvel, mais je ne spoilerai pas, en disant qu'il s'agit d'un petit gars super-fort. A ce sujet l'apparition et l'intégration de ces personnages est vraiment réussie, plutôt proche des personnages des comics, l'un gouailleur et virtuose, l'autre félin et noble. D'autres, comme Ant-Man, ont déjà eu droit à leur propre film, et se retrouvent donc tout naturellement au sein du groupe. Nous avons donc une douzaine de super-slips qui se mettent la pâtée à l'écran, et je dois dire que c'est plutôt bien foutu, même si je préfère les scènes d'exposition ou de transition, permettant de bien saisir la psychologie des personnages. Avec 12 super-héros et une demie-douzaine de personnages qui influent plus ou moins fortement sur l'intrigue, ce n'était pas gagné, mais Christopher Markus et Stephen McFfeely (déjà à l'oeuvre sur les deux premiers Captain America et la série Agent Carter) arrivent à gérer tout ce beau monde sans trop de dommages, arrivant même à glisser de l'humour entre les morceaux de bravoure.

 

Les acteurs, Robert Downey Jr. et Chris Evans en tête, semblent toujours autant s'amuser. Les autres ont aussi pas mal de présence à l'écran, même si certains semblent faire un peu de figuration. A noter d'ailleurs un petit nouveau dans cette bande, Martin Freeman, Bilbo du Hobbit et Dr Watson de la série Sherlock lui-même.

 

La réalisation a été confiée aux frères Russo, qui avaient déjà fait du bon boulot sur le Soldat de l'Hiver. Les hommes forts du MCU, puisqu'ils co-réaliseront les deux prochains segments mettant en scène le groupe des Avengers, Infinity Wars aprties 1 et 2. Sur grand écran le spectacle est total. A peine râlera-t-on sur cette première séquence d'action filmée de trop près, ce qui rend l'action difficile à lire.

 

Bref, vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé cette nouvelle réunion des Avengers, qui bien que passée sous l'appellation Captain America, est un sacré challenge relevé avec brio. Marvel enfonce définitivement le clou face à DC...

 

Spooky

 

 

 

*Marvel Cinematic Universe, construit autour des Avengers, et découpé en phases.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

On n'avait pas vu Guillermo del Toro derrière une caméra depuis Pacific Rim. Le revoilà avec un film très différent, qui reflète la diversité de ses goûts et influences. Lors de l'écriture du scénario, il s'est inspiré des célèbres romans Les Hauts de Hurlevent de Emily Brontë, De grandes espérances de Charles Dickens, Rebecca de Daphné Du Maurier et Dragonwyck de Anya Seton car ils ont tous une part d'horreur correspondant à son histoire.

 

Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une jeune romancière en herbe, vit avec son père Carter Cushing à Buffalo, dans l’État de New York. La jeune femme est hantée, au sens propre, par la mort de sa mère. Elle possède le don de communiquer avec les âmes des défunts et reçoit un étrange message de l’au-delà : "Prends garde à Crimson Peak". Marginale dans la bonne société de la ville de par sa fâcheuse "imagination", Edith est tiraillée entre deux prétendants : son ami d’enfance, le docteur Alan McMichael ; et Thomas Sharpe, "baronet anglais" venu chercher des investisseurs de l'autre côté de l'Atlantique, après une tournée infructueuse en Europe.

L'intrigue est riche et complexe, car à la Ghost Story de facture relativement classique se mêle une romance à trois, voire à quatre qui rend les rapports entre les personnages compliqués. Le film est porté par un trio d'ateurs remarquables, entre Mia Wasikowska (l'Alice au Pays des merveilles de Tim Burton), Tom Hiddleston (découvert en Loki dans le premier Thor, mais qui est en train de devenir un acteur britannique de tout premier plan), et Jessica Chastain, tous dans des compositions très nuancées.

 

Le décor de la maison Sharpe est aussi un personnage à part entière, un manoir victorien qui tombe à moitié en ruines, ce qui donne une ambiance très particulière au film, tout comme la période hivernale dans laquelle se passe une partie de l'histoire. Le contraste est d'ailleurs frappant avec l'ambiance nettement plus joyeuse et colorée au début du film, qui se passait aux Etats-Unis.

 

Le titre du film est dû au message que délivre le fantôme de sa mère à Edith peu après sa mort, puis un autre revenant à cette même Edith dans un autre cadre... Elle apprendra bien sûr de façon fortuite la signification de ce nom, mais cette situation est plutôt bien amenée et permet au film d'acquérir un beau titre au passage.

 

 

Ce n'est probablement pas le meilleur film de Del Toro, mais il se dégage de celui-ci un parfum gothique assez gouleyant.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

J'avais noté ce film dans la liste des longs-métrages à voir cette année. Non seulement pour son thème, une poignée d'humains tentant de survivre à une invasion extra-terrestre, mais aussi pour la présence de sa tête d'affiche, la jeune Chloe Grace Moretz, que j'aime bien depuis son apparition dans le premier Kick-Ass il y a quelques années.

 

La 5ème Vague adapte le roman du même nom, premeir tome d'une trilogie de romans pour jeunes adultes (syndrome Twilight/le Labyrinthe/Divergente/Hunger Games), dont le troisième tome est prévu pour 2016.

 

Quatre vagues d’attaques, chacune plus mortelle que la précédente, ont décimé la presque totalité de la Terre. Terrifiée, se méfiant de tout, Cassie est en fuite et tente désespérément de sauver son jeune frère. Alors qu’elle se prépare à affronter la cinquième vague, aussi inévitable que fatale, elle va faire équipe avec un jeune homme qui pourrait bien représenter son dernier espoir – si toutefois elle peut lui faire confiance…

 

Le film bascule dès lors à deux trames : d'une part Cassie qui essaie de survivre et de retrouver son petit frère, et de l'autre Ben, camarade de lycée de Cassie, qui va se retrouver enrôlé dans les forces chargées de combattre les Autres. Et bien sûr tous les deux vont découvrir l'atroce vérité à peu près au même moment dans le film, une vérité que j'ai vu venir d'assez loin...

 

 

Le film partait pas mal, avec une atmosphère de paranoïa, ses personnages pris dans une histoire trop grande pour eux. Mais... Les incohérences commencent avec l'arrivée des militaires dans le camp de réfugiés : plus aucun engin ne fonctionne, pourtant ils arrivent avec des gros 4x4. Cassie s'en étonne, mais le scénariste et/ou le réalisateur l'oublie aussi sec. Idem, la scène où le Colonel Vosch entraîne et embrigade tous les enfants et adolescents survivants. On ne comprend pas trop pourquoi il les épargne, alors qu'il aurait pu les tuer facilement dans le camp de réfugiés où ils se trouvaient... Aucun adolescent ne se pose de questions ? Ok, ils sont américains, ce qui constitue une double peine pour leur cerveaux, mais c'est vraiment étrange...

 

Le tournage a eu lieu en Géorgie, près de ceux de la série The Walking Dead, il m'a même semblé reconnaître certains endroits... L'ensemble du film sent quand même l'économie de moyens, avec seulement quelques engins blindés et un hélicoptère avec peu de décors. Certaines nécessitant des effets spéciaux se déroulent la nuit. Un côté cheap qui peut faire sortir du film...

 

Pourtant, malgré ces défauts, le film se laisse regarder sans déplaisir (pour peu qu'on laisse son cerveau au vestiaire), et le dernier quart, avec son lot de retournements de situations et de rencontres fortuites, installe l'espoir dans ce monde en passe de disparaître.

 

Spooky

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