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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

films

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

On n'avait pas vu Guillermo del Toro derrière une caméra depuis Pacific Rim. Le revoilà avec un film très différent, qui reflète la diversité de ses goûts et influences. Lors de l'écriture du scénario, il s'est inspiré des célèbres romans Les Hauts de Hurlevent de Emily Brontë, De grandes espérances de Charles Dickens, Rebecca de Daphné Du Maurier et Dragonwyck de Anya Seton car ils ont tous une part d'horreur correspondant à son histoire.

 

Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une jeune romancière en herbe, vit avec son père Carter Cushing à Buffalo, dans l’État de New York. La jeune femme est hantée, au sens propre, par la mort de sa mère. Elle possède le don de communiquer avec les âmes des défunts et reçoit un étrange message de l’au-delà : "Prends garde à Crimson Peak". Marginale dans la bonne société de la ville de par sa fâcheuse "imagination", Edith est tiraillée entre deux prétendants : son ami d’enfance, le docteur Alan McMichael ; et Thomas Sharpe, "baronet anglais" venu chercher des investisseurs de l'autre côté de l'Atlantique, après une tournée infructueuse en Europe.

L'intrigue est riche et complexe, car à la Ghost Story de facture relativement classique se mêle une romance à trois, voire à quatre qui rend les rapports entre les personnages compliqués. Le film est porté par un trio d'ateurs remarquables, entre Mia Wasikowska (l'Alice au Pays des merveilles de Tim Burton), Tom Hiddleston (découvert en Loki dans le premier Thor, mais qui est en train de devenir un acteur britannique de tout premier plan), et Jessica Chastain, tous dans des compositions très nuancées.

 

Le décor de la maison Sharpe est aussi un personnage à part entière, un manoir victorien qui tombe à moitié en ruines, ce qui donne une ambiance très particulière au film, tout comme la période hivernale dans laquelle se passe une partie de l'histoire. Le contraste est d'ailleurs frappant avec l'ambiance nettement plus joyeuse et colorée au début du film, qui se passait aux Etats-Unis.

 

Le titre du film est dû au message que délivre le fantôme de sa mère à Edith peu après sa mort, puis un autre revenant à cette même Edith dans un autre cadre... Elle apprendra bien sûr de façon fortuite la signification de ce nom, mais cette situation est plutôt bien amenée et permet au film d'acquérir un beau titre au passage.

 

 

Ce n'est probablement pas le meilleur film de Del Toro, mais il se dégage de celui-ci un parfum gothique assez gouleyant.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

J'avais noté ce film dans la liste des longs-métrages à voir cette année. Non seulement pour son thème, une poignée d'humains tentant de survivre à une invasion extra-terrestre, mais aussi pour la présence de sa tête d'affiche, la jeune Chloe Grace Moretz, que j'aime bien depuis son apparition dans le premier Kick-Ass il y a quelques années.

 

La 5ème Vague adapte le roman du même nom, premeir tome d'une trilogie de romans pour jeunes adultes (syndrome Twilight/le Labyrinthe/Divergente/Hunger Games), dont le troisième tome est prévu pour 2016.

 

Quatre vagues d’attaques, chacune plus mortelle que la précédente, ont décimé la presque totalité de la Terre. Terrifiée, se méfiant de tout, Cassie est en fuite et tente désespérément de sauver son jeune frère. Alors qu’elle se prépare à affronter la cinquième vague, aussi inévitable que fatale, elle va faire équipe avec un jeune homme qui pourrait bien représenter son dernier espoir – si toutefois elle peut lui faire confiance…

 

Le film bascule dès lors à deux trames : d'une part Cassie qui essaie de survivre et de retrouver son petit frère, et de l'autre Ben, camarade de lycée de Cassie, qui va se retrouver enrôlé dans les forces chargées de combattre les Autres. Et bien sûr tous les deux vont découvrir l'atroce vérité à peu près au même moment dans le film, une vérité que j'ai vu venir d'assez loin...

 

 

Le film partait pas mal, avec une atmosphère de paranoïa, ses personnages pris dans une histoire trop grande pour eux. Mais... Les incohérences commencent avec l'arrivée des militaires dans le camp de réfugiés : plus aucun engin ne fonctionne, pourtant ils arrivent avec des gros 4x4. Cassie s'en étonne, mais le scénariste et/ou le réalisateur l'oublie aussi sec. Idem, la scène où le Colonel Vosch entraîne et embrigade tous les enfants et adolescents survivants. On ne comprend pas trop pourquoi il les épargne, alors qu'il aurait pu les tuer facilement dans le camp de réfugiés où ils se trouvaient... Aucun adolescent ne se pose de questions ? Ok, ils sont américains, ce qui constitue une double peine pour leur cerveaux, mais c'est vraiment étrange...

 

Le tournage a eu lieu en Géorgie, près de ceux de la série The Walking Dead, il m'a même semblé reconnaître certains endroits... L'ensemble du film sent quand même l'économie de moyens, avec seulement quelques engins blindés et un hélicoptère avec peu de décors. Certaines nécessitant des effets spéciaux se déroulent la nuit. Un côté cheap qui peut faire sortir du film...

 

Pourtant, malgré ces défauts, le film se laisse regarder sans déplaisir (pour peu qu'on laisse son cerveau au vestiaire), et le dernier quart, avec son lot de retournements de situations et de rencontres fortuites, installe l'espoir dans ce monde en passe de disparaître.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Après un reboot de la franchise Superman au goût mitigé, Zack Snyder remet le couvert avec ce premier crossover des deux géants de la firme DC. Et va donc plus loin, puisque ce film se pose en prélude à la Justice League of America, avec la présence plus ou moins longue de Wonder Woman, Aquaman, Flash et Cyborg. Mais je vais y revenir.

 

Une chose est sûre, on est très loin des films Marvel, pensés comme des longs-métrages pop-corn. Avec l'apport de Batman, on est dans une tonalité plus sombre, plus sérieuse... Trop. A vouloir jouer le premier dégré, on en perd de la subtilité, et les personnages se retrouvent au bord du ridicule. Comme lorsque Superman sauve Loïs Lane pour la ixième fois, et montre un visage absolument de marbre, alors qu'elle lui fait un énorme sourire et le remercie. Moi je sais pas, mais même en étant un demi-dieu engoncé dans mon slip par-dessus mon pantalon, je me déride un minimum face à Amy Adams...

 

Dans les comics, les personnages sont nettement plus "noirs". Batman est un psychopathe presque franc, qui se rapproche des criminels qu'il est sensé combattre. Superman devient une sorte de dictateur qui fait peur aux Terriens. Dans le film Batman reste mesuré dans sa violence, il ne tue d'ailleurs personne lorsqu'il est mis en joue. Et là, Superman est complètement inconsistant et impavide. Snyder a parlé d'un Director's cut, mais vu le niveau de profondeur de ses personnages sur les deux films, ce n'est pas rassurant...

 


Le personnage de Lex Luthor est joué par Jesse Eisenberg (Le Village, Insaisissables, The Social Network), qui s'inspire pas mal du Joker version Nolan, mais je ne suis pas sûr que ce soit une bonne orientation, même si j'aime bien Eisenberg. Batman version Affleck est pas mal, c'est peut-être l'un des rares éléments à sauver dans le film... Passons aux personnages féminins, qui ne servent quasiment à rien. Loïs Lane a le QI d'une huître, l'assistante de Luthor fait une apparition quasi symbolique et le personnage de Wonder Woman est juste là en prévision du film qui lui sera bientôt consacré. Doomsday, le monstre du film, est ridicule et semble ridiculement pompé sur la Chose et d'autres monstres vagues du cinéma américain. Quant à la présentation des autres futurs membres de la Justice League, ça ressemble à une séquence rajoutée à la dernière minute, mais pour le coup Snyder aurait pu s'en passer, cela coupe -encore plus- le rythme du film... Et pitié, on nous rejoue encore la scène de la mort des parents de Bruce Wayne ? Sérieusement ? Oh, à propos de parents... C'est l'origine du twist du film, le renversement de posture entre Batman et Superman, et c'est le plus ridicule que j'aie jamais vu. Oui, pire que la mort de Marion Cotillard dans le dernier Batman en date...

 

 

Certains diront que c'est mieux que Man of Steel, moi je l'ai trouvé encore moins bon, Snyder est INCAPABLE de traiter plusieurs personnages correctement, privilégiant les effets visuels -pas toujours réussis, en plus- à la psychologie. Et dire qu'on viré Bryan Singer de DC/Warner après son reboot...

 

Je fais plus attention à la bande originale depuis plusieurs films, et là, désolé, mais Hans Zimmer est en plein dégringolade. Aucun thème marquant, c'est discordant, malgré l'apport de Junkie XL (qui avait fait un chouette boulot sur Mad Max Fury Road).

 

Peut-être le pire film de super-héros que j'aie jamais vu (bon ok, il faudrait revoir Daredevil, Green Lantern et le dernier reboot des Fantastic Four pour être juste...)

 

Depuis la sortie du film, et malgré son démarrage canon qui s'est essoufflé depuis, Snyder se fait brocarder -et le terme est faible- de toutes parts. Ce n'est pas un hasard s'il a été annoncé la semaine dernière que Ben Affleck, le seul qui sorte du panier, avait écrit son propre film Batman. Peut-être une annonce à peine voilée pour la suite...

 

Bon, sinon je vous mets en lien une petite video parodique qui vaut toutes les moqueries du monde.

 

A fuir.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Attention, on n'est pas loin du chef-d'oeuvre ! :)

 

Oui, j'ose l'écrire. Kingsman, l'adaptation d'un comics datant de 2012, rédigé sous les plumes de Dave Gibbons et Mark Millar. Il raconte les aventures d'un jeune agent des services secrets britanniques, un Kingsman, donc, décidé à succéder à son père sous la coupe d'un agent hors pair, face à un magnat des communications qui a décidé d'éradiquer l'espèce humaine.

 

Attention, il s'agit bel et bien d'une parodie des films d'espionnage à la James Bond. Kingsman en reprend les codes pour les tordre et les moquer. Un genre que j'ai déserté après le too much des épisodes avec Pierce Brosnan, au début des années 2000 (et malgré la présence de Halle Berry). Ce Kingsman ne va pas forcément m'y faire revenir, mais il m'a permis de vraiment apprécier un film d'action/espionnage, avec un réalisateur doué et inventif aux manettes.

 

Après Kick-Ass et X-Men: First Class, Matthew Vaughn confirme qu'il est un réalisateur à suivre, car ce troisième long-métrage (mais pas le premier dans sa filmo, il me manque d'ailleurs Layer Cake et Stardust) est tout simplement très très bon la plupart du temps, et carrément incroyable sur certaines séquences, dont une se déroulant dans une église. A ce titre, Colin Firth, acteur britannique aux multiples facettes, s'y révèle étourdissant, au sens propre comme au sens figuré... Le reste du casting est impressionnant, entre Samuel L. Jackson, industriel américain affuble d'un zozotement, la légende Michael Caine, "Arthur" des Kingsmen, Mark Hamill le temps d'une scène ou encore Mark Strong, second rôle éternel... A noter la présence de la danseuse-gymnaste franco-algérienne Sofia Boutella dans le rôle d'une tueuse dotée de prothèses particulières aux jambes...

 

Décidément, ce que fait Matthew Vaughn me plaît particulièrement. Je vous recommande chaudement ce film, à condition que vous le voyiez comme une parodie foutrement bien réalisée.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Après Les Gardiens de la Galaxie, voilà le second film issu de l'univers Marvel dont je ne savais pas grand-chose avant d'aller le voir. Il y a quelques points communs entre ces deux films : une production résolument tournée vers l'humour, une équipe inconnue, si l'on excepte l'acteur principal (aucune star dans les Gardiens), une production à peu de frais, mais qui a vite été largement remboursée (lors du premier week-end pour Deadpool, si je ne me trompe pas). Mais revenons à nos moutons...

 

Deadpool est l'anti-héros le plus atypique de l'univers Marvel. A l'origine, il s'appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Atteint d'un cancer en phase terminale, il va accepter de subir une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, et devenir Deadpool. pour assouvir son désir de vengeance.  Armé de ses nouvelles capacités et d'un humour noir survolté, Deadpool va traquer l'homme qui a bien failli anéantir sa vie.

 

Il s'agit donc, sur une longue moitié du métrage, d'une traque d'un mutant envers un autre. Mais bientôt Deadpool va s'adjoindre les services de deux X-Men, et sa cible Ajax va lui être secondée par une femme à la force surhumaine, Angel Dust. Cette traque est entrelardée par une scène d'action à couper le souffle, en partie visible dans les bandes-annonces que la Fox nous a livrées depuis plusieurs mois.

 

Deadpool est le premier anti-super-héros depuis longtemps, même si l'on peut citer Hancock ou encore Iron-Man, à des degrés moindres. Citons également Ant-Man, dont le héros est un malfaiteur, mais pour lequel le film bénéficiait d'un environnement plus "adulte".

 

Ryan Reynolds enfile le costume en lycra déjà arboré dans X-Men origins: Wolverine. Il est un habitué du genre, puisqu'il a aussi été la tête d'affiche du four Green Lantern. Une de ses répliques y fait d'ailleurs référence. Le second degré et l'ironie sont assez présents dans Deadpool, le personnage n'hésitant pas à se tourner vers les spectateurs en pleine action pour leur lancer une vanne pourrie. Deadpool est donc le troll de son propre film, dont il sait qu'il fait figure de parent pauvre (voir de fils fauché) au sein de toutes les franchises issues de l'univers de super-héros Marvel. Ce manque de budget fait d'ailleurs l'objet de deux vannes dans le film, dont une qui m'a fait hurler de rire, tellement elle correspondait à mon questionnement du moment. Malgré ce manque de moyens, le réalisateur Tim Miller, pour le coup débutant, a pu s'offrir le traditionnel caméo de Stan Lee, lequel dure le temps d'une réplique.

 

Les répliques foutraques et pipi-caca-zob, c'est donc la spécialité de Wade Wilson/Deadpool, qui même ayant appris son cancer en phase terminale, n'hésite pas à en balancer deux-trois à sa fiancée. Le film est la première production Marvel/Fox à être estampillée "R", c'est à dire interdite aux moins de 12 ans (en France). Car oui, la violence y est plus explicite que dans les autres (morceaux de cervelle qui volent et giclent sur l'écran), oui, le sexe y est aussi un peu plus explicite aussi, mais rassurez-vous (ou pas), aucun téton ni pénis ne sont visibles. Qui dit public "adulte" dit langage cru, et on y a largement droit, entre les remarques salaces, le non-respect des personnes âgées et autres joyeusetés. Pas de racisme par contre.

 

Difficile de juger du jeu d'acteur de Ryan Reynolds, du coup, puisqu'il passe les trois-quarts du film derrière un masque. Seuls sa posture et parfois l'étrécissement de ses paupières masquées viennent apporter un peu de subtilité. En face de lui l'impavide Ed Skrein (vu dans Game of Thrones et la "bombasse" Morena Baccarin (vue dans les séries Mentalist, Gotham et Homeland) ne se montrent pas beaucoup plus inspirés. Et ce ne sont pas Piotr Rasputin/Colossus, constamment sous sa forme métallique et Ellie Phimister/Negasonic Teenage Warhead, adolescente renfrognée, qui vont relever le niveau de l'expressivité. Mais on s'en fout. On se marre, c'est l'essentiel.

 

Spooky

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Publié le par Ansible
Publié dans : #Films

 


Ils sont de retour... Eh oui, après 10 ans d'attente, voici venu le retour du duo de flics du paranormal le plus connu de la télévision. Pour ceux qui ne sauraient pas qui sont Dana Scully et Fox Mulder, voici un petit rappel en quelques mots : tous deux formaient l'équipe du département des affaires non classées au sein du FBI dans la série X-Files ("Aux frontières du réel" en version française). La série a connu un succès planétaire, générant un phénomène de fandom peut-être comparable à celui de Star Wars. Au long de 10 saisons, ils ont pourchassé extra-terrestres, mutants, mediums à travers tous les Etats-Unis, et même ailleurs. La série, outre ses ambiances hypnotiques, se détachait du lot des productions fantastiques par son aspect "monstre de la semaine" doublé d'une trame sous-jacente, peu sobrement surnommé "la mythologie" par les fans, une trame prenant naissance lors de l'enlèvement par des extra-terrestres de la soeur de Mulder lorsqu'ils étaient enfants. Une trame qui affectera les deux personnages principaux et évoluera au fil des épisodes et des saisons. L'histoire sentimentale entre les deux agents du FBI constituera également l'un des fils narratifs de la série, pour aboutir à la naissance de l'enfant de leur idylle.
 

En 1998, alors que David Duchovny (Fox Mulder) quitte la série, sort un premier long-métrage réalisé par Rob Bowman (Le Règne du feu, Elektra) permettant de compléter un peu la trame de la série. Le second film devait être réalisé dans la foulée ou presque, et sortir en cours d'année 2001. Des aléas de production, mais aussi un différend financier entre le créateur, Chris Carter, et le studio, la Fox, retarderont la production de presque 7 années supplémentaires.



Le film nous montre donc nos deux héros un peu vieillis (Duchovny fêtera ses 48 ans dans quelques jours, et Anderson en a 40), et rangés des voitures. Scully a repris son premier métier, celui de médecin, dans un service pour maladies rares dans un hôpital de Virginie, et Mulder s'est mué en reclus barbu. Visiblement la disparition (non expliquée) de leur fils a mis plus ou moins fin à leur relation, même s'ils se font encore des câlins de temps à autre. Le FBI fait appel à eux, prêt à effacer les poursuites envers Mulder s'il les aide à retrouver une agent mystérieusement disparue. Avec l'aide d'un medium prêtre catholique pédophile (!), ils se retrouvent sur une piste sanglante jonchée de membres découpés soigneusement...

Chris Carter cumule les casquettes sur ce second court-métrage : coscénariste, producteur, réalisateur, et même figurant pour une scène fugace. Ce qui garantit un esprit proche de la série qu'il a lui-même créée en 1993. Mais pas forcément un bon film.

 

En effet ce qui a fait le sel de la série, c'est son ambiance, souvent paranoïaque, ses éclairages parfois chiches, mais surtout un format de taille moyenne (52 minutes), qui obligeaient les scénaristes, Carter lui-même en tête, à une gymnastique narrative et un dynamisme qui ont fait date et école. Avec un long-métrage, Carter dispose d'un budget plus confortable, lui permettant de filmer en cinémascope, ce qui est agréable quand on veut visualiser des centaines d'agents du FBI sondant une couche de neige, mais s'avère inadéquat pour des scènes intimistes ou dans une atmosphère confinée. Et le scénario s'englue par moment, au milieu du métrage, dans des longueurs un peu gênantes, et tellement éloignées de l'esprit de la série... De plus les scénaristes (Carter, donc, ainsi que Frank Spotnitz, lui aussi historique de la série) ont fait le choix de nous livrer en quelque sorte le fin mot des enlèvements mystérieux relativement vite, tuant presque dans l'oeuf la conclusion de l'histoire. Ne restait dès lors qu'une inconnue : comment le chemin pour nous amener à cette conclusion allait-il être rempli ? La réponse, je vous l'ai donnée, c'est mou. D'ailleurs on retrouve un Mulder qui a perdu de son humour cynique d'antan, lui qui a longtemps porté le mythe X-Files sur ses épaules. Pauvre Duchovny, qui n'est quand même pas un acteur maladroit, presque réduit à jouer les utilités auprès de Gillian Anderson, qui s'avère, après analyse, être la véritable héroïne de cet opus. Dana Scully, médecin (donc scientifique) et catholique pratiquante, un personnage rempli de questionnements, de contradictions. D'ailleurs le sous-titre du film, "I want to believe", est plus révélateur que le frileux Régénération que le distributeur nous a imposé.

Autour des deux acteurs princiapux on trouve quelques personnages presque figuratifs : Amanda Peet (Mon voisin le tueur, Syriana et Identity), le britannique Billy Connolly (Le Dernier samouraï, Prisonniers du temps et Fido) et le rappeur Xzibit. Pour renouer avec l'ambiance de la série, l'équipe est allée tourner, comme au bon vieux temps, du côté de Vancouver, au Canada, sous les compositions musicales de Mark Snow. Sur le plan du respect de l'esprit de la série, on retrouve quelques "clichés" relatifs à Mulder, et même des scènes sympathiques (le regard éloquent entre Mulder et Scully devant un portrait de George W. Bush Jr. près de celui d'Edgar J. Hoover, fondateur du FBI).

X-files : Régénération n'est pas le film ultime sur les tueurs en série. Ce n'est pas le meilleur thriller de l'année. Il n'atteint pas non plus les meilleurs épisodes de la série qu'il prolonge. La faute à un défaut d'écriture, qui génère des manques au niveau du rythme. Cependant, il est agréable à suivre, il bénéficie d'une photographie et d'une ambiance proches des standards que la série a elle-même installés il y a plus de 15 ans déjà. Gillian Anderson est rayonnante, et quand même, ça fait plaisir de la retrouver !

 

Spooky.


 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Fin du XXIème siècle : les maladies, la pollution et la surpopulation ont ravagé la terre ; les plus riches ont quitté la surface et ont rejoint une station orbitale, Elysium, afin de préserver leur mode de vie. Nous sommes en 2154. Max Da Costa, ouvrier à los Angeles, se fait irradier sur son lieu de travail. Pendant les quelques jours qu'il lui reste à vivre, il décide d'aller voir Spider, un caïd qui peut lui permettre de survivre avec un exo-squelette et de rejoindre Elysium, ultime objectif de sa vie. Mais les données qu'il récupère lors du crash de l'avion d'un édile de Los Angeles vont lui permettre bien plus...

 

J'étais curieux de voir le premier film hollywoodien de Neill Blomkamp, remarqué pour son District 9 et décevant par la suite avec Chappie, en attendant son Alien 5 en 2017. Le résultat est mi-figue mi-raisin. D'abord parce que partant d'un postulat intéressant (les inégalités, la pollution, etc.), l'univers est finalement assez peu développé dans le film. Ensuite, avec des noms comme Jodie Foster et Matt Damon au générique, on aurait pu penser à du top niveau. Leurs interprétations respectives, lui en ouvrier désespéré, elle en secrétait d'etat d'Elysium à la défense, sont solides, mais sous-utilisées par le réalisateur. Et surtout Blomkamp ne s'embarrasse pas trop de cohérences. ses personnages ont des comportements étranges, ils arrivent toujours à point nommé... On dit parfois que Blomkamp est l'héritier de Ridley Scott, et ça se sent à ce niveau-là. Le visuel au détriment du reste.

 

Blomkamp a décidé, dans cette histoire où la science-fiction détient une grande place, d'utiliser le moins possible les effets spéciaux... C'est louable, mais du coup certaines séquences passent mal, on voit les maquettes. Une scène de crash de navette, à ce titre, est vraiment loupée.

 

Je me suis quasiment ennuyé à la vision du film, la qualité visuelle ne rattrapant pas l'indigence du scénario.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

2015 fut une année faste puisque j'ai vu la bagatelle d'au moins 10 films en salles, et que j'ai fait un peu de rattrapage sur les années précédentes.

 

Au niveau des rattrapages heureux, citons Incendies (2010), Attack the Block (2011), La Colline aux coquelicots (même année), La Dame en noir (qui date de 2012), Gone Girl et Night Call, tous deux datant de 2014.

 

 

Dans une frange plus décevante, citons La Stratégie Ender (2013) et Horns (2013 aussi).

 

2015 fut donc une année faste, quantitativement mais aussi qualitativement parlant.

 

Réglons le cas des déceptions ou demi-déceptions avec Ex Machina, Le Voyage d'Arlo, Pixels, Avengers, l'âge d'Ultron, Chappie, Jurassic World et le Hobbit 3.

 

Et passons au meilleur, avec Seul sur Mars, It follows, Ant-Man, Vice-Versa et les excellents Mad Max Fury Road et Star Wars Episode VII - The Force awakens.

 

Les oublis ? Jupiter Ascending, Tomorrowland, Terminator: Genisys, Les 4 Fantastiques, Le Labyrinthe : la terre brûlée, Hunger Games - la révolte partie 2. Rattrapage en 2016 ?

 

 

Bilan, une belle année avec quelques très beaux films et quelques déceptions. Relance d'une franchise à succès ne signifie pas forcément réussite artistique...

 

Et que nous réserve donc 2016 ?

 

Le 6 janvier sort le nouveau Tarantino, les Huit salopards, un western sous haute tension.

 

La semaine suivante sort Le Garçon et la Bête, nouvelle réalisation de Mamoru Hosoda.

 

Le 27 janvier sort la 5ème Vague, racontant un monde en proie aux invasions extraterrestres. En tête d'affiche, Chloe Grace Moretz.

 

 

Le 10 février Marvel sort au cinoche l'adaptation d'une de ses franchises les plus déjantées, à savoir Deadpool, avec Ryan Reynolds.

 

La même semaine la série de romans pour adolescents Chair de Poule connaît son premier avatar cinématographique.

 

Le 24 février, un autre western; The Revenant, avec Leonardo Di Caprio, sous la caméra d'Alejandro Gonzalez Iñarritu, dans un film noir et gore.

 

 

La même semaine sort The Finest Hours, qui raconte une histoire vraie de marins coincés dans des bateaux en proie à une tempête homérique.

 

Vous en avez rêvé, Zack Snyder fait s'affronter Batman et Superman dans l'Aube de la Justice le 23 mars. En prime le mannequin israëlien Gal gadot dans le super-slip de Wonder Woman.

 

La semaine suivante c'est Kung-Fu Panda 3 qui sort...

 

Le 6 avril Alex Proyas, qu'on avait un peu perdud e vue depuis ses premiers films fracassants revient avec le blockbuster Gods of Egypt. Seul hic, la présence de Gerard Butler en tête d'affiche...

 

Le 13 avril Disney propose une version live du Livre de la Jungle.

 

Deux semaines plus tard, un autre affrontement de taille avec Captain America: Civil War, qui met aux prises le super-héros à la bannière étoilée et son ennemi intime, Iron Man.

 

 

La même semaine sort Krampus, du nom de cette figure démoniaque de la tradition anglo-saxonne.

 

Le 18 mai ma bande favorite de super-héros revient pour affronter Apocalypse, ce mutant primal aux pouvoirs exceptionnels. X-Men: Apocalypse promet.

 

Le 25 mai, nouvelle adaptation d'un jeu video à succès, War Craft, le Commencement envahit nos écrans.

 

Le 29 juin, après que Nemo ait été retrouvé, c'est à la recherche de Dory que Pixar nous invite à partir.

 

 

Le 13 juillet, une autre équipe, cette fois-ci issue de l'univers de DC, apparaît à l'écran. Suicide Squad.

 

Ce même jour, une nouvelle adaptation de Tarzan voit le jour...

 

...et L'Âge de Glace connaît un cinquième volet...

 

La semaine suivante, une nouvelle version de SOS Fantômes sort sur nos écrans...

 

Le 27 juillet Roland Emmerich revient sur l'un de ses films les plus connus, avec Independance Day: Resurgence.

 

Au mois d'août sort le second volet de la franchise des Tortues Ninja...

 

Trop occupé par la post-production du dernier Star Wars, JJ Abrams a passé le relais à Justin Lin pour réaliser le nouveau Star Trek.

 

 

Le 12 octobre c'est le mutant Gambit qui passe au grand écran. Concours de charisme de moule entre Channing Tatum et Léa Seydoux.

 

Le 26 octobre sort l'adaptation ciné d'un héros Marvel emblématique, à savoir Docteur Strange, sous les traits de Benedict Cumberbatch.

 

Le 16 novembre sort le premeir spin-off de l'univers de Harry Potter, les Animaux fantastiques, avec David Yates aux commandes.

 

Le 14 décembre le premier spin-off de Star Wars, intitulé Rogue One, sort sur les écrans.

 

 

La semaine suivante c'est Assassin's Creed qui connaît les grâces d'une adaptation ciné. Avec Michael Fassbender.

 

 

Pas beaucoup de place pour les "one-shot" dans cette marée de franchises (21 sur les 27 titres cités)... Personnellement je suis curieux de voir Deadpool, The Revenant et Civil War... Et vous ?

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Attention, si vous voulez une chronique vierge de tout spoiler, il faut aller .

 

Un peu plus près des étoiles, c'est un peu l'impression que j'ai eue en voyant ce nouvel épisode. Il faut dire que la machine marketing a fonctionné à plein ces dernières semaines autour de la sortie du film. De l'emballage d'oranges au papier toilette, difficile d'ignorer qu'un nouvel épisode de la saga Star Wars allait sortir en cette fin d'année. Au point d'inspirer la nausée, le dégoût parfois. Et de susciter d'autres réactions dans les rangs même des fans, entre ceux qui trépignent d'impatience et se refont en boucle la trilogie originale, tout en réservant leurs places pour la première séance deux mois à l'avance (ce qui est sans précédent), jusqu'à ceux qui refusent de voir tout nouveau film dans cette franchise, préférant garder leur âme d'enfant avec les films de 1977 à 1983, et de cracher dessus à qui mieux mieux sur les réseaux sociaux. Pour ma part, je pense être dans une sorte de ventre mou, forcément intéressé par cette sortie, alléché par les bandes-annonces habilement montées et décidé à aller le voir dans un délai raisonnable, en attendant que la foule soit passé. Le destin (ou la Force) en a décidé autrement, puisque c'est par la grâce d'une invitation que j'ai pu voir le film le jour de sa sortie.

 

 

On nous avait promis le retour des vieilles gloires, l'arrivée de nouveaux personnages et un total respect de l'univers créé par George Lucas. Les bases sont bonnes, puisque c'est au polymorphe JJ Abrams (créateur de Lost, repreneur de Star Trek, passé aussi par la case Mission: impossible au cinéma), l'un des rares cinéastes ayant les reins suffisamment solides pour relancer un tel monument, qu'incombe la tâche d'écrire et réaliser cet Episode VII. Il rappelle d'autres co-créateurs de la saga, à savoir Lawrence Kasdan au scénario, le troisième larron scribouillard étant Michael Arndt (Tron the Legacy, Toy Story 3, Oblivion, Hunger games, l'embrasement...). Autre présence notable, celle de John Williams, dont le score symphonique est indissociable de la saga, et qui revient en grande forme, sans toutefois faire dans l'original. Une grande partie du casting principal des premeirs films est de retour, de Harrison Ford (han Solo) à Kenny baker (R2-D2) en passant par Peter Mayhew alias Chewbacca et Carrie Fisher dans le rôle de la princesse Leia. Notons en passant que le temps de présence à l'écran de chacun semble proportionnel à son talent d'acteur. A vous d'en tirer les conclusions qui s'imposent...

 

Il y a bien sûr des petits nouveaux que l'on va revoir (ou pas) : John Boyega, déjà remarqué dans Attack the Block, dans un rôle surprenant ; Oscar Isaac dans le rôle d'un pilote de X-Fighter, Adam Driver pour un personnage au passé lourd, et surtout Daisy Ridley, quasiment débutante, qui devient en l'espace d'un film une nouvelle idole. Parce qu'il s'agit d'un personnage fort, celui d'une pilleuse d'épaves sur la planète des sables Jakku, qui hérite d'un étrange droïde qui va changer son destin, et peut-être lui permettre de retrouver ses racines... Car on s'en doute en la voyant "jouer" avec un objet bien particulier, à la voir piloter mieux le Faucon Millenium que han Solo, qu'elle n'est aps n'importe qui. Et que surtout son héritage est aussi inquiétant que riche. L'actrice est jolie, et ressemble un peu à la Keira Knightley de Pirates des Caraïbes.

 

 

Face à elle, heureusement, les autres acteurs sont intéressants et leurs personnages riches de promesses, entre Finn et Poe Dameron, qui n'ont sans doute pas livré tous leurs secrets, et certains anciens qui ont encore leur mot à dire dans ce faux remake de l'Episode IV. Mais de quoi parle-t-on, au final ? D'une lutte galactique entre le Premier Ordre, né des cendres de l'Empire, mené par un énigmatique Snoke, lequel se fait surnommer Suprême Leader (on notera una analogie forte au IIIème Reich sursoulignée lors d'un discours de l'un de ses leaders face à son armée de stromtroopers). Face à ce nouvel ordre fasciste (forcément) se trouve la Résistance, menée entre autres par la princesse Leia Organa, devenue générale. Laquelle Résistance ne bénéficie plus de l'aide de Luke Skywalker, parti en exil après avoir échoué à faire du fils de Leia et Han un Jedi. Mais Luke reste un symbole que le Premier Ordre veut détruire, et c'est l'enjeu de ce premier épisode, puisque le droïde dont hérite Rey contient la carte permettant de retrouver l'ancien Jedi. Quant à Han Solo, il a décidé, après le départ de son fils et une énième dispute avec Leia, de reprendre sa vie de contrebandier en compagnie de Chewbacca.

 

La premièere demie-heure du film est truffée de références à la première trilogie, avec des scènes qui ressemblent à des passages obligés qui feront dire aux plus grincheux qu'il s'agit d'un vulgaire remake. Mais qui peut aussi simplement signifier le caractère cyclique de la saga Star Wars, l'Episode IV étant en quelque sorte une relecture de l'Episode I. Dans cette optique, on peut imaginer qu'un Jedi révélé lors de l'Episode VII sera fortement tenté par le côté obscur dans l'Episode VIII... Notons qu'en plus Rey a dans le film une drôle de vision qui va sans doute trouver son explication dans les volets à venir... La théorie de certains est qu'elle a peut-être reçu des rudiments d'enseignement jedi (ce qui expliquerait sa dextérité rapide avec le sabre-laser), et que le révéil du titre la concerne, ainsi que Finn, qui sans être lui-même un Jedi serait sensible à la Force, ce qui expliquerait que Kylo Ren "bloque" sur lui lors de l'attaque sur Jakku...

 

 

Sur le plan technique JJ Abrams est un bien meilleur réalisateur que Lucas ne l'a jamais été. Quel pied de voir le Faucon Millenium se faire poursuivre par les navettes rapides du Premier Ordre au travers des épaves de Jakku, qui ressemble au cimetière de l'Empire... Il réussit à dépoussiérer un univers visuel tout en respectant au plus près les bases de celui-ci. Et sans céder à la tentation disneyenne (Disney qui, rappelons-le, est propriétaire de l'univers Star Wars depuis 3 ans) de rajouter des personnages "rigolos" dont le principal intérêt est de créer une ligne de jouets pour enfants. Seul le petit robot BB-8 pourrait émarger dans cette catégorie, mais il est beaucoup plus utile que Jar-Jar Binks et se pose en héritier de R2-D2. Des passages de relais entre personnages emblématiques, il y en a plusieurs dans le film. Je ne les détaillerai pas afin de ne pas spoiler davantage, mais sachez que celui-ci est riche en scènes fortes et symboliques.

 

Narrativement, c'est donc intéressant, car on est dans le volet introductif d'une nouvelle trilogie, avec des éléments qui trouveront leur explication ou leur justification par la suite. D'où sort par exemple cette extra-terrestre, semble-t-il figure de la résistance, qui possède le sabre-laser de Luke ? Sur le plan des valeurs, si l'opposition entre les deux versants de la Force est toujours aussi contrastée et ambigüe, on remarquera l'arrivée presque massive de personnages féminins forts. On peut en compter au moins 4 dans ce nouvel épisode, tandis que Leia était un peu seule dans la trilogie, et que Padmé était relativement peu convaincante, en tant que personnage fort, dans la prélogie. Le personnage de Finn est lui aussi surpenant : un stormtrooper de couleur, qui décide de prendre son destin en mains, et qui sait être à la fois tragique et drôle, en un mot... humain. Poe Dameron est chef d'escadrile au sein de la Résistance, et c'est lui qui va mener l'attaque sur la Star Killer, nouvelle base spatiale des méchants. On le voit encore peu dans cet épisode, mais nul doute qu'avec le talent d'oscar Isaac, il va monter en puissance par la suite.

 

Celui qui me convainc le moins est le personnage de Kylo Ren. Certes, tiraillé entre les deux camps de la Force, celui qui s'avère n'être qu'un adolescent en pleine crise de la quinzaine est cependant le méchant le mieux écrit depuis le début, un personnage capable de tout casser autour de lui quand ça ne va pas, lorsqu'un Darth Vader s'en prenait aux humains et assimilés. Il offre d'ailleurs un surcroît d'intérêt au personnage de Han Solo.

 

 

Pour conclure, je dirai que JJ Abrams a fait du très bon boulot. Cet Episode VII joue sur la fibre nostalgique, un peu trop parfois avec le fan service de la première demie-heure, mais qu'il a su introduire une galerie de personnages intéressants et novateurs, au sein d'une production irréprochable sur le plan technique. Et voir Han Solo et Leia Organa vieillissants, c'est touchant. Plus que 18 mois jusqu'à l'Episode VIII. Pour les impatients, le premier spin-off, intitulé Rogue One, arrive pour Noël prochain. Pour relancer Star Wars, il fallait tuer son père. Abrams l'a bien fait, tout en posant les bases d'un nouvel univers étendu. Pendant des années, la tradition familiale était d'aller voir un Disney à Noël... cette année, le Disney de Noël... c'est Star Wars Episode VII.

 

Spooky (avec des bouts de Tom Garraty dedans)

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Il n'échappera à personne que le film le plus attendu de l'année est sorti. Le plus attendu depuis trois années, même, depuis que Disney a racheté Lucasfilm et annoncé vouloir relancer la franchise, après un intermède malheureux réalisé par George Lucas lui-même. Ce rachat a fait craindre à de nombreux fans une disneyisation de la série. L'annonce du nom de J.J. Abrams comme nouveau grand moghul a diversifié les opinions, certains craignant un enterrement de grande classe (comme il l'aurait fait pour Star Trek), d'autres s'attendant à du grand spectacle, réalisé par le plus doué des fanboys d'Hollywood. La machine marketing a fonctionné à plein régime ces dernières semaines, à tel point qu'il est impossible de mettre le pied dehors sans voir un partenariat publicitaire relatif à Star Wars... Je dois dire que c'en est devenu agaçant, car un tel film avait-il besoin d'un tel matraquage ?

 

Dissipons le premier suspense tout de suite : ce film est excellent. Dissipons les questionnements suivants : il n'y a PAS de personnages à la con, destinés à faire plaisir aux plus petits (parce que je ne vois pas d'autre raison). OUI, Abrams et Lawrence Kasdan, scénariste du premier film ont pris des risques. Celui de faire disparaître des personnages majeurs, celui d'en faire apparaître de nouveaux. Comme cela a été largement annoncé, une bonne partie du casting des premiers films est de retour, en pleine forme pour certains, de façon plus effacée pour d'autres. Et, au contraire des blockbusters actuels, sursaturés d'effets spéciaux, Abrams a choisi de revenir à un cinéma plus traditionnel, tourné en décors réels autant que possible. En tant que scénariste, il assure. En tant que réalisateur, il assure AUSSI, surpassant même le Lucas des années 77 à 83.

 

 

Autre pari qui rapproche le boulot d'Abrams du Lucas "première époque" : le choix de mettre à la tête du film des quasi-inconnus, comme John Boyega, découvert dans la réussite indé Attack the Block, et Daisy Ridley, pour le coup une débutante. Des choix qui s'avèrent payants, puisque tous les deux sont très convaincants, Boyega offrant même d'emblée une palette plus large. Parmi les nouveaux personnages, ceux de -respectivement- Finn et Rey sont intéressants et ne manqueront pas d'être approfondis dans les Episodes VIII (prévu pour le printemps 2017) et IX (en 2019). Et nous avons un personnage (et même PLUSIEURS) de femme forte dès ce premier épisode, ça promet pour la suite.

 

Le scénario de cet Episode VII emprunte beaucoup aux premiers films de la saga, avec des personnages et des situations proches, comme dans un souci d'hommage, mais aussi, peut-être, pour indiquer qu'on peut recommencer les mêmes erreurs... Une force (en plus de la Force. Hum.) est le fait que quelqu'un ne connaissant pas l'univers Star Wars peut à peu près tout comprendre en voyant cet Episode VII. Il a un début (précédé par le récit déroulant traditionnel), un milieu et une fin. Pour les fans, la connaissance de l'univers permet d'approfondir les relations entre les personnages. Un film qui est visible par tous les publics, à partir de 8-9 ans, et peut-être même avant. Un film qui va diviser, puisque certains évènements cassent littéralement une bonne partie de l'univers étendu que Lucas avait tissé depuis trois décennies.

 

Et, oh, j'oubliais, outre les acteurs de la trilogie originale, John Williams est de retour en tant que compositeur. personnellement je le considère comme co-créateur de l'univers Star Wars, tant sa partition symphonique m'a marqué. Eh bien son retour est flamboyant, il réussit à créer un score tout à fait adapté à l'ambiance, tout en intégrant les thèmes classiques de la série originale. Chapeau bas.

 

Vous avez remarqué que je ne dis rien, ou presque, de l'intrigue, la culture du secret étant une partie de l'univers Star Wars. Du coup cette chronique n'en est pas vraiment une, juste une sorte de brève. Je reviendrai probablement sur le fond après un deuxième visionnage du film. Mais sachez que j'ai pris mon pied sur certaines séquences, que lorsque le Faucon Millenium a pris son envol, je me suis dit "c'est parti !" et que depuis je ne suis pas redescendu.

 

Allez le voir. C'est un ordre, et j'userai de la Force s'il faut vous convaincre.

 

Spooky

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