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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

films

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Japon, été 1945. Après le bombardement de Kobé, Seita, 14 ans, et sa petite sœur Setsuko, 4 ans, sont orphelins. Ils vont s'installer chez leur tante, à quelques dizaines de kilomètres de chez eux. Celle-ci leur fait bientôt comprendre qu'ils sont un fardeau. Seita décide de partir avec sa petite sœur vivre dans un bunker en pleine campagne. Les deux enfants se sentent heureux, entourés par la nature, mais au bout de quelques temps la nourriture vient à manquer cruellement...

 

Voici l'un des films les plus tristes que j'aie jamais vus. Et l'un des plus beaux en même temps, avec cette histoire de deux enfants pris dans la tourmente de la guerre, et qui sombrent dans la misère la plus noire. A cause de la guerre, la pire invention de l'homme. C'est dramatique, profondément dramatique. Et on n'est pas dans un Disney, pas de deus ex machina ; la fin est inéluctable. L'impuissance que l'on ressent face à ce destin dramatique n'empêche pas les larmes de poindre aux yeux. Le film est sorti en 1996, mais reste terriblement efficace en ces temps troublés.

 

L'éditeur Kazé lui redonne un nouvel écrin avec un Blu-ray doté de quelques bonus intéressants, notamment les interviews du réalisateur, Isao Takahata, co-fondateur du Studio Ghibli, dont les films ont une tonalité en général plus légère que ceux de son compère Hayao Miyazaki (je vous recommande Horus, Prince du soleil, Pompoko, Le Conte de la princesse Kaguya ou encore Mes Voisins les Yamada).

 

 

A voir absolument.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

J'ai réussi à voir ce Star Wars la même année que sa sortie, ce qui ne fut pas le cas pour Rogue One.

 

Cet Episode VIII reprend quasiment à la seconde où le VII (article sans spoilers) s'était arrêté. Le Premier Ordre a perdu une bataille, mais pas la guerre. Très vite remis de la destruction de la station Starkiller, l’armée despotique du Suprême Leader Snoke poursuit inlassablement les poches de résistance de la République, commandée par la Générale Leia Organa. Pendant que cette dernière tente de repousser les assauts de leurs destroyers avec l’aide du Capitaine Poe Dameron, Finn, ex-Stormtrooper déserteur, part dans une périlleuse mission alors que son amie Rey tente envers et contre tout de convaincre un Luke Skywalker vieilli et rongé par la culpabilité de venir leur prêter main forte. Mais ce dernier vit en ermite à l’autre bout de la galaxie et ne semble guère plus intéressé par les conflits du monde extérieur.

 

Après donc cet Episode VII controversé (là j'en dis plus) et un spin-off plutôt réussi, le réalisateur Rian Johnson (Looper) était attendu au tournant de la galaxie. JJ Abrams n'est plus à la réalisation mais reste producteur, avant de prendre les rênes du prochain segment. Johnson, lui, nous livre un épisode riche, complexe et entièrement de son fait, en termes de scénario. 2h30 pour un film unique, qui se déroule sur deux plans émotionnels très différents, entre une poursuite au milieu des étoiles et des conversations privées sur une île paumée à la surface de la planète la plus reculée. Un film au cours duquel Johnson fait voler en éclats ou remet en question les enjeux et positionnements posés par l'Episode VII. Plusieurs personnages-clé semblent ne pas intéresser le scénariste-réalisateur, qui les fait disparaître ou carrément faire du surplace dans leur évolution psychologique. Le trio Rey-Finn-Poe Dameron, révélé par l'épisode précédent, est clairement mis au second plan, du moins pour les deux portions masculines.

 

L'un des gros soucis avec la saga Star Wars, c'est qu'elle a acquis depuis longtemps ses galons de série culte au cinéma. Ses fans, qui peuvent confiner à l'extrémisme religieux, ont créé une frange d'érudits qui étudient tout, de A à Z, et de tout analyser. J'ai par exemple lu un avis disant que Luke tenait son sabre laser comme un gaucher, alors qu'auparavant il le faisait comme un droitier (ou inversement : personnellement ça me dépasse). Certains ont aussi un positionnement différent, et sont simplement heureux de voir un nouveau chapitre de leur univers préféré. Parfois ceux qui se plaignent que cet Episode VIII est différent des autres segments sont ceux qui râlaient parce que le VII ressemblait trop au IV... Tous sont respectables, et je ne saurais dire dans quelle faction je me positionne. Mais je ne peux m'empêcher de me sentir à cheval, le cul entre deux chaises, d'apprécier le spectacle produit, mais de me poser des questions sur l'orientation générale de la franchise.
 

[ATTENTION : SPOILERS]

Les Skywalker sont, depuis le début de la saga, en quelque sorte l'incarnation des Jedi. Ce sont eux qui reviennent ou restent en haut de l'affiche. Les trois survivants de cette famille, à savoir Luke, Leia et Ben (alias Kylo Ren), portent clairement cet opus sur leurs épaules, car détenteurs des solutions pour l'issue de la guerre en cours. Leurs statures canoniques sont clairement remises en question, pour ne pas dire déboulonnées. Et le film s'appelle Les Derniers Jedi. Clairement la volonté des créateurs de celui-ci est d'en finir avec l'ancien monde, qui a foutu le bordel, créé des clans, n'a pas forcément su évoluer sur ses acquis, gravés dans le marbre et dans l'esprit de nombreux fans. Oui, vous l'avez compris, on est sur le plan de l'univers fictionnel, mais aussi sur celui du marché des spectateurs. Cette position est incarnée par Luke, qui en a plein le cul, s'est rendu compte que sa famille est à l'origine -ou a fortement contribué- à ce bordel. Lui-même n'est pas exempt de tout reproche au sujet de l'histoire de son neveu... Il veut mettre au feu l'ancienne religion jedi (au propre comme au figuré), mais ne pas partir sans avoir lutté, quitte à faire illusion. Parce que malgré tout, il reste un homme, avec ses doutes.

 

Leia est toujours cette commandante fière de l'Alliance rebelle, sur le point de disparaître suite aux assauts répétés du Premier Ordre. Elle se met subitement à maîtriser la Force, alors que mis à part une phrase allusive et des séquences de télépathie, on ne pouvait soupçonner l'ampleur de ses pouvoirs. Son destin est inéluctable, même si rien n'est terminé à l'issue de cet Episode VIII. La mort tragique de Carrie Fisher, son interprète, peu après la fin du tournage, et la volonté des exécutifs de ne pas la remplacer va obliger les scénaristes à utiliser une pirouette narrative pour l'Episode IX. Un petit caillou dans la chaussure de Lucasfilm et Disney.

Ben, qui se fait appeler Kylo Ren, devient enfin adulte dans cet opus et tombe le masque pour prendre ses responsabilités au sein du Premier Ordre, ajoutant de nouvelles interrogations sur ses motivations profondes, d'autant plus que l'on nous révèle les origines de son revirement  en termes d'obédience, et que sa relation avec Rey est très complexe.

 

D'autres personnages, hors la famille Skywalker, disparaissent aussi. Des personnages emblématiques de la série, montrés sous forme de clins d'œil, ou d'autres, appelés à jouer n rôle actif, dont la disparition est expédiée sans ménagement. Ce qui en dit long sur l'Episode VII, qui n'était essentiellement là que pour faire une sorte de transition et du remplissage, finalement... Johnson casse par ailleurs l'aspect cyclique qu'Abrams semblait avoir réinstauré avec l'Episode précédent, aucun personnage "bon" ne basculant du côté obscur de la Force.

 

Il est temps pour Star Wars et ses héros d'entamer un nouveau cycle, ou plutôt... une révolution. Exit les Skywalker, bonjour à... eh bien on ne sait pas trop qui. Rey ? Qui devient de fait la véritable héroïne de la trilogie, avec sa relation toute particulière avec Kylo Ren, faite d'attirance et de répulsion, même si la vérité -si toutefois elle se vérifie- sur ses origines démythifie le personnage. Finn ? Il a perdu tout intérêt ou presque, même si Rose semble continuer à l'apprécier, alors que l'Eveil de la Force laissait présager un personnage concerné par cette Force... Poe Dameron ? Le pilote qui roule des mécaniques s'est bien fait doucher par ses autorités de tutelle successives. Il reste Kylo Ren, mais je ne suis pas sûr qu'il survive à l'Episode IX, vue la propension des Skywalker à disparaître... L'arrivée du personnage de Rose (incarné par Kelly Marie Tran), apporte un nouveau niveau de lecture, même si j'aurais aimé en savoir plus sur elle, que son rôle soit un peu plus étoffé. Peut-être pour l'Episode IX ?

 

[FIN SPOILERS]

 

La mue, au sens génétique du terme, de la saga est en cours, puisqu'on nous parle clairement de l'industrie de l'armement, laquelle fait étrangement écho à notre époque. Un ton résolument adulte.

Deux moments m'ont fait partiellement sortir du film : celui où Leia utilise la Force à un niveau que je qualifierais de "cosmique", ainsi que la scène de la planète-casino, totalement ratée en termes de décors et de costumes. C'est bien simple, dès la première minute de la séquence on attend le moment où Finn et Rose vont s'en échapper...

 

Il y a de l'humour dans cet Episode VIII, mais je le trouve assez bien dosé pour ne pas faire sortir du film (ouf). L'ajout d'un nouveau personnages d'animal "trop-mignon", les porgs, n'apporte strictement rien, encore un effet de l'entrisme du merchandising dans la création, sauf si l'on considère qu'ils peuvent servir de porte d'entrée à des considérations écologiques... Mais George Lucas a lui-même en quelque sorte inventé le merchandising autour de cette franchise, Disney ne fait qu'entretenir la tradition, ceci dit.

 

Les Derniers Jedi, comme le développe assez brièvement Jacob Hall (attention, il y a encore plus de spoilers dans cet article en anglais) est un film sur la déception. Les gens extraordinaires ont fait des choses horribles. Ceux qu'on croyait être des héros deviennent pitoyables ou ont des origines modestes, voire presque honteuses.

 

A côté de tout ça, cet Episode VIII comporte son lot de passages obligés, au niveau visuel : batailles de X-Wings contre destroyers du premier Ordre, super-canons, vol acrobatique du Faucon Millénaire, combats au sabre-laser. Les décors, dont certains naturels, sont magnifiques également. John Williams revient pour faire la musique, répétant ses scores précédents sans rien ajouter. Tout cela est assez réussi, mais vous l'aurez compris, l'enjeu n'était pas forcément là... Pour moi la stratégie de Lucasfilm/Disney est claire : la série principale va changer, faire évoluer ses codes, essayer de conquérir de nouveaux publics, en espérant que ceux-ci ne seront pas pris pour des gamins à qui on mâche tout le boulot de réflexion, tandis que les spin-off (comme le récent Rogue One et le futur Han Solo) seront là pour entretenir la flamme de l'ancien temps, et de ne pas perdre les fans hardcore...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Un an. J'ai mis un an à voir ce spin-off de la célèbre saga intergalactique. Ne nous attachons pas aux raisons de ce retard, mais aux implications. Lorsqu'il est sorti, les avis sur les réseaux sociaux (je ne me fie plus trop aux critiques professionnelles, même dans des media spécialisés) étaient, comme TOUJOURS avec à peu près n'importe quel film susceptible d'attirer un tant soit peu de monde. Les gens n'ont pas aimé ceci, d'autres ont aimé exactement les mêmes choses. Certains n'aiment pas la tête de tel acteur parce qu'il a vieilli (là, franchement, ça me gonfle), et le rapport à la musique, quand il y en a, est très diversifié. Les VRAIS fans (ce qui est de toute façon une appropriation totalement subjective) ont adoré, mais d'autres VRAIS fans sont prêts à mettre sur le bûcher tel scénariste, producteur ou réalisateur qui a osé toucher à une oeuvre canonique... Bref, ce genre de cirque me collant un ulcère assez vite, je me contente de lire les avis de quelques personnes que je trouve intéressantes et posées, en évitant les plus gros spoilers. De toute façon, si je vois le film au bout d'un an, vu que j'ai une mémoire de poisson rouge (ou juste parce que j'ai autre chose à penser), j'en aurai oublié les trois quarts. Si certain(e)s d'entre vous se reconnaissent là-dedans et sont un poil pas contents, eh bien sachez que je m'en fous.

 

Cet épisode, que l'on pourrait numéroter III,9 car il s'intercale entre le III (La Revanche des Sith) et le IV (rebaptisé plusiques années après sa sortie initiale en Un nouvel espoir) raconte donc, pour faire court, comment les plans de l'Etoile de la Mort ont été récupérés par l'Alliance rebelle. Mais rembobinons 15 ans auparavant. Galen Erso, ingénieur de premier plan, est enrôlé contre son gré par l'Empire pour réaliser une nouvelle arme absolue, capable de détruire des planètes entières. Sa fille Jyn, qui a pu échapper à l'enlèvement contrairement à sa mère (tuée lors de l'enlèvement de l'ingénieur), est récupérée par les rebelles afin de retrouver un proche de son père, qui pourrait savoir où celui-ci est retenu prisonnier. Ceci afin, en dernier lieu, de trouver le moyen de détruire cette arme absolue, une histoire qui sera contée plus tard. Voilà, c'est aussi simple que ça, enfin presque, parce que pour arriver à ce résultat, Jyn, aidée d'un tueur, d'un pilote, d'un droïde, d'une sorte de jedi et d'un flingueur, va devoir aller au coeur de l'Empire, et va risquer sa vie pour un simple renseignement...

 

 

Bon, si on regarde de plus près, il y a des incohérences dans le scénario, dans l'architecture des différents lieux qui se distinguent par des défauts de conception. Alors certes, dans des civilisations où les droîdes et robots son légion, cela peut faire sourire de devoir sortir un enregistrement de la taille d'une VHS d'une banque de données de façon manuelle. Mais on peut par exemple se dire que ces équipements ont été conçus par des ingénieurs prisonniers de l'Empire, qui ont essayé de faire chier leurs oppresseurs, avec leurs moyens. Ou ne pas se prendre la tête avec ce genre de choses, et se laisser embarquer.

 

Comme je l'ai fait. Suivre Felicity Jones, interprète de la Jyn Erso adulte, certes assez jolie, mais pas canon non plus, entourée de gens presque ordinaires, si l'on excepte un simili-Jedi aveugle et un androïde. On y croise aussi des ingénieurs qui résistent à leur manière, un chef de guerre dépressif (je vais y revenir), ou encore certains personnages iconiques de la série (je vais revenir dessus également). Je me suis laissé porter par le rythme, la bataille endiablée sur la planète Scarif, rythmée par la musique de Michael Giacchino (qui prend donc la relève de John Williams), tout sauf envahissante.

 

Sur le plan des personnages, il y a beaucoup à dire. Parlons des nouveaux venus dans l'univers Star Wars. Les personnages centraux n'ont aucun pouvoir particulier, ce ne sont ni des Jedis, ni des Siths, simplement des créatures aux convictions bien ancrées. J'ai eu de l'empathie pour ces personnages, pris dans des enjeux intergalactiques, et prêts à tout pour que leurs idéaux de liberté triomphent. Nous avons même, au milieu du film, une discussion fort intéressante entre Jyn et Cassio, son escorte, sur leurs motivations respectives. Ils ne sont pas outrés, ont des comportements normaux, du moins compréhensibles dans la situation qui est la leur, et leur destin n'est pas dicté par le gnangnan et la bienséance. A la fin du film, on se dit qu'on aimerait bien les revoir. Mais sans vouloir spoiler si toutefois vous ne l'avez pas encore vu, ce Rogue One est un one-shot, et nombre de personnages n'apparaîtront pas dans la suite. Les acteurs qui les incarnent sont convaincants, tous sauf un. Enfin disons que le traitement d'un personnage est... déconcertant. Jyn retrouve, après 5 ou 10 ans, le fameux Saw Gerrera, une sorte de rebelle non-aligné, dont on s'attend à ce qu'il se joigne à la quête de la jeune femme. Mais...

 

 

[SPOILERS]

Dès qu'il la voit, il se transforme en plat de nouilles. Il pleure, se lamente, alors que le courage de Jyn aurait dû, aurait pu le galvaniser, du moins le faire douter. Non, pas un instant il ne fait preuve de volonté, d'énergie, et finalement disparaît dans un énorme gâchis. Gâchis aussi pour l'acteur qui l'incarne, Forest Whitaker, acteur oscarisé pour le Dernier roi d'Ecosse, totalement sous-exploité ici... Cela m'a presque fait sortir du film, alors que je trouvais qu'il était plutôt bien porté par les acteurs jusque-là. A noter que ce personnage est un milier de la série animée Clone Wars.

Le film propose également de retrouver plusieurs personnages iconiques de la trilogie d'origine, tels que Darth Vader, pour une apparition presque anecdotique (avec l'acteur gallois Spencer Wilding sous la longue cape et James Earl Jones toujours au doublage voix), la princesse Leia Organa, pour faire le lien avec l'Episode IV, ou encore le Grand Moff Tarkin, alors que son interprète, Peter Cushing, est décédé depuis 1994. Les techniciens ont pour cela utilisé une doublure numérique, un acteur qui a joué les scènes, mais dont le visage (et la silhouette, probablement) ont été remplacés par ceux de Cushing. Le résultat est bluffant, et quelque peu perturbant. A l'avenir, qu'est-ce qui empêcherait de faire jouer n'importe quel acteur décédé dans n'importe quel film auquel il ne pourrait prendre part ? D'autres personnages secondaires sont également présents, plus pour le clin d'oeil que par réelle nécessité.

 

Le méchant du film, le responsable de la construction de l'Etoile de la Mort, est incarné par l'Australien Ben Mendelsohn, dont la ressemblance avec l'Harrison Ford de la trilogie originale m'a troublé...

[FIN SPOILERS]

 

Le choix de Gareth Edwards pour réaliser les trois films spin-off de la saga n'a pas soulevé que des cris de joie. Il faut dire que son Godzilla a été l'un des films les plus conspués de ces dernières années. Pourtant il se révèle à la hauteur de la tâche, avec une mise en scène plutôt sobre, des acteurs plutôt bien dirigés et un montage sans effets particuliers. Rogue One a été écrit par Tony Gilroy (saga Jason Bourne, ce qui est cohérent avec le côté espionnage/action du film) et... Chris Weitz, scénariste et cinéaste s'étant notamment illustré sur la saga American Pie ou La Famille Foldingue. Il a également réalisé Pour un garçon avec Hugh Grant, À la croisée des mondes: La boussole d'or et Twilight Chapitre 2 - Tentation. Et curieusement, le film est assez équilibré, réservant seulement quelques instants d'humour, en général distillé par le droïde K-2SO. Pas de magie, très peu de Force, on se rapproche du film de guerre à la Il faut sauver le soldat Ryan pour l'ambiance. Certains ont mêlme soulevé des similitudes avec l'excellente série télévisée l'Enfer du devoir, centrée sur la guerre du Vietnam.

 

Bref, vous l'aurez compris, j'ai passé un bon, un très bon moment. Certains observateurs, impressionnés par la réussite artistique du film, l'ont placé au pinacle de la série, avec l'Empire contre-attaque, l'Episode V, réalisé par Irvin Kershner en 1980...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

J'ai beaucoup, beaucoup de retard dans mes visionnages de films de super-héros. Le hasard des tâches ménagères m'a amené à faire du repassage devant la diffusion télé du second film de Tim Story mettant en scène les 4 fantastiques. J'avais trouvé le premier tout juste passable, avec des acteurs relativement peu concernés et des effets spéciaux déjà datés.

 

Au début de ce second (et dernier, puisque la franchise a été stoppée pour reprendre à zéro ailleurs.), Susan Storm et Reed Richards s'apprêtent à se marier, sous les yeux de leurs proches et moins proches. Mais la cérémonie est interrompue par l'irruption d'un engin céleste qui semble semer la destruction sur son passage. Auparavant Richards avait été sollicité par l'armée pour trouver une explication, mais aussi éventuellement une parade, au sujet d'évènements célestes un peu partout sur le globe. Leur première tentative n'ayant pas été couronnée de succès, les Fantastiques se voient contraints d'accepter l'aide de Victor von Doom, lequel a pu nouer un contact tout relatif avec l'intrus céleste, qui s'avère être un humanoïde chevauchant un surf argenté doté de sa propre propulsion.

 

Ce deuxième opus est dans la continuation du premier, mais en pire ; les cinq acteurs principaux sont tout sauf concernés par leurs rôles, à l'exception, peut-être, de Michael Chiklis. Seul souci, il passe la moitié du temps sous la tonne de maquillage et de prothèses de la Chose, ce qui rend l'appréciation de son jeu assez difficile. Passons rapidement sur Jessica Alba, maquillée comme jamais (et qui réussit à faire concurrence à... dans Batman machin), et sur Julian Mac Mahon, qui incarne un von Doom/Fatalis totalement impavide. Les effets spéciaux sont souvent assez cheap, je retiendrai tout de même l'aspect tempête de Galactus s'approchant de la Terre. Sur le plan de l'histoire, les scénaristes semblent vouloir battre un record d'incohérences et de raccourcis. Comment, par exemple, expliquer que des militaires laissent quatre puissantsmutants notoires dans une même pièce, pas verrouillée, à quelques couloirs d'un être qu'ils ne souhaitent pas les voir approcher ? Comment font les personnages, lorsqu'ils voient un gros objet venir directement vers eux, pour ne pas bouger pendant PLUSIEURS secondes ?

 

Et puis visuellement et personnellement ce Surfer d'Argent est complètement raté, alors qu'il s'agissait là du véritable enjeu du film. On n'a presque plus rien de la dimension cosmique et tragique du personnage, et l'étrange créature vue à l'écran (en doublure non-lumière : Doug Jones) ne ressemble pas à grand-chose...

On finit par perdre le fil, et les enjeux sociologiques et déontologiques de l'histoire (la volonté de Susan Storm à fonder une famille, les raisons profondes de l'action du Surfer d'Argent...) sont balayés d'un revers de manche, voire noyés dans un déluge d'action presque non-stop. Sans parler du fait que dans le comic, c'est Alicia Masters, la compagne de Ben Grimm, qui aide le Surfer d'Argent, et non Jane Storm. Mias on a là encore droit à un changement scénaristique pour cause de bankabilité de l'interprète féminine, Kerry Washington voyant son rôle se réduire à trois répliques et un sourire... On a le sentiment qu'il manque un bon quart d'heure à la fin du visionnage, et la scène post-générique est frustrante. Somme toute la scène la plus sympa est celle où apparaît Stan Lee, dans son propre rôle...

 

Bref, du gâchis.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Vous le savez, je suis un grand fan de l'œuvre de Stephen King. Certains de ses bouquins les plus récents m'ont absorbé au point de me faire rater ma station de métro. C'est un auteur que j'ai découvert à l'âge parfait, c'est à dire à l'adolescence. Et parmi ses romans, Ça est de ceux qui m'ont laissé une des impressions les plus fortes. Parce qu'il est long, très long, mais aussi et surtout parce qu'il convoquait plusieurs peurs irrationnelles, mais tellement répandues, en particulier la coulrophobie, c'et à dire la peur des clowns. Le roman, qui a eu un immense succès, à contribué à répandre cette phobie, et le téléfilm éponyme des années 1990 -qui, s'il n'est pas exempt de défauts, a le mérite d'exister- n'a pas calmé cette tendance.

 

King a été massivement adapté au cinéma et à la télévision depuis 40 ans, mais il semblerait qu'un revival soit en cours depuis 2016, avec la production de la série à succès Stranger Things (inspirée de l'oeuvre de King entre autres), la sortie au ciné de La Tour sombre (dont je ne saurais vous parler, ne l'ayant pas vu), l'adaptation en téléfilm de The Mist (Brume en VF), celle de Mr Mercedes en série, la série 22.11.63, l'adaptation Netflix de Jessie, et avec ce Ça, qui s'empare de la première partie du roman éponyme de Stephen King.

 

Il y avait de quoi craindre le pire, le casting ne comprenant que des inconnus, un réalisateur confidentiel aux manettes, et une campagne marketing relativement agressive. Puis les premiers retours sont sortis, carrément positifs, et parfois ils sont venus de personnes connaissant éminemment l'œuvre du King et étant très méfiantes par rapport aux adaptations (un coucou très amical à Mélanie Fazi en passant) ont confirmé cette impression d'ensemble : le film est bon.

C'est donc avec confiance -toute relative, cependant- que je suis sorti de ma grotte pour aller voir le film d'Andy Muschietti. Dès les premières images, je me suis senti chez moi : des préadolescents, une ambiance à la fois angélique et oppressante, une caméra à hauteur des protagonistes, et un personnage à la fois mielleux et terrifiant, j'ai nommé Grippe-Sou (Pennywise en VO), un clown qui hante les égouts de Derry, petite ville du Maine. C'est la poursuite du bateau en papier fabriqué par son grand frère Billy qui amène Georgie, 5 ans, à se pencher vers le caniveau de sa rue. Et à y croiser cet être étrange, qui lui propose de venir flotter avec lui et quelques autres personnes en bas... Ou à récupérer son bateau, que le clown a récupéré. Cette invitation n'est pas innocente, et le pauvre Georgie va disparaître. Inconsolable, Billy (13 ans) va passer tout son temps libre à résoudre ce mystère, avec l'aide de quelques amis de son âge. Bientôt une adolescente, Beverly, et un garçon de ferme, Mike, vont se joindre à eux. Tous ont pour point commun d'avoir des peurs irrationnelles ou rationnelles, et de vivre au quotidien avec, tout en étant persécutés par une bande d'adolescents menés par Bowers, le fils du shérif.
 

L'un des points forts du roman de King est la psychologie des personnages, tous différents, mais tellement crédibles et touchants. Muschietti et ses scénaristes ont su garder cette tendance, prenant le temps de nous présenter chaque membre de ce club des Ratés, comme ils se surnomment eux-mêmes, laissant l'inquiétude et l'action de Pennywise installer insidieusement le malaise chez les enfants de Derry... et le spectateur. Pour dire les choses crument, j'ai eu la chair de poule à plusieurs occasions, pas seulement parce que le film file les chocottes (je vous conseille d'aller faire pipi AVANT d'entrer dans la salle), mais surtout parce que j'ai trouvé l'ambiance des romans de King, en particulier celui qui était adapté. Nom de dieu, il y a même des passages, pas forcément tristes, où j'ai été ému, vraiment. Les gamins ressemblent physiquement à ceux dont j'avais gardé le souvenir indélébile. Le clown est moins grand guignol que celui du téléfilm. On est dans une chronique adolescente, et on y croit. Parmi les enfants, je citerai le jeune acteur Finn Wolfhard, échappé de Stranger Things (tiens tiens...), qui joue le boute-en-train binoclard Richie Tozier, l'un de mes personnages préférés de tous les temps, et Sophia Lillis, qui incarne Beverly, la seule fille du groupe. Une adolescente lumineuse, qui va faire tourner pas mal de têtes dans les années à venir, et pas seulement pour son physique. Mention spéciale à Nicholas Hamilton, qui joue Henry Bowers, lequel reporte la violence de son père sur ses camarades plus jeunes. Malgré son physique de Mc Gyver adolescent, il mérite d'être revu.

Les effets spéciaux sont bien sûr présents, on est dans un film d'horreur avec un monstre, mais ils ont su rester relativement discrets ; on n'est pas non plus dans la course aux scènes-choc, comme je l'indiquais plus haut on respire pas mal, sauf dans la dernière demi-heure, où les Ratés sont directement en prise avec le danger. En cela, ce Ça se démarque heureusement des productions horrifiques actuelles, et respecte l'esprit de King. Et puis il y a ces clins d'œil -un peu appuyés parfois-, comme le nom de la bicyclette de Billy, les films qui passent au cinéma de Derry (relevant du fantastique ou du thriller). Bref, c'est soigné de bout en bout, ou presque. La réalisation de Muschietti est TRES efficace ; elle fait la part belle à ses jeunes acteurs, évite l'esbroufe en termes de mouvements de caméra, et se montre au diapason avec la musique, signée Benjamin Wallfisch. Les producteurs ont choisi de placer les aventures des enfants en 1989, et non pas en 1962, sans doute pour que l'action du second film demande moins en coûts de production car se déroulant en 2016... Une divergence qui ne me chagrine pas, l'ambiance des années 1980 étant bien rendue.



Les trucs qui ne m'ont pas plu ? Oui, il y en a eu, mais c'est plutôt du chipotage. On ne voit pas assez les Friches -et par extension la ville de Derry- à mon goût, alors qu'elles sont presque un personnage à part entière chez King. Certains bouts de dialogue m'ont semblé sonner faux, dans la bouche de gamins de 13 ans en particulier. Peter Skarsgard frôle le ridicule à une ou deux reprises, mais c'est plutôt dû à son personnage de clown, qui a donc une dimension... pathétique, à côté de ses grimaces et ses dents multiples. Certains personnages secondaires ne sont pas forcément bien interprétés, vous direz que ce n'est pas important, mais au contraire, tout a un sens chez King, même l'évènement le plus anodin. Je ne suis pas fan de l'affiche, mais là je chipote vraiment. 

 

Quelques mots sur le marketing qui a entouré la sortie du film. Dans un certain nombre de grandes villes, des fausses plaques d'égoûts accompagnées de ballons rouges (l'un des signes de la présence de Pennywise) ont été collées sur les trottoirs. Un plan marketing qui a inspiré quelques mauvais plaisantins...

 

Si je devais vous donner une idée de la qualité et de l'ambiance qui règnent sur ce film, je convoquerais les Goonies, mais surtout le Stand by me, de Rob Reiner (tiens, c'est adapté de... Stephen  King). Le film a eu un démarrage canon aux Etats-Unis. Il détient désormais le record pour une sortie en septembre, en automne, et pour un film d'horreur interdit aux moins de 17 ans non accompagnés d'un parent, selon le site internet Box-office Mojo. 

Et vous savez quoi ? En sortant du film, je lisais un Stephen King, qui a failli me faire rater ma station de métro...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Jun Naruse porte en elle le poids des regrets. Alors que ses parents lui reprochent d’être la cause de leur rupture, un être magique lui jette un sort qui la rend muette. Au lycée, elle est choisie par son professeur pour créer le Comité Régional d’Échange et d’Amitié. Se dessine alors un collectif au mélange inattendu composé de personnalités atteintes de troubles émotionnels, tout comme Jun.

C'est un peu par hasard que j'ai vu cet anime, sans rien en connaître, simplement attiré par le pitch qui semblait faire la part belle à des gens cabossés par la vie. Mais ces blessures ne sont pas, à mon sens, exagérés : Jun ne parle plus depuis la rupture de ses parents, dont son père, en particulier, la rend responsable, et Takumi est un garçon plein d'empathie, alors que le sportif qui se retrouve bien malgré lui dans leur comité a tendance à prendre tout le monde du haut de son mètre quatre-vingt-dix. Mais malgré ces figures presque archétypales, le réalisateur Tatsuyuki Nagai évite la caricature, et nous propose un récit où les émotions sont bien dosées, un peu trop même à une ou deux reprises, où l'ambiance reste malgré tout assez joyeuse, malgré les coups du sort. Mon avis, à la suite du visionnage, est donc partagé, mais plutôt du côté positif : autant j'ai trouvé les personnages un brin caricaturaux, autant le traitement et l'atmosphère générale m'ont bien plu.

L'animation est de qualité, le packaging de Kazé Anime, même s'il est spartiate, permet à l'œil de s'intéresser à la jaquette du DVD. Vraiment sympathique.

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Et revoilà donc King Kong, remis au goût du jour des années 2010. Sans être particulièrement fan ou connaisseur du personnage, j'ai pourtant vu les trois versions principales précédentes. Celle-ci, réalisée par un inconnu, est de loin la moins réussie.

 

Un groupe d'explorateurs plus différents les uns que les autres s'aventurent au cœur d'une île inconnue du Pacifique, aussi belle que dangereuse. Ils ne savent pas encore qu'ils viennent de pénétrer sur le territoire de Kong…

 

En fait d'"explorateurs plus différents les uns que les autres", on a surtout un militaire borné, un chasseur chevronné, et une photographe un poil intrépide, au milieu d'un groupe aux contours mal définis (15, 30 membres ?), et c'est tout. Il y a une autre femme, asiatique, et un scientifique de couleur. Dommage, il manque un hispanique un peu rigolo. L'action se situe en 1973, pour que la découverte d'un soldat de la Guerre du Pacifique reste crédible.Contrairement à ce qu'il se passe dans bien des survivals, les rescapés du crash de l'avion cherchent avant tout à se regrouper. Par contre on ne comprend pas trop pourquoi un groupe de 10 ou 15 marines fait tout pour en récupérer un seul dans une île infestée de monstres géants, même s'il est sympa... Le scénario est construit de façon à ce qu'on aie de l'empathie pour Kong, lequel, malgré une confrontation initiale assez violente, va finir par aider ce groupe d'intrus... Ce n'est pas vraiment compréhensible, car il aurait tout intérêt à laisser les autres monstres décimer les humains...

 

Le casting est truffé de stars : Samuel L. Jackson, qui a l'air de s'ennuyer ferme dans son rôle de militaire borné, à mille lieues de celui du patron du S.H.I.E.L.D. ; Tom Hiddleston, qui ne joue pas de son charisme habituel, même s'il n'y a pas de romance avec l'héroïne ; John Goodman, qui semble savoir dès le début qu'il va finir dans le gosier d'un lézard géant ; et John C. Reilly, qui à la limite a le rôle le plus développé.

 

Les effets spéciaux sont assez bons (mention spéciale pour le combat dans le charnier/cimetière), Kong est bien foutu, ainsi que les autres monstres géants, mais cela ne suffit pas à faire un bon film, loin de là même... Il semblerait que ce film soit le deuxième segment d'une série de longs-métrages parlant de la terre creuse, une théorie à peine effleurée par l'un des personnages, le premier étant le Godzilla de Gareth edwards sorti en 2014. Pour l'heure, l'ensemble n'est pas bien convaincant...

 

Spooky

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La population terrienne en constante augmentation épuise toujours plus les ressources de sa planète. Seule solution pour éviter l'extinction : faire proliférer sur Mars l'unique forme de vie capable d'endurer son environnement et de le rendre habitable : le cafard.

An 2599. La terraformation entre dans sa phase finale et les rampants doivent maintenant être exterminés. À bord du vaisseau spatial “Bugs 2", quinze jeunes gens venus des quatre coins du globe, et génétiquement modifiés en vue de cette tâche, s'apprêtent à atterrir sur Mars. Ils ignorent encore tout du sort de leurs prédécesseurs disparus en tentant de remplir la même mission…

 

J'avais entendu parler du manga du même nom, et j'étais curieux de voir la série animée qui en a découlé. Les personnages, nombreux, sont peu à peu dévoilés dans des flashes-backs assez intéressants. On se rend compte qu'ils ont tous des raisons valables, mais pas toujours heureuses, de se rendre sur la planète rouge. Bien sûr ils vont se retrouver face à une menace plus grande que ce qu'ils craignaient, avec en filigrane l'Evolution, avec un grand E. La série propose également pas mal d'apartés scientifiques, sur les différents animaux hybridés avec les membres de l'expédition, ou sur les différentes créatures martiennes. Sur la planète elle-même, pas grand-chose, si ce n'est, en bonus, des entretiens, ma foi plutôt intéressants, avec des scientifiques, un géologue et un physicien, qui donnent leur avis sur la Mars présentée dans la série, l'état des recherches et les perspectives en rapport avec Mars.

A l'issue des 12 épisodes de cette première saison, on reste un peu sur notre faim, car nos naufragés de l'espace doivent survivre, se battre encore et encore contre les cafards, dont on ne sait pas grand-chose.

 

Surdopé, spectaculaire et un brin nébuleux, c'est une série intéressante.

 

Spooky

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1974. Le Japon est divisé en deux. Si l’île d’Hokkaido est occupée par l’Union, le reste du pays est allié au Etats-Unis. Une tour, dont le sommet se perd dans les cieux, est alors construite par l’Union.
Deux amis, Hiroki et Takuya, rénovent un avion afin de realiser leur rêve : atteindre le sommet de la tour au dela des nuages. Une fille mystérieuse prénommée Sayuri se joint aux deux adolescents qui lui promettent de l’emmener avec eux voir la tour.
L’aventure s’arrête brusquement le jour où la jeune fille disparaît sans laisser de traces. La promesse est rompue, Hiroki et Takuya abandonnent leur projet et se séparent pour suivre chacun leur route.
Devenus adultes, il seront a nouveau reunis par le destin, mais leur relation n’est plus la même...

 

Réalkisé en 2003, la Tour au-delà des nuages est le premier long-métrage réalisé par Makoto Shinkai, qui a frappé fort en fin d'année dernière avec Your name. Si le synopsis interpelle et intrigue, la construction est quelque peu décevante. Je m'attendais à une sorte d'épopée avec des énigmes, des envolées, des personnages ombrageux... Petite déception, il s'agit d'une sorte de huis-clos à trois personnages, dont l'aspiration, voler vers cette fameuse tour à la visée nébuleuse, provoquera la séparation. Et même si je ne demande pas une explication exhaustive, j'ai besoin d'être stimulé, titillé. J'ai été frustré de ne rien comprendre, ou quasiment, à l'existence de la tour. En outre, le récit était par moments saucissonné entre passé et présent, sans véritable signification, si bien que par moments je ne savais plus où on en était dans la timeline...

 

Visuellement l'anime est très plaisant, j'ai particulièrement apprécié la scène de vol finale, un peu courte cependant. L'animation en elle-même m'a semblée de qualité. Un premier film pas franchement réussi, donc, ce qui ne m'empêchera pas de regarder avec curiosité les autres réalisations de Shinkai.

 

Spooky

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Chaque année à la même époque, je fais ce bilan, qui est forcément différent des espoirs exprimés l'année précédente.

Au rayon des satisfactions : Doctor Strange, 10, Cloverfield Lane, Captain America - Civil War, Deadpool, Comancheria (un bon polar à la sauce redneck), Zootopie, Star Wars: le réveil de la Force, Le Garçon et la Bête

 

Au rayon moyen, X-Men Apocalypse, la 5ème vague, Monsieur Bout de Bois, Les Trolls, Morgane (un thriller vaguement horrifique réalisé par un des fils Scott)...

 

Au niveau des films pourris : le reboot de SOS Fantômes, Batman vs Superman - l'Aube de la Justice, Comme des bêtes, Alvin et les Chipmunks 4...

 

Et donc les films listés l'année dernière, mais que je n'ai pas vus : Les 8 salopards, Chair de Poule, The Revenant, the Finest Hours, Gods of Egypt, Le Livre de la Jungle, Krampus, Warcraft, A la recherche de Dory, Tarzan, l'Âge de Glace 5, Independence Day: résurgence, Tortues Ninja 2, Star Trek, Les Animaux fantastiques, Rogue One, Assassin's Creed , Passengers, Premier Contact...

 

Rattrapages de l'année : Conjuring, Crimson Peak, Kingsman, Elysium, Piano Forest,. et quelques autres dont je vous touche deux mots :

- Insidious : Bien aimé la façon de filmer, les acteurs, surtout Rose Byrne. Après, au niveau de l'histoire, j'ai trouvé ça assez prévisible. Pas désagréable dans l'ensemble.

- Les 4 Fantastiques (le reboot) : Pas aussi catastrophique qu'on l'a dit, juste insignifiant et inutile. J'essaierai de le regarder à nouveau pour en parler plus en détail.

- Rounders : Bonne réalisation, un casting vraiment intéressant, et une ambiance prenante.

- Once : Superbe film, très sobre, mais une ambiance inoubliable, avec une super musique.

- Kiss Kiss Bang Bang : Bien aimé le ton, ce côté constamment décalé avec ce loser intemporel incarné par Downey Jr. Par contre j'ai l'impression que la conclusion m'a échappé.

- The Indian Runner : La prestation des deux acteurs principaux m'a scotché, et malgré des petites longueurs, c'est un excellent drame familial.

- Her : Très bon film, qui tient sur un acteur et une voix... Surprenant.

- Boyhood : Superbe film, qui suit la jeunesse d'un garçon tout ce qu'il y a d'ordinaire. Troublant, avec des acteurs vraiment touchants.

- Le Conte de la Princesse Kaguya : Très beau conte.

- Le Vent se lève : J'ai pris ça en quelque sorte comme l'oeuvre la plus personnelle de Miyazaki, dans lequel il clame son amour pour les avions. Et l'avion le plus emblématique du Japon est le zéro, qu'on le veuille ou non. Après, réaliser un film sur un mec qui a conçu une arme de guerre et marteler que son but était tout autre, c'est douteux. Mais le côté onirique de l'histoire permet, à mon avis, de prendre tout ça avec beaucoup de recul. Pas le meilleur Miyazaki, et de loin, pour moi.

- Les Enfants loups : Un film d'animation sympa.

- Un Homme très recherché : Un thriller d'espionnage plutôt lent, avec peu d'action, mais qui laisse en effet pantois quant à l'interprétation de Phillip Seymour Hoffman.

- Audition : Un thriller japonais auquel je n'ai pas vraiment accroché, trop léché, trop lénifiant peut-être.

- Steamboy : Techniquement superbe (certains mouvements de caméra m'ont scotché), mais je n'en retire pas grand-chose sur le fond.

- Summer Wars : Bien aimé cette histoire familiale mâtinée de nouvelles technologies, malgré un character design et une animation pas au top.

- The Imitation Game : une biopic partielle sur un personnage emblématique du XXème siècle, un peu lisse par moments, mais porté par un Cumberbatch à suivre.

- Only lovers left alive : Un film de vampires un peu classieux, porté par un duo d'acteurs exceptionnels.

- Incendies : Très beau film, drame intimiste.

- Prisoners : Un bon thriller, un peu long, mais bien joué.

- Si tu tends l'oreille : Un Ghibli de bonne facture, où l'imaginaire et la réalité se confondent.

- Following : Le premier film de Christopher Nolan.  Pas inintéressant dans sa narration éclatée et achronologique, mais un peu aride.

- Le Congrès : Un film très surprenant, et d'une grande beauté. Complexe à analyser.

- Dallas buyers club : Très très bon film, bien construit, super bien interprété.

- Take shelter :  Un film lent, très lent, qui installe une ambiance et une certitude, laquelle est balayée dans la dernière scène... Les acteurs sont très sobres.

 

Et que nous réserve 2017 ?

 

Au niveau des films de super-héros, puisque c'est un sous-genre à part, il y aura :

- Logan le 1er mars ; Power Rangers, le 5 avril ; Les Gardiens de la Galaxie 2, le 5 mai ; Wonder Woman, le 7 juin ; Spider-Man: Homecoming (deuxième reboot, chez Marvel, cette fois-ci), le 12 juillet ; Justice League, le 15 novembre.

 

Et par ailleurs : La grande Muraille le 11 janvier ; Resident Evil - Chapitre final (ahah, on y croit) le 25 janvier ; Underworld Blood Wars le 15 février ; Kong Skull Island au mois de mars également (avec Tom Hiddleston, revenons aux origines de King Kong, et peut-être à celles de Godzilla...) ; Ghost in the Shell, le 29 mars ; Alien: Covenant, le 10 mai ; Pirates des Caraïbes 5, le 24 mai ; La Momie (oui, on reboote ça aussi, avec Tom Cruise...), le 7 juin ; Valérian et la cité des mille planètes, le 26 juillet ; La Planète des Singes - Suprématie, le 2 août ; Blade Runner 2049, le 4 octobre (avec Denis Villeneuve aux commandes, ça fait envie...)...

Spooky

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