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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

films

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

C'est la mode, les errants avec des morceaux qui se détachent.

 

Deux films à vous signaler, tous deux adaptés de romans ayant reçu un certain succès.

 

Tout d'abord World War Z, du nom du roman de Max Brooks, où l'on voit Brad Pitt essayer d'enrayer une invasion de morts-vivants.

 

Ensuite Warm Bodies, adaptés de Vivants, dont la lecture m'avait laissé assez dubitatif.

 

Et tout ça au moment où la troisième saison de The Walking Dead démarre...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Photos de Kirill Peretoltchine pour l'article Return to Middle-Earth de Sarah Warwick, dans le numéro d'octobre 2012 de TRAVELLER, le magazine en vol d'Easyjet. J'ai fait de mon mieux pour scanner, mais avec le papier glacé et le dos carré, la revue ne se prête pas trop à ce genre d'exercice.

L'article décrit la vallée suisse qui inspira Tolkien pour sa représentation de Rivendell (Fondcombe en VF), lors d'un voyage en 1911 dans les Alpes suisses, et l'Oberland bernois. "Le voyage de Bilbo le hobbit de Rivendell jusqu'à l'autre versant des monts Brumeux... est basé sur mes aventures en [Suisse]... à pied, en portant de gros bagages... d'Interlaken jusqu'à Lauterbrunnen, par des sentiers de montagne jusqu'au début de la vallée... puis vers l'est par-dessus les deux [cols en haute montagne du] Scheidegge, jusqu'à Grindewald... et nous sommes finalement arrivés à Meiringen." Une balade de 290km, qui a fait grimper Tolkien jusqu'à 2000 m d'altitude, dit Sarah Warwick. Il y a des précisions sur les correspondances entre noms réels et fictifs.


Très intéressant.

 

"La vallée de Lauterbrunnen, en Suisse, à moins de deux heures de Zürich, inspira les paysages de Tolkien."

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"Les chutes du Staubbach, une des 72 cascades de la vallée, qui tombe d'environ 300 m de hauteur."

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"La vallée est réputée pour ses cascades alimentées par les glaciers."

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"La représentation de Rivendell par Ted Nasmith, illustrateur de Tolkien, présente une étonnante ressemblance avec la véritable vallée."

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Patrick Marcel

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Une nouvelle bande-annonce du Hobbit a été dévoilée sur internet cette après-midi. Vous la trouverez en VF ici, en VO . Des avis ? Radagast en traîneau tiré par des lapins géants, ça vous inspire ?

 

Oui Alice, je sais... Mais là, je parle du Hobbit, pas du SdA, ça compte pas, hein ? Et je n'ai pas parlé de Tolkien depuis 22 jours ! :)

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Nous sommes à la fin du XXIe siècle. Doug Quaid travaille dans une chaîne de montage de robots. Il est marié depuis 7 ans. Mais sa vie l'ennuie, il tourne en rond. Il envisage d'aller chez Recall.
Pour lui permettre de voyager et de se fabriquer une vie plus excitante, Recall est une entreprise qui propose des injections chimiques afin d'altérer la réalité et ainsi rêver comme si les évènements vécus en rêves étaient bien réels.
Quaid decide de se faire injecter dans le cerveau des rêves d'espion. Pour ce faire on vérifie si le client n'as pas dans ses souvenirs, un passé d'espion. L'injection chimique commence. Une seconde après, l'opérateur décide d’arrêter la machine car il vient de trouver dans les souvenirs de Quaid un passé d'espion. Au même moment une milice fortement armée débarque chez Recall. Quaid les tue tous.

Ce film d'action réalisé par Len Wiseman (Underworld, Die hard IV...) est un gros navet ! C'est le remake d'un film de Paul Verhoeven datant de 1990 avec Arnold Schwarzenegger et Sharon Stone entre autres. Ces deux films sont tirés d'une nouvelle de Philip K Dick. (We Can Remember It for You Wholesale). La version d'il y a 22 ans de Verhoeven était fort réjouissante. Meme si les effets spéciaux n'étaient pas tous d'une qualité irréprochable, le réalisateur avait un scénario plus intéressant qu'ici, et l'ambiance autrement plus pesante.


Dans cette version de 2012, nous pataugeons dans un film d'action pur et simple. Ca canarde, ça casse des vitres à qui mieux- mieux, sans que l'on soit accroché à l'histoire. Dans la version de 1990 on ne savait pas à la fin si ce que l'on venait de voir était un rêve ou la réalité, alors qu'ici, visiblement Recall n'est là que pour réveiller Quaid et donc plus de surprise. Pareil pour l'humour. Rien à se mettre sous la dent, tout est au premier degré. Bref, c'est chiant !


Kate Beckinsale est coiffée et maquillée en méchante (elle a plutôt l'air d'une sorcière de chez Disney !) ; Jessica Biel est une mignonne potiche qui ne fait absolument rien d’intéressant (la pauvre). Colin Farrell fait ce qu'il peut dans la peau de Quaid. Mais avec une telle histoire il est certainement sous cachetons à l'heure qu'il est. A moins qu'il aie mis un contrat sur la tête des deux pitoyables scénaristes.


N'ALLEZ PAS VOIR CETTE ENORME DAUBE !!!!!!! Merci.

 

Kami.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Terry Pratchett est un auteur britannique qui a marqué la fantasy. Ses Annales du Disque-Monde ont plu (et plaisent encore) par leur inventivité et leur humour débridé. Il est surprenant que le cinéma ne se soit pas emparé d'un tel succès ; peut-être parce que l'humour anglais n'est pas universel ? En tous les cas, après le Timbré que j'ai vu il y a quelques temps (et dont je n'ai pas parlé, curieux), la télévision britannique continue à exploiter le filon.

 

Voici donc un téléfilm de plus de trois heures, qui reprend grosso modo la trame du Huitième Sortilège et de La Huitième Couleur, les deux premiers romans du cycle. On y trouve Rincevent, futur pilier de Pratchett, un Mage totalement incompétent, de l'âme duquel un sortilège majeur (le huitième des huit contenus dans un grimoire magique, l'In-Octavo) s'est emparé. Viré de l'Académie Invisible, il est mis au pied du mur par le Patricien (l'équivalent du maire, ou du gouverneur) de la ville d'Ankh-Morpok, la capitale, qui l'oblige à servir de guide à Deuxfleurs, un touriste venu de l'autre côté de la mer. Parallèlement à cela, le Mage Trymon intrigue pour prendre la place de l'Archichancellier de l'Académie Invisible. Un peu plus loin, une communauté scientifique met sur pied une expédition pour savoir... quel est le sexe d'Atuin, la tortue géante qui porte sur son dos les quatre éléphants qui portent le Disque-Monde.

 

C'est dense comme introduction, n'est-ce pas ? L'essentiel du téléfilm nous raconte donc le voyage de Rincevent et de Deuxfleurs, qui vont renconrer -entre autres- la Mort (lui aussi -parce que c'est un homme- un personnage récurrent chez Pratchett), la légende vivante Cohen le Barbare, le Bagage... Tous des personnages pittoresques. Mais curieusement, et ce malgré les efforts de certains des acteurs, la magie n'opère pas vraiment. L'humour de Pratchett fonctionne mieux sur le papier. Les effets spéciaux sont assez médiocres, j'ai été déçu par la Tortue, moins par le Troll.

 

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Il y avait un casting intéressant dans cet épisode ; Sean Astin, le Sam Gamegie du Seigneur des Anneaux, campe plutôt bien Deuxfleurs, avec son perpétuel air niais ; ici encore, il chevauche un ongulé de petite taille, en l'occurrence un âne. Ca doit être le destin. La Mort a la stature et la voix de Christopher Lee, pour le coup un excellent casting. Tim Curry, le clown de Ca, ne semble avoir que deux expressions à son répertoire : une moue dubitative et un rictus diabolique, sans doute pour amortir son dentier tout neuf. Dommage, le personnage de Trymon méritait mieux. Jeremy Irons cachetonne également avec ses deux scènes. 

 

Bonus sur le DVD, une introduction par Pratchett lui-même de son univers, en expliquant quelle était sa démarche au début de l'écriture de cette saga.

 

Un téléfilm sans panache, sans relief, sans génie. Dommage.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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8 ans ont passé. Harvey Dent le héros de Gotham qui a battu le record d'arrestations de la ville, est mort et tout Gotham le pleure.
La ville est "néttoyée" de la pègre qui pourrissait la cité. Le Batman, accusé et pourchassé pour le meurtre de Dent, n'a plus fait d'apparition pendant ces 8 années. Il est devenu un paria et une légende urbaine.
Bruce Wayne vit reclus dans son manoir, tel un fantôme de l'opéra hantant des couloirs interdits. S'appuyant sur une canne, il est amaigri et semble avoir pris 15 ans au lieu de 8.
Un soir, il surprend une voleuse qui s’approprie les perles de sa défunte mère. Elle l'obligera à regarder dehors. Wayne sentira alors un frémissement, une lointaine colère. Il sentira q'un soulèvement est en train d'aboutir du fin fond des entrailles de Gotham et qu'un nom retenti, celui de Bane.

Christopher Nolan ne s'est pas cassé la tête à essayer de représenter dans ses trois films, le Batman de la bande dessinée. Il a préféré se casser la tête à inventer un autre univers plus réaliste, plus cinématographique. C'était très périlleux, et il faut être un metteur en scène ainsi qu'un scénariste de grand talent pour arriver à reprendre à son compte ses personnages mythiques et faire que tout cela fonctionne.
Ca marche parfaitement. Là on est plus proche de Michael Mann (autre réalisateur de génie) que de n'importe quelle représentation de comics sur grand écran.
Mais il reste certains repères pour le lecteur de comics :
- Ra's Al Ghul a du poil au menton.
- L’épouvantail son masque terrifiant.
- Le Joker posséde des vêtements excentriques et un sourire permanent.
- Catwoman (qui n'est pas citée en tant que telle, est une simple voleuse qui lorsqu'elle relève ses lunettes sur son front, ressemble à un chat) à sa combinaison de cuir...

Ce troisième et dernier épisode est moins spectaculaire que le précédent mais reste très intéressant car le scénario lie les deux premiers épisodes avec le troisième et ainsi, forme un tout.
Il est donc préférable de voir les deux premiers avant pour avoir une bonne et totale compréhension du scénario. Comme les deux premiers opus étaient très réussis, le dernier reste dans la même lignée avec pour ma part une préférence pour le second (Heath Ledger était trop savoureux en Joker).

Deux points noirs pour la sublime Sélina Kyle qui ne peut se battre avec des talons de 15 cm et qui tortille un peu trop du cul pendant tout le film. Pour le reste l'interprétation minimaliste d'Anne Hataway lui sied bien au teint.

 

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Bane affublé d'un masque bizarre est un colosse impressionnant. Sa voix déformée le rend encore plus inhumain. On a une impression de parole divine, comme le courroux d'un être supérieur lorsque celui-ci parle.

Un grand bravo pour l'immense Michael Caine dont le jeu m'a donné des frissons.

Une trilogie efficace, très attendue après les sombres (crottes) épisodes de Joel Schumacher (Batman forever / Batman et Robin). Une trilogie de haut niveau qui reste pour moi ce que l'on peut faire de mieux au cinéma. Pour faire aussi bien, voir mieux, le prochain réalisateur à du pain sur la planche.

 

 

Kami

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Ce film me faisait de l'oeil depuis sa sortie il y a quelques mois... Il promettait en effet le traitement du super-pouvoir d'une façon différente. Même si je suis toujours preneur de récits au premier degré comme Avengers ou X-Men, l'envers du décor, comme dans Kick-Ass ou Mystery Men, m'intéresse aussi.

 

Après avoir été en contact avec une mystérieuse substance, trois lycéens se découvrent des super-pouvoirs. La chronique de leur vie qu’ils tenaient sur les réseaux sociaux n’a désormais plus rien d’ordinaire…
D’abord tentés d’utiliser leurs nouveaux pouvoirs pour jouer des tours à leurs proches, ils vont vite prendre la mesure de ce qui leur est possible. Leurs fabuleuses aptitudes les entraînent chaque jour un peu plus au-delà de tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Leur sentiment de puissance et d’immortalité va rapidement les pousser à s’interroger sur les limites qu’ils doivent s’imposer… ou pas !

 

A l'instar des séries Heroes et Misfits, c'est donc à l'utilisation de ces super-pouvoirs que fait référence le film ; en définitive, il s'agit peut-être d'un film sur l'adolescence, puisqu'avant de sentir leur puissance monter et transformer également leur personnalité, les jeunes gens s'amusent beaucoup avec celle-ci. Chronicle, Spider-Man, même combat ? Pas tout à fait.

 

D'abord parce que si les adolescents sont à baffer tellement ils sont insupportables dans les deux films, dans Chronicle il y a un niveau de réalisme -dans la psychologie des personnages- qui le rend plus intéressant que la saga du Tisseur. Ce sont trois ados américains, donc couillons d'origine, mais finalement pas franchement cons.

 

Et puis le côté "j'ai des pouvoirs, je dois sauver le monde", les trois gaillards s'en tamponnent un peu. Ils ne pensent qu'à en profiter, repousser leurs limites, s'épater les uns les autres, en essayant de rester plus ou moins discrets. Mais le revers de la médaille, c'est que ces pouvoirs vont finir par modifier leurs caractères, leur psychisme, distillant finalement un poison à action lente... Et c'est en celà que le film est véritablement intéressant, et qu'il vaut le visionnage, sans toutefois en attendre une révolution.

 

Chronicle fait partie de ces "found footage", c'est à dire ces films filmés caméra à l'épaule par les protagonistes eux-mêmes, puisque l'un d'entre eux s'achète un caméscope et l'essaye au début du film ; à placer donc dans la même catégorie que Le Projet Blair Witch, Cloverfield, Rec...

 

Qui dit super-pouvoirs, dit effets spéciaux ; les scènes de vol des personnages sont parmi les plus réalistes jamais vues jusqu'à présent au cinéma, grâce à un dispositif spécial mis au point par le responsable des effets visuels. Une scène choc, où l'un des protagonistes semble "comprimer" une vieille voiture à distance a par exemple été réalisée grâce à des pompes hydrauliques à l'intérieur de l'épave.

 

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Josh Trank, qui réalise là son premier long métrage, a réussi son coup : le film a pas mal fait parler à sa sortie, et la Fox l'a engagé pour s'occuper du reboot des Quatre Fantastiques (sur lequel je m'interroge, le premier film était vraiment sympathique... pas vu le deuxième).

 

Les trois jeunes acteurs sont sobres, autant qu'on le serait dans la situation où ils se trouvent. Mention spéciale pour Dane DeHaan (vu dans True Blood), dont le rôle contient une dimension supplémentaire.

 

En conclusion, si la figure super-héroïque vous intéresse, mais que vous ne voulez pas voir de slips par-dessus les collants, ce film est fait pour vous :)

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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"New Line Cinema, Metro-Goldwyn-Mayer Studios, et Warner Bros. Pictures annoncent la préparation d'un troisième film concluant la trilogie du HOBBIT. 

  

BURBANK (Californie), le 30 juillet 2012 — Peter Jackson réalisera un troisième volet de l'adaptation du chef-d'œuvre de J.R.R. Tolkien, comme l'ont annoncé conjointement aujourd'hui Toby Emmerich, PDG de New Line Cinema, Gary Barber et Roger Birnbaum, coprésidents de Metro-Goldwyn-Mayer Studios, et Jeff Robinov, président du groupe Warner Bros. Pictures.

 

Peter Jackson, réalisateur oscarisé de la trilogie du SEIGNEUR DES ANNEAUX, vient d'achever le tournage de ce qu'il envisageait au départ comme une adaptation en deux parties du HOBBIT, se déroulant dans la Terre du Milieu, 60 ans avant l'époque du SEIGNEUR DES ANNEAUX.

 

"En visionnant récemment un montage du premier film, et quelques rushes du deuxième, Fran Walsh, Philippa Boyens et moi avons été enchantés par le résultat", affirme le réalisateur. "

 

On s'est rendu comte que la richesse dramaturgique du HOBBIT, et de certaines intrigues contenues dans les appendices du SEIGNEUR DES ANNEAUX, nous amenait à nous poser la question de savoir si on devait en raconter plus ou pas. Et notre réponse, en tant qu'auteurs et fans de la saga, est un 'oui' franc et massif. Nous sommes conscients de la qualité de nos acteurs et de la force des personnages qu'ils incarnent. Nous savons que l'histoire, sur le plan artistique, est captivante et – c'est le plus important – nous savons que plusieurs zones d'ombre persisteraient autour de Bilbon Sacquet, des Nains d'Erebor, de l'ascension du Nécromancien et de la bataille du Dol Guldur si nous ne mettions pas en chantier cette troisième aventure palpitante. Je suis ravi que New Line, MGM et Warner Bros soient tout aussi enthousiastes à l'idée de nous permettre de raconter cette saga à travers trois films".

 

 

"Peter, dans sa démarche artistique, a notre soutien plein et entier", précise Emmerich. "Nous lui faisons totalement confiance pour adapter l'ouvrage de Tolkien en trois volets. La fidélité de Peter, Fran et Philippa au livre, tout comme leur connaissance des personnages, permettront de poursuivre les aventures du Hobbit dans une grande fresque qui séduira les fans du monde entier".

 

 

"Étant donné la richesse du livre, nous sommes totalement acquis à l'idée de pousser plus loin ce que Peter, Fran et Philippa ont déjà entrepris", soulignent Barber et Birnbaum. "Nous sommes certains que, connaissant le soin apporté par les auteurs à transposer fidèlement cette aventure pour le grand écran, le film sera plébiscité par les millions de fans du monde entier".

 

 

"Peter, Fran et Philippa vivent, pour ainsi dire, dans cet univers et en connaissent, mieux que personne, l'ampleur et la richesse, tout comme ils ont su cerner les relations entre les personnages qui assurent la cohésion de ce monde", ajoute Robinov. "Nous leur faisons entièrement confiance pour signer une adaptation réussie de cette œuvre majeure pour le grand écran".

 

 

LE HOBBIT, UN VOYAGE INATTENDU sortira le 14 décembre 2012. La sortie en salle du deuxième épisode, LE HOBBIT : HISTOIRE D'UN ALLER ET RETOUR, est fixée au 13 décembre 2013, et celle du troisième volet à l'été 2014. Les trois films seront distribués en 3D et en 2D, et en Imax dans les salles équipées.

 

Réalisateur oscarisé, Peter Jackson signe l'adaptation de "Bilbo le Hobbit" de J.R.R. Tolkien en trois films. La trilogie se déroule dans la Terre du Milieu, 60 ans avant l'époque du SEIGNEUR DES ANNEAUX, qui a fait l'objet d'une trilogie réalisée par Peter Jackson (dont l'épisode du RETOUR DU ROI a remporté l'Oscar).

 

Ian McKellen incarne de nouveau Gandalf le Gris, qu'il a déjà interprété dans la trilogie du SEIGNEUR DES ANNEAUX, tandis que Martin Freeman campe Bilbo Sacquet et Richard Armitage Thorïn Écu de Chêne. D'autres comédiens endossent les rôles qu'ils avaient interprétés dans la célèbre trilogie : Cate Blanchett, Orlando Bloom, Ian Holm, Christopher Lee, Hugo Weaving, Elijah Wood,  et Andy Serkis dans le rôle de Gollum. On découvrira aussi au générique – par ordre alphabétique – John Bell, Jed Brophy, Adam Brown, John Callen, Billy Connolly, Luke Evans, Stephen Fry, Ryan Gage, Mark Hadlow, Peter Hambleton, Barry Humphries, Stephen Hunter, William Kircher, Evangeline Lilly, Sylvester McCoy, Bret McKenzie, Graham McTavish, Mike Mizrahi, James Nesbitt, Dean O’Gorman, Lee Pace, Mikael Persbrandt, Conan Stevens, Ken Stott, Jeffrey Thomas, et Aidan Turner.

 

http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/92/34/54/20194211.jpgUn p'tit dernier pour la route ?

 

Le scénario d'UN VOYAGE INATTENDU est signé Fran Walsh & Philippa Boyens & Peter Jackson & Guillermo del Toro.  Peter Jackson a produit le film, en partenariat avec Carolynne Cunningham, Zane Weiner et Fran Walsh. La production exécutive est assurée par Alan Horn, Toby Emmerich, Ken Kamins et Carolyn Blackwood, tandis que Boyens et Eileen Moran en sont les coproducteurs.

 

Sous la direction de Peter Jackson, les trois films sont tournés en 3D grâce aux toutes dernières caméras et technologies stéréographiques les plus avancées. Le tournage se déroule aux Stone Street Studios, à Wellington, et en décors naturels en Nouvelle-Zélande."

 

Bon, je ne sais pas ce que vous pensez de tout ça, mais certaines des premières réactions que j'ai pu lire à droite ou à gauche se plaignaient de l'appât du gain de PJ et de la rallonge inutile en termes de narration. Le réalisateur a dit qu'il allait intégrer des éléments du Silmarillion et d'autres appendices du Seigneur des Anneaux pour "nourrir" cette rallonge. Pour ma part je suis circonspect, même si la perspective d'avoir trois superbes films de plus dans cet univers m'enthousiasme. Le débat est ouvert.

 

Spooky.

 

Voici une news sur le site Fantasygate.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films


 


 
Ouiiii, je sais, Piehr nous a déjà livré une chouette chronique du film il y a quelques jours, mais que voulez-vous, je voulais en parler aussi, et ça n'aurait pas tenu sur un seul commentaire, ni même dix. Je vous livre donc mon sentiment sur l'un des films les plus attendus -et controversés- de l'année.
 
A la mort de Moebius, il y a quelques semaines, le réalisateur Ridley Scott avait remarqué cette cruelle marque du destin qui faisait partir l'un de ses collaborateurs et inspirateurs de l'époque d'Alien, peu de temps avant qu'il n'achève la production d'un nouveau film revenant dans cet univers. Ainsi Scott avait-il posé les bases d'une science-fiction nerveuse, ambitieuse et flippante en 1979, avant de revenir au genre trois ans plus tard avec le magnifique Blade Runner, puis de connaître une longue absence (en termes de films de SF), malgré la continuation de la franchise Alien avec plus ou moins de bonheur par d'autres cinéastes.


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Ce Prometheus était donc doublement attendu, par les fans d'Alien qui espéraient y voir leurs bêbêtes préférées, mais aussi par les amateurs de SF pure et dure. Si les premiers ont dû déchanter quelque peu, les seconds ont pu trouver quelques motifs de satisfaction. Pour ma part, j'appartiens aux deux groupes, mais n'attendais rien de particulier de ce film, sinon d'en prendre plein les mirettes, étant toutefois un peu méfiant eu égard aux dernières productions de Ridley Scott, lesquelles ne brillaient guère par leur cohérence ni leur beauté visuelle, qualités qui ont cependant permis au premier Alien de construire sa légende.

Nous sommes en 2089. Un couple d'archéologues découvre dans une grotte d'Ecosse des bas-reliefs mettant en scène des êtres humanoïdes de grande taille qui semblent indiquer un point dans le ciel. Ce motif ayant été remarqué partout dans le monde, un milliardaire décide d'affréter une mission spatiale afin de retrouver ce point, distant de dizaines d'années-lumière (au moins, mais on s'en fout). Le Prometheus, qui comporte 17 membres d'équipage dont le couple de chercheurs, atterrit sur une planète où d'étranges constructions recèlent de lourds secrets.
 

Une semaine après son visionnage il est toujours difficile de réaliser une analyse proposant une quelconque cohérence, tant cet objet me semble gigogne et complexe. Une chose est sûre cependant, j'ai beaucoup aimé le spectacle proposé. C'est filmé sublimement, Scott semble avoir retrouvé ses gestes d'antan, et si ce n'est peut-être pas le film de SF de l'année, il y a des audaces visuelles qu'on n'oublie pas. Si vous voulez vous faire une idée, regardez la bande-annonce.

 

 

Au niveau du casting, il y a finalement peu à dire. Michael Fassbender, que j'avais découvert dans X-men: First Class, est parfait dans le rôle du
traditionnel androïde qui accompagne les humains en hibernation, mais qui semble agir aussi de son côté. Charlize Theron est un pur glaçon qui commande la mission, et du coup elle livre une performance sans relief, qui aurait pu être exécutée par n'importe quelle jolie plante... Le premier Alien était porté presque entièrement par Sigourney Weaver, alias Ellen Ripley. Ici
son équivalent est Noomi Rapace, actrice suédoise révélée par la version cinéma de Millenium. Son rôle est complètement différent ici, et je dois dire que je suis assez dubitatif. On sent bien l'intention de Scott de ne pas caster une bombe atomique, l'actrice a plutôt un physique quelconque (on remarquera ses bonnes cuisses quand elle se promène uniquement vêtue de
bandelettes...), mais je n'ai pas été touché par sa performance. On notera aussi la présence de Guy Pearce, mais son maquillage est tellement... dense, dirons-nous, que ç'aurait pu être moi dessous. Mais je vais y revenir dans la partie spoilers.
  
[SPOILERS] On attaque la partie qui fâche un peu, puisque de nombreuses critiques, qu'elles émanent de professionnels ou d'amateurs, ont pointé deux points noirs : d'une part un monceau d'incohérences qui, si on s'arrête sur chacune d'elles, vous empêchent carrément de "voir" le film. Je vais en lister quelques-unes, particulièrement visibles. Lorsque les analyseurs d'air des combinaisons des astronautes diagnostiquent une atmosphère respirable dans le sanctuaire extra-terrestre, l'un des membres de l'expédition enlève son casque, au mépris de toute précaution quant aux possibilités de virus aérobies. Si encore il se fût agi d'un gros bourrin de GI avec le QI de Franck Ribéry, on l'aurait laissé passer ; mais là il s'agissait d'un archéologue, un scientifique qui normalement a reçu une formation, tout ça. Pour le coup, je pense que si la peste l'eût étouffé, la salle aurait applaudi. Ensuite, quand l'atmosphère devient un peu effrayante, on a deux glands qui ne servaient presque à rien qui décident de se séparer du groupe principal pour rentrer au vaisseau. Et qui se perdent, bien entendu. Bon ok, les Américains sont rarement intelligents dans ce genre de situation, mais quand on se rappelle que l'un des deux est -et ce fut sa seule utilité- le gars qui a inventé un système révolutionnaire de cartographie en 3D avec des drones volants, et qu'il avait donc entièrement modélisé l'endroit où ils se trouvaient quelques minutes auparavant, il y a fort à parier que Scott et Lindelof (son co-scénariste, co-créateur de la série Lost), sans oublier Jon Spahts, auteur du script original, ont voulu faire de la place dans les personnages ; je note aussi la scène où un vaisseau extraterrestre gigantesque est abattu dans les airs (genre à 500 m d'altitude), que les personnages voient non pas au-dessus d'eux, mais un peu plus loin, mais qui bien sûr s'abat au-dessus d'eux, et auquel ils arrivent à échapper en courant. Allez une dernière, hénaurme : un personnage, censé être très vieux, joué par un acteur dans le force de l'âge (Guy Pearce a 45 ans à la fin de cette année), et donc affublé d'un maquillage à mi-chemin entre la surface de la Lune et la peau d'un citron pourri. Absolument ridicule. Pourquoi ne pas avoir choisi un acteur VRAIMENT vieux ? Mystère. Je me suis bien marré. Et vous aussi en me lisant peut-être, mais je vais m'arrêter là ; si vous voulez un catalogue plus complet, je vous redirige par là. Mais hey, les amis, vous débarquez dans la filmo de Ridley Scott ou quoi ? La plupart de ses dernières productions ne ressemblent plus à grand-chose, et il ne s'embarrasse plus de contingences narratives quand il veut faire des scènes choc. Tiens, pour vous rafraîchir la mémoire.


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Autre vilain point noir : le lien avec le premier Alien est ténu, au point que nombre de personnes crient au scandale, au crime de lèse-majesté, au viol, que sais-je encore. Là je crie à l'hypocrisie. Parce que ce film nous a un peu été vendu comme une prequel, mais je pense qu'il s'agit surtout d'une demande du studio, la Fox, alors qu'il ne s'agissait que d'une idée de départ de Scott quand il s'est attelé à son script. L'idée de départ ? Nous expliquer la présence du "space jockey" (une expression dont personne ne sait d'où elle sort) que les membres de l'équipage du Nostromo découvrent dans le premier film dans ce qui semble être un antique vaisseau spatial. Prometheus est plus complexe, plus touffu, oserais-je dire. Ce qui ne l'empêche pas d'être foncièrement con (ou truffé d'incohérences si vous voulez une terminologie plus politiquement correcte). Mais attention, hein, la parenté, ou plus exactement la parentalité avec Alien est belle et bien présente, avec plusieurs scènes qui ponctuent le dernier segment du film, plaçant le long métrage de 1979 comme une suite presque directe, tout en ouvrant une autre direction (et d'éventuelles suites), malgré le fait que l'action se passe sur une autre planète que celle où se pose le Nostromo. J'imagine que certain(e)s de ceux et celles qui poussent des hauts cris s'attendaient à voir des face huggers, des huis-clos étouffants, des tuyaux suintants et des xénomorphes à longues têtes... Oh mon dieu, mais Ripley n'est pas dans ce film ! Trahison ! Vade Retro Scottanas ! [FIN SPOILERS]


Pour ma part, j'ai pris Prometheus pour ce qu'il est vraiment : un putain de film de SF, filmé divinement, truffé de trouvailles visuelles. C'est un film qui n'a pas beaucoup de cohérence narrative, mais finalement je m'en fous. Je voulais voir du grand spectacle, pas du Lynch en apesanteur. Et j'ai été servi. Je ne parle pas du propos du film, à dessein, ne me sentant pas assez versé dans la philosophie pour le faire ; si l'un(e) d'entre vous veut parler des origines extraterrestres de l'Homme, les pages du blog lui sont ouvertes :)


Spooky.

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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En 1979, Ridley Scott chamboule tout l'univers du cinéma SF à travers un film choc, Alien, huis-clos savamment orchestré et précurseur du genre survival depuis repris sur différents supports avec plus ou moins de réussite.
A l'époque, le contexte est finalement très simple : une créature xénomorphe dont on ne sait à peu près rien, que l'on découvre par l'observation, dissémine un équipage tout en soulevant d'importantes questions qui n'auront jamais de réponses : D'où vient-elle ? Que sont ces humanoïdes gigantesques aperçus en début de film, et dont on ne sait à peu près rien ?

C'était, à l'époque, tout le génie du film Alien : une plongée dans l'horreur, sans s'encombrer des questions annexes - système narratif repris lui aussi bien des fois par d'autres réalisateurs, le film Cube en étant un parfait exemple.

Comble de bonheur, cette voie tracée par Ridley Scott a été suivie par Cameron, Fincher et Jeunet, qui en s'accaparant complètement l'œuvre originale ont aussi scrupuleusement pris garde à ne rien révéler, à ne pas trahir le mystère, qui aurait, n'en doutons pas, fait perdre beaucoup de saveur à cette gigantesque tétralogie.

 

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C'est donc avec une excitation mêlée d'une pointe d'angoisse que votre serviteur a accueilli l'annonce de Prometheus, le grand retour de Ridley Scott à la science-fiction après 30 longues années (c'est à dire après Blade Runner). Pensez donc : alors que le réalisateur avait précautionneusement pris garde à garder une relative opacité autour du désormais mythique Alien, voici que ce dernier annonce vouloir donner des réponses sur l'origine de son film culte sous la forme d'une Prequel, Prometheus, au risque de dénaturer l'oeuvre-mère. Damned !

Le film prend donc lieu dans un futur proche, en 2094, alors que la menace Alien n'est même pas ne serait-ce qu'imaginée par l'humanité. Des scientifiques, au terme d'un voyage spatial de plus de 2 ans, atteignent enfin le satellite d'une planète censé contenir d'importantes réponses sur l'origine de l'humanité...

Ce qui choque d'entrée de jeu, dès les toutes premières minutes de Prometheus, c'est cette cohérence visuelle qu'il y a entre le film et Alien. Alien 1, bien sûr, mais aussi clairement Aliens (Alien 2), pourtant de Cameron. Cohérence dans le design des vaisseaux, véhicules, mais aussi dans le comportement et look des personnages.
Il était clairement important pour Scott d'offrir une sorte de continuité dans l'oeuvre Alien, ce qui fait que les fans de la première heure se sentiront rapidement en terrain connu, un peu comme à la maison.
Les conversations, l'ambiance, cette froideur frappante du personnage androïde, ce silence pesant que seul le lointain bruit des moteurs semble interrompre de manière régulière... Prometheus est un formidable héritage de tout ce qui a été apporté par la tétralogie, du moins dans sa forme, et ce dès les premières minutes.


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J'insiste sur ce point, très important à mon sens. Non seulement parce que cette lointaine nostalgie fait partie de la réussite du film, mais aussi parce que cela est révélateur de toutes les tripes qu'a mis le producteur/réalisateur dans son nouveau bébé.

Depuis la sortie du film, certaines critiques négatives ont rapidement fleuri sur le web. Prometheus ne serait pas un Alien, trahirait même la licence - certains n'hésiteraient pas à parler de viol de cette dernière ! Imaginez donc. N'allez pas voir un "Alien", car ce film n'en est en effet pas un. Prometheus est une superbe prequel, qui tente d'aller plus loin, de répondre à des questions jamais abordées dans les 4 films précédents (je ne compte pas les Alien Vs Predator, clairement hors cycle) pour s'attarder sur les origines de tout cela, tout en faisant apparaitre de nouveaux mystères qui ne trouveront pas réponse ici. Vous retrouverez évidemment la patte de Scott, ces instants de calmes aussi imprévisibles que l'action qui surgit de manière très brutale, désarçonnant le spectateur de manière régulière sans avoir à jouer sur des effets artificiels comme un stress sonore, par exemple... Ridley Scott laisse cela aux maitres de l'horreur, pour se concentrer sur l'essence même de son travail. Et ça fonctionne.

Le rythme est bon, la tension soutenue, mais surtout, cette ambiance ! Ce mélange chaud-froid dans les relations, dans l'espoir...
Un petit bémol tout de même : les thèmes musicaux des différents Aliens, envolées de cordes mélancoliques et thèmes spatiaux uniques ne sont plus là. La bande-son est bonne, mais aussi, finalement, assez standard. C'est peut-être LE véritable reproche que l'on pourra faire à ce Prometheus qui parvient si bien à se démarquer sur le plan du fond et de la forme, mais dont les différents thèmes, eux, se fondent dans la masse.

Concernant le casting maintenant : évidemment, un réflexe complètement conditionné par l'oeuvre nous fera rapidement remarquer l'absence de Sigourney Weaver, tant cette actrice a joué un grand rôle dans la quasi-sacralisation de la série-mère, du premier opus jusqu'à Alien Resurrection où cette dernière, en mode Kill'em All évident, écrase littéralement le reste des acteurs par sa présence.
Mais si au départ aucun acteur de Prometheus ne semble rivaliser avec Ellen Ripley en terme de prestance, Elizabeth Shaw (Noomi Rapace) tire clairement son épingle du jeu en fin de film, très forte dans l'adversité. Cela n'étonnera d'ailleurs personne, tant Ridley Scott aime les femmes fortes qui sortent du lot dans ses différentes oeuvres.
Mon avis sera par contre plus mitigé concernant le rôle de Charlize Theron ( Meredith Vickers dans le film), blonde froide (glaciale, même) et un tantinet sous-exploitée. Sa prestation est d'ailleurs presque caricaturale lorsqu'elle doit prendre une décision forte pour le bien de l'équipage... Peut-être qu'un peu plus de finesse dans le traitement de son personnage aurait fait beaucoup de bien au film.
Troisième prestation, cette fois remarquable, celle de Michael Fassbender (David l'androïde) qui est très convainquant et ce dès les toutes premières minutes de son apparition, et qui par son jeu renoue avec la "tradition" Alien - de nombreuses thématiques ressurgissent, dont certaines déjà clairement identifiées dans Blade Runner. Scott semble obsédé par le besoin de différencier clairement être humain naturel / synthétique, et le fait assez finement ici.

 

 

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Le réalisateur a évité la simplicité, a tenté de faire évoluer clairement SON bébé d'origine. Il évite l'aspect Blockbuster pour proposer un récit Hard SF chargé de tous les concepts qui en découlent habituellement (le terraforming, par exemple), comme on savait en faire il y a 30 ans, mais avec les moyens d'aujourd'hui. On pourra ne pas aimer, on pourra même détester Prometheus. Mais jamais on ne pourra dire que Ridley Scott n'a pas mis toutes ces tripes dans celui-ci.

 

Piehr

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