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...:::Ansible:::...

...:::Ansible:::...

Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

films

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Comme il fallait s'y attendre, le film n'a pas grand-chose à voir avec le roman dont il est officiellement adapté. Il reste le contexte, une invasion zombie à l'échelle de la planète, ainsi que quelques personnages secondaires. Les différents volets de l'histoire sont ainsi liés par le personnage de Gerry Lane (Brad Pitt), ancien enquêteur de l'ONU, lequel se retrouve avec sa famille en première ligne lors d'une attaque de ce qui s'avère être des morts-vivants à Philadelphie. Ayant négocié la mise à l'abri de ses proches, il reprend du service afin de trouver la source du fléau.

 

Mon avis est partagé au sujet de ce blockbuster. J'étais curieux de voir comment le très bon roman de Max Brooks allait être adapté, mais je savais que son essence, le recueil de témoignages après les évènements, avait été complètement bouleversée par les scénaristes du film, lesquels ont d'ailleurs changé plusieurs fois au cours de la production. Le film était précédé d'une aura de film difficile, avec des tensions sur le tournage, des scènes retournées, des problèmes d'effets spéciaux... La sortie du film s'est faite 7 mois après la date initialement prévue. Mais les bandes-annonces laissaient penser que le spectacle était tout de même au rendez-vous.

 

Il y est, incontestablement. Pendant la première heure, on en prend plein les yeux, les zombies vont plus vite que Lance Armstrong dans l'ascension du Ventoux, le scénario, épais comme du papier à cigarette, avance à peu près bien. A tel point que je me suis dit que l'équipe créative avait vu et revu 28 jours plus tard, incontestable réussite du genre. L'histoire nous emmène un peu partout dans le monde, et même si les tournages se limitent à Glasgow et à Malte au lieu de Philadelphie, la Corée du sud et Jérusalem. On échappait aux sempiternelles images de télévision à la Roland Emmerich, nous montrant la Tour Eiffel, la Statue de la Liberté ou la Place rouge assiégés par les méchants zombies. La musique, elle aussi inspirée par le score de John Murphy sur le film de Danny Boyle, distille une atmosphère de tension assez palpable. Pour nous montrer l'ampleur de l'attaque, on n'hésite pas à utiliser le logiciel Massive, pour -entre autres- une scène qui semble directement inspirée par celle de la bataille du Gouffre de Helm dans Le Seigneur des Anneaux. Les zombies sont traités, en termes de comportement, comme des insectes, des créatures qui agissent en conscience partagée. Bref, de bonnes références, une réalisation impeccable, malgré un réalisateur, Marc Forster, plutôt novice dans le genre et les gros moyens. Seul Quantum of Solace, avant-dernier opus de la série James Bond, émarge dans cette catégorie au sein de sa filmographie.

 

Tout ça semble très positif, me direz-vous. Sauf que... sauf que lorsqu'on bascule dans la deuxième partie du film, lorsque Gerry n'enquête plus sur les traces du virus, mais doit fuir Jérusalem devant l'invasion subite des zombies, qui escaladent un mur qui avait tenu jusque-là, ça dérape... Une accélération de la menace due... aux chants des Palestiniens recueillis dans l'enceinte de Jerusalem. Auparavant le virus semble avoir été apporté à l'Occident par... des Nord-Coréens. Lorsque Gerry et une soldate israëlienne traversent un village gallois après un spectaculaire accident d'avion, la population ne lève pas le petit doigt pour les aider. Voilà pour le rayon clichés maladroits.

 

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Parlons maintenant des incohérences. Il y en a toujours dans ce genre de film, me direz-vous. Mais dans la deuxième partie elles envahissent le film, alors que les zombies sont moins nombreux (mais toujours bien présents). Je ne vais pas forcément les cataloguer, mais s'enfermer dans un laboratoire au milieu des zombies, en laissant sa seule arme au-dehors, c'est complètement con. Boire un soda dans ce même laboratoire, ça ne le fait pas non plus. Le Pays de Galles est un petit pays, d'accord, mais trouver l'établissement que l'on cherche après un accident d'avion dans la pampa, sans personne pour vous renseigner, ça relève de l'exploit impensable... Pensez-vous que dans un avion de la compagnie Belarus Airways, TOUT soit écrit en anglais ? L'équipage, alors que tous ses passagers est visiblement en pleine panique, doit-il ouvrir sa cabine à un inconnu qui frappe à la porte ? Le réalisateur passe un peu trop de temps sur le faciès de certains zombies, au point de les rendre presque risibles, alors que le but était de renforcer leur caractère inquiétant. Du moins je l'espère... Et puis dans la première partie, on nous montre un personnage de scientifique, qui a priori va tenir un rôle important. Pour, cinq minutes plus tard, le faire mourir de la façon la plus conne que j'aie vue depuis longtemps...

 

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Bon, ça fait grosse charge. Mais que voulez-vous, ces illogismes m'ont un peu gâché la fin du film, même si celle-ci tient grosso modo la route. Je ne sais pas quel contrôle Forster avait sur son montage (probablement pas grand-chose), mais lors de la première heure il s'est montré assez à l'aise avec les différents types de scène : violentes, intimistes, avec effets spéciaux, sans... Brad Pitt, seule star du casting (avec David Morse, excellent acteur de série B qui n'a hélas que 5 minutes de présence à l'écran), propose une partition sans grand relief, mais pas désagréable. Il n'est pas maquillé, ou si peu, et paraît presque son âge (oui, mesdames et mesdemoiselles, il aura 50 ans à la fin de cette année). Pas grand-chose à dire des autres comédiens, dont le temps de présence est peu important.

 

World War Z restera donc comme l'un des plus gros ratés artistiques de cette année 2013. Vraiment dommage, car il y avait matière à faire un excellent film, et le début en prenait la voie.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Entre Oblivion, Elysium, World War Z, cet été sent les gros blockbusters de science-fiction, à tendance post-apocalyptiques, ou apocalyptiques tout court.

 

C'est vers After Earth que s'est porté mon choix, un peu par hasard. Une volonté de se vider la tête, d'en prendre plein les yeux (mais en 2D), mais aussi une certaine curiosité face à ce film de M. Night Shyamalan, réalisateur capable du meilleur (Sixième sens, Incassable) comme du très discutable (La jeune fille de l'eau, Le Village) en passant par le blockbuster (Le Dernier maître de l'air). After Earth semble d'office émarger dans la dernière catégorie. Il s'agit en effet d'une idée originale de Will Smith, inspirée par le visionnage d'une émission sur des personnes en situation extrême avec son beau-frère, également crédité comme co-producteur. L'idée d'un père et son fils coincés en terre hostile après un accident de voiture. Le récit évolue vers une version plus science-fictionnesque, et le script est finalement rédigé par Gary Whitta (Le Livre d'Eli) et Stephen Gaghan notamment.

 

Nous sommes dans un futur assez lointain ; après que la Terre eût été déclarée inhabitable à cause de la pollution, des catastrophes naturelles, un corps spécial d'agents, baptisés Rangers, est formé pour organiser l'évacuation de l'humanité dans son intégralité. C'est la planète Nova Prime qui accueille les réfugiés, qui doivent se battre avec une race extraterrestre qui utilise les Ursas, des monstres énormes, pour lutter contre les envahisseurs. Aveugles, ces créatures ressentent les phéromones libérées par la peur de leurs proies pour les repérer. Mais au sein des Rangers de nouveaux combattants commencent à apparaître, des hommes qu'on surnomme les Effacés, car ils réussissent à éliminer la peur de leurs pensées. Parmi eux Cypher Raige (Will Smith) s'illustre particulièrement. Quelques années plus tard, en rentrant au foyer, Raige apprend que son fils Kitai (interprété par le vrai fils de l'acteur, Jaden Smith, qui s'est illustré dans le remake de Karaté Kid) n'a pas réussi son examen de Ranger.

 

Il décide toutefois de lui donner sa chance en lui proposant de l'accompagner sur son ultime mission. Mais l'Hesper, leur vaisseau, rencontre une pluie de météorites, et doit atterrir en catastrophe sur une planète inconnue, qui est en fait la Terre, retournée à l'état sauvage. Seules deux personnes survivent au crash : le père et le fils. Problème : le seul moyen d'appeler du secours est une balise présente dans la queue de vaisseau, laquelle a été séparée du reste de l'Hesper dans la descente sur Terre ; autre problème, Cypher est gravement blessé dans l'accident, et ne peut se déplacer ; et enfin ladite queue du vaisseau pourrait peut-être encore contenir un Ursa, retenu prisonnier pour des raisons de tests militaires. Du coup c'est le néophyte Kitai, 14 ans, qui doit traverser 100 km de terrain hostile, d'autant plus qu'il n'a aucune certitude que l'Ursa est mort dans le crash. C'est donc parti pour un survival doublé d'une course contre la montre dans un univers hostile (bien sûr le métabolisme des Humains a été modifié, et est moins compatible avec l'atmosphère terrienne).

 

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J'étais donc curieux, mais un peu échaudé par des films de Shyamalan récents à la qualité discutable. Ici le film est calibré, en bon blockbuster, pour en mettre plein la vue, mais il y a quand même des petites choses à signaler.

 

Parlons de l'histoire. Mon pitch est peut-être un peu laborieux, mais c'était pour vous indiquer les enjeux. Il est à noter que Will Smith est tout de même le maître d'oeuvre de l'ensemble : auteur de l'histoire originale, producteur, et acteur ; mais pas principal, puisqu'il s'efface rapidement derrière son fils Jaden, sur les épaules (encore un peu frêles) duquel repose le film. Le gamin, qui fêtera ses 15 ans début juillet, se révèle un peu tendre. Sur le plan physique, il tient à peu près la route, sa silhouette longiligne se prêtant pas mal à l'exigence de course de sa mission. Lorsqu'il faut jouer une séquence plus intimiste, son jeu d'acteur se révèle assez limité, sans profondeur. Il va fallloir que Papa Will lui donne quelques leçons. Celui-ci est lui aussi monolithique ; mais pour le coup cela se justifie, puisqu'il joue un super-soldat qui a banni la plupart des émotions de son registre, et qui se retrouve derrière une batterie d'écrans dans un vaisseau en miettes ; essentiellement, il doit montrer les stigmates de la douleur auquel il est soumis, ainsi qu'une pointe d'angoisse, puisqu'il est en liaison radio et video permanente avec son fils pendant son trekking.

 

Après, on peut se demander pourquoi l'histoire se déroule sur Terre, n'importe quelle planète du type terrestre aurait été crédible ; j'imagine que c'est symbolique. Heureusement le script (ou en tout cas le montage final) nous évite l'éventuelle et tentante rencontre avec des vestiges humains. Ici tout n'est que nature, bien qu'au final les distances parcourues soient presque dérisoires. Un bon point, donc.

 

Le film est donc l'occasion de voir de superbes paysages, l'essentiel du métrage se déroulant en décors naturels (parc naturel californien, paysages désertiques du Costa Rica...) ; film de SF oblige, il y a des effets spéciaux pour nous montrer Nova Prime, le vaisseau dans l'espace ou encore avec les Ursas et certaines créatures rencontrées sur Terre... L'occasion aussi d'une mise en abyme de la relation père-fils, le premier restant dans une posture de supérieur militaire, le second étant prêt à tout pour montrer sa valeur à son géniteur, étant traumatisé par la disparition de sa soeur aînée quelques années auparavant. Beaux décors, beaux sentiments, CGI impeccables, réalisation appliquée mais sans génie, que demander de plus ?

 

Shyamalan, malgré sa position de mercenaire ou de yes-man, arrive tout de même à placer certains de ses motifs favoris ; comme l'écologie, évoquée massivement (à cause du décor) mais sans forcer le trait. Il y a aussi le jeu habituel sur les couleurs, ici cristallisé par les propriétés textiles intelligentes de la combinaison de Kitai Raige, laquelle change de couleur si un ennemi s'approche, ou si son porteur est sur la voie de la mort. Il y a aussi une séquence subtile, lorsque Jaden Smith court pour échapper au gel de la nuit, où l'on voit celui-ci gagner progressivement les végétaux entourant le jeune aspirant Ranger. Et puis, je ne sais pas à qui on doit l'échange de dialogues final, mais il est surprenant et drôle, alors qu'on s'acheminait vers quelque chose de typiquement américain, patriote et militaire. J'ai aussi ressenti de la surprise à une ou deux reprises dans le film. La patte Shyamalan ? Peut-être.

 

Par contre le film est un peu long ; bien sûr le périple de Kitai dure plusieurs jours, mais curieusement c'est lors d'échanges verbaux, donc a priori courts, qu'on sent ce problème de rythme. Et il y a, comme souvent dans ce genre de films, des éléments carrément incohérents : il me semble difficile de gravir un flanc de volcan alors qu'il est presque tapissé de lave liquide, ou encore de réaliser un pontage d'artère fémorale sans moyens chirurgicaux.

 

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Au final cet After Earth remplit assez honorablement son contrat : on se vide bien la tête, on voit de beaux paysages, c'est correctement filmé. Pas le film de SF de l'année (enfin, je n'en ai pas vu des masses, sinon aucun pour l'heure), mais j'ai passé un agréable moment, un brin longuet.

 

Spooky

 

EDIT : On me dit que le film présente pas mal de choses préceptes à la scientologie. N'y connaissant rien, je ne peux qu'en dire : "Ah bon ? Et alors ?"

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Depuis les débuts des Ice Age (4 film à ce jour), le studio Blue Sky s'est peu à peu affirmé comme une alternative intéressante à la mainmise des studios Disney puis Pixar. Epic marque une nouvelle étape dans la progression de leur production, une étape en termes de technique et d'ambition.

 

Car Chris Wedge, co-président des studios Blue Sky et réalisateur de la plupart de leurs films, dont celui-ci, nous propose cette fois une histoire de grande ampleur, bien que se déroulant dans un cadre plutôt réduit. inspiré du livre pour enfant "The Leaf Men and the Brave Good Bugs", écrit par William Joyce.Dans nos jardins de petites créatures se livrent une bataille sans relâche : la nature, incarnée par les Hommes-feuilles sous le commandement de Ronin contre la pourriture, personnifiée par Mandrake, à la tête d'une horde de petites créatures maléfiques. Ajoutez à cela l'intrusion de Mary Katherine, une adolescente qui se retrouve projetée (et miniaturisée) en plein milieu de cette guerre...

 

Le principal atout du film est sa beauté formelle. C'est un festival de couleurs, une symphonie naturaliste qui n'est pas sans rappeler le magnifique Arrietty, le petit monde des chapardeurs (dont le sujet n'est pas si éloigné...). Blue Sky a mis le paquet, rajoutant la virtuosité technique au visuel soigné. En effet les scènes de poursuite à dos d'insectes ou d'oiseaux-mouche sont par exemple vraiment très bien foutues, tout en restant graphiquement très lisibles. Vous me direz que dans un monde d'insectes ce n'est pas forcément une gageure, au vu des moyens techniques d'aujourd'hui. Sauf que la plupart des personnages sont tout de même des humains ou des humanoïdes, qui sans être visuellement bluffants, sont assez convainquants. Les scènes permettent d'ailleurs des ambiances assez différenciées (et pour la plupart réussies).

 

Vous vous en doutez, le(s) message(s) délivré(s) par le film est/sont tout ce qu'il y a de plus classique(s) : respect et préservation de la nature, amour filial et parental, autonomie... Mais sans les asséner, Chris Wedge propose un long-métrage où l'action est omniprésente, à destination d'un large public (à voir à partir de 6 ans, même si je pense qu'on ne peut l'apprécier véritablement qu'à partir de 8 ou 10).

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Quelques petites actualités sur les adaptations des oeuvres de Stephen King...

 

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Je vous vantais il y a deux ans les mérites du roman Dôme. Fort de ce succès, Stephen King a donné son aval pour une série TV, dont voici une première featurette.

 

 

 

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A côté de ça, une nouvelle adaptation cinématographique de Carrie, avec la prometteuse Chloe Grace Moretz (Laisse-moi entrer, Kick-Ass 1 et 2, Dark Shadows, Hugo Cabret) s'avance (sortie en décembre). Voici la bande-annonce officielle. A noter que le premier film, réalisé par Brian de Palma, est sorti en 1976, qu'une "suite" (Carrie 2, la haine) est sortie en 1999, et qu'une adaptation TV a été réalisée en 2002.

 

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Dernière rumeur en date, les studios Warner réfléchiraient à une préquelle du film Shining de Stanley Kubrick...

 

Vos avis ?

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Si vous suivez un peu l'actualité des adaptations d'histoires de super-héros au cinéma, vous savez peut-être que chez Marvel on planifie ces productions par phases. La première s'est conclue l'an dernier par le très réussi -de mon point de vue- Avengers, et la deuxième va commencer avec le prochain Iron-Man, le troisième de la franchise, qui sort d'ici quelques jours... Petit rappel de ces phases, la troisième étant encore aux tous premiers stades de développement dans la Maison des idées...

 

(note : le visuel mis en illustration ci-dessus est de mon fait, il est donc rigoureusement moche ; et oui, un visuel appartient à la Phase trois)

 

PHASE UN : AVENGERS ASSEMBLED
Iron Man - 2008
The Incredible Hulk - 2008
Iron Man 2 - 2010 (un deuxième avis ici)
Thor - 2011
Captain America: The First Avenger - 2011
Marvel’s The Avengers - 2012

 


PHASE DEUX :
Iron Man 3 - 2013
Thor: The Dark World - 2013
Captain America: The Winter Soldier - 2014
Guardians of the Galaxy - 2014 ; une bande-annonce
Avengers: Age of Ultron - 29 avril 2015

Ant-Man : 17 juillet 2015

 

Des avis sur tout ça ?

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Oui je sais, l'année est déjà bien entamée, un quart est déjà presque passé. Mais je n'avais pas trop de visibilité sur les films de l'imaginaire de l'année...

 

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Bon, on va commencer fort, avec Cloud Atlas, réalisé par les frère et soeur (ex-frère) Wachowski et Tom Tykwer (Cour Lola cours), avec cette adaptation d'un roman de David Mitchell, qui raconte une histoire sur plusieurs siècles, avec des acteurs (dont Tom Hanks, Halle Berry) qui jouent plusieurs rôles.

 

Sorti le 20 mars également, et très visible grâce à une campagne marketing agressive, Warm Bodies raconte l'idylle naissante entre une humaine "vivante" et un zombie... Adapté d'un roman dont je vous avais déjà parlé.

 

Le 17 avril une nouvelle version de Carrie, adapté du roman éponyme de Stephen King, sort sur nos écrans, avec l'adolescente qui monte Chloe Moretz (Kick-Ass) et Julianne Moore en mère fanatique.

 

Dans Oblivion, Tom Cruise incarne un soldat assigné par une cour martiale sur une planète déserte pour y détruire les derniers vestiges de traces de vie extra-terrestre... et qui va aller petit à petit au-delà des apparences.

 

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Iron Man 3, qui s'annonce plutôt comme un gros thriller technologique, avec à la barre Shane Black, ami personnel de Robert Downey Jr, est LA production Marvel de cette année (oui, l'affiche est moche). Sortie le 1er mai.

 

Un nouveau volet de la saga Star Trek débarque le 12 juin, toujours avec JJ Abrams à la barre de l'Enterprise. Ca paraît très très spectaculaire.

 

Dans After Earth, Shyamalan met en scène un film qui voit un père et son fils s'échouer sur une Terre devenue inhospitalière et hostile. Dans les deux rôles principaux : Will Smith et son fiston Jaden. Sortie le 5 juin.

 

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Après le semi-échec de Bryan Singer, la Warner tente de redonner une nouvelle à l'Homme d'Acier avec Man of Steel, dirigé par le roi de l'image léchée Zack Snyder, cornaqué par Christopher Nolan. Sortie le 19 juin.

 

Le 3 juillet, c'est Brad Pitt qui combat les zombies dans World War Z, adapté du best-seller éponyme de Max Brooks.

 

Le 17 juillet, dans Pacific Rim, Guillermo Del Toro orchestre ici la guerre entre les "Kaijus", des créatures gigantesques surgies des flots, et les "Jaegers", des robots géants pilotés par les humains. Un duel au sommet qui s'annonce peut-être comme LE blockbuster de l'été 2013.

 

Le 24 juillet ce sont les origines de Wolverine qui nous seront racontées.

 

Un Matt Damon au crâne rasé plonge en 2159, alors que la population riche vit sur une station spatiale artificielle le reste de la population tente de survivre sur la Terre dévastée. Face à lui, on retrouvera Jodie Foster qui incarnera... une Française. Elysium sort le 24 août.

 

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18 septembre : La Cité des Ténèbres. Dès la sortie du premier tome en 2007 aux Etats-Unis, The Mortal Instruments de Cassandra Clare est devenue l’une des sagas littéraires les plus populaires chez les jeunes adultes. On y suit les pas de Clary (Lily Collins), témoin d'un meurtre commis lors d'une soirée. Elle est terrifiée lorsque le corps de la victime disparait mystérieusement devant ses yeux... Elle découvre alors l'existence d'un monde obscur et parallèle et y fait la rencontre d'un chasseur de démons. La jeune fille va alors se retrouver dans une guerre qui fait rage entre les chasseurs d'ombres et les forces démoniaques...

 

Le deuxième volet de la saga Hunger Games, l'Embrasement, devrait réchauffer les salles de cinéma au coeur de l'hiver prochain. Sortie le 27 novembre.

 

The Host 2 fait suite au film coréen de monstres qui avait secoué le box-office en 2006.

 

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Scary movie 5 : On ne prend (presque) pas les mêmes... et on recommence ! Emmené par Ashley Tisdale (qui remplace donc Anna Faris) et Simon Rex (vu dans Scary Movie 3 et 4), ce nouvel opus passe à la moulinette de la parodie des Black Swan, Paranormal Activity et autres Inception. Avec en guest-star le couple Charlie Sheen / Lindsay Lohan ! Oui, là encore, l'affiche est moche, mais ce coup-ci, c'est voulu.

 

Et vous, qu'en pensez-vous ?

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Oui, vous avez bien lu, les super-héros ont subi la censure... en France. Ce documentaire, acheté en librairie BD, retrace l'une de ces actions de censure. Après la seconde guerre mondiale, l'emprise politique et culturelle des Etats-Unis sur l'Hexagone était très forte. A tel point que les bandes dessinées américaines ont déferlé sur le pays. Afin de protéger nos chères têtes blondes (ok, ce sont nos parents maintenant), une loi fut votée en juillet 1949, assujetissant les publications destinées à la jeunesse à un certain nombre d'exigences. Une commission fut mise sur pied quelques mois plus tard. Ces deux instances sont toujours actives à l'heure actuelle, même si leur action est plus symbolique que dans les années 1950 et 1960.

 

Il faut savoir qu'à l'époque les associations d'obédience catholique, au premier rang desquelles l'UNAF (Union nationale des associations familiales) étaient plus influentes sur la vie politique. Et qu'elles en ont abusé, essayant de limiter l'arrivée de titres transatlantiques pour des motifs parfois farfelus. Ainsi Mandrake a-t-il été censuré car imprimé en Italie, et non pas en France. Ainsi Zorro et Flash Gordon se sont-ils vus retirer leurs masques dans les éditions françaises, car le masque, c'est le mensonge, et le mensonge, c'est pas bien. Ainsi certains épisodes de Tarzan n'ont pu être publiés à l'époque dans notre beau pays car on y montrait -par exemple- des gorilles trop proches de l'homme sauvage... Les robots, également, avaient mauvaise presse...

 

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Ainsi les Editions Lug, qui dans les années 1960 ont commencé à publier certaines histoires réalisées par les Editions Marvel, en ont fortement pâti. La revue Fantask a ainsi été menacée d'interdiction de publication en 1969, pour, je cite, "ses couleurs violentes, ses monstres impressionnants...". Lug a pris note de ces restrictions, a arrêté la revue qui s'est scindée en deux nouveaux titres, Strange et Marvel, pour lesquelles tout un atelier a été monté à l'époque. Traductrices, lettreurs, dessinateurs ont ainsi travaillé à rendre les comics de super-héros plus acceptables aux yeux de messieurs les censeurs. Jean-Yves Mitton et Reed Man, deux anciens de la maison Lug, témoignent en expliquant qu'il leur arrivait fréquemment de "gommer" des détails des planches (des armes, des perforations, du sang, les onomatopées, les expressions grimaçantes de certains personnages...). Les règles de publication pour la jeunesse obligeaient également les éditeurs à encarter des "reportages" n'ayant rien à voir avec le magazine (sur les trains, comment changer une roue...) ; bref, ça devenait un peu n'importe quoi, même si le talent des retoucheurs était réel et que leur travail n'empêchera pas plusieurs générations de jeunes lecteurs -dont votre serviteur- à parcourir émerveillé ces pages. Les équipes de Lug en étaient même arrivées à s'auto-censurer, à devancer les demandes de la commission de censure... Le documentaire montre d'ailleurs plusieurs exemples "avant/après" assez révélateurs...

 

Mais que voulez-vous, quand on reçoit un courrier avec en-tête du Ministère de la Justice menaçant d'une action en justice contre soi, ça fait peur, même si comme le souligne Bernard Joubert, qui a écrit un livre sur la censure envers les livres en France, il y avait peu de chances pour que cette menace aboutisse. A cette époque une seule maison d'édition, Artima, a été réellement interdite de publier.

 

Mais la commission de censure tenait à faire des soucis à Lug, car en février 1971, la revue Marvel se voit obligée de publier, dans son numéro 13, la lettre dont elle fait l'objet, toujours par rapport à son contenu, trop violent. Elle est ainsi interdite de publication aux mineurs... Essentiellement lue par les adolescents, elle va donc disparaître à terme. Les responsables éditoriaux, la mort dans l'âme, se résolvent à arrêter la publication, rendant le numéro 14 de la revue, pourtant annoncé, impossible à imprimer. Mais d'après Claude Vistel, responsable éditoriale (oui, c'est une femme) de Lug, il existait des épreuves de ce numéro 14, et peut-être même des deux suivants, car son équipe travaillait sur trois mois à l'avance. Lors de la vente du catalogue Lug à Semic, en 1998, les équipes et le matériel sont transférés de Lyon à Paris ; cela ne s'est pas fait sans remous, les anciens de Lug s'étant quelque peu révoltés contre leur nouvel employeur, et dans la confusion, il se pourrait que des documents aient été perdus ou même détruits. Ce qui explique que ce Marvel 14 ait acquis un statut de Graal pour les initiés... Des petits malins se sont d'ailleurs amusés à réaliser des faux Marvel 14...

 

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Anecdote amusante, dans ce n°13 de Marvel, la rubrique du courrier des lecteurs accueille un intervenant inattendu, Stan Lee lui-même. Le créateur de Spider-Man, des 4 Fantastiques, du Surfer d'Argent et des X-Men (entre autres) y exprime sa peine de voir la publication des comics US ainsi contrariée. Car les publications françaises étaient de grande qualité -malgré les caviardages dont je parlais précédemment- par rapport aux américaines, en termes de technique : aux petits points se substituaient alors des aplats de couleur. Là encore l'exemple d'un "avant/après" dans le docu est édifiant.

 

Un petit mot tout de même des deux co-réalisateurs, puisqu'ils font l'objet d'une interview filmée par Sci-fi Universe disponible en bonus du DVD du documentaire. Philippe Roure tomba un jour sur un article qui évoquait cette légende urbaine du Marvel 14, et eut l'idée d'en faire un court-métrage mêlant documentaire et fiction, à la manière d'une enquête. Il alla voir Metaluna Productions, dirigées par Jean-Pierre Putters (fondateur de Mad Movies, pour les amateurs de films de genre) et Fabrice Lambot, qui le mit en relation avec un scénariste, Jean Depelley, passionné par les comics et fan en particulier de Jack Kirby (créateur graphique des 4 fantastiques, de Hulk, des X-Men...). Tous deux partirent donc sur un documentaire de 52 minutes, avec une version raccourcie à 26. Leur témoignage me permit d'ailleurs d'apprendre comment Stan Lee fonctionnait avec ses collaborateurs : il donnait un pitch général au dessinateur, qui faisait seul le découpage, le scénario, avec des phylactères blancs, que Lee remplissait après coup, le résultat final étant souvent d'une troublante efficacité. Et voilà comment, un peu par hasard, votre serviteur comprend un élément essentiel qui lui avait échappé à la lecture d'un ouvrage sur les comics.

 

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Parmi les intervenants du documentaire, on trouve également Jean-Pierre Dionnet, fondateur de la revue Métal Hurlant, lui aussi dans le collimateur des censeurs pendant longtemps, et Alain Carrazé, journaliste et fan des comics de super-héros. Le résultat de tout ça est un documentaire franchement intéressant, mais trop court, j'imagine qu'une bonne heure et demie aurait peut-être permis de parler plus précisément de ce phénomène de censure en France dans les années 50 et 60, alors que ce n'était pas du tout le cas chez nos voisins européens...

 

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, vous pouvez voir la version courte du documentaire (26') sur Youtube.

 

Spooky.

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Vous en avez eu assez du Hobbit ? Eh bien vous en aurez encore !

 

Tout d'abord une version russe, de 1985. C'est assez kitsch (j'aime particulièrement les paillettes dans les cheveux et la barbe de Gandalf...), avec ce narrateur qui ressemble assez au professeur Tolkien... je vous recommande le passage chanté de 20'40"" à  23' 30'', mais aussi de 27' 15"" à 28' 15""). Sans oublier Gollum, à 34' 15''...  

 

Ensuite un dessin animé en stop-motion de 1966, dans lequel Smaug devient mystérieusement "Slag"...  Et Bilbo reçoit... une incongrue princesse avec les Thorin et Gandalf... Exit donc le 12 autres Nains... Seulement 12 minutes pour boucler le récit... La scène avec les trolls (aux alentours de la 5ème minute) est étrangement éclairée... Sa conclusion, vers 6' 28'', est d'ailleurs du grand n'importe quoi... Pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Shakespeare, les commentaires disent en substance "la drogue c'est mal".

 

 

Pour ceux qui seraient restés jusqu'à la fin du Hobbit, cette musique a donc accompagné le générique conclusif.

 

Et pour finir, je vous invite à lire l'interview d'un orque qui souhaite rétablir la vérité.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films



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Vous ferai-je le rappel de l'histoire du Hobbit, préquelle du Seigneur des Anneaux, dont l'adaptation a rassemble des millions de spectateurs dans le monde entier ? Vous rappellerai-je que celui qui a commencé à porter à l'écran cette saga, Peter Jackson, est une sorte de demi-dieu vivant dans son pays, la Nouvelle-Zélande, dont il a dû doubler à lui seul (enfin, avec toute son équipe) le PIB ?

 
Non. Car tout cela vous le retrouverez sans peine dans les billets de ce blog, rassemblés en ce lieu. Je ne parlerai pas non plus des aléas de la production, Sam Raimi ayant vite jeté l'éponge, Guillermo Del Toro (Hellboy) ayant été longtemps impliqué avant de lui aussi lâcher l'affaire, avant que Peter Jackson reprenne les rênes lui-même, secondé par Andy Serkis (qui joue Gollum), propulsé réalisateur de la 2ème équipe.


 


Je vais plutôt vous parler sans détour de cette adaptation -toujours par Peter Jackson-, ou plutôt de cette première partie (puisque trois volets sont prévus) sortie juste avant cette fin d'année. Le dernier blockbuster avant la fin du monde, en somme.


 


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Nous avons donc le voyage de Bilbo, jeune Hobbit sans histoire, accompagnant - un peu à reculons au début- une troupe de treize Nains et un sorcier, Gandalf, dans leur quête afin de récupérer l'or qui revient à leur chef, Thorin, héritier du dernier grand royaume de son peuple, lequel a été dérobé par un dragon, Smaug. Cette première partie se rapporte donc peu ou prou au premier tiers du roman, entre l'intrusion des Nains chez Bilbo et [SPOILER] l'arrivée de la Compagnie de Thorin en vue du Mont Solitaire.[/FIN SPOILER] Entre ces deux évènements, 2h45 de long métrage, qui peuvent sembler longs au puriste, tant Jackson a "enrichi" le matériau d'origine avec différents éléments. On avait déjà remarqué sa propension à faire des raccourcis, des coupes, ou des réécritures de certains passages du Seigneur des Anneaux. il en est de même ici, mais je vais vous parler plus en détail de ces différents arrangements, ma relecture du Hobbit étant assez fraîche.


 


Parlons d'abord des points qui fâchent.


 


D'abord sur le plan du design. Pour différencier les Nains, qui je le rappelle sont treize, il a bien fallu leur trouver des looks différents, les faciès des acteurs n'étant pas forcément mis en évidence, sauf pour deux ou trois d'entre eux. Par conséquent certaines coiffures ou chapeaux ne sont pas forcément heureux...
Idem, le sorcier Istari Radagast (dit le Brun) ressemble à un croisement entre un Ewok et un écureuil en fin de vie. Pour authentique qu'elle fasse, la coulée de guano qu'il arbore en permanence sur le côté du visage n'est pas une riche idée non plus.


 

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Sur le plan narratif ensuite : la scène avec les trolls, point fort du roman, a complètement été changée par Jackson et ses co-scénaristes. Certes, elle permet d'inclure tous les Nains dans la séquence, mais la façon dont Tolkien avait imaginé cette scène aurait dû, à mon sens, rester telle quelle, même si elle paraît burlesque, elle fonctionne très bien... Le personnage de Radagast, sorcier à l'instar de Gandalf et de Saroumane mais qui vit en ermite dans la forêt, est présenté de façon assez maladroite.
Fumant des champignons, se déplaçant sur un traîneau tiré par... des lapins (certainement la pire idée de Jackson), son côté semi-clochard ne passe franchement pas. Dès lors, j'en suis presque venu à me demander quel intérêt il pouvait avoir. Une seule scène justifie, à vrai dire, sa présence à l'écran, laquelle permet de relier ce Hobbit au Seigneur des Anneaux. Mais franchement, je pense que sa présence aurait pu être réduite de trois quarts sans dommages, avec tout le respect que je dois à son interprète.


 


Autre point qui peut faire débat, mais là pour le coup je ne jette la pierre à personne, l'aspect physique des acteurs. Certains, déjà présents dans le Seigneur des Anneaux, doivent revenir en Terre du Milieu dix ans plus tard. Et pour certains, comme Ian Mc Kellen, qui joue Gandalf, la différence se voit, alors que cette histoire est censée se passer 60 ans auparavant... Christopher Lee, qui joue Saroumane, accuse lui aussi un peu le poids des années. Au rang de ceux chez qui ça se voit moins, citons Cate Blanchett (Galadriel), qui a tout de même des pattes d'oie au coin des yeux, Hugo Weaving (Elrond), ou encore Ian Holm qui jour Bilbo vieux. A noter tout de même que Holm (81 ans) et Lee (90 ans) sont restés à Londres pour tourner leurs scènes, ne se sentant pas forcément de taille à travers le monde pour une journée de prises de vues. 


 
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Pourquoi Bilbo vieux ?


 


Parce qu'en prologue de ce Hobbit, Jackson a décidé de placer -entre autres scènes explicatives- une séquence se déroulant juste avant le début de son Seigneur des Anneaux, c'est à dire le matin de réception qui verra Bilbo disparaître, et son neveu Frodo hériter de l'Anneau. On voit donc également Elijah Wood (Frodo) pour une courte scène. Jackson en rajoute dans les scènes préliminaires, nous emmenant plus loin dans l'histoire de la Terre du Milieu, nous racontant les tenants et les aboutissants de l'affaire qui amène Thorin et ses compagnons chez Frodo, mais aussi et surtout la bataille qui vit la fin du dernier Roi sous la Montagne, et l'affrontement entre Azog, un orc sanguinaire, et Thorin, alors jeune prince. Episode -ajouté- qui a son importance et explique un certain nombre d'agissements de l'un et de l'autre par la suite. Au passage on comprend le pourquoi du surnom de
Thorin, Ecudechêne.


 





 


Un point pas forcément négatif, mais qui est à signaler : Bilbo et ses compagnons font une halte à Rivendell, alias Fondcombe, refuge d'une communauté d'elfes guidés par Elrond. Il s'agit de la première visite d'un Hobbit en cette région, et si on voit bien l'émerveillement de Bilbo face à la poésie, la beauté du lieu, on y passe beaucoup trop peu de temps pour vraiment apprécier... Question de timing sans doute.


 


La scène où les Nains font la vaisselle chez Bilbo en chantant une geste sur leur future aventure fera sans doute hurler plein de gens qui parleront d'une scène semblable dans Blanche-neige et les 7 nains, mais... elle est présente dans le texte original...


 


Après, certains diront que c'est nul parce qu'un peu bêbête, mais je vous le rappelle, le Hobbit est avant tout un livre pour enfants, les grincheux...


 


Passons maintenant aux point positifs.


 


Jackson n'a rien perdu de sa virtuosité de réalisateur, il nous propose une longue scène de bataille entre la Compagnie de Thorin et des orcs sous les Monts Brumeux, d'une virtuosité impressionnante. Une scène bien sûr fortement assistée par ordinateur. Autre moment fort de l'histoire, la rencontre entre Bilbo et Gollum, créature recluse dans les profondeurs des Monts Brumeux. Une fois encore la réalisation en motion capture est sans faille, et Gollum a bien l'air plus jeune que dans Le Seigneur des Anneaux. Un
autre petit mot sur cette séquence, car elle occupe une place centrale, puisque c'est à cette occasion, et par hasard, que Bilbo trouve l'Anneau unique, qui lui rendra par la suite bien des services. Le contenu de la scène me semble coller presque à la perfection au récit originel, je n'ai rien à redire dessus.


 


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Une autre scène, moins importante, est celle des orages auxquels sont soumis nos héros sur ces mêmes Monts Brumeux ; orages pendant lesquels des géants de pierre se livrent une bataille farouche, balançant des morceaux de montagne par-ci, écrasant des pans entiers des mêmes montagnes par là. c'est juste impressionnant.


 


Petite satisfaction de fan : la carte que Gandalf déroule devant les Nains chez Bilbo est un fac-similé de celle réalisée par Tolkien lui-même en 1937.


 





 


Autre point positif : que ce soit lors du prologue explicatif ou de la fin (provisoire bien sûr) de cette première partie, on ne voit pas Smaug. A peine peut-on l'imaginer, d'après une queue se faufilant dans un tunnel, une patte gigantesque renversant des maisons ou un oeil enfoui sour un monceau d'or s'ouvrant au moindre bruit... Ca s'appelle du teasing, les amis, et c'est efficace, car on a envie de voir à quoi ressemble Smaug.


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Pour le reste, on est en terrain connu, si j'ose dire : les paysages de Nouvelle-Zélande sont toujours magnifiques, on a droit à une image de belle qualité (j'ai vu le film en 3D, mais pas en 48 images par seconde, du coup la fluidité n'était pas totale).


 


Sur le plan du casting, rien à dire : Martin Freeeman, qui incarne le célèbre médecin Watson dans la série Sherlock, est parfait en petit personnage tranquille dont les journées sont rythmées par l'heure du thé et le jardinage, mais qui peut se révéler très courageux dans une situation extrême. Chez les Nains, Thorin, joué par Richard Armitage (acteur britannique vu dans Captain America ou différentes séries britanniques), se détache nettement, à l'instar d'un Viggo Mortensen en Aragorn sur Le Seigneur des Anneaux. Difficile de détacher l'un ou l'autre des Nains, mais je les trouve bien dans leurs rôles. Ian Mc Kellen est égal à lui-même, puissant, lumineux, mais je le trouve bien fatigué tout de même...


 


Un ajout de taille par rapport au livre de Tolkien : Azog, l'orc pâle blessé jadis par Thorin, et qui commande la chasse des Ouargues sur ses compagnons ; il n'est que mentionné dans le roman de Tolkien, mais tient ici un rôle conséquent, qui permet aux deux ennemis de s'affronter dans une belle scène.


 


Au final, mon sentiment est nettement positif : certes, Jackson s'écarte du texte plus d'une fois ; parfois cela se justifie, parfois absolument pas (je ne décolère pas contre le personnage de Radagast). Ensuite certains ajouts, dont une partie est présente dans les appendices du Seigneur des Anneaux et dans d'autres textes, ont pour but, en fin de parcours, de nous proposer un ensemble cohérent sur les 6 films adaptés de l'oeuvre de Tolkien. On aura alors une idée de la vision globale d'un fan qui a donné son adaptation. Et pourquoi pas, même s'il y aura toujours des manques, des choix artistiques discutables... Il y aurait dequoi remplir deux bouquins sur le film, mais je vous ai assez parlé de Hobbits, de Nains et et d'Orcs pour cette année. Je vous souhaite à tous et à toutes une belle fin du monde d'année 2012.

 

Spooky  

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Publié le par Spooky
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Et oui, vous pouvez écouter toute la musique du premier volet du Hobbit, Un voyage inattendu, derrière ce lien. Attention, pas morceau par morceau, mais en écoute continue... Qu'en pensez-vous ? Moi je trouve le score de base très proche de celui du Seigneur des Anneaux...

 

Autre écoute audio, celle du roman lu par Dominique Pinon. Cette fois-ci je passe par le forum de l'excellent site Tolkiendil, dont j'espère vous parler prochainement.

 

Et pour finir sur le plan de la musique, n'oublions pas cette version de Bilbo Baggins par Leonard Nimoy, alias Mr Spock dans Star Trek. (c'est n'importe quoi ce lundi matin, je vous l'accorde)

 

Spooky.

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