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...:::Ansible:::...

...:::Ansible:::...

Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

films

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate dont il cherche la clé - en forme de cœur - qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n’est que le début de l’aventure…

 

Ce n'est que le point de départ de l'histoire, et celle-ci va connaître des développements, je dois le dire, assez inattendus. Martin Scorsese, connu pour des chefs-d'oeuvre tels que Mean StreetsTaxi driver, New York New York, Raging Bull, After Hours, La Couleur de l'argent, les Affranchis, Casino, Gangs of New York, Aviator, Shutter Island..., souhaitait depuis longtemps réaliser un film pour enfants. C'est son producteur, Graham King, qui tombe sur le roman de David Selznick, l'Invention d'Hugo Cabret, et qui lui propose de l'adapter. Bien sûr, il y eut quelques coupes, l'intrigue est centrée sur l'histoire d'Hugo (avec quelques à-côtés quand même). Scorsese décide en plus d'expérimenter la 3D redevenue à la mode, et sort donc ce film, largement salué par la critique, en 2011.

 

La production d'Hugo Cabret a été très coûteuse, dépassant celle d'Inception, par exemple, car Scorsese a mis du temps à apprivoiser la technologie 3D et a fini son film avec plusieurs mois de retard. Le résultat à l'écran est tout de même splendide. La Paris de 1931 est constamment illuminée, baignant dans des tons ocres et bleutés (parfois jusqu'à l'excès), et l'on sent qu'énormément de plans ont dû être retouchés. Le film comporte plusieurs vues magnifiques de Paris, on voit à quoi sert la 3D... Bien sûr, la vision du réalisateur comporte toujours ces imageries d'Epinal avec le béret, les airs d'accordéon et l'air vaguement bouseux des personnages. On n'a pas la baguette, c'est déjà ça.

 

Pour incarner son héros, Scorsese est allé jusqu'à Londres, et dénicher un jeune comédien, Asa Butterfield. Visage encore un peu poupin, yeux bleus azur (là encore, je soupçonne la retouche), notre Gavroche s'en sort pas mal, nullement impressionné par la taille de la production. la jeune Isabelle est quant à elle incarnée par Chloé Moretz, particulièrement remarquée dans Kick-Ass, alors qu'elle a déjà une grosse carrière derrière elle. On la trouve également à l'affiche du Dark Shadows de Burton, et prochainement dans le rôle-titre du remake de Carrie. Bizarrement, je l'ai trouvée décalée dans le rôle, passant son temps à sourire, et apportant une touche un peu aristocratique et... britannique (alors qu'elle est américaine) alors qu'il n'en était nul besoin. Les enfants sont entourés de seconds rôles pas piqués des vers : Ben Kingsley, qui jour le parrain d'Isabelle et va tenir un rôle central dans l'intrigue, Sacha Baron Cohen, en flic ferroviaire mutilé à la guerre (très bizarre, mais SBC est coutumier du fait), l'éternel Christopher Lee (en bibliothécaire, merveilleux), Jude Law... Aucun ne cabotine, tous sont au service de ce film qui est en fait un hommage aux débuts du cinéma.

 

[ATTENTION, SPOILERS]

Car l'enjeu d'Hugo Cabret est là. Très vite l'aspect sentimental du fils qui essaie de trouver un message de son père, trop tôt disparu, dans l'automate qu'il lui a légué est relégué au second plan, car Hugo découvre que le vieillard bougon qui tient une boutique de jouets en face de sa cachette n'est autre que Georges Méliès, le pionnier du cinéma ! A partir du tiers du film on bascule dans l'hommage massif mais justifié à cet homme qui était tombé dans l'anonymat une vingtaine d'années plus tôt. Cela occasionne beaucoup de séquences poétiques, qui émerveilleront sans doute pas mal de jeunes spectateurs. Scorsese s'est également "amusé" à reproduire certaines scènes des films de Méliès, et le résultat est assez bluffant, ce qui a amené le film jusqu'aux Oscar™ de cette année... A côté de cette réussite formelle, il y a tout de même quelques petits ratés ; certains effets manquent de naturel, comme cette séquence où, après avoir été réparée par Hugo, une souris mécanique appartenant à méliès tourne sur son comptoir. A la limite un véritable jouet aurait été plus crédible qu'une incrustation grossière (et inutile !) d'effets spéciaux. Mais on me dit que cette séqunce avait été étalonnée exprès pour la 3D. Soit. Il y a aussi un tiers du film où l'intrigue est un peu cucul, ça sourit dans tous les coins, on fait un peu de la grosse farce (la plupart des scènes avec Sacha Baron Cohen). On se rend ainsi compte que le film est aussi à destination des plus jeunes (à partir de 6 ans), et c'est un peu dommage, je pense qu'un scénario avec plusieurs niveaux de lecture tout du long aurait mieux fonctionné.

[/FIN SPOILERS]

 

Au final, j'ai bien aimé Hugo Cabret ; techniquement bien fait (même si certaines séquences auraient mérité plus de simplicité), le film s'éloigne d'un point de vue classique pour dériver vers un bel hommage aux débuts du cinéma, en faisant une sorte de mise en abyme plutôt agréable. Pas un chef-d'oeuvre, mais sans doute un bon film.

 

 

Spooky.

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Bonjour tout le monde, en attendant de pouvoir aller le voir et vous en parler en long, en large et en travers, j'ai changé l'image de fond du blog pour le mettre aux couleurs de Prometheus, le dernier film de Ridley Scott. On en reparle bientôt. ;)

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Bon, en attendant le premier volet de l'adaptation du roman de JRR Tolkien par Peter Jackson dans plus de six mois, Voici quelques petites choses sur le thème du Hobbit.

 

D'abord un hôtel inspiré par les trous de Hobbit, ces maisons enterrées...

 

Ensuite une version inédite de Bilbo le Hobbit ressurgit sur le web... On va en reparler je pense.

 

Et pour fnir un Vulcain nous conte une ballade sur un petit Hobbit.

 

On ne va pas se laisser abattre, hein ?

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Oui je sais, je sais, il était temps que je vous parle de ce blockbuster, que d'aucuns considèrent comme LE film de super-héros ultime. Il faut dire que ces dernières années ont été fastes pour la maison d'édition Marvel, avec deux Iron-Man, un Thor, un Captain America, deux Hulk... Et la présence du personnage de Nick Fury dans tous ces films ou presque, annonçant l'inéluctabilité de la réunion de six membres de cette confrérie des Vengeurs. Certes, il ne s'agit pas de l'équipe d'origine, Ant-Man et La Guêpe sont respectivement remplacés par Oeil de Faucon et la Veuve noire. Il s'agit là du même procédé que pour les X-Men, on met les personnages les plus populaires, les plus bankables, créant ainsi une nouvelle chronologie à côté de celle(s) existant dans les comic, d'autant plus que ce film se réfère aux précédents tournés dans le même univers. A noter que des personnages comme Wolverine et Spider-Man, héros d'autres films, ont fait partie des Vengeurs des comics ; mais avant que Marvel ne monte son propre studio de production cinématographiques, les droits correspondant à ces personnages ont été vendus à d'autres studios. On ne les verra donc jamais dans cette franchise. Près de 50 ans d'histoires et 500 numéros passés plus ou moins à la trappe.

 

Parmi ces personnages, nous avons donc Hulk, alias le Dr Bruce Banner, physicien irradié par des rayons gamma, qui se transforme en crotte de nez radioactive géante quand quelque chose l'irrite ; Tony Stark, alias Iron-Man, milliardaire playboy ci-devant marchand d'armes qui a inventé une armure volante ; Steve Rogers, plus connu sous le sobriquet de Captain America, soldat surdopé qui s'est retrouvé congelé avant la fin de la deuxième guerre mondiale et qui joue au frisbee mieux que personne ; Thor alias Thor, faux surfer avec un GROS marteau pour planter des clous ; Natasha Romanoff, espionne russe aux qualités pulmonaires et gymnastiques remarquables, et enfin Clint Barton, capable de toucher un moustique à un kilomètre les yeux femés avec ses flèches. Dans son dos. Un mélange étonnant et intéressant, même si je regrette de ne pas avoir vu Ant-man (l'Homme-fourmi pour les non-anglophones), un personnage que j'aime bien.

 

L'histoire est simple : Loki, exilé au fin fond du trou du c... de l'espace par son frère Thor dans le film éponyme, trouve des alliés chez les Chitauri, des méchants extraterrestres pas beaux. Il souhaite récupérer un cube aux pouvoirs immenses, le Tesseract, mais a besoin du portail dimensionnel des méchants aliens pour revenir sur Terre, qu'eux-mêmes convoitent. Le pacte passé, Loki revient donc, et le S.H.I.E.L.D, une unité paramilitaire gouvernementale secrète dirigée par Nick Fury, est chargé de l'arrêter. Face à la menace qui se trouve derrière Loki, Fury décide de réanimer un vieux projet, créer un groupe de super-héros pour suppléer aux défaillances des moyens de défense conventionnels. Comme ils étaient déjà plus ou moins dans le coup, cinq super-héros vont répondre présents : les six déjà pré-cités, sauf Oeil de Faucon, que Loki a réussi à gagner à sa cause par son pouvoir de persuasion au moment du vol du Tesseract. Le combat peut commencer...

 

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Alors disons-le tout de suite : une fois mises de côté les incohérences dues aux super-pouvoirs, il en existe une foule dans le scénario, des libertés que Zak Penn (déjà présent sur X-Men 2 et 3, et l'Incroyable Hulk) et Joss Whedon, les deux coscnéaristes, ont pris pour donner un maximum de place au spectacle.

 

Et du spectacle il y en a. Chacun des super-héros a droit à SA scène, celle qui le place comme le héros potentiel d'une nouvelle franchise s'il n'en a pas déjà eu. Comme ça pas de jaloux. Ca se bastonne entre Vengeurs d'abord, puis contre Loki, puis contre les méchants extraterrestres qui bien sûr réussissent à prendre pied sur notre planète, mais pas pour longtemps. Il y a de l'excellent boulot sur le plan visuel, je pense à une scène où Tony Stark revêt son armure pendant une chute libre, mais aussi et surtout une scène de combat dantesque où l'on voit tous les personnages dans les rues (et les airs) de Manhattan, réalisée d'un seul tenant, sans coupure. Tout simplement impressionnant et magistral. Joss Whedon, le réalisateur, s'avère un excellent technicien pour les scènes d'action. On en prend plein les yeux donc, et de ce point de vue-là, c'est probablement le meilleur film de super-héros jamais fait. Mais narrativement, le premier X-Men était meilleur, plus cohérent. Il faut toutefois noter que Whedon et Penn ont préparé le terrain pour d'autres productions, puisque les agissements du S.H.I.E.L.D. prêtent à suspicion, et que l'on sent que l'histoire entre Natasha et Clint n'est pas forcément terminée.

 

Le film bénéficie aussi d'un autre gros atout : un humour simple, presque universel, qui marche à tous les coups. Sur ce plan, le personnage de Stark/Iron Man vaut à lui seul le détour, comme lorsqu'il rétorque à Loki, qui dit avoir une armée, qu'il a lui "un Hulk". Ma scène préférée est de loin celle où Loki dit à Hulk qu'il est un Dieu, qu'il ne va pas se laisser malmener, et où le géant vert le balance dans les airs et contre le sol comme une vulgaire serpillère. Irrésistible. Hulk en profite d'ailleurs pour mettre quelques tampons à ses camarades, comme cette tronche de cake de Thor. J'en ai rêvé, Hulk l'a fait.

 

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Autre atout maître, le mélange des différents personnages avec leurs personnalités : Whedon me semble avoir réussi cet amalgame, on sent une vraie alchimie entre toutes ces stars, et leurs alter ego aux super pouvoirs qui ont des personnalités très différentes. J'ai par exemple apprécié l'antagonisme entre Captain America et Iron Man, tellement différents dans leurs éducations, leurs caractères... La relation toute particulière entre Loki et Thor est aussi bien amenée, et nous amène à comprendre un peu la blessure et la colère du dieu nordique. Il y a un bon boulot d'écriture sur ce plan-là.Par contre, au niveau des aliens, c'est moins soigné, ils n'arrivent pas à être véritablement intéressants, à attaquer de façon concertée ; de même on se demande un peu à quoi servent leurs léviathans, si ce n'est à réaliser des scènes de combat d'anthologie.

 

Les acteurs sont plutôt bons ; rien à dire du côté de Robert Downey Jr (Stark/Iron Man), Samuel L. Jackson (Nick Fury), Chris Evans (Steve Rogers/Captain America) et même Chris Hemsworth (Thor) et Tom Hiddleston (Loki). Les "petits nouveaux", comme Scarlett Johansson (Natasha Romanoff/La Veuve noire) et Jeremy Renner (Barton/Oeil de Faucon) ont été bien dirigés, nul doute qu'on va les revoir dans ces rôles, même s'ils sont déjà apparus respectivement dans Iron Man 2 et Thor. Mention particulière à Mark Ruffalo, qui a dû remplacer au pied levé Edward Norton dans le rôle du Dr Bruce Banner, même s'il a moins de scènes d'"acteur"... Et notons l'arrivée de Cobie Smulders parmi les agents du S.H.I.E.L.D.

 

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Un petit mot sur Joss Whedon, qui était un peu le candidat idéal pour cette prodcution. Il cumule les séries à succès avec Buffy contre les vampires, Firefly et Angel, et il est aussi scénariste de nombreuses séries Marvel. Avengers est seulement son second film en tant que réalisateur, après Serenity (qui n'est que la transposition sur grand écran de sa série Firefly après l'arrêt prématuré de celle-ci) ; un bon film d'ailleurs...

 

En substance, Avengers est un excellent film de divertissement, probablement l'un des plus brillants jamais réalisés ; Whedon et son co-scénariste ont réussi les points les plus importants : la cohésion des personnages, leur temps de présence à l'écran, et les audaces visuelles. Pour un film plus complet, notamment sur le plan narratif, on lui préfèrera le premier X-Men, qui a déjà 12 ans. Mais si vous voulez prendre votre pied, allez le voir sur grand écran (n'ayant pas testé la 3D, je ne jugerai pas de son intérêt). Et n'oubliez pas de rester jusqu'à la fin du générique, il y a, comme dans la plupart des dernières adaptations Marvel, un cliffhanger...

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Ceux qui suivent le blog régulièrement savent que je suis cette franchise depuis huit mois maintenant. Le phénomène est arrivé sur nos écrans, et afin de ne pas arriver sans rien savoir, j'ai lu le roman original. Pour ceux qui auraient la flemme de tout relire, voici le synopsis du film :

 

Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l'Amérique du Nord, le Capitole, l'impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille - les "Tributs" - concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s'être rebellée et stratégie d'intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s'affronter jusqu'à la mort. L'unique survivant est déclaré vainqueur.
La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années mais n'est plus désormais qu'une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l'arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l'amour...

 

La bande-annonce, sans surprise, laissait voir un film plutôt pas mal fichu, et a priori dans la veine du roman. Mais plutôt que de vous renvoyer à des tas d'autres sites, je vais vous parler du film, qui se révèle d'emblée assez proche de l'esprit du roman. L'ensemble des éléments s'y trouve : la Moisson, les longs préparatifs, la montée en puissance médiatique, les Jeux proprement dits, le décor, l'aspect physique de la plupart des personnages, le déroulement des évènements... Les coscénaristes, au rang desquels Suzanne Collins, l'auteure de la trilogie romanesque, ont ajouté quelques éléments montrant ce qu'il se passe en-dehors de l'Arène pendant les Jeux. Voilà pour le général. Rentrons dans le détail à présent...

 

Le casting tout d'abord. Katniss, héroïne de Hunger Games, est incarnée par Jennifer Lawrence, qui n'est pas une inconnue puisqu'elle joue -en particulier- la jeune Mystique dans le récent X-Men : First Class. Si l'on met de côté son âge (20 à 21 ans au moment du tournage, alors que Katniss est censée n'en avoir que 16), ce choix semble opportun, puisqu'elle a de la présence, et qu'elle n'est pas trop belle, sans être un laideron. Elle a du charme, tout comme Katniss. A ses côtés, Josh Hutcherson incarne le difficile à suivre Peeta Mellark. Jouissant d'une gueule typique d'ado américain de film populaire, cet acteur vu dans l'Assistant du vampire doit lui aussi survivre en milieu hostile. Hunger Games bénéficie en outre d'un casting d'"adultes" de choix, en la personne de Woody Harrelson, Stanley Tucci ou encore Donald Sutherland. La présence de Lenny Kravitz dans le rôle du styliste attaché à Katniss et Peeta peut surprendre, mais il est au diapason de l'équipe, sans cabotinage. Un petit mot au sujet de Liam Hemsworth, qui jour le rôle de Gale, l'ami d'enfance de Katniss ; il est censé avoir 18 ans, mais en paraît... 25 (alors que l'auteur vient de fêter ses 22 ans). Le casting est donc, dans son ensemble, plutôt pas mal.

 

Comme je l'ai dit, le film suit bien l'histoire originale (j'imagine que Suzanne Collins, créditée également comme productrice exécutive, y a veillé), même si de nombreuses coupes ont été opérées. Ainsi au cours des premières 24 heures pas moins de 13 participants sont éliminés du jeu. Celui-ci semble se terminer en 4 jours, alors que cela dure nettement plus longtemps en réalité. De même, Haymitch accepte ici presque tout de suite d'aider franchement les deux adolescents, alors que dans le roman il met plusieurs jours à dessaoûler, mettre de côté son cynisme, etc. ; à noter aussi une caractéristique toute particulière des espèces de chiens qui attaquent les participants qui a été complètement gommée, alors que cette caractéristique rajoutait à la cruauté de l'ensemble... Certains choix scénaristiques peuvent donc surprendre et décevoir. Un autre choix, comme celui de montrer ce qu'il se passe en-dehors, me semble à la fois justifié et bien vu. Justifié car il nous permet d'avoir un regard extérieur sur les aventures de Katniss, d'avoir des renseignements "techniques" (sur les guêpes tueuses, par exemple), bien vu car cela montre l'omniprésence de la téléréalité, des medias dans une société totalitaire.

 

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Une société que les créateurs du film ont voulu montrer avec évidence, les décors et les costumes "hors Arène" étant très inspirés par le Bauhaus allemand. On se croirait par ailleurs dans 1984... Si les plus jeunes spectateurs ne connaissent pas trop les heures plus sombres de l'histoire de l'Europe, ces références visuelles y font tout de même instantanément penser, et ce n'est pas innocent, bien sûr, la société régie par le Capitole faisant régner la terreur et la misère dans les districts. Si le style visuel -que l'on qualifiera en raccourci de "fasciste", même si le Bauhaus fut banni par les nazis- justifie le côté immaculé de certains looks, il ne justifie pas en revanche l'aspect propret des protagonistes des Jeux, qui semblent traverser presque tout le film en sortant de la douche. Lorsque Katniss sort Peeta d'une gangue de boue, seul son visage est réellement maculé, ses vêtements, sans être nickels, sont plutôt propres. De même, les habitants des districts sont censés mourir à moitié de faim, la mère de Katniss être une loque. Ils ont tous l'air en assez bonne santé, ces gens... Mauvais point, qui nous amène au suivant, l'édulcoration de la violence. Dès leur arrivée dans l'Arène, les tributs s'entretuent pour accéder à des équipements divers. On a droit à une giclée de sang et deux adolescents qui brandissent des lames. Tout ça pour que le film soit "visible" par toutes les catégories du public, c'est bien dommage.

 

L'autre point noir du film est la façon de filmer. Le premier tiers est cadré par un chef opérateur qui a la tremblote, qui fait des travellings très rapides, alors que l'action ne s'y prête pas. Et c'est filmé de trop près. C'est assez désagréable. Je pense que le premier assistant du réalisateur devrait arrêter le café. Heureusement que les deux tiers suivants sont filmés de façon plus classique, car sinon je pense que j'aurais quitté la salle, en proie à des maux de tête. Tiens, parlons un peu du réalisateur, Gary Ross. Producteur et scénariste de films comme Big ou La légende de Despereaux, je l'avais pour ma part remarqué avec Pleasantville, l'histoire d'un frère et une soeur de notre époque qui se retrouvent parachutés dans une série des années 1950, bien-pensante. Ici il fait du bon travail sur un film de commande, qui risque de lui ouvrir d'autres portes.

 

Au final, Hunger Games est un bon film, assez respectueux de l'esprit du roman qu'il adapte, bien qu'édulcorant nettement le propos. Ceux qui ne connaissent pas le roman de Suzanne Collins passeront un bon moment, les aficionados seront certes un peu déçus, mais satisfaits par l'ensemble de la production. Il serait quand même intéressant de pousser le propos sur le côté totalitaire de cette société dans les suites, déjà prévues, car c'est là le vrai sujet des romans de Suzanne Collins...

 

Spooky.

 

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Publié le par Spooky
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Sherlock Holmes (Robert Downey Jr, délicieusement facétieux), détective haut en couleur, enquête sur les multiples attentats qui se déroulent dans l'Europe de la fin du XIXème siècle. Il soupçonne un certain professeur Moriarty (Jared Harris, froid comme la mort) d'y être mêlé.
Personnage fétiche de la littérature britannique, Sherlock Holmes n'en a que le nom. Les aventures de cette icône sont librement réécrites pour le cinéma. Dans cette suite, Guy Richie retrouve ses héros pour une aventure beaucoup plus complexe que la première.
Dans le premier volet, nous avions une ambiance ésotérique baignant dans la magie noire et la sorcellerie. A force de déductions et grâce à l’appui inestimable du docteur Watson, Holmes arrivait non sans mal à défaire tous les noeux qui ont été faits.
Le premier opus était brillant, plein d'humour, d'action, saupoudré d'effets visuels plus adroitement utilisés que dans les films de John Woo (John qui??? John Woo!!!)

Dans ce deuxième film, la difficulté réside dans le fait que des attentats ont lieu partout en Europe et que Holmes ne peut pas être partout, et surtout que Moriarty est un joueur redoutable. Aussi redoutable que Holmes lui-même avec ses déductions. Les deux ennemis jouent une partie d'échecs dont on ne sait qui pourrait être le vainqueur. On peut imaginer la difficulté pour quelqu'un de se combattre soi-même. C'est là toute la problématique de cette enquête.
De son côté, Watson (parfait Jude Law) épaule toujours son ami tout en essayant de se marier non sans que Holmes montre sa profonde désapprobation (comme toujours).

L'humour reste de mise (notamment les joutes verbales des deux héros, ainsi que certains déguisements de Holmes, sans oublier le frère de celui-ci, irrésistible de décontraction, interprété par Stephen Fry), l'action et les observations rapides de Holmes sont toujours présents et font le sel de ce long métrage.

Une réussite totale malgrès une presse un peu moins conquise que pour le premier volet.
Personellement j'ai préféré celui-ci.

 

Kami.

 


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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2012 s'annonce comme une belle année pour les fans de l'imaginaire sur grand écran. Pour ma part plusieurs films déjà annoncés me mettent l'eau à la bouche.

 

En premier lieu, bien sûr, Hobbit, an unexpected journey, l'adaptation de Bilbo le Hobbit par Peter Jackson. Un an avant la sortie de la première partie, le réalisateur néo-zélandais a lâché sa première bande-annonce.

 

Il y aura aussi, auparavant, le prochain Batman, intitulé The Dark Knight Rises, et il devrait s'agir là du dernier volet réalisé par Christopher Nolan. Avant une remise à plat de la franchise ?

 

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Depuis plusieurs années Ridley Scott s'était éloigné du genre qui avait fait sa gloire, la science-fiction, en explorant à peu près tous les autres genres. Mais il nous revient avec un prequel d'Alien, Prometheus, dont les premières images sont affriolantes...

 

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Et puis n'oublions pas Avengers par Joss Whedon, qui va nous permettre de voir ensemble iron-Man, Hulk, Captain America, Thor, la Veuve noire et Oeil de Faucon, ainsi que Nick Fury...

 

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Et vous ? Quels sont vos paris ? Bonne année 2012 !

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Qu'elle va être longue cette année 2012, jusqu'à la sortie de la première partie du film Bilbo le Hobbit, réalisée par Peter Jackson. L'un des films -avec Batman Dark Knight rises- les plus attendus de l'année prochaine, tout simplement.

 

La première bande-annonce met l'eau à la bouche, non ? On reparlera de tout celà l'année prochaine.

 

Joyeux noël et bonnes Fêtes à toutes et à tous :)

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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L'occasion m'a été donnée de voir ce petit film d'animation, qui est passé inaperçu lors de sa sortie en 2008.

 

Kôichi, jeune écolier en quatrième année de primaire, découvre une pierre bien étrange dans le lit asséché d'une rivière et la rapporte à la maison. Alors qu'il décide de laver ce précieux trophée, un étrange animal en sort. Surprise, c'est un kappa, un esprit de l'eau.
La famille de Kôichi appelle ce kappa Coo et décide d'en prendre soin. Toutefois, la rumeur de la présence de Coo ne tarde pas à se propager et toute la ville ne parle plus que de lui. Coo, inquiet d'ennuyer la famille de Kôichi, décide de partir. L'aventure de Coo à la recherche d'autres kappa commence.

 

Un kappa ressemble à un enfant chétif, la peau verdâtre et qui porte une carapace de tortue. Ils ont au sommet du crâne un creux, qui doit être rempli de liquide (de l'eau de préférence) pour avoir de l'énergie. Ces êtres légendaires ont fait l'objet de nombreuses histoires, dont la plupart prennent pied dans la période médiévale (pour faire court) nipponne. Ici Coo traverse les siècles car il est pris dans une gangue de boue ou de pierre, et c'est totalement par hasard qu'il est découvert par Koichi. Le kappa découvre donc le Japon des automobiles, des ordinateurs, des appareils photo, alors qu'il ne connaissait que son marais et les samouraï. Tiens d'ailleurs, c'est à la suite d'une dispute mortelle entre le samouraï qui possédait son marais et son père que le petit Coo s'est retrouvé coincé dans la boue. Le petit personnage se sent totalement étranger dans le monde qu'il découvre, d 'autant plus que le marais qu'il a habité a disparu, remplacé par un immeuble.

 

Le film, dont je n'avais jamais entendu parler, est vraiment sympa ; le personnage du kappa impulse une ambiance humoristique et un peu poétique à ce récit moderne. Son interaction avec Koîchi est bien réalisée, sans tomber sans le sentimentalisme ou le cucul la praline. le personnage d'Hitomi, la petite soeur, est assez énervant par contre, on a envie de la baffer presque à chaque coup. Le film comporte des moments d'émotion, comme lorsque cette même Hitomi accepte enfin Coo, à sa façon maladroite de petite fille, la mort du chien d ela famille, allié inattendu (et plutôt bien vu) du kappa, ou encore la scène du meurtre du père de Coo, en prologue. Ces deux dernières scènes empêchent le film d'être vu complètement par les plus jeunes, d'autant plus que cette dernière scène, avec décapitation et démembrement, est assez explicite.

 

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Sur le plan de la réalisation, j'ai trouvé l'animation un peu sommaire et hachée au début du film, défaut qui s'est un peu estompée par la suite. De même, si Coo est vraiment mignon et bien travaillé, les humains sont quant à eux souvent "dessinés" très sommairement, au milieu du film, quand ils apparaissent le plus souvent, en fait.

 

A noter que cet anime a été adapté d'une trilogie de romans écrits par Masao Kogure, relativement confidentiels et non traduits à ce jour.

 

Un été avec Coo est donc un film assez sympa, qui raconte une histoire toute simple mais bien racontée, visuellement pas exempt de défauts mais pas franchement désagréable. Le réalisateur Keiichi Hara a fait tout de même un chouette boulot, comme en confirment les scènes de repas en famille très sympathiques (voir une image ci-dessus). A voir si vous tombez dessus.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

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Ca me fait bien plaisir de publier ce premier article sur Ansible, fanzine que j’aime bien, au moins autant que certains des rédacteurs.

Pour fêter cette première chronique, je vais donc écrire un article sur une œuvre vraiment culte, un grand classique assez connu qui est très cher à mes yeux. Pour ce film très particulier je vais donc faire un article –j’espère- un peu particulier.

 

Les 5 éléments qui font d’Orange Mécanique le meilleur film que j’ai vu  (évidemment avec mon peu de recul du haut de mes 16 ans ET ma culture plutôt faible en cinéma) 

 

 

- La meilleur B.O. :

 

La musique est vraiment quelque chose d’important pour moi, si elle est bonne elle donnera forcément un bonus dans mon appréciation d’un film.

Et celle d’Orange Mécanique est la meilleure que j’ai pu entendre. Encore aujourd’hui, le CD tiré de la bande originale du film fait partie des cds que j’écoute le plus souvent.

 

Rendez-vous compte, les plus grands compositeurs (avec en premier lieu bien sûr, Beethoven), joués avec des espèces de synthés, très électro mais en plus cheap ; c’est magistral, psychédélique mais néanmoins moderne.

De plus, grâce à ce CD, j’ai enfin pu mettre un nom derrière certains morceaux (le final de l’ouverture de l’opéra sur Guillaume Tell, The thieving magpie) : Rossini qui est mon compositeur de musique classique préféré.

(Et encore, là je ne parle pas ni de Sunforest, ni de ces ballades que sont « I Want to Marry a Lighthouse Keeper » et autres…)

Enfin, il faut savoir que Stanley Kubrick voulait pour ouvrir son film la chanson des Pink Floyd que je trouve la plus réussie (Atom heart mother) et ils ont refusé, ces nuls.

 

 

- La meilleure bande annonce :

 

…Et par extension, les scènes les plus accrocheuses.

Déjà quelques mois avant de voir le film, j’ai regardé plusieurs fois cette B.A dont je ne comprenais rien mais que je trouvais formidablement accrocheuse.

 

http://www.youtube.com/watch?v=5n2NXuQ5ako

 

Et pourtant, dans le film, ces images qui marquent mais n’ayant aucun lien visible ensemble prennent une cohérence incroyable, et certaines scènes cultes resteront à jamais gravées dans ma mémoire (bien sûr celle du traitement « au cinéma », mais aussi celle de la tentative de  suicide, au encore celle ou Alex fait l’amour avec deux jeunes filles, le tout filmé en accéléré, avec en musique de fond Rossini, eh oui, encore lui).

 

- Un personnage principal, à la « Kudrick » :

 

Je n’ai pas vu tout les films de Stanley Kubrick, n’empêche, grâce aux trois que j’ai vu (Barry Lyndon et Lolita), je trouve quand même que le protagoniste est toujours un personnage assez ambigu, plutôt méchant d’ailleurs, et même s'il devrait nous sembler antipathique, voire plus, on s’attache à lui.

Sauf qu’ici Alex Delarge est quand même un adepte de l’ultra-violence, de passage à tabac de S.D.F, et autres viols, et pourtant, le film nous oblige à ressentir de la compassion pour ce monstre… C’est très fort.

 

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- Une morale « géniale » :

 

Car s'il n'y en a pas, il y a bien une réflexion sur l’être humain, que je ne spoilerai pas ici.

 

Et la cinquième raison qui fait de A clockwork orange le meilleur film que j’ai vu, c’est qu’il m’a fait aimer le cinéma, alors que c’était un media auquel je me désintéressais depuis de nombreuses années, et il m’a permis  de découvrir plein d’autres chef d’œuvres (qui bien sûr ne l’égalent pas, mais même si je vois un jour un film qui l’égale, je crois que j’aurai toujours autant de passion pour celui-ci).

 

J’espère que ces quelques lignes vous auront donné envie de le (re)voir, quant à moi, j’aimerais bien un jour dégoter le roman originel.

 

Superjé

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