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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

La première fois qu’il a vu Walt, Sam Carson a pensé : cheval. Une immense bête de somme. Walter Cobb est ainsi, une carrure de géant et une force aussi impressionnante que sa générosité. Mais tracer la route avec lui, de ferme en ferme, c’est se confronter à la dureté de l’Amérique de ce début de XXe siècle. C’est aider sans rien attendre en retour. C’est sauver Mercy de ses agresseurs. Et l’emmener, même si sa peau noire promet des ennuis. C’est fuir. Avoir faim. Avoir froid. C’est assister à des miracles. À la violence, aussi. À des choses que l’on n’explique pas et que l’on comprend encore moins. Prendre la route avec Walt vous change à tout jamais.

Dans les Etats-Unis d'il y a un bon siècle, la misère, la violence et la douleur étaient partout. Mathilde de Lagausie nous propose un récit humaniste, influencé par Des Souris et des Hommes et La Ligne verte, entre autres, pour nous raconter cette odyssée pas comme les autres avec ce trio inadapté. C'est un récit ancré dans le social d'une époque, avec ses contraintes, ses a priori, ses chimères aussi. Ce qui est différent par rapport à Steinbeck par exemple, c'est la présence, pas si ténue que ça, du fantastique, avec des évènements surnaturels se déroulant lorsqu'il y a des problèmes près de ces anti-héros. 

L'écriture de Mathilde de Lagausie est d'une grande finesse, d'une grande sensibilité. On arrive facilement à avoir de l'empathie pour ces personnages, et on est même triste de les laisser à la fin du roman.

 

Spooky

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